La Légende du miroir  –  1912

Fiche générale

  • Numéro de film : 5018
  • Genre : Scène dramatique
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères
  • Interprètes : Berthe Bovy

Production

  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Interprètes :Berthe Bovy

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : 315 m
  • Code télégraphique : Pifferaro

RÉSUMÉ

Nous sommes en 1793. La Révolution ensanglante la France ; la noblesse combat pour son Roy ou se réfugie dans l’exil. Ghislaine de Givry, tandis que son père lutte dans les armées alliées, est demeurée avec quelques domestiques fidèles dans son château de Roquebrune. Le 2 février, par une glaciale soirée hivernale, la jeune fille, au moment de se coucher, enlève le feuillet de l’éphéméride, marquant la date de journée, si longue, si morne, comme toutes celles qui se sont écoulées depuis qu’elle demeure solitaire dans ce grand château. Le feuillet, en dessous de la date “12 Pluviose” porte ces lignes : “La chandeleur. La jeune fille qui mettra un miroir sous son oreiller verra en songe son futur époux”. Enfantillage! pense Ghislaine. Mais après avoir ri de cette superstition, elle glisse tout de même un miroir sous son oreiller et s’endort. À minuit - songe ou réalité - Ghislaine voit se dessiner dans son miroir l’image d’un gentilhomme aux cheveux blancs qu’elle repousse avec horreur. Le lendemain, un voyageur se présente avec une lettre de la part du père de Ghislaine. Il porte, au risque de sa vie, un message secret aux royalistes de Paris. Poursuivi par les soldats de la République, il vient chercher refuge au château de Roquebrune. Mais quelle n’est pas la stupeur de Mlle de Givry en reconnaissant dans le nouveau venu, les traits de celui qui lui est apparu en songe.Malgré sa crainte superstitieuse, elle reçoit de sonmieux l’hôte que son père lui envoie. Une sympathie naît bientôt entre le vieux gentilhomme si brave et la jeune fille, et les heures s’écoulent, rapides et charmantes, lorsqu’une visite, celle du maire du pays, vient les terrifier. Il vient pour sauver Mlle de Givry, parce qu’un espion a vu le gentilhomme entrer chez elle et qu’une perquisition va avoir lieu au château. Une cachette secrète existe au fond de la cheminée, dans l’épaisseur des murs. Le comte de Flahaut s’y réfugie. Mais la fantaisie d’un soldat qui s’avise d’allumer du feu, devait perdre le fugitif.Malgré la résistance désespérée que, soutenu par le maire, il oppose à ses adversaires, le comte doit se rendre. Il se dépouille alors de sa barbe et de ses cheveux blancs, et Ghislaine comprend que celui qu’elle aimait déjà sous ses traits flétris, est jeune encore et aussi beau que brave. Mlle de Givry partage le sort du comte de Flahaut et tombe sous les balles des Révolutionnaires. C’est ainsi que la prédiction de la Chandeleur devait se réaliser, mais en des fiançailles tragiques que le miroir n’avait pas prévues.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°193, 4.5.1912

Sujet dans le Bulletin Pathé n°13

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 10 au 16.5.1912

Date de la publication électronique :21 January 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004