La Maison ensorcelée  –  Segundo de Chomón  –  1908

Fiche générale

  • Numéro de film : 1996
  • Genre : Scènes à trucs (3me Série)
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Segundo de Chomón
  • Scénario :Segundo de Chomón
  • Directeur de la photographie : Segundo de Chomón

Production

  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Segundo de Chomón
  • Scénario :Segundo de Chomón

Fiche technique

  • Photographie :Segundo de Chomón
  • Trucages :Segundo de Chomón

Résumé et notes

  • Genre : Scènes à trucs (3me Série)
  • Métrage : 145 m ; 475.6 f.
  • Code télégraphique : Dèche

RÉSUMÉ

L’orage gronde, le ciel roule de gros nuages noirs où lui­sent des éclairs. Trois personnages sous un parapluie se hâtent vers une maison isolée. Un coup de vent les pousse dans la maison, si violemment qu’ils tombent tous les trois sur le nez. Il se lèvent et voient avec stupeur leurs bagages s’en aller tous seuls et disparaître par la porte qui s’ouvre devant eux. Transis de peur, claquant des dents, ils quittent leurs vêtements mouillés mais ceux-ci se redressent comme s’ils revêtaient des corps invisibles et se rangent dans un coin de la pièce. Au même moment, une sorcière hideuse, s’encadre dans l’un des tableaux et étire des mains osseuses et crochues. De terreur nos trois per­sonnages tombent sur le derrière. Mais une table, portant pêle-mêle des tasses, une cafe­tière, du saucisson, un pavé de pain d’épices, venant se placer d’elle-même au milieu de la pièce, les invite à reprendre des forces. Les objets, comme mûs par des mains invisibles, se rangent autour de la table, un couteau se met en devoir de couper le saucisson en rondelles minces, puis proprement, va s’essuyer dans une serviette, tandis que la cafetière verse son contenu dans les tasses, que la pince à sucre dépose le sucre et que les petites cuillères remuent consciencieusement. Nos personnages sont bien trop effrayés pour répondre à cette invitation et n’aspirent qu’à ressaisir leurs esprits. Ils s’allongent sur l’unique lit et se roulent dans les couvertures. Mais la pièce se met à tourner les emportant dans son évolution! ô terreur! La gigantesque sorcière surgit au-dessus d’eux, les saisit dans ses doigts crochus, semblables à des Lilliputiens aux mains de Gulliver et les rejette dans la campagne. Ils repartent sous leur parapluie.

En savoir plus

Sortie  : Le Cirque d’Hiver, Paris, 21.12.1907

Sources S. Dalton : Catalogue Pathé Des Années 1896-1914, Volume 2, 1907-1909 |p 056

Date de la publication électronique :13 octobre 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004