La Moche  –  Georges Denola  –  1913

Fiche générale

  • Numéro de film : 5895
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Georges Denola
  • Interprètes : Mistinguett

Production

  • Production : Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur : Georges Denola
  • Interprètes : Mistinguett

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : 770 m
  • Code télégraphique : Reverdir

RÉSUMÉ

Des mariniers, les époux Delamarre, se voient chargés à la mort de leur soeur, de deux enfants qu’elle laisse orphelins. Le mari, brave homme, est tout prêt à accepter gaiement la charge qui lui incombe. Mais la femme Delamarre, avare et acariâtre n’envisage pas sans colère cet héritage imprévu. Elle abandonne le petit Jules sur la grand’route. quant à la petite Marie, elle l’emploie aux gros ouvrages, aux dures besognes et l’enfant, brutalisée, terrorisée, subit pendant quinze ans ce long martyre. Elle est devenue une souple et gracieuse fille, mais la douleur a flétri prématurément ses traits et la laideur de son visage l’a fait surnommer “la Moche”. Lasse des mauvais traitements qu’elle endure, la Moche s’enfuit.Grelottante de froid, de faim et de fatigue, elle vient se réchauffer contre le poêle d’un marchand de marrons, lorsque le hasard lui fait rencontrer son frère, sans qu’elle le reconnaisse.Julot, recueilli jadis par des rôdeurs de barrière, est devenu un jeune escarpe audacieux. Pourtant, tout bon sentiment n’est pas mort en lui. Possesseur de quelques sous, il achète un sac de marrons et les partage avec la pauvresse. Le soir vient ; sans asile et sans but, Marie entre sous un porche et s’évanouit au seuil d’une porte, pauvre loque humaine, dont nul être au monde ne se soucie. En rentrant chez lui, dans la soirée, Paul Desbly, jeune homme du monde, fils d’un gros industriel, découvre la pauvre fille dont le corps inanimé barre l’entrée de sa demeure.Il la transporte chez ses parents où Marie, soignée et recueillie, apprend le métier de femme de chambre. Des jours heureux, les premiers depuis la mort de sa mère s’écoulent pour l’orpheline, tandis que Julot acculé par la misère, est descendu jusqu’aux derniers degrés de l’échelle sociale. Posté dans l’ombre d’un porche, il guette une proie, lorsqu’il voit la Moche sortir de chez ses maîtres en comptant de l’argent.Il se jette sur elle et la terrasse. Paul Desbly intervient, reçoit un mauvais coup, et la Moche, qui s’est éprise de son maître et lui a voué une reconnaissance sans limite, se promet de retrouver son agresseur. Vêtue en pierreuse, elle le cherche dans les bouges où il fréquente et l’attire dans un guet-apens pour le livrer à la justice. Elle reconnaît, trop tard, son frère et, indulgente pour celui que la vie a dévoyé, elle lui pardonne et veut le sauver. Elle détourne donc sur elle l’attention des agents qui font le guet et reçoit une balle de revolver. Elle meurt dans les bras de Paul Desbly, et le roman de la Moche s’achève, aussi triste et lamentable que sa pauvre existence sans joie.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°248, 24.5.1913

Sujet dans le Bulletin Pathé n°17

Date de la publication électronique : 18 March 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004