Escarpolette tragique (L’)  –  Camille de Morlhon  –  1913

Fiche générale

  • Numéro de film : 6181
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Pathé frères
  • Marque Pathé :Films Valetta
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Camille de Morlhon
  • Interprètes : Jean Dax (Georges de Valmont)
    Marcel Vibert (Antonio)
    Jacques Normand (Paolo)
    Léontine Massart (Ève de Clairefont)
  • Scénario :Camille de Morlhon

Production

  • Production : Pathé frères
  • Marque Pathé : Films Valetta
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur : Camille de Morlhon
  • Scénario : Camille de Morlhon
  • Interprètes : Jean Dax (Georges de Valmont)
    Marcel Vibert (Antonio)
    Jacques Normand (Paolo)
    Léontine Massart (Ève de Clairefont)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (640 m dont 601 en couleurs)
  • Code télégraphique : Secundo

RÉSUMÉ

Georges de Valmont, épris d’Ève de Clairefont, est autorisé par celle-ci à demander sa main à son père. M. de Clairefont accorde son consentement et dès lors, les jeunes gens, usant d’une liberté relative, excursionnent dans les environs. Un jour, au bord d’une plage méditerranéenne, Georges et Ève, arrêtés par une rigole, hésitent à franchir l’obstacle qui leur barre la route. Le contrebandier Antonio offre de les passer à dos. Mais subjugué par la beauté d’Ève, le contrebandier, inconsciemment jaloux, enveloppe d’un regard mauvais le couple qui s’éloigne. Un autre jour, les deux fiancés explorent curieusement les coins pittoresques du vieux Nice. Tandis que Georges achète une faïence, Ève s’arrête en contemplation devant un inventaire de fleurs. D’un geste rapide, Antonio saisit une rose et, audacieusement, la tend à la jeune fille. Celle-ci, lisant dans ses yeux une expression sinistre, se recule, effrayée. Le chef des contrebandiers, Paolo, survenant sur ces entrefaites, intervient, saisit par les épaules le téméraire et l’envoie rouler dans la poussière. Ève, pour remercier Paolo, lui offre la rose, tandis qu’Antonio, le coeur plein de haine, se relève. Plus tard, Margarita, femme de Paolo, attend près de l’entrée d’une grotte le retour de son mari. Antonio l’aborde et accuse Paolo d’avoir une intrigue avec Ève. Margarita, convaincue de la culpabilité de Paolo, unit sa haine à celle d’Antonio, dans un même désir de vengeance. Le jour des fiançailles d’Ève, pendant une garden-party, une pierre, enveloppée d’un papier, vient rouler aux pieds de la jeune fille.Elle le ramasse et lit : “Cemariage n’est pas encore fait!”. Très impressionnée devant cette menace, Ève essaie cependant de se rassurer et se laisse conduire par son fiancé en excursion au Val d’Enfer. Antonio les suit. Tandis que Valmont s’est hissé au sommet d’une falaise pour cueillir une fleur, Antonio bondit sur la jeune fille, la bâillonne et l’emporte. Valmont, dans sa position périlleuse, assiste impuissant et convulsé à cet enlèvement. Il dévale la falaise au péril de sa vie mais la piste est perdue. Valmont songe soudain à Paolo, dont il s’est fait un allié et qui connaît à fond le pays. Il court lui demander son aide et les deux hommes, suivant une piste qu’ils ont découverte, débouchent soudain au-dessus d’une gorge profonde et sauvage. Comme ils fouillent du regard les alentours, ils aperçoivent, suspendue audessus de l’abîme, Ève, attachée sur une escarpolette dont la femme de Paolo est en train de scier les cordages. Au moment où la vie de la jeune fille ne tient plus qu’à un mince faisceau de fibres, elle est sauvée par l’intervention providentielle de Valmont et de Paolo. Quant à Antonio, précipité dans le gouffre, il trouve dans la mort son châtiment.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°269, 18.10.1913

Sujet dans le Bulletin Pathé n°38

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 31.10 au 6.11.1913

Date de la publication électronique : 22 June 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004