La Glu  –  Albert Capellani  –  1913

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 6388
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Interprètes : Henry Krauss (le Docteur Cézambre)
    Paul Capellani (Marie-Pierre)
    Marc Gérard (le père Gillierou)
    Henri Collen
    Raoul Praxy
    Mistinguett (La Glu)...
  • Adaptation :A. Capellani d’après le roman de Jean Richepin (1881)
  • Directeur de la photographie : Karémine Mérobian et Louis Forestier

Production

  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Albert Capellani
  • Adaptation :A. Capellani d’après le roman de Jean Richepin (1881)
  • Interprètes :Henry Krauss (le Docteur Cézambre)
    Paul Capellani (Marie-Pierre)
    Marc Gérard (le père Gillierou)
    Henri Collen
    Raoul Praxy
    Mistinguett (La Glu)
    Cécile Guyon (Anaïk)
    Gina Barbieri (la mère Marie des Anges)

Fiche technique

  • Photographie :Karémine Mérobian et Louis Forestier

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1900 m)
  • Code télégraphique : Sordide

RÉSUMÉ

La Glu est la fille d’un modeste professeur de campagne. Pas jolie, mais pire, féline, ondoyante, capricieuse, hardie et provocante, elle attire les hommes par sa perversité et son charme étrange. Sa première victime, c’est le docteur Cézambre, qui demande sa main et l’épouse. Mari bafoué, il découvre les déjà nombreuses trahisons de sa femme et la chasse. Avide de liberté, La Glu, vient à Paris, où se groupe autour d’elle un cercle d’amoureux. L’un d’eux, le jeune Adolphe des Ribiers, pousse même la folie jusqu’à lui offrir son nom. Naturellement, La Glu, ne peut accepter, elle préfère d’ailleurs sa liberté et lorsqu’elle s’aperçoit que son amoureux ne peut solder ses dettes, elle s’empresse de lui signifier son congé. C’est à ce moment que, pour se soustraire aux obsédantes assiduités d’Adolphe, La Glu décide de quitter Paris. Au Croisic, se continue l’évolution des fantaisies de La Glu. Pour elle, l’amour est un jeu, les hommes des pantins, dont on s’amuse un instant pour les briser à la première colère. Là, elle va se heurter, en la personne de Marie-Pierre, à l’amour brutal, l’amour-passion, celui qui est sauvage, violent, ne connaît aucune règle, aucune contrainte, jette l’homme hors de lui, et le ramène à l’état de la brute primitive. La mère, farouche gardienne de “son gâs”, ne parvient pas à l’arracher à sa fatale passion. Pour La Glu, il oublie le respect, l’amour filial. Pour elle, il repousse durement la tendresse de sa fiancée Anaïk. Il est prêt à tuer, à se jeter, comme un fauve qui défend sa proie, sur ses rivaux. Un jour que La Glu a poussé l’audace jusqu’à venir reprendre chez elle Marie-Pierre que l’on croyait guéri, la mère tue d’un coup de maillet, la gueuse qui lui a pris son fils.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°270, 25.10.1913

Sujet dans le Bulletin Pathé n°39

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 7 au 13.11.1913

Note : Dans la rubrique hebdomadaire sur le Cinéma du quotidien parisien Le Journal paraissait le 7.11.1913 cette “critique” de La Glu : Mlle Mistinguett a incarné le rôle de La Glu avec un art et une vérité profonde…MM Capellani, Krauss tirent de leurs rôles des effets d’une passion émouvante et d’un dramatisme aigu. L’interprétation admirable en tous points a du reste failli tourner au drame. Tout le monde se souvient en effet que Mlle Mistinguett atteinte du coup de marteau qui devait tuer La Glu, tomba réellement inanimée sous la violence du choc; et l’on verra alors une chose qui ne figurait pas dans le scénario : le geste d’horreur de Krauss devant la figure sanglante de sa camarade qu’il l’a cru un instant mort à ses pas.

Date de la publication électronique :23 June 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004