Trente ans ou la vie d’un joueur  –  Adrien Caillard  –  1913

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 6297
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Adrien Caillard
  • Interprètes : Léon Bernard (Comte de Germany)
    Jean Hervé (Georges de Germany)
    Georges Tréville (Warner)
    Jean Chameroy (Dermont)
    Gabriel de Gravone (le fils de G. de Germany)
    Jules Mondos...
  • Adaptation :Adrien Caillard d’après le drame de Victor Ducange et Arthur Dinaux (1827)

Production

  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Adrien Caillard
  • Adaptation :Adrien Caillard d’après le drame de Victor Ducange et Arthur Dinaux (1827)
  • Interprètes :Léon Bernard (Comte de Germany)
    Jean Hervé (Georges de Germany)
    Georges Tréville (Warner)
    Jean Chameroy (Dermont)
    Gabriel de Gravone (le fils de G. de Germany)
    Jules Mondos
    Sarah Davids (Amélie de Germany)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1125 m)
  • Code télégraphique : Silence

RÉSUMÉ

Au moment où la scène s’ouvre, le héros, Georges de Germany, n’est âgé que de 25 ans; mais il a déjà la brusquerie, l’irritabilité et le mauvais ton d’un habitué de la roulette. Il est fiancé à Amélie Dermont, son amie d’enfance et sur le point de se marier. Les scènes suivantes nous conduisent dans une maison de jeu. L’or roule sur une table entourée de joueurs avides. Arrive Georges; il jette sur le tapis le prix d’une parure destinée à sa fiancée. Tout est englouti en un instant. Cependant, il doit se marier le surlendemain et il faut un collier de perles à sa femme. Warner, son ami et son corrupteur, se charge de lui en faire trouver un. Ils se rendent chez une Madame Magnac, providence des joueurs malheureux.Mais, à la suite d’une plainte anonyme, le chef de la Sûreté perquisitionne chez la Magnac, accusée de recel d’un collier, qui se retrouve chez Georges, et à peine celui-ci est-il marié qu’on vient l’arrêter sous inculpation de vol. Convaincu d’avoir joué et accusé de vol devant son père, il est frappé de la malédiction du vieillard qui meurt de douleur en prédisant au fils parricide qu’il sera mauvais mari et mauvai père. Dix ans s’écoulent et nous retrouvons le joueur plus passionné et plus démoralisé. Dans cette vie d’inquiétudes, de disputes, d’espoirs toujours déçus, sa figure, ses manières, sa mise se sont dégradés comme son intelligence. Sa position est désespérée. Sa femme passe ses jours et ses nuits dans les larmes; sa vie est un supplice; pas un instant de bonheur ou seulement de répit. Cependant, épouse tendre, dévouée et courageuse, elle ne veut pas se séparer de son mari. Mais Georges vient de perdre aux courses une somme qu’il s’était procurée grâce à un vol et sa victime Darniez a déposé une plainte; la prison l’attend s’il ne rend l’argent volé. Pourtant Darniez est un brave homme, qui consent, devant le désespoir de Georges, à retirer sa plainte. Le joueur fait le serment de ne plus jouer et de vivre honorablement. Serment de joueur : sa passion est la plus forte; bientôt, complètement ruiné, il descend les derniers échelons de l’échelle sociale et, après avoir traîné une vie errante pendant des années, les deux époux viennent s’établir près de Givet, dans une pauvre maison isolée, oùAmélie ouvre une auberge. Réduit à la dernière misère, Georges avec Warner, son compagnon d’infortune, vient mendier à la porte d’une auberge. Un jeune voyageur, en qui Germany ne reconnaît pas son fils Albert, élevé par un oncle riche, ouvre un portefeuille plein de billets de banque. La vue de l’or inspire à Warner une horrible pensée de meurtre que Georges repousse d’abord; mais la cupidité l’emporte. Les deux misérables suivent le jeune homme qui justement se dirige vers l’auberge dont sa mère est la tenancière. Georges etWarner attendent la nuit puisà coups de hache ils rompent les pièces de bois qui soutiennent la cabane où il couche, bâtie sur pilotis au-dessus de l’eau. Mais le bruit a réveillé Albert, une lutte terrible s’engage. Tout à coup, la cabane s’ébranle et Warner, l’âme damnée de Germany, sombre dans la rivière. Dès lors, Georges, que ces derniers événements ont terrassé, renonce à sa funeste passion. L’oncle d’Albert estmort, en lui léguant sa fortune et le foyer des Germany se reconstitue, désormais paisible, sinon heureux.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°276, 6.12.1913

Sujet dans le Bulletin Pathé n°45

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 19 au 25.12.1913

Date de la publication électronique :25 June 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004