Une brute humaine  –  Camille de Morlhon  –  1913

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 6259
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Pathé frères
  • Marque Pathé :Films Valetta
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Camille de Morlhon
  • Interprètes : Jean Dax (Charles Maunin)
    Jean Marié de l’Isle (l’ingénieur Sartigny)
    Paul Guidé (Jean Dubail)
    Jean Kemm
    Léontine Massart (Berthe Maunin)
    Paulette Noizeux...
  • Scénario :Camille de Morlhon

Production

  • Production :Pathé frères
  • Marque Pathé :Films Valetta
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Camille de Morlhon
  • Scénario :Camille de Morlhon
  • Interprètes :Jean Dax (Charles Maunin)
    Jean Marié de l’Isle (l’ingénieur Sartigny)
    Paul Guidé (Jean Dubail)
    Jean Kemm
    Léontine Massart (Berthe Maunin)
    Paulette Noizeux
    Yanne Exiane

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1950 m dont 1540 en couleurs)
  • Code télégraphique : Sérosité

RÉSUMÉ

Charles Maunin, joueur effréné, enclin à toutes les mauvaises passions, à tous les vices, laisse transparaître sous le vernis de l’homme du monde, du dandy impeccable, tous les instincts de la brute. La vie de sa femme est un long martyre : pas une heure de joie ou seulement de répit. Mauvais époux, mauvais père, après avoir englouti la dot de sa femme, il prétend disposer des 50 000 francs constituant la dot de sa fille, la petite Suzanne. L’amour maternel de Berthe se révolte contre le cynisme de l’époux. La jeune femme demande le divorce et l’obtient à son profit. Complètement dépouillée de sa fortune par son mari, elle travaille sans relâche pour élever sa petite Suzanne. Elle a trouvé une place de dactylographe chez l’ingénieur Sartigny et, dans cette vie de labeur, a retrouvé le calme et presque le bonheur. Pas pour longtemps, car tandis que la jeune femme travaille avec acharnement à l’avenir de son enfant, Charles Maunin continue sa vie de dissipation et de dépravation. N’ayant pu obtenir de l’argent de Berthe, il enlève Suzanne mais un homme, dans la rue, lui arrache sa proie. C’est l’ingénieur Sartigny pour qui travaille Berthe. Il rapporte l’enfant à sa mère, tout heureux d’avoir conquis des droits à la reconnaissance de la jeune femme qu’il aime depuis longtemps d’un amour profond et respectueux. Maunin, que Sartigny a livré à la justice sort de prison au bout de six mois et ne songe qu’à se venger. Il se fait embaucher dans les carrières exploitées par l’ingénieur. Or, le vendredi suivant, on doit faire sauter la nouvelle carrière d’Ormoise; il y a danger de mort à s’en approcher dans un rayon de 600 mètres. Maunin attaque Sartigny, le terrasse, le ligote et l’abandonne à 200 mètres de la mine. Pourtant, la petite Suzanne, en rentrant de classe, n’ayant pas trouvé sa mère aux bureaux, s’est aventurée du côté de la carrière où elle aperçoit l’ingénieur dans sa position périlleuse; elle court de toutes ses forces et le délivre. Berthe, que tant de liens unissent déjà à Sartigny accepte alors de devenir sa femme. Charles Maunin, emprisonné au bagne, réussit à s’en évader au bout de dix ans. Il vient surprendre son ex femme alors qu’elle donne un bal costumé pour les fiançailles de sa fille. Pour Berthe seule, il se démasque et exige de l’argent, sous menace d’un scandale. C’est la dernière étape de la brute humaine : dépouillé par ses semblables, après une sanglante lutte, Charles Maunin vient mourir misérablement sur un lit d’hôpital, après avoir obtenu le pardon de ses victimes.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°281, 10.1.1914

Sujet dans le Bulletin Pathé n°50

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 23 au 29.1.1914

Date de la publication électronique :26 June 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004