Un grand amour ou la vengeance du mort  –  Ugo Falena  –  1914

Fiche générale

  • Titre original : Rivelazione e fatalità ou Vendetta di un morto
  • Numéro de film : 6535
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Il Film d'Arte italiana/Série d'Art Pathé frères (SAPF)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Ugo Falena
  • Interprètes : Ettore Berti (duc di Ventura)
    Guido Brignone (Carlo Dorelli)
    Alfredo Campioni (M. Vetti)
    Achille Vitti (Prince de Minas)
    Paola Monti (Paola)
    Léa Campioni (Mme Vetti)
  • Scénario :Giorgio Fago alias Georges Fagot

Production

  • Titre original : Rivelazione e fatalità ou Vendetta di un morto
  • Production :Il Film d'Arte italiana/Série d'Art Pathé frères (SAPF)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Ugo Falena
  • Scénario :Giorgio Fago alias Georges Fagot
  • Interprètes :Ettore Berti (duc di Ventura)
    Guido Brignone (Carlo Dorelli)
    Alfredo Campioni (M. Vetti)
    Achille Vitti (Prince de Minas)
    Paola Monti (Paola)
    Léa Campioni (Mme Vetti)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1545 m)
  • Code télégraphique : Suffire

RÉSUMÉ

Les Vetti ont fait, dans le commerce des draps en gros, une fortune colossale. Braves gens, un peu vulgaires et naïfs, leur ambition est de faire épouser leur fille Paola par quelque prince ruiné. Une agence matrimoniale leur procure un duc, tout ce qu’il y a de plus authentique, allié à la plus vieille noblesse d’Italie, grande allure et complètement décavé. Les Vetti ne se demandent pas si cette union peut faire le bonheur de leur fille; ils ne pensent qu’à la satisfaction de leur amourpropre, et agréent le prétendant de leur choix, sansmême consulter la principale intéressée. Tandis qu’ils décident ainsi de l’avenir de leur fille, celle-ci, innocemment, a disposé de son coeur. Elle aime le jeune secrétaire de son père, Carlo Dorelii. Le jeune homme, connaissant l’ambition des Vetti, ne se leurre pas d’espoir; mais, lorsqu’il apprend que l’on veutmarier Paola, et lorsqu’il découvre, grâce à une lettre égarée, que le duc di Ventura a promis 60000 francs, payables après son mariage à une agence, pour la conclusion de l’affaire, Dorelli essaye d’empêcher un pareil marché. Il avertit les parents, les devine complices et décide alors de tout dire à Paola. Mais, à quoi bon ? Ne sera-t-il pas à son tour soupçonné de calcul, méprisé ? En tout cas, il perdrait sa situation et la possibilité de revoir désormais Paola. Cette considération le décide, et il a pris le parti de se taire, lorsque le duc arrive, le somme de lui rendre la lettre qui l’accuse et, sur le refus du jeune homme, le soufflète. Le duc est de première force, au pistolet aussi bien qu’à l’épée. Quelque soit l’arme choisie, il doit triompher de son adversaire. En effet, Dorelli est tué. Avant de mourir, il charge sa mère d’une lettre qui doit apprendre à Paola toute la vérité. Mais cette lettre, écrite avant le duel et serrée parmi ses papiers, demeure introuvable. La Signora Dorelli, après avoir vainement feuilleté tous les papiers de son fils, renonce à poursuivre ses recherches. Et, comme un article de journal, inséré par le duc, a fait croire à Paola que Dorelli a été tué en duel, à la suite d’une rixe dans un joyeux établissement de nuit, la jeune fille, désespérée par cette fin tragique, se laisse marier sans opposer de résistance. Pendant les premiersmois de son mariage, la tendresse de sonmari lui donne l’illusion et la consolation d’être aimée. Mais bientôt, le duc retourne à ses anciennes amours. Le temps qu’il ne passe pas au dehors, il le dépense à jouter avec des champions de l’épée et du pistolet. Paola, délaissée, s’abandonne à son chagrin. Un jour, elle reçoit la visite de la Signora Dorelli, qui a retrouvé par hasard la lettre écrite par son fils, et elle apprend par suite de quel odieux marchandage s’est conclu sonmariage, et comment Carlo est mort. Elle se jure de le venger. Mais comment ? Paola est trop fière et trop pure pour se donner, sans amour, à un des nombreux prétendants qui l’assaillent de leurs assiduités. Mais elle a deviné, dans le prince deMinas, un amoureux sincère et profondément épris. Et le prince est le seul homme capable de battre son mari sur le terrain. Cesera la peine du Talion. Dans un dîner officiel, Paola se compromet gravement, aux yeux de tous, avec le prince de Minas. Un duel est inévitable. “Dois-je me faire tuer ou me défendre ? ”lui écrit le prince. “Défendez vous” répond Paola. Cette correspondance, interceptée par le mari, l’éclaire sur les véritables sentiments de Paola. Et lorsqu’on le rapporte, mortellement blessé, et qu’il accuse la jeune femme de sa mort, celle-ci lui crie toute sa haine, toutes ses rancoeurs passées et il meurt, sans avoir obtenu son pardon.

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Sujet dans le Bulletin Pathé n°13

Date de la publication électronique :30 November 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004