Le Noël du vagabond  –  Ferdinand Zecca et René Leprince  –  1915

Fiche générale

  • Numéro de film : 6871
  • Genre : étude de la vie d’un gueux
  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Ferdinand Zecca et René Leprince
  • Interprètes : Gabriel Signoret (Bonace)
  • Scénario :Ferdinand Zecca et René Leprince

Production

  • Production : Pathé frères
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Ferdinand Zecca et René Leprince
  • Scénario :Ferdinand Zecca et René Leprince
  • Interprètes :Gabriel Signoret (Bonace)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : étude de la vie d’un gueux
  • Métrage : (720 m dont 505 en couleurs)

RÉSUMÉ

Le vieux Bonace, après avoir refusé du travail, vu son âge, se promène dans la campagne en fleurs. Il s’endort au pied d’un calvaire. Une petite fille qui passait, le voit et s’enfuit. Le vieillard s’éveille et la statue du Christ s’anime et lui désigne le porte-monnaie que l’enfant a laissé tomber. Alors Bonace se dirige vers la gendarmerie la plus proche pour restituer l’objet. Mais là, la loi étant la loi, il est emprisonné car il n’a pas un franc et cinquante centimes sur lui. Il est donc considéré comme un vagabond. Au bout de six mois, Bonace est relâché après avoir gagné quatre francs pour le travail qu’il a fait en prison. Cependant, c’est l’hiver et le pauvre homme demande refuge à un fermier qui charitablement lui donne à boire et à manger mais le fermier est triste car il n’a pas d’argent pour acheter un cadeau de Noël à sa petite fille. Alors, Bonace, profitant que le fermier est sorti, part à son tour à la ville, arrive à un magasin de jouets avant la fermeture et achète des jouets pour quatre francs. Mais au retour, il rencontre deux pandores qui lui posent l’éternelle question : Avez vous les un franc et cinquante centimes sur vous ? Non ! Alors, en prison. Sur le chemin de la prison, le vieux demande la permission d’aller porter les jouets à la ferme.

En savoir plus

Sujet dans P.W.B., Londres, n° 33, 18.3.1915

Sortie : Tivoli Cinéma, Paris, 24 au 30. 12.1915

Note : Le programme du Cinéma Castillet Perpignan, du 5 au 8.5.1916, ne donnait pas le scénario mais les appréciations suivantes, manifestement tirées de la publicité Pathé : M. Signoret se montre dans cette scène le grand artiste naïf, sincère, observateur et vibrant que nous connaissons. Mais il se révèle de plus un charmant humoriste, avec une jolie et fine ironie, mêlée de tendresse, qualités qui, jusqu’alors, n’avaient pas trouvé leur emploi dans les rôles dramatiques qu’il a créés au cinématographe. Ici, notre héros n’est pas un vagabond dangereux, c’est un vieux déjà branlant, qui travaille tantôt ici, tantôt là, épris avant tout d’indépendance, de soleil et de grand air. Homme de la nature, il connaît les secrets de toutes les saisons. Poète, il sait des choses charmantes. Tout empreint de vie champêtre, il semble participer de la terre et des grands bois. Les événements de son existence sont humbles comme lui-même. Un feuillet de l’Évangile lui a appris des vérités éternelles et il est philosophe et résigné avec grandeur et sérénité. Ce gueux trouve le moyen d’être riche : il a des trésors de bonté, de tendresse, d’imagination et son histoire laisse subsister une impression unique : le charme.

Date de la publication électronique :23 July 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004