Les Sœurs ennemies  –  Germaine Albert-Dulac  –  1917

Fiche générale

  • Numéro de film : 7822
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :D.E.L.I.A. Films
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Germaine Albert-Dulac
  • Interprètes : Jacques Grétillat (Maxime Demarle)
    Suzanne Després (Lucile Aubry)
    Mag Véry (Jeannine)
    Renée Bartout
    Laurette Caïra
  • Scénario :Irène Hillel-Erlanger et Germaine Albert-Dulac

Production

  • Production :D.E.L.I.A. Films
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Germaine Albert-Dulac
  • Scénario :Irène Hillel-Erlanger et Germaine Albert-Dulac
  • Interprètes :Jacques Grétillat (Maxime Demarle)
    Suzanne Després (Lucile Aubry)
    Mag Véry (Jeannine)
    Renée Bartout
    Laurette Caïra

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (770 m)

RÉSUMÉ

Jeannine et Lucile sont deux sœurs unies. L’aînée, Lucile, à la mort de ses parents, est devenue la petite maman de la cadette beaucoup plus jeune. Le père avait laissé sans ressources les deux jeunes filles. Lucile avait appris la sténographie et avait vaillamment lutté, tandis que la petite Jeannine continuait à grandir et devenait musicienne de talent. Maintenant, elle donnait des leçons et, après le labeur quotidien, le soir réunissait les deux sœurs sous la lampe. Jeannine venait d’avoir une nouvelle élève, la petite Paulette Demarle, fille d’un avocat resté veuf à la naissance de l’enfant. Elle revenait de ses leçons rieuse et ravie ou bien elle demeurait longtemps rêveuse, oubliant de répondre aux interrogations de sa sœur. Lucile s’inquiétait. Un dimanche, Maxime Demarle sonne chez les deux sœurs. Pour se rapprocher de Jeannine, il vient offrir à Lucile une place de secrétaire auprès de lui. Ce jour-là, Paulette, inconsciemment prononce les paroles décisives qui amenèrent l’avocat à demander la main de Jeannine. Lucile reste atterrée. Jeannine posséderait-elle un si grand bonheur dont elle serait exclue ? Jeannine et Maxime la rassurent tendrement. Elle aurait sa place auprès d’eux, elle serait l’ange gardien du foyer. Mais Lucile vivait dans le rayonnement de leur bonheur et demeurait, l’âme glacée, ulcérée devant l’injuste destin. Elle était vieillie prématurément par les veilles et malgré la beauté de ses larges yeux gris intelligents, elle avait un visage hostile, qui éloignait les sympathies. Malgré elle, peu à peu, le venin de la jalousie faisait son œuvre. Elle en venait à haïr sa sœur et cette haine éclata un jour, au sujet d’une cliente de l’avocat, une Sud-Américaine fort jolie qu’elle avait réussi à rendre suspecte à sa sœur. Jeannine avait ouvert des plis contenant des pièces importantes et Lucile, dans l’espoir de brouiller tout à fait le ménage, s’était emparé en cachette d’une de ces pièces. Cette vilenie avait réussi au-delà de son espoir. Maxime, bouleversé par la disparition de cette pièce qui allait lui coûter sa fortune et son honneur, songe au suicide. La présence de Paulette, qui s’est endormie en jouant auprès de lui, le sauve de lui-même. Et Lucile, prise de remords tardifs, restitue le document. Résolue maintenant à ne plus faire ombre sur leur bonheur, elle quitte Jeannine et Maxime et, dans sa retraite volontaire, l’apaisement descendra en son pauvre cœur.

En savoir plus

Sujet dans Pathé Journal, n° 33

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 393/89, 24.2.1917

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 23 au 29.3.1917

Date de la publication électronique :02 septembre 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004