La Chanson du feu  –  Georges Monca  –  1917

Fiche générale

  • Numéro de film : 7891
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Georges Monca
  • Interprètes : Jean Croué (Pascal Berthier)
    Henri Amédée Charpentier (le père Froment)
    Debrenne (Jean Vaugeois)
    Langlois (le docteur)
    Armand Numès (Baldus)
    Jean Garat (Jean Ménard)
    Georges Flandre (Samuel Pierson)
    Gabrielle Robinne (Nanette Berthin)...
  • Scénario :André Mycho

Production

  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Georges Monca
  • Scénario :André Mycho
  • Interprètes :Jean Croué (Pascal Berthier)
    Henri Amédée Charpentier (le père Froment)
    Debrenne (Jean Vaugeois)
    Langlois (le docteur)
    Armand Numès (Baldus)
    Jean Garat (Jean Ménard)
    Georges Flandre (Samuel Pierson)
    Gabrielle Robinne (Nanette Berthin)
    Christiane Dix (Lilas May)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1 415 m)

RÉSUMÉ

Nanette est la fille d’un peintre en bâtiment, le père Froment. Sur le même palier habite un jeune musicien, Pascal Berthier qui, tout le long du jour, s’acharne au travail, caressant le rêve de devenir un jour compositeur et illustre. Mais le talent de Pascal est trop personnel. Heureusement chaque soir, il retrouve le sourire de Nanette. Ils s’aiment. Mais le père Froment est emporté par un accident et Nanette doit se suffire à elle-même. Comme elle manie assez joliment le pinceau, elle peut faire des travaux de vente facile. Mais elle peut mieux faire. Elle a en elle l’étoffe d’une artiste. Grâce à une amie elle entre dans un atelier et en quelques mois s’impose au public, devient le peintre à la mode. Pascal qui a épousé Nanette peu de temps après la mort du père Froment, vit maintenant dans l’ombre de sa femme. Torturé dans son orgueil, Pascal aspire désespérément au jour où lui aussi sera célèbre. Un éditeur consent à lancer sa “Chanson du Feu”. Mais tout s’écroule. Il découvre que c’est Nanette qui a fait éditer son œuvre. L’épreuve est trop forte, il quitte sa femme, s’enfuit, bouleversé, se jette sous les roues d’une automobile et reste deux mois entre la vie et la mort. Le dévouement de Nanette le sauve, mais il demeure dans un état d’hébétude, de somnolence et de demi-folie. Cependant, l’accident attire sur lui l’attention du public. L’exécution de “La chanson du Feu” a été confiée à un orchestre hors ligne. Mais dans la loge de Pascal, celui-ci s’agite, l’afflux des souvenirs monte à son cerveau et, lorsque le public enthousiaste se retourne vers l’auteur, la réaction se produit, des larmes jaillissent des yeux de Pascal, il est sauvé !

En savoir plus

Sujet dans Pathé Journal, n° 48

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 399/95, 7.4.1917

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 11 au 17.5.1917

Note : Ce film, où nous retrouvons le goût sobre et le sens aigu du réel qui caractérisent la technique de M. Monca, est traité avec une probité de moyens inattaquable. Ce n’est pas un mince mérite, en effet, que d’avoir pu, avec le seul appoint des visions offertes par la vie courante, aborder et développer avec une parfaite clarté un thème aussi riche en nuances que celui-ci. L’éveil de l’esprit du jeune compositeur est présenté avec netteté et simplicité. La participation d’un grand orchestre symphonique y apporte un élément d’intérêt assez spécial : l’objectif en surveille attentivement tous les pupitres et nous offre des instrumentistes en pleine action, des “premiers plans” fort curieux, Tous ces musiciens donnent une leçon de mise en scène à nos plus illustres vedettes. Mlle Robinne semble l’avoir compris, tant elle déploie de grâce aisée et quotidienne dans son interprétation “à l’américaine”. Jamais la charmante artiste n’avait consenti si complètement à oublier qu’un “œil noir la regarde”. Son camarade Croué atteint sous ce rapport l’absolue perfection. Émile Vuillermoz dans Le Temps du 23.5.1917

Date de la publication électronique :03 September 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004