Mater dolorosa  –  Abel Gance  –  1917

Fiche générale

  • Numéro de film : 7860
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Abel Gance
  • Interprètes : Firmin Gémier (Le docteur Gilles Berliac)
    Armand Tallier (Claude Rolland)
    Paul Vermoyal (Dormis)
    Gaston Modot (un domestique)
    Antony Gildès (Jean)
    le petit Carène (le petit Berliac)
    Emmy Lynn (Marthe Berliac)
  • Scénario :Abel Gance
  • Directeur de la photographie : Léonce Henry Burel

Production

  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Abel Gance
  • Scénario :Abel Gance
  • Interprètes :Firmin Gémier (Le docteur Gilles Berliac)
    Armand Tallier (Claude Rolland)
    Paul Vermoyal (Dormis)
    Gaston Modot (un domestique)
    Antony Gildès (Jean)
    le petit Carène (le petit Berliac)
    Emmy Lynn (Marthe Berliac)

Fiche technique

  • Photographie :Léonce Henry Burel

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1 510 m)

RÉSUMÉ

Marthe Berliac, lasse d’une existence un peu rigide aux côtés du grand savant qu’est son mari, se juge délaissée. Dans un moment de folie, elle se rend chez Claude Rolland et le supplie de partir avec elle. Rolland qui a voué au docteur Berliac une profonde affection raisonne la jeune femme. Mais celle-ci, affolée, a saisi une arme qui se trouve à sa portée et veut se tuer. Claude en tentant de l’en empêcher reçoit un coup mortel. Il a le temps d’écrire une lettre où il avoue s’être suicidé. Le temps a passé, Marthe a eu un enfant et le docteur Berliac est heureux d’être père. Mais une lettre de Marthe, déjà ancienne, lui fait douter d’être le père de l’enfant. Il l’éloigne du foyer. Et il attend le moment de faiblesse qui lui livrera le nom de l’amant. Mais l’enfant tombe gravement malade. Le docteur va le soigner. Marthe devant le lit de l’enfant sauvé fait ses aveux.

En savoir plus

Sujet dans Programme du Cinéma Castillet, Perpignan, 21 au 24.9.1917

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 391/87, 10.2.1917

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 9 au 15.3.1917

Note : Il est certain, écrit Émile Vuillermoz dans Le Temps du 10.3.1917, qu’on peut lui tenir rigueur d’avoir voulu cambrioler notre émotion par un dénouement trop savamment machiné et trop systématiquement construit. Mais que de nouveautés, que de trouvailles, que d’idées magnifiquement “cinématiques” dans cette tragédie poignante… Ce film contient d’inépuisables richesses : la beauté émouvante, les attitudes inoubliables de Mme Emmy Lynn, moderne Niobé ; le talent puissant et nuancé de Gémier ; une véritable langue psychologique inédite, assez éloquente et assez puissante pour varier à l’infini le dialogue de deux cœurs torturés ; un souci des détails matériels, une recherche des éclairages… Le “fini” de certaines recherches est tel qu’on éprouve immédiatement la curiosité - absolument nouvelle et caractéristique au cinéma - d’une seconde vision.

Date de la publication électronique :07 September 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004