Le Vol suprême  –  René Plaissetty  –  1917

Fiche générale

  • Numéro de film : 8005
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :René Plaissetty
  • Interprètes : Gabrielle Robinne (Hervinde de Montclard)
    Jean Croué (Étienne Laverne)
    Fred Zorilla (le Prince)
  • Scénario :d’après la nouvelle de Valentin Mandelstamm

Production

  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :René Plaissetty
  • Scénario :d’après la nouvelle de Valentin Mandelstamm
  • Interprètes :Gabrielle Robinne (Hervinde de Montclard)
    Jean Croué (Étienne Laverne)
    Fred Zorilla (le Prince)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1 525 m)

RÉSUMÉ

Un jour, en essayant un nouvel appareil, l’aviateur Étienne Laverne a une panne brusque de moteur et atterrit un peu brutalement. On le transporte, légèrement blessé, dans un château voisin, chez la comtesse Hervine de Montclard. La comtesse est une jeune veuve, fort jolie, riche et artiste. Elle produit l’effet d’un coup de foudre sur Étienne qui oublie son avion et son fidèle mécanicien Bagnol, dont l’amitié pressent, pour son camarade, une aventure néfaste. À Paris, l’aviateur répond à une invitation de la comtesse mais gêné dans un milieu qui n’est pas le sien, il rentre chez lui, profondément malheureux. Non seulement, la comtesse ne lui a accordé qu’une attention distraite, mais encore il a acquis la certitude de son prochain mariage, avec le Prince Zarelli. Dès lors, il cherche toutes les occasions de risquer sa vie. Il est résolu à en finir, lorsque le Prince a la fantaisie de l’accompagner, en qualité de passager. Laverne refuse et finit par céder. “Je voulais mourir, écrit-il à la comtesse, mais le spectacle de votre bonheur me rend fou, je ne partirai pas seul”. La jeune femme reçoit cette lettre au moment où l’avion s’élève dans les airs. Fort heureusement, un fétiche, présent de la comtesse étant venu se loger dans les pièces de commande avait empêché le criminel projet. Plus tard, au cours de leur voyage de noces, le Prince parti pour une ascension périlleuse dans les Pyrénées est victime d’un accident de montagne. Laverne qui vient de réussir un vol audacieux dans la même région, n’hésite pas et en compagnie d’un médecin, porte secours au blessé. Mais sur le chemin du retour, l’avion fait une chute mortelle.

En savoir plus

Sujet dans Pathé Journal, n° 74

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 426/122, 13.10.1917

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 9 au 15.11.1917

Note : Dans Le Vol suprême, M. Plaissetty, en s’assurant la collaboration de deux éminents artistes du Théâtre Français a été victime d’une grave erreur d’interprétation. On doit louer la science photographique de cet excellent technicien, son entendement de la disposition du “champs” de vision, l’ingéniosité de ses découpages qui lui ont permis de très adroites substitutions de clichés dans les expériences d’aviation dont s’illustre son drame ; on doit admirer chez lui - qualité fort peu répandue - un sens très sûr de la durée exacte qui convient à une scène et une science du truquage qui lui a permis de réaliser une traversée des Pyrénées en avion, de haute fantaisie ; on doit également lui savoir gré d’avoir permis à M. Bras de donner, dans un rôle pittoresque, la mesure d’un talent trop souvent sacrifié, mais le choix de ses deux protagonistes a mis impitoyablement en lumière la nécessité de tenir compte, à l’écran, de subtiles nuances de tempérament, qui n’ont, à la scène, aucune portée sensible. Émile Vuillermoz dans Le Temps du 2.12.1917

Date de la publication électronique :07 September 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004