La Dixième symphonie  –  Abel Gance  –  1918

Fiche générale

  • Numéro de film : 8209
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Abel Gance
  • Interprètes : Séverin Mars (Damor)
    Jean Toulout (Fred Ryce)
    André Lefaur (marquis de Croix Saint-Blaise)
    Emmy Lynn (Ève Dinant)
    Ariane Hugon
    Élisabeth Nizan (Claire Damor)
  • Scénario :Abel Gance
  • Directeur de la photographie : Léonce Henry Burel
  • Compositeur de la musique : Michel-Maurice Lévy

Production

  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Abel Gance
  • Scénario :Abel Gance
  • Interprètes :Séverin Mars (Damor)
    Jean Toulout (Fred Ryce)
    André Lefaur (marquis de Croix Saint-Blaise)
    Emmy Lynn (Ève Dinant)
    Ariane Hugon
    Élisabeth Nizan (Claire Damor)

Fiche technique

  • Photographie :Léonce Henry Burel
  • Compositeur de la musique :Michel-Maurice Lévy

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1 885 m dont 54 en couleurs)

RÉSUMÉ

Ève Dinant est devenue la maîtresse d’un aventurier, Fred Ryce. Elle réussit à obtenir une séparation moyennant finances. Elle épouse peu après le compositeur Damor qui a une fille de 18 ans, Claire. Les deux femmes s’entendent à merveille. Mais Claire fait la connaissance de Fred Ryce et le présente comme son fiancé. Ève tente de fléchir Fred qui la menace. Et Ève devient neurasthénique. Damor, jaloux et douloureux, écrit une symphonie où se reflète sa souffrance. Ève alors accepte de se sacrifier et de devenir la compagne de Ryce qui l’aime toujours. Mais Claire a tout entendu et elle veut le tuer mais Fred Ryce se fait justice lui-même.

En savoir plus

Sujet dans Pathé Journal, n° 44

Annoncé dans Ciné-Journal, n° 476/172, 28.9.1918

 Sortie : Omnia Pathé, Paris, 1 au 7.11.1918

Note : Émile Vuillermoz consacre entièrement sa chronique dans Le Temps du 6.11.1918 au film d’Abel Gance, dont je ne donne arbitrairement qu’un extrait : Ce n’est pas là une formule acceptable de scénario français. Mais ce film est une magistrale leçon de cinégraphie. Il nous apporte une formule française d’expression et de langage “photomimique” extrêmement riche et nuancée. Abel Gance s’est affirmé virtuose consommé dans l’exécution de cet ouvrage. Sa technique est excellente et permet les plus subtiles interprétations. Elle réconciliera avec la photographie animée plus d’un de ses adversaires. Elle prouvera aux auteurs et aux poètes les plus dédaigneux de l’écran que la cinégraphie peut tout dire avec éloquence et lyrisme. Il faudrait pouvoir souligner chaque trouvaille expressive, chaque recherche de nuance, chaque harmonisation lumineuse. Il faudrait montrer que ce jeune traducteur, qui est encore arrêté au carrefour de l’esthétisme, est en route vers la beauté.

Date de la publication électronique :10 septembre 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004