J’accuse (3ème époque)  –  Abel Gance  –  1919

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 8316
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Abel Gance - Pathé
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Abel Gance
  • Interprètes : Romuald Joubé (Jean Diaz)
    Séverin-Mars (François Laurin)
    Maxime Desjardins (Maria Lazare)
    Blaise Cendrars
    Pierre Danis
    Paul Duc (un orphelin)...
  • Scénario :Abel Gance
  • Directeur de la photographie : Léonce Henry Burel
    Marc Bujard...

Production

  • Production :Abel Gance - Pathé
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Abel Gance
  • Scénario :Abel Gance
  • Interprètes :Romuald Joubé (Jean Diaz)
    Séverin-Mars (François Laurin)
    Maxime Desjardins (Maria Lazare)
    Blaise Cendrars
    Pierre Danis
    Paul Duc (un orphelin)
    Marise Dauvray (Édith Laurin)
    Mancini (maman Diaz)
    la petite Guys (Angèle)
    Élisabeth Nizan

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Léonce Henry Burel
    Marc Bujard
    Maurice Forster

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1 505 m)

RÉSUMÉ

Dans les tranchées, Jean est devenu une sorte de visionnaire et le mot “J’accuse” revient souvent sur ses lèvres. La veille d’une attaque que l’on sait meurtrière, François confie Édith et Angèle à Jean. Jean confie douze lettres à un camarade mais celui-ci est tué sous ses yeux et Jean devient fou. Peu après l’assaut, François est mortellement blessé.

En savoir plus

Sujet dans Pathé-Programme n° 19

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 9 au 15.5.1919

Note 1 : Roger Icart dans son ouvrage sur Gance (voir bibliographie) écrivait : "Son montage final, achevé en mars 1919, découpait l’œuvre en quatre époques totalisant 5250 mètres. Mais pour des raisons mystérieuses, elle fut réduite à trois époques, la veille même de sa présentation corporative, après coupure de 900 mètres." Si, dans le "Pathé Programme" n° 20 figure bien la quatrième époque, celle-ci a disparu du registre Pathé et cette quatrième époque n’a pas de numéro de catalogue ! Cette quatrième et dernière époque conte le retour de Jean à Dorneval où il retrouvait Édith et dans laquelle, après avoir convoqué toutes les veuves et les mères en deuil, il leur conte sa vision des morts qui surgissent de terre et qui viennent demander aux vivants pourquoi sont-ils morts ? Charles Pathé qui avait financé le film lui avait d’ailleurs donné comme sous titre “Tragédie visuelle en quatre époques” en accord, probablement, avec Gance.

Notes critiques : L’œuvre de Gance, bien que sortie après l’armistice de novembre 1918, fut très bien accueillie semble-t-il par le public et la critique. Icart en cite quelques passages. Georges Dureau dans "Ciné-Journal" du 19 avril 1919 lui consacre son éditorial dont j’extrais ces quelques lignes : "En écrivant et en composant pour l’écran cette œuvre énorme qu’il appelle J’accuse, Abel Gance a voulu nous donner une impression visuelle de ce que la guerre peut enfermer de pathétique et de douloureusement humain… Dans un drame poignant et qui dépasse de beaucoup les situations ordinaires de l’écran, Abel Gance nous conte les souffrances qu’endurent dans la même tranchée, parmi la mort qui rôde et les guette également, deux hommes qui aiment la même femme." Et Dureau de terminer : "L’assemblée pleine d’épouvante se précipite dehors où les innombrables morts translucides s’avancent sur le sol diaphane. Une telle évocation réalisée par Gance ne saurait se décrire. L’impression est considérable : elle vaut, à elle seule toute une œuvre." Cependant que Louis Delluc écrivait dans Paris-Midi du 9 avril 1919 : "Je n’aime pas" J’Accuse - "ce qui ne gêne que moi - mais les imprudences de l’œuvre ne se sont-elles pas aggravées par d’intempestives coupures ? On a supprimé ces enluminures si artistes que Gance se plaît à prodiguer en marge de ses films. On a souligné tout ce qui est facile et gros… enfin, on a commis la faute de mettre de la couleur, non pas partout mais en deux ou trois circonstances particulières. Dans la première époque, c’était la croix de la Légion d’honneur (premier plan colossal). Cette fois, c’est une blessure au sein gauche d’un poilu. Le peinturelage de la tache de sang n’arrange pas les choses."

Présentation corporative : 8.4.1919
  • Sortie : 8.4.1919
Date de la publication électronique :15 September 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, De Pathé frères à Pathé Cinéma (1915-1927), Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004