Mon gosse de père  –  Jean de Limur  –  1930

Fiche générale

  • Pays de production :France
  • Production :Pathé Natan
  • Distribution : Pathé Cinéma
  • Réalisateur :Jean de Limur
  • Interprètes : Adolphe Menjou (Jérôme Rocheville)
    Roger Tréville (Gérard)
    Charles Redgie (Stanley)
    Alice Cocéa (Yvonne)
    Olga Valéry (Mado)
    Pauline Carton (la concierge)
    Renée Savoye (la secrétaire)
    Nicole de Rouves ...
  • Scénario :Jean de Limur
    Léopold Marchand
  • Directeur de la photographie : René Colas
    Georges Asselin ...
  • Compositeur de la musique : José Lucchesi
  • Chef décorateur : Jacques Colombier

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Pathé Natan
  • Distribution : Pathé Cinéma

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jean de Limur
  • Scénario :Jean de Limur
    Léopold Marchand
  • Œuvre de référence :d'après la pièce de Léopold Marchand
  • Interprètes :Adolphe Menjou (Jérôme Rocheville)
    Roger Tréville (Gérard)
    Charles Redgie (Stanley)
    Alice Cocéa (Yvonne)
    Olga Valéry (Mado)
    Pauline Carton (la concierge)
    Renée Savoye (la secrétaire)
    Nicole de Rouves
    Odette Barencey
    Fanny Clair
    Meg Lemmonier
    André Marnay (Lepetissale)
    Volbert (Julien)
    Spada

Fiche technique

  • Photographie :René Colas
    Georges Asselin
    Otto Kanturek
  • Compositeur de la musique :José Lucchesi
  • Lyrics :René Pujol
  • Ingénieur du son :P. J. Faulkner
  • Chef décorateur :Jacques Colombier
  • Son :Procédé R. C. A. Phonophone
  • Assistant réalisateur :Roger Goupillères
  • Atelier photographique :Studio Pathé Natan

Résumé et notes

  • Métrage : long métrage

RÉSUMÉ

Cloco, Suzy, Janine, Mada, Stanley, toutes les amies et tous les amis, élégants et oisifs, de Jérôme Rocheville, ne peuvent en croire l'information parue ce matin même dans la rubrique : « Déplacements et villégiatures » du Figaro :« M. Rocheville, le sport man bien connu, dont nous apprenons le récent mariage, sera demain de retour à Paris, ramenant d'Italie et d'Egypte, Mme Yvonne Rocheville, née Landier. »Comment Jérôme, si bon garçon, si intelligent, si léger, si spirituel, et qui faisait profession d'être célibataire a-t-il pu se marier ? Et se marier sans prévenir les camarades ? Parbleu ! Il savait bien quels sourires et quelles moqueries eussent accueilli cette nouvelle, s'il avait eu le front de la rendre publique? maintenant, on se trouvait devant un fait accompli, ainsi que disent les parlementaires. Vivement, on décide de recevoir Jérôme à la gare de Lyon, comme il convient et comme il le mérite : avec le maximum de fantaisie et d'extravagance. Aussitôt dit, aussitôt fait : Jérôme et Yvonne, lui très gêné, et elle très surprise, sont escortés à leur arrivée par une bande joyeuse et bruyante dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne saurait passer inaperçue. Les jeunes maries, toutefois, y échappent; mais Jérôme doit inventer mille stratagèmes pour que sa femme ne comprenne pas que cet étrange cortège leur est destiné. Jérôme et Yvonne parviennent enfin à leur appartement où leur brave et fidèle serviteur Julien répétait au trombone en leur honneur, « La Marche Nuptiale » de Mendelsshon. On a appris, un peu partout, le retour de M. Jérôme Rocheville ; et les coups de téléphone se succèdent : camarades de cercles, de salons, de boites de nuit? Amis? Amies surtout? Et Jérôme n’à point trop de toute son habileté pour répondre d'une façon grave et distinguée à tous ces gens frivoles ; cependant qu'Yvonne qui devine ce qu'elle ne peut entendre pose sur son mari un regard ironiquement interrogateur. Coups de téléphone d'huissiers, aussi, car Jérôme, ami des femmes et du jeu, ne pouvait manquer d'avoir des dettes. Mais maintenant, c'est fini, c'est bien fini; rien de son existence passée ne doit subsister. Il le promet, il le jure solennellement à sa femme. Il sera sérieux, sobre, courageux et fidèle ! Il travaillera? -Tu crois que tu sauras? demanda Yvonne en souriant. Piqué au jeu, Jérôme se souvient qu'il a un diplôme d'architecte. C'en est assez pour clouer sa porte une plaque de cuivre : Jérôme ROCHEVILLE Architecte et pour transformer son salon en bureau, avec une table lourdement chargée de plans, de règles de compas, de pantographes, et en haut du tabouret. Cela ne suffit pas, malheureusement à attirer les clients ; et la plus grande occupation de Jérôme est le dessin de petites femmes dévêtues? Souvenirs? souvenirs? Des jours passent; des semaines peut-être. Un matin, un homme, au fort accent américain et au pas autoritaire, se présente, et demande à parler à M. Rocheville. Après l'avoir fait suffisamment attendre pour donner au visiteur l'impression d'être surchargé de commandes, Jérôme le reçoit. Dès qu'il est introduit, le client supposé se précipite au devant de l'architecte, et l'embrasse. - Quelque fou! Songe Jérôme, qui se dégage. Mais non! Voici que l'homme affirme être le fils de Jérôme; et mieux - où pis - le prouve. Un fils, grand et fort, de vingt ans, que Jérôme, sans le savoir, a donné à une jeune fille d'Amérique, lors d'un séjour? Ce fils ? Gérard ? est riche, et n'est pas venu à Paris pour causer quelque scandale. Tout au contraire, il veut connaître ce père dont on lui tant parlé. Il éprouve aussitôt beaucoup d'affection pour lui, et prend l'engagement de le rendre riche. Pour cela, il ne prétend rien moins qu'a faire à de son père un businessman à la mode américaine. Cela ne va pas tout seul, malgré les élans fugitifs de bonne volonté de Jérôme, aristocrate incapable de devenir un commerçant. On devine toutes les péripéties anecdotiques que cette situation amène, et qui témoignent de l'opposition de deux civilisations : la civilisation latine et la civilisation américaine. Parallèlement' à ces notations savoureuses, d'autres notations, dramatiques celles-là, sont exposées. Jérôme n'est plus très jeune. Sa femme et son fils sont jeunes. Il n'est pas besoin d'insister. Sans doute, Yvonne et Gérard - la mère et le beau-fils - ont trop de -délicatesse et trop d'honneurs pour tromper Jérôme. Mais, sans qu'ils s'en rendent compte eux-mêmes, leur âge les rapproche. Ils prennent plaisir à être ensemble, à danser ensemble. Bientôt, l'amertume gagne le cœur de Jérôme à qui sa femme, acquise aux doctrines et aux conceptions de son fils, reproche son inactivité et sa paresse. Déjà, tout l'appartement a été modifié. Les chambres sont devenues bureaux; les meubles d'art on été remplacés par des classeurs et par des machines à écrire; les tableaux, de maitres par des panneaux-réclamés. Douze dactylos ont été engagées. Jérôme essaie de réagir, puis de s'adapter. En vain. Il n'a plus assez de force pour réagir, plus assez de souplesse pour s'adapter. Il « réalise » que mariage a été une faute; et laissant à eux-mêmes sa femme et son fils, s'en va, un pli à la bouche, une douleur sourde au cœur. Mais ce départ, dès qu'elle l'apprend, bouleverse Yvonne; et «telle qu'en elle-même enfin cette décision la change », elle comprend que c'est son mari qui a raison'' et que les affaires du monde valent mieux que le monde des affaires. Elle renvoie Gérard, congédie les dactylos, brise les machines à écrire, jette les panneaux-réclames par la fenêtre. Et Jérôme, qui quittait pour toujours l'immeuble les reçoit sur la tête... Il devine?, sourit?, remonte ... embrasse sa femme. Une fois de plus, l'amour a triomphé du commerce, et notre civilisation latine de la civilisation américaine ; tellement triomphé que Gérard lui-même s'est converti, et a adopté les jeunes femmes que le mariage de son père avait rendues disponibles. Ce qui est à la fois très vraisemblable, très « humain » et somme toute, très

En savoir plus

Le film est sorti le 02 mai 1930 au Marivaux-Pathé. Premier film parlant français de Jean de Limur et Adolphe Menjou. Jean de Limur tourne également une version américaine, « The Parisian » en 1930, avec Adolphe Menjou, Roger Tréville, Charles Redgie et Olga Valéry. Chanson du film : "Petite fleur" (florecita) Tango chanté, interprété par Alice Cocéa. Tourné aux studios Pathé-Natan de Joinville-le-Pont. Il existe aussi une version anglaise.


  • Sortie : 02/05/1930
Date de la publication électronique :04 October 2009
Sources :
  • Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion ; Gérard Watelet, 1929 - 1934 ; Kermabon, Jacques (dir.), Pathé premier empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1994 ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation, Jérôme Seydoux-Pathé ; Cinéa-Cine pour tous, Nouvelle série, N°149, p. 26, collection de la Cinémathèque Française ; Le Petit Parisien, 02 mai 1930, p. 5, collection de la BNF.