La Tendresse  –  André Hugon  –  1930

Fiche générale

  • Pays de production :France
  • Durée : 56 mn
  • Production :Pathé Natan
    Hugon-Films
  • Réalisateur :André Hugon
  • Interprètes : Marcelle Chantal (Marthe Dellières)
    Jean Toulout (l'académicien Paul Barnac)
    André Dubosc (Genine)
    José Noguéro (Jarville, l'amant)
    Pierre Juvenet (Jaliguy)
    Lucien Barroux (Carlos Jarry)
    Micheline Masson (la petite Jacquot)
    Jean Bara ...
  • Directeur de la photographie : Raymond Agnel
  • Compositeur de la musique : René Sylviano
  • Chef décorateur : Christian-Jaque

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Pathé Natan
    Hugon-Films

Fiche artistique

  • Réalisateur :André Hugon
  • Œuvre de référence :d'après la pièce d'Henry Bataille
  • Interprètes :Marcelle Chantal (Marthe Dellières)
    Jean Toulout (l'académicien Paul Barnac)
    André Dubosc (Genine)
    José Noguéro (Jarville, l'amant)
    Pierre Juvenet (Jaliguy)
    Lucien Barroux (Carlos Jarry)
    Micheline Masson (la petite Jacquot)
    Jean Bara
    Claire Nobis
    Lucien Nobis
    Raymonde Sonny

Fiche technique

  • Photographie :Raymond Agnel
  • Compositeur de la musique :René Sylviano
  • Lyrics :Lucien Boyer
  • Chef décorateur :Christian-Jaque
  • Son :Procédé R. C. A. Photophone
  • Atelier photographique :Studio Pathé Natan

Résumé et notes

  • Métrage : long métrage
  • Durée : 56 mn

RÉSUMÉ

La Tendresse pour avoir méconnu sa puissance, le célèbre écrivain Barnac dont c'est le métier pourtant d'étudier le cœur humain, vivra d'atroces heures de doute et de solitude. Aux premières images du film, nous sommes à l'Académie Française un jour de grande réception. C'est Barnac qui prend place dans un des fauteuils qui assurent l'immortalité à ceux qui les occupent... Il prononce, devant une assistance cultivée qui le ponctue d'applaudissements, le discours d'usage où se combinent heureusement, le lyrisme et l'ironie malicieuse. Une femme, surtout, l'écoute avec une attention passionnée: Marthe Dellières, une actrice de talent que la renommée a déjà couronnée, l'interprète principale de toutes les pièces de Barnac, et qui est pour lui plus et mieux qu'une interprète. Depuis de longues années en effet Barnac et Marthe; que sépare pourtant une appréciable différence d'âge, sont unis par lès liens de la plus intime affection. En vérité, il semble que le, bonheur de ce couple d'élite soit de ceux sur lesquels le temps n'a pas de prise. Pourtant, comme à la fin d'une chaude après-midi, l'orage éclate soudain, entraînant tout dans sa furie, l'orage éclate dans la vie paisible de Barnac, suspend son cœur, ravage son intelligence. L'orage ... un ami lui a révélé ce qu'un rédacteur de faits divers appellerait son infortune. Marthe Dellières, le trompe, le trompe honteusement. Il en a la preuve, cent preuves. Une jalousie sourde le déchire. En vain, dans une entrevue déchirante, Marthe essaie-t-elle de se disculper, de s'expliquer? « je te demande pardon? pardon? je suis un monstre, je suis une femme qui a des sens ... essaie de comprendre ... » Barnac ne veut pas j'écouter, et la chasse. Que ne peut-il chasser aussi le souvenir? Un an s'est écoulé depuis cc jour, un an pendant lequel Barnac a cherché l'oubli dans le travail, en vain. Chaque jour lui apportait un peu de célérité, un peu plus de gloire, mais aussi un peu plus de douleur. Durant ce temps, il a écrit une pièce poignante, qu'un théâtre a aussitôt reçue avec empressement et que Marthe Dellières interprétera. Nous sommes au soir de la générale. C'est la première ouvre de Barnac depuis la rupture qui a alimenté les chroniques bien parisiennes des gazettes. Aussi bien l'attend-on avec curiosité. Barnac, résistant à 1'émotion qui l'étreignait, a fui les applaudissements et quitte le théâtre. Nous le retrouvons quelques jours plus tard, dans une clinique où le malheureux, atteint par la souffrance dans son corps aussi bien que dans son esprit et dans son cœur; est soigné par les plus grands spécialistes. Mais ce qui le sauve, c'est surtout cette toute petite chose qu'on appelle la tendresse, c'est la visite quotidienne de Marthe.

En savoir plus

Sortie le 16 mai 1930 à l'Imperial-Pathé. Version allemande Zärtlichkeit, 1930, de Richard Loewenbein, avec Carola Neher, Karl Ludwig Diehl, Paul Otto, Georg Alexander. Chansons du film : « La Tendresse » (Fox-trot chanté) et Do, Ré, Mi, Fa, Sol (Fox-trot chanté).


  • Sortie : 16/05/1930
Date de la publication électronique :04 October 2009
Sources :
  • Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion ; Gérard Watelet, 1929 - 1934 ; Kermabon, Jacques (dir.), Pathé premier empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1994 ; Partition de la musique du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Le Tout Cinéma: Annuaire général illustré du monde cinématographique, 1931, Publications Filma ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Le Petit Parisien, 16 mai 1930, p. 5, collection de la BNF.