La Fleur d'oranger  –  Henry Roussell  –  1932

Fiche générale

  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie
  • Durée : 87 mn (2400 mètres)
  • Production :Pathé Natan
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Réalisateur :Henry Roussell
  • Interprètes : Simone Deguyse
    André Lefaur (Monsieur le Hochet de Méricourt)
    René Lefèvre (Raymond)
    André Alerme (Birbat)
    José Noguéro (Alfredo Ramos)
    Marcel Lutrand (Darblay)
    Hélène Robert (Renée)
    Blanche Denège (Mme de Méricourt)...
  • Adaptation :Henry Roussell
  • Directeur de la photographie : Victor Arménise
    Alphonse Gibory
  • Chef décorateur : Guy de Gastyne

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Pathé Natan
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma

Fiche artistique

  • Réalisateur :Henry Roussell
  • Adaptation :Henry Roussell
  • Œuvre de référence :D'apès la comédie de André Birabeau et Georges Dolley
  • Interprètes :Simone Deguyse
    André Lefaur (Monsieur le Hochet de Méricourt)
    René Lefèvre (Raymond)
    André Alerme (Birbat)
    José Noguéro (Alfredo Ramos)
    Marcel Lutrand (Darblay)
    Hélène Robert (Renée)
    Blanche Denège (Mme de Méricourt)
    Marfa Dhervilly (Mme de Saint-Fugasse)
    Daisy Thomas

Fiche technique

  • Photographie :Victor Arménise
    Alphonse Gibory
  • Ingénieur du son :Roger Handjian
    Jean Lecoq
  • Chef décorateur :Guy de Gastyne
  • Atelier photographique :Studio Pathé Natan

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Métrage : long métrage
  • Durée : 87 mn (2400 mètres)

RÉSUMÉ

Raymond et Mado, pour régulariser une situation veille de plus de deux ans, se sont mariés, en présence de quelques intimes et de M. Birbat, papa de Mado. Raymond s'est borné à annoncer la cérémonie par télégramme à sa tendre maman, en la suppliant de ne rien dire à son père, M. Le Hochet de Méricourt, Procureur de la République à Cannes. M. Le Procureur est un homme à principes. Il réprouve l'union libre. On lui apprendra l'événement plus tard, avec des préparations oratoires, un jour où il sera de bonne humeur.Ce ne sera pas commode, et Raymond en sait quelque chose… Il a pourtant promis à Mado d'être brave maintenant et de parler net une fois pour toutes.Mado entend ne pas laisser refroidir une si belle ardeur ; et, sur ses instances, ils partent pour Cannes, bien résolus. Ils sont descendus à l'hôtel où seule la maman de Raymond connaît leur présence. Comme eux, elle est dévorée d'appréhensions…Ils se rendent chez le terrible Procureur, qui, par chance est au Tribunal. Il faut attendre son retour, et ce délai inattendu fait fondre les énergiques résolutions de Raymond. Non, jamais il ne pourra parler dans ce salon familial, plein du souvenir de tant de semonces paternelles… Il parlera beaucoup mieux dehors, il le sent bien… Tant de pusillanimité exaspère Mado. Ils sortent, cependant et vont attendre le terrible magistrat à sa sortie du Tribunal. L'audience dure encore. Machinalement, ils pénètrent dans le prétoire. M. Le Hochet de Méricourt précisément, est en plein réquisitoire. Il accable violemment un criminel invétéré. Il vitupère son habitude du mal, son inconduite, son goût du concubinage…Pis encore, ce triste individu, après deux ans de vie commune, s'est marié sans même en informer ses vieux parents !...Raymond et Mado n'en peuvent entendre davantage. Ils s'enfuient et, terrifiés, regagnent Paris ; il arrivera ce qui pourra…Les jours passent. Ce soir, il y a juste trois ans que Mado et Raymond se sont connus, Mado a préparé un dîner fin. La gaieté est dans les cœurs.Soudain, une visite ! C'est la maman de Raymond et le terrible Procureur, qui ne sait toujours rien. Il est de mauvaise humeur. Il prend Mado pour la dactylo. Il compte passer quelques jours chez son fils.Le dîner est prêt. Mado - dactylo improvisée- n'a qu'à partir ! Elle est folle de colère et se résigne avec peine à son nouveau rôle. Elle ira prendre une chambre aux Ambassadeurs, où son mari jure de la rejoindre très vite. On avisera ensuite.Elle part au moment où Mme de Saint-Fugasse et la jolie Renée, amie d'enfance de Raymond, entrent en coup de vent, invitées à dîner par M. Le Hochet ! L'exaspération de Mado est à son comble.Après plusieurs tentatives maladroites, Raymond parvient à se rendre libre. Il court rejoindre sa femme.Elle est dans la salle des fêtes de l'hôtel, car il y a gala ce soir. Elégante, jolie, elle est remarquée par deux gentlemen trop voyants, aux regards peu discrets. Elle est au supplice. Ce Raymond tarde bien à venir ! Le voici enfin ! Ils vont dîner ensemble en vrais amoureux.Hélas ! A l'autre but du hall surgissent le Procureur, la Saint-Fugasse et Renée. Ils ont aperçu Raymond et le font appeler. Mado a avec son mari une explication rapide et exaspérée. S'il la quitte, elle ne répond de rien. Elle en a ses ! Les beaux cavaliers ne manquent pas ici. Raymond, au désespoir, persévère dans son indécision. Il demande quelques minutes de répit et rejoint son père.Hors d'elle, Mado accepte le bras d'un Sud-Américain, Alfredo Ramos et fait la coquette avec lui, pendant que Raymond danse avec cette Renée exécrée…A bout de nerfs, Mado quitte la salle. Elle ne se connaît plus. Raymond la retrouve dans la bibliothèque ; elle vient à l'instant même de gifler son trop impertinent cavalier qui l'y avait suivie. Il tombe bien. Est-il décidé, oui ou non, à mettre un terme à cette situation intenable et grotesque ? Elle fera un malheur !... Elle est à bout de patience ! Et Raymond, une fois de plus, la quitte, le temps dit-il, de reconduire son monde, et il revient…Le lendemain matin, de bonne heure, de la chambre de Mado, un homme sort. Un dernier et long baiser sur la porte avant la séparation. Dans l'ombre du couloir, attiré par le bruit, le Ramos de la veille, qui n'a pas digéré sa gifle, les épie… et les prend avec son Kodak à la volée…Et la vie continue, Mado est redevenue dactylo. Son pauvre cœur est en désarroi et une colère mortelle l'habite. Son mari parlera aujourd'hui, ou elle s'en ira…Pour comble d'infortune, M. Le Hochet décide de fiancer Renée et Raymond. Il les invite à s'embrasser sous les yeux mêmes de Mado, qui pétrit rageusement sa machine à écrire. Elle est toute blanche et près de défaillir… Renée s'en aperçoit. Etonnée, elle s'proche et essaie de déchiffrer ce que Mado peut bien écrire et voit : « Ah ! Les cochons ! » Elle devine tout. Elle s'explique maintenant la froideur de Raymond ! Elle ne veut à aucun prix d'un mari qui en aime une autre. Elle assure gentiment qu'elle va arranger tout cela. Elle a fait le mal sans savoir, elle va le réparer. Et elle court annoncer à M. Le Hochet qu'il faut marier Raymond et Mado qui s'aiment. Soit !Le mariage sera célébré à Cannes sans retard. Raymond parlera-il en fin ? Les premières dispositions pour la cérémonie sont prises on va publier les bans…Et soudain, tout est rompu ! Ce mariage est impossible. M. Le Hochet l'annonce avec fermeté à venir : Mado a un amant !Raymond effondré doute d'abord, puis il crie sa colère, son dégoût. Mado révoltée, blessée, exige la preuve de son infamie.Et M. Le Hochet, solennel, montre une photographie. Envoyée par le vindicatif Ramos, elle représente Mado dans le bras d'un homme à la porte même de sa chambre des ambassadeurs…Raymond éclate d'un grand bonheur inespéré. Mais cette homme, c'est lui Raymond, il s'en souvient… et Mado chérie aussi…Mais alors ? Le front de M. Le Hochet se rembrunit… Que va-il-se passer ?

En savoir plus

Présentation corporative le 27 septembre. Sortie à l'Olympia le 14 octobre.


  • Sortie : 14/10/1932
Date de la publication électronique :04 October 2009
Sources :
  • Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion/Gérard Watelet, 1929 - 1934 ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Le Tout Cinéma: Annuaire général illustré du monde cinématographique, 1931, Publications Filma ; Raymond ; Kermabon, Jacques (dir.), Pathé premier empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1994 ; Le Petit Parisien, 14 octobre 1932, p.7, collection de la BNF