Le Briseur de chaînes  –  Jacques Daniel Norman  –  1941

Fiche générale

  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie
  • Durée : 117 mn (3205 mètres)
  • Production :Société d'Exploitation des Etablissements Pathé Cinéma (SEEPC)
  • Numéro de visa : 5790
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Réalisateur :Jacques Daniel Norman
  • Interprètes : Pierre / Géniat Fresnay (Marcus)
  • Scénario :Jean Sarment
  • Adaptation :Jean Daniel Norman
    Christian Stengel
  • Dialogues :Jean Sarment
  • Directeur de production :Christian Stengel
    Raymond Borderie
  • Directeur de la photographie : Christian Matras
    René Ribault (assistant)...
  • Compositeur de la musique : Vincent Scotto
    H. Forterre (directeur d'orchestre)
  • Monteur : Mireille Bessette
    Michèle David (Assistante)
  • Chef décorateur : Lucien Aguettand
    Raymond Gabutti (assistant)
  • Costumier : Edmée Lavergne

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Société d'Exploitation des Etablissements Pathé Cinéma (SEEPC)
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Directeur de production :Christian Stengel
    Raymond Borderie

Fiche artistique

  • Réalisateur :Jacques Daniel Norman
  • Scénario :Jean Sarment
  • Adaptation :Jean Daniel Norman
    Christian Stengel
  • Œuvre de référence :D'après la pièce de Jean Sarment "Mamouret"
  • Dialogues :Jean Sarment
  • Interprètes :Pierre / Géniat Fresnay (Marcus)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Christian Matras
    René Ribault (assistant)
    Pecqueux (assistant)
  • Compositeur de la musique :Vincent Scotto
    H. Forterre (directeur d'orchestre)
  • Ingénieur du son :Pierre-Louis Calvet
    Carrouet
  • Monteur :Mireille Bessette
    Michèle David (Assistante)
  • Chef décorateur :Lucien Aguettand
    Raymond Gabutti (assistant)
  • Costumier :Edmée Lavergne
  • Son :Procédé R. C. A. Phonophone
  • Assistant réalisateur :Robert Mira
    Allain

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Métrage : long métrage
  • Durée : 117 mn (3205 mètres)

RÉSUMÉ

Sur une route de Vendée, le cirque Marcus chemine ; un petit village est visible à l'horizon. Le directeur Jacques Francoeur, se renseigne auprès d'un passant : c'est Saint-Viaud. Ce nom éveille un souvenir dans la mémoire de Francoeur ; il décide de s'y arrêter pour y visiter une tombe. En chemin, il croise trois jolies filles qui lavent leur linge en bavardant au bord de la rivière ; Francoeur élégant cavalier malgré la quarantaine toute proche est fort séduisant ; il regarde longuement le charmant trio sur lequel il fait une vive impression. Ces jeunes filles sont cousines ; elles appartiennent à la famille Mouret, abondante dynastie répandue dans la région ; elles sont toutes trois fiancées à des Mouret, la loi de la famille Mouret voulant qu'on se marie entre soi afin que les biens ne passent pas en des mains étrangères. Et l'une des trois cousines, Marie-Josèphe, la plus jolie, la plus sensible, la seule qui n'ait pas répondu par un rire effronté au regard appuyé de Francoeur, Marie-Josèphe soupire en songeant au mari balourd qui lui est destiné : son cousin Guillaume !Lorsque Francoeur arrive à Saint-Viaud, le village se prépare à célébrer le centenaire de la Grand'Mère Mouret, familièrement surnommée Mamouret ; elle va avoir cent-six ans ; partout flottent les banderoles et se dressent les arcs de triomphe ; le cirque Marcus ne pourra faire autrement que de venir au bourg donner une représentation. Mais malgré cette atmosphère joyeuse et cet aspect d'entente familiale on devine l'aigreur, la cupidité, l'envie et les dissentiments de cette trop nombreuse descendance. La vieille Marmouret ne dit rien ; en silence elle observe ses enfants, petits-enfants et arrière petits enfants, surtout cette rêveuse Marie-Josèphe que Francoeur a si longuement regardée. Ce nom de Francoeur a réveillé dans la mémoire de Marmouret, un vieux, très vieux souvenir, demeuré pourtant tendre et vivace ; celui d'un autre Francoeur qui, au temps de sa jeunesse, est, lui aussi passé par Saint-Viaud avec son cirque ; il s'appelait Alexandre, dit le Briseur de chaînes. Il était comme le Francoeur d'aujourd'hui ardent et séduisant, il avait trouvé Mamouret de son goût ; il le lui avait dit… mais Marmouret, fiancée à un cousin Mouret quelconque, n'avait pas eu le courage de suivre son rêve d'un soir. Elle s'était résignée à sa vie terne et sans joie, gardant au plus profond d'elle-même le souvenir de son Francoeur dont le petit-fils s'arrêtait aujourd'hui à Saint-Viaud pour y saluer sa tombe !Mais Francoeur s'était bien gardé d'avouer à Marmouret, prise d'une soudaine sympathie pour lui, qu'il n'avait fait un détour jusqu'au village que pour se rendre au cimentière ainsi que le lui avait un jour demandé son grand-père.Le soir de son arrivée Francoeur a rencontré Marie-Josèphe, les jeunes gens se sont promenés ensemble ; elle est toute troublée par ce beau garçon habitué à dompter des fauves et qui se révèle si tendre ; mais elle sait bien que demain il reprendra la route avec son cirque, tandis qu'elle demeurera éternellement à Saint-Viaud, liée à ce Guillaume, qui maintenant lui déplait tellement…Mais Marmouret veille. Elle sait bien, la pauvre vieille, que sa nombreuse descendance ne la soigne que comme un objet de curiosité ; elle voit recommencer avec Marie-Josèphe et Francoeur, son roman manqué d'autrefois et elle se promet que celui de son arrière petite-fille ne sera pas une triste histoire sans fin ; elle la donnera à Francoeur qui lui a avoué son amour pour Marie-Jo.La veille de sa fête, Marmouret fait acte d'autorité en allant au cirque applaudir Francoeur ; puis le lendemain qui est le grand jour, une fois la messe dite, les discours prononcés, elle déclare avant le banquet devant toute la famille indignée et stupéfaite qu'elle veut que Marie-Jo épouse Francoeur ! Protestations, refus, menaces, rien ne peut ébranler la volonté de Marmouret ; devant les cris de tous ces Mouret, affolés à la pensée que les biens de Marie-Jo vont passer en des mains étrangères, la vieille femme se dresse toute seule, bien faible et bien forte à la fois :« Vous voulez que Marie-Josèphe épouse son cousin… mais ce Francoeur est son cousin, le grand-père de la petite, mon fils Camille le Marin, était le fils de Francoeur dit Briseur de chaînes ! »Et comme cet argument ne semble pas suffisant pour abattre la jactance des Mouret, la grande mère redouble ses attaques contre son égoïste famille.« Sur cinq garçons que j'ai eu, dit-elle, quatre n'étaient pas de mon mari… si vous ne cédez pas, après le banquet, au dessert, devant le ministre, le préfet, tous les gens du pays, je dirai tout… »Le coup porte cette fois ; les orgueilleux Mouret s'inclinent devant la centenaire ; elle n'a plus qu'dicter sa volonté ; Marie-Jo épousera Francoeur et partira avec lui.Mamouret a gagné ; mais ces efforts ont brisé son vieux cœur ; elle avoue au seul fils qui lui reste qu'elle a inventé cette histoire pour donner l'un à l'autre Francoeur et Marie-Jo ; elle a sacrifié à ce jeune amour sa réputation de femme honnête, sa longue vie de durs labeurs sans joie.Comme récompense, elle voit de sa fenêtre le cirque qui reprend la route ; Marie-Jo est près de Francoeur, ils s'éloignent dans la lumière du matin souriants et graves. « C'est ma vraie fête, murmure Mamouret, moi aussi je suis du voyage… » Et doucement elle meurt dans les bras de son fils qui, lui n'avait pas douté d'elle.Avec Marie-Jo et Francoeur le roman de Mamouret commence enfin.

En savoir plus

Tourné aux Studios Pathé-Cinéma à Joinville-le-Pont. Sortie à l'Ermitage le 23 décembre 1941. Dans la critique du Petit parisien, le 27 décembre 1941, on peut lire : « Mamouret est la doyenne des français. Malgré sa vois cassée et sa taille courbée, elle a conservée toute sa vivacité d'esprit ». L'histoire, qui peint une famille, eut put plaire à Vichy : le problème était que la grand-mère consentait finalement à l'union de l'un de ses petits-enfants avec une trapéziste du cirque de passage après s'être remémorée les frasques de sa jeunesse, la raison pour laquelle la censure interdit que la pièce d'origine, Mamouret, donne son nom au film, au moment où un vieil homme dirigeait le pays.


  • Sortie : 23/12/1941
Date de la publication électronique :04 October 2009
Sources :
  • Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion ; Gérard Watelet, 1940 - 1950 ; Kermabon, Jacques (dir.), Pathé Premier Empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1994 ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Le Film, N° 31, 3 janvier 1942, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Découpage, générique et liste des dialogues du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé