L'Ange de la nuit   –  André Berthomieu  –  1944

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production : France
  • Genre : Drame
  • Durée : 95 min.
  • Production : Adrien et Borderie Rémaugé (SEEPC)
  • Numéro de visa : Visa de censure 172bis (15/02/1946)
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Réalisateur : André Berthomieu
  • Interprètes : Jean-Louis Barrault (Jacques)
    Michèle Alfa (Geneviève)
    Henri Vidal (Bob)
    Gaby Andreu (Simone)
    Claire Jordan (Claudie)
    Alice Tissot (Mme Robinot)...
  • Scénario : André Obey d'après la pièce de Marcel Lasseaux
  • Adaptation : André Obey
  • Dialogues : André Obey
    Marcel Lasseaux
  • Directeur de production : Georges Tabouillot
  • Directeur de la photographie : Jean Bachelet
    Roger Roger
  • Chef opérateur : Raimondo A. (opérateur)
    Henri Janvier (assistant opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Maurice Thiriet
  • Monteur : Jeanne Berton
    Le Bars (aide monteuse)
  • Chef décorateur : Lucien Aguettand
    Raymond Nègre ...
  • Costumier : Jean Desses

Production

  • Pays de production : France
  • Production : Adrien et Borderie Rémaugé (SEEPC)
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Directeur de production : Georges Tabouillot

Fiche artistique

  • Réalisateur : André Berthomieu
  • Scénario : André Obey d'après la pièce de Marcel Lasseaux
  • Adaptation : André Obey
  • Œuvre de référence : d'après la pièce de Marcel Lasseaux ""Famine club""
  • Dialogues : André Obey
    Marcel Lasseaux
  • Scripte : Andrée Feix
    Suzanne Bon
  • Interprètes : Jean-Louis Barrault (Jacques)
    Michèle Alfa (Geneviève)
    Henri Vidal (Bob)
    Gaby Andreu (Simone)
    Claire Jordan (Claudie)
    Alice Tissot (Mme Robinot)
    Lydie Vallois (Janine)
    Gynette Quéro (Hélène)
    Solange Delporte (Odette)
    Anne Iribe (Yvette)
    Mia Delphie (Monique)
    Marie-Thérèse Teng
    Marie Leduc
    Annie Lancel (Suzanne Flon)
    Simone Signoret
    Millette Rorest
    Larquey (Heurteloup)
    Yves Furet (Hugues)
    Manuel Gary
    Albert Morys
    René Fluet
    Georges Patrix
    Jacques Munier
    Roland Fersen
    Charles Texier
    Michèle Berger
    Ringel
    José Quaglio
    JP Granval
    Dynam
    J. Poltz
    L. Hébert
    Roger Vincent
    Paul Derly
    Amery [Ameny ?]
    Vardannes
    Robert Didry
    F. Régnier
    D. Royer
    Aubry
    Henri Delivry
    Henri Niel
    H. Prestat
    Aleka
    G. Godefroy
    Eva de Mady
    G. Stainval
    Aleka
    Dynam
    Renée Grisier de Roque
    Ellen Briand
    Tassel
    Marcel Mouloudji
    Iris Lamy
    Marguerite Pierry
    Georges Aminel
    Joe Davray
    Bernard Lajarrige
    Goltz

Fiche technique

  • Photographie : Jean Bachelet
    Roger Roger
  • Chef opérateur : Raimondo A. (opérateur)
    Henri Janvier (assistant opérateur)
    Chprenglewski (assistant opérateur)
  • Compositeur de la musique : Maurice Thiriet
  • Ingénieur du son : Pierre Calvet
  • Monteur : Jeanne Berton
    Le Bars (aide monteuse)
  • Chef décorateur : Lucien Aguettand
    Raymond Nègre
    Edouard Knecht (tapissier)
    Henri Membré
    Gaston-Clotaire Watkin
  • Costumier : Jean Desses
  • Décors : Quartier latin
    Environs du Panthéon
  • Maquilleur : Marcel Rey
    Gaston Ulysse
    Marcus (maquilleur supplémentaire)
    Dériat (maquilleur supplémentaire)
    Henriet (maquilleur supplémentaire)
    Maguy Adrian (habilleuse)
    Germaine Lebrun (habilleuse)
  • Régisseur : Georges Testard
    Charles Albertos
    Emile Tabouillot
    Louis Germain (régisseur extérieur)
  • Assistant réalisateur : Georges Jaffé
  • Laboratoire : Membré

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Métrage : long métrage
  • Durée : 95 min.

RÉSUMÉ

Au quartier Latin, un groupe d'étudiants a fondé, par esprit de solidarité, un club, « La Vache Enragée), ou chaque membre trouve un appui matériel et un réconfort moral. «La Vache Enragée » est plus qu'un restaurant: c'est un foyer où les déboires, les tristesses et les joies d'une jeunesse ardente sont mis en commun. Pendant la journée, ces futurs avocats, médecins, chirurgiens, chimistes ou ingénieurs poursuivent leurs études, mois, le soir; ils pratiquent tous un métier dont les émoluments alimentent la caisse de «ta Vache Enragée».«La Vache Enragée) fête son premier anniversaire : les membres du club font un « chic » à son fondateur et président, Jacques Martin; le jeune sculpteur, puis au brave père Heurteloup, leur compréhensif propriétaire. Ce soir, le club comptera un adhérent de plus : une jeune fille, Geneviève, que Claudie amène à l'improviste. La nouvelle venue est désemparée, sans ressource set affamée; à l'appel de Claudie, le club lui ouvre sa porte, Bob, le trésorier, lui trouvera un emploi et le brave Heurteloup s'engage à la loger : dans ce milieu accueillant et sympathique, Geneviève retrouve le courage qui la fuyait.Quelques jours plus tard, un de ses nouveaux camarades l'a casée : elle vend des cigarettes dans une boîte de nuit et peut ainsi payer son écot à « La Vache Enragée ».La vie continue ; une sympathie spontanée lie Geneviève à Bob, garçon un peu brusque, mais sensible et bon. Quant à Jacques, le Président, il est parfois distant, absorbé par son art, auquel il se livre avec passion, et par Simone. Simone, belle et frivole, est avide des jouissances que donne le luxe ; elle souffre de la médiocrité où elle vit avec Jacques et elle ne lui ménage pas les éclats de sa mauvaise humeur.Bob et Geneviève viennent de se promettre l'un à l'autre lors que la guerre éclate. Crânement les garçons partent, les filles les attendront.Mais ils ne reviendront pas : l'hiver 1940 écrase le club de sa lourde mélancolie ; on attend le retour de Jacques aveugle, Bob a disparu.Jacques paraît. Il est ému de retrouver l'atmosphère sympathique et chaude du club, mais le dissimule sous son ironie coutumière devenue plus acerbe qu'autre fois ; il souffre atrocement de ne plus pouvoir sculpter. Il a des accès de furieuse colère auxquels succède un découragement immense. L'art et l'amour l'abandonnent puisqu'il n'y voit plus et qu'il a bien fallu lui annoncer que Simone s'est mariée.Geneviève que sa propre douleur rend pitoyable et compréhensive se rapproche de Jacques ; elle lui insuffle du courage, lui redonne un certain goût à la vie, l'encourage à reprendre la sculpture, mais la sensation de son impuissance provoque chez lui une crise de furieux désespoir. C'est alors que Geneviève, dans un élan de tendre piété, s'offre à Jacques comme modèle: les mains de l'aveugle auront la liberté d'explorer le beau visage de Geneviève et de le reproduire dans la cire.Jacques, que la cécité a rendu miraculeusement adroit, recommence à travailler. Une exposition des œuvres du «Sculpteur Aveugle » un succès inespéré, succès qui n'est pas exempt de snobisme. C'est une nouvelle vie que la jeune fille donne à l'artiste en lui rendant le travail possible et, peu à peu, Jacques s'éprend passionnément de Geneviève. Ella aussi s'attache à l'être malheureux qui ne peut plus se passer d'elle et elle lui promet de devenir sa femme, puisque Bob qu'elle aime toujours, n'est jamais revenu. Il revient cependant, libéré d'un camp lointain, après avoir sauvé deux enfants de la noyade et il revient directement vers Geneviève qui, il en est sûr, l'aime et l'attend ... Un drame éclate entre ces deux êtres, car il va falloir que Geneviève choisisse entre Jacques dont elle est devenue l'indispensable lumière et Bob, vers lequel tout son amour la jette. Ce choix est douloureux: Bob apprenant que Jacques lui a ravi Geneviève laisse éclater sa colère et son chagrin, lorsque l'aveugle, qui ne soupçonne pas son retour, pénètre dans la pièce où se trouvent les deux jeunes gens. Stupéfait à la vue de Jacques dont il ignorait la cécité, Bob ne lui révèle pas sa présence; il est ainsi témoin muet d'une scène où se manifeste l'immense amour de l'aveugle, pour Geneviève puis Jacques s'éloigne sans savoir soupçonné le retour de Bob. Après un débat passionné, Bob acquiert la certitude que Geneviève l'aime toujours; pourtant, il s'en ira, ne voulant pas enlever à l'ami malheureux l'ange qui, seul, peut illuminer sa nuit.

En savoir plus

  • Tirage: Laboratoires Pathé-Cinéma
  • Début du tournage le 13 novembre 1942 (Le Film, N°53).
  • Tourné aux Studios de Saint Maurice, Joinville-le-Pont et Place Clichy. (Le Film, N°53)
  • Extérieurs: Quartier Latin.
  • Le générique est établi par les laboratoires André Tadié.
  • Première présentation: 19/01/1944

  • Sortie : 19/01/1944
Date de la publication électronique : 04 octobre 2009
Sources :
  • Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion ; Gérard Watelet, 1940 - 1950 ; Kermabon, Jacques (dir.), Pathé Premier Empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1994; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Le Film, N° 59, 21 août 1942, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Armel De Lorme: Encyclopédie des longs métrages français de fiction 1929-1979 Volume 2