L'Empreinte ou la main rouge   –  Paul Henry Burguet  –  1908

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 2536
  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Paul Henry Burguet
  • Interprètes : Max Dearly
    le mime Séverin
    Henri Etiévant
    Alphonse Dieudonné
    Paul Henry Burguet
    Degeorge Mistinguett...
  • Scénario :D’après la pantomime “Conscience”
  • Directeur de la photographie : Émile Pierre
  • Compositeur de la musique : Fernand Le Borne

Production

  • Production :Le Film d’Art
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Paul Henry Burguet
  • Scénario :D’après la pantomime “Conscience”
  • Interprètes :Max Dearlyle mime Séverin
    Henri EtiévantAlphonse Dieudonné
    Paul Henry BurguetDegeorge Mistinguett
    Stacia Napierkowska

Fiche technique

  • Photographie :Émile Pierre
  • Compositeur de la musique :Fernand Le Borne

Résumé et notes

  • Métrage : 470 m ; 1541.6 f.
  • Code télégraphique : Flot

RÉSUMÉ

Ce drame puissant est joué par Mr Séverin le grand mime en compagnie d’une troupe de remarquables artistes et conte une histoire très intéressante sur les dessous de la vie parisienne. La première scène nous emmène dans un mauvais lieu où un meurtre, ayant le vol pour mobile, vient d’être commis par un homme à l’aspect respectable qui, pour détourner les soupçons enduit de sang les mains d’un voyou endormi et lui met dans les poches quelque argent avant de s’enfuir rapidement. Dès la découverte du meurtre, la foule se rue dans la pièce et tout de suite accuse le malheureux apache car c’est avec son couteau que le meurtre a été commis. Mais après que la police ait emmené l’infortuné garçon, Pierrot, un de ses amis qui ne croit pas à la culpabilité de son copain, s’assoit en réfléchissant profondément Se retournant soudain, il aperçoit sur le sol un mouchoir taché de sang et aussi une carte de visite que le meurtrier a laissé tomber dans sa fuite précipitée. Pierrot va à l’adresse indiquée qui est celle d’un homme riche et estimé de tous, mais qui a une double vie. Pierrot l’accuse. L’homme nie mais lorsqu’il est confronté avec les pièces à conviction, il avoue et offre à son accusateur de l’argent pour qu’il garde le se­cret. Pierrot accepte et avec cette grosse somme d’argent, il se met à fréquenter tous les lieux mal famés de la capi­tale et à dépenser sans compter. Cependant, sa conscience ne le laisse pas en paix qui l’accuse d’abandonner son ami alors qu’il sait la vérité. Une nuit, dans la fumée de l’ivresse, il voit son copain aller à la guillotine pour ce crime qu’il n’a pas commis. C’en est trop pour lui. Il va voir le chef de la police et confesse tout avec les preuves en main. Le criminel est arrêté mais il nie avec une farouche détermination. On le mène sur le lieu du crime et, malgré un interrogatoire très dur, il continue de nier. Il avoue seulement après avoir été confronté aux preuves.

TABLEAUX:

  1. -Pauvre Pierrot.
  2. – Le Caveau des Innocents.
  3. – La Tournée des Grands Ducs.
  4. – La Marlotte.
  5. – L’assassinat. Une heure après,
  6. – Découverte du crime.
  7. – Le chantage.
  8. – L’Abbaye de Thélème.
  9. – Cauchemar de Pierrot.
  10. – La Confrontation.
  11. – La Reconstitution du Crime.

En savoir plus

Compte rendu  : M.P.W., 30.1.1909

Sorties  : Salle Charras, Paris, 17.11.1908

La longueur du film présenté aux États-Unis était de 1160 pieds soit 120 mètres de moins environ que l’édi­tion française. Le 27 novembre 1908, The Bioscope rendait compte d’une séance exceptionnelle donnée au cinéma Alhambra à Londres  :

PATHE FRERE'S GREAT PICTURES:

There is a distinct reality and characterisation in the rep­resentation of cinematograph art films by Messrs.Pathé Frères reproducing performances by the leading artists of the Comédie Française, Odéon and other Paris the­atres, given at the Alhambra the other day. The large au­dience were appreciative always and often enthusiastic. There were three plays. The Red Hand, a morbid drama, exhibiting Paris in its night aspect, was at times so vivid that one forgot the absence of the human voice in wit­nessing the recklessness, sordid gaiety and violence that passed in a rapid succession of tableaux. Alphonse Daudet’s love-drama, The Arlésienne, was a more agree­able feature and a distinct success - a story of earnest human passion in peasant life spoiled by duplicity. There was no delay in production of the films, the scenes fol­lowing each other so quickly that the interest of a critical audience was not only maintained but deepened. The ru­ral scenery forming the background is singularly beauti­ful, and the warm glow of summer light upon it took M. Mould’s guest in fancy to a fairyland of sunshine. The Assassination of the Duke of Guise was what the French call the reconstruction of that great historical crime. Here again the narrative was both artistically compressed and vivid, and the mind, filled with sympathy for the Duke and his wife, (sic) and indignation at the King and his assassins, made for itself an ample stage and a company of powerful actors. The scenes throughout are well chosen, and are skilfully knitted together.

La liste des 11 tableaux nous est fournie par l’affiche signée A. Barrère

Sources S. Dalton : Catalogue Pathé Des Années 1896 À 1914 (1907-1909), by Henri Bousquet |p 138

Date de la publication électronique :13 octobre 2008
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004