Marie-Jeanne ou la femme du peuple  –  Georges Denola  –  1914

Fiche générale

Affiche
  • Numéro de film : 6493
  • Genre : Scène dramatique
  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères
  • Réalisateur :Georges Denola
  • Interprètes : Jean Jacquinet (Bertrand)
    Dharsay (Dr Appiani)
    ÉmileMilo (Rémy)
    Raoul Praxy
    Georges Tréville
    Sylvie (Marie-Jeanne)...
  • Scénario :Georges Denola d’après le drame de Adolphe d’Ennery et Julien de Mallian (1845)

Production

  • Production :Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (SCAGL)
  • Édition : Pathé frères

Fiche artistique

  • Réalisateur :Georges Denola
  • Scénario :Georges Denola d’après le drame de Adolphe d’Ennery et Julien de Mallian (1845)
  • Interprètes :Jean Jacquinet (Bertrand)
    Dharsay (Dr Appiani)
    ÉmileMilo (Rémy)
    Raoul Praxy
    Georges Tréville
    Sylvie (Marie-Jeanne)
    Suzanne Delvé (Sophie de Bussières)

Fiche technique

Résumé et notes

  • Genre : Scène dramatique
  • Métrage : (1460 m)
  • Code télégraphique : Stoïcisme

RÉSUMÉ

Ce drame commence par où les vaudevilles finissent ordinairement, c’est-à-dire par un mariage. Il y en a même deux qui se célèbrent dans la même journée : celui d’une couturière et d’un charpentier, de Marie-Jeanne et de Bertrand, mariage d’inclination; le second, celui d’une jeune fille de grande famille et deM. Jules de Bussières, mariage d’argent. Le bonheur, Sophie d’Aiglemont l’aurait sans doute trouvé auprès du jeune secrétaire de son père, Théobald qui l’aime secrètement. Mais les convenances s’opposent à une telle union et Théobald, désespéré, part en Afrique. Avant de se mettre en ménage, jour par jour, la digne ouvrière est parvenue à réaliser 1500 francs, une fortune, un trésor qu’elle croit inépuisable. Ainsi, qu’importe que Bertrand soit un peu bambocheur, qu’il néglige parfois l’ouvrage pour le plaisir? ne seront-ils pas toujours assez riches? D’ailleurs, Bertrand se corrigera; il l’a promis. Hélas, promesse d’ivrogne.Au bout d’un an, les 1500 francs sont dévorés. Marie-Jeanne est réduite à la misère la plus affreuse; en vain, elle emploie à travailler les jours et les nuits que son mari passe au cabaret, les dettes s’accumulent; le boulanger lui refuse crédit, le propriétaire lui donne congé. Chose cruelle, surtout: Marie-Jeanne est mère, elle adore son enfant, et il lui faut s’en séparer parce que les jeûnes l’ont épuisée et qu’elle ne peut plus le nourrir de son lait. Pour payer d’avance les premiers mois de nourrice, elle a mis de côté, à l’insu de Bertrand, une trentaine de francs. eh bien, ces trente francs, Bertrand les trouve un jour; il les vole et il va les boire. Accablée par ce dernier coup, et n’ayant plus d’espoir que dans la charité publique, Marie-Jeanne prend son fils en pleurant, le cache sous ses haillons et va le porter à l’Hospice des Enfants assistés. Elle s’évanouit à la sortie, et deux ivrognes la trouvent à la sortie : c’est Rémy et Bertrand; ce dernier reconnaît sa femme, il apprend combien il est coupable et implore son pardon. Voilà où Marie-Jeanne est arrivée après un an de mariage. Qu’est devenue Mme de Bussières? Elle a été plus heureuse; elle a perdu son mari qu’elle n’aimait pas et conserve un fils chéri que les médecins avaient condamnés. Le sauveur de l’enfant est un certain Appiani, soi-disant docteur de la faculté de Bologne. Il a demandé pour prix de cette guérison la main de la jeune veuve qui, en bonne mère, n’a pas cru devoir refuser. Le mariage ne peut tarder à se conclure, car Appiani, qui était allé soigner l’enfant chez sa nourrice, vient de le rapporter à Paris, sinon très bien portant, du moins hors de tout danger. Sur ces entrefaites, Mme de Bussières se souvient de Marie-Jeanne et la fait appeler. La grande dame s’émeut au récit Des malheurs de la femme du peuple, et lui donne la somme nécessaire pour le rachat de son enfant. Transportée de joie, Marie-Jeanne court à l’hospice de la rue d’Enfer; mais bientôt, elle revient, éperdue, criant, sanglotant : on lui a volé son fils! Le jourmême où elle l’a déposé, comme on envoyait l’enfant en nourrice à la campagne, un homme l’a enlevé en wagon, dans les bras d’une servante chloroformée. Mme de Bussières cherche à la consoler, à lui redonner quelque espoir : “Vous le retrouverez, lui dit-elle, il y a un Dieu pour les mères! Le cielm’a rendumon enfant que je ne croyais plus revoir” Elle lui montre l’innocente créature dans les bras de sa nourrice. Marie-Jeanne s’en approche : “Ah! c’est lui, mon André! c’est lui! s’écrie la pauvre femme. - Lui! votre fils? - Oui, le voilà, je le reconnais! - Cette femme est folle” dit froidementAppiani, qui est présent à la scène; puis, appelant les domestiques et leur montrant Marie-Jeanne, il leur ordonne de la conduire dans une maison d’aliénés.Lamalheureuse y est retenue depuis quelque temps déjà, sans avoir pu faire comprendre qu’elle n’est pas folle et ne sachant plus elle-même si elle possède bien toute sa raison, lorsqu’un jour, Bertrand, résolu à racheter ses torts passés, se présente à elle sous l’aspect d’un jardinier et lui fait signe de garder le silence. Il a découvert en effet, avec le concours de Théobald revenu sur ces entrefaites, que la jeune de Bussières est morte chez sa nourrice, entre les bras du docteur Appiani et il apporte pour preuve l’acte de décès de l’enfant. Il en lève Marie-Jeanne et tous deux, avec Rémy et Théobald, arrivent à l’hôtel de Bussières le matin même du mariage du docteur Appiani et de Mme de Bussières. Le prétendu docteur italien est démasqué et on apprend qu’il n’est autre qu’un échappé des galères de Naples. Sophie de Bussières quant à elle épousera Théobald.

En savoir plus

Annoncé dans Ciné-Journal n°293, 4.4.1914

Sujet dans le Bulletin Pathé n°10

Sortie : Omnia Pathé, Paris, 17 au 23.4.1914

Date de la publication électronique :09 novembre 2009
Sources :
  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004