Poker d'as  –  Henri Desfontaines  –  1928

Fiche générale

  • Pays de production : France
  • Genre : Drame en huit chapitres
  • Production : Société des Cinéromans
  • Distribution : Pathé Consortim Cinéma
  • Réalisateur : Henri Desfontaines
  • Interprètes : Jeanne Brindeau René Navarre
    Simone Mareuil Jean Peyrière
    Albert Mayer Pierre de Canolle
    Genica Missirio Georges Paulais ...
  • Adaptation : d'après le Cinéroman d'Arthur Bernède publié par le "Petit Parisien"
  • Compositeur de la musique : Georges Paulais

Production

  • Pays de production : France
  • Production : Société des Cinéromans
  • Distribution : Pathé Consortim Cinéma

Fiche artistique

  • Réalisateur : Henri Desfontaines
  • Adaptation : d'après le Cinéroman d'Arthur Bernède publié par le "Petit Parisien"
  • Interprètes : Jeanne Brindeau René Navarre
    Simone Mareuil Jean Peyrière
    Albert Mayer Pierre de Canolle
    Genica Missirio Georges Paulais
    Suzanne Delmas Ernest Maupain

Fiche technique

  • Directeur artistique : Louis Nalpas
  • Compositeur de la musique : Georges Paulais
  • Son : muet

Résumé et notes

  • Genre : Drame en huit chapitres

RÉSUMÉ

Le compte Hibert de Rhuys, écrivain de grand talent, vient d'être reçu à l'académie française. Â l'issue de cette cérémonie, il regagne son domicile en compagnie de sa mère et de sa fille Huguette. Celle-ci semble triste: depuis quelques semaines son fiancé, Hervé de Kergrois, se détache d'elle. Elle va pleure dans sa chambre. Demeurés seuls, Hubert de Rhuys et sa mère entament aussitôt une mystérieuse conversation. La vieille dame paraît fort émue. - Saurait-il? murmure-t-elle en songeant à Hervé. - C'est impossible, mère. - Et pourtant, je l'ai vu. Redevenus soudain silencieux, ils semblent évoquer de redoutables souvenirs. Quelques heures plus tard, ils reçoivent la visite d'Hervé, mais le jeune homme évite sa fiancé et demande au compte un entretien. - J'ai une confession à vous faire, lui dit-il; j'aime votre fille, mais je ne puis rompre, par pitié, m'interdit tout espoir; si j'abandonnais ma maîtresse, elle se tuerait. Â la même heure, sur la Butte Montmartre, trois clients attabl"s à l'Infernal Bar sont plongés dans une âpre discussion. Deux d'entre eux, Soréno et Ariadès, somment leur camarade de tenir on ne sait quelle promesse. - Et cette fameuse affaire, Poker d'As? L'homme hésite puis brusquement: - Demain soir, je tiendrais parole. Le lendemain, Mme de Rhuys obtient de Simone Servat le sacrifice de son amour, et Mme de Rhuys apaisée regagne son hôtel. Elle rencontre son fils dans le hall. - Hubert, vous sortez à cette heure? L'homme se retourne. C'est Poker d'As. - Vous ne m'attendiez plus, dit-il. Hubert entre au même instant. Les deux hommes sont face à face. Poker d'As, un bandit, n'était autre que Jean de Rhuys, frère jumeau de l'académicien. Compromis autrefois dans une vilaine affaire, sous le nom de Jean Servat, il avait dû quitter la France, et, après de nombreux méfaits, il revenait demander de l'argent, menaçant de faire un scandale en dévoilant à tous son identité véritable. - L'argent ou le nom! Choissez, dit-il à son frère. Une lutte acharnée s'engage. Poker d'As vient de donner de la tête contre un angle de la cheminée; il s'est brisé le crane. Atterrés, Hubert de Rhuys et sa mère contemplent le cadavre. Le scandale est inévitable. Mais Hubert a une idée soudaine; il revêt le mort de ces habits et quitte l'hôtel. Aux yeux du monde, il sera la victime, et lui-même, dans la peau de" Poker d'As, mènera désormais, une honnête existence. Il s'éloigne dans la nuit, songeant à sa fille Huguette, dont il imagine le chagrin. Il arrive ainsi sur le bords de la Seine, aperçoit une ombre qui monte sur le parapet, et se précipite pour sauver le désespérée. C'est Simone Servat, qui, après avoir rendu sa liberté à hervé de Kergroix, venait chercher dans la mort l'oubli de son profond chagrin. En voyant Hubert, la jeune fille s'écrie: - Poker d'As! Mon père! Le compte n'ose pas la détromper, et, après lui avoir promis qu'ils vivront désormais ensemble, il l'entraîne. Quelques jours plus tard, ils s'installaient provisoirement dans une petite maison de la banlieue. Cependant, prévenue du meurtre, la police enquêtait à l'hôtel de Rhuys. De leur côté, Soréno et Ariadès, les deux acolytes de Poker d'As, persuadé que celui-ci &tait l'auteur du meurtre d'Hubert de Rhuys - alors qu'il en était la victime - recherchaient leur complice à travers Paris. Il nous fuit, pensaient-ils, pour éviter le partage. Les deux bandits finirent par retrouver Hubert de Rhuys , qui vivait avec Simone Servat dans une petite maison de la rue Saint-Jacques, achetée sous un faux nom. Un soir, ils tentèrent de tuer celui qu'ils croyaient leur complice, mais ne réussirent qu'à lui faire une légère blessure. Simone s'évanouit de frayeur, et Maxime Brière, un docteur voisin, accourut lui prodiguer ses soins. Soréno et Ariadès, leur coup fait, s'étaient échappés en auto. Poursuivis par la police, ils allèrent se jeter contre un mur et furent capturés. L'un d'eux avait été tué sur le coup, l'autre était dans le coma. Le policier chargé de l'enquête, surpris de l'attitude singulière du blessé, insiste pour le confronter avec le bandit. - Je ne le connais pas, répond Hubert de Rhuys; mais le mourant, un instant ranime après son départ, s'écrie dans son délire: C'est lui, c'est Poker d'As, l'assassin de son frère! Cette parole éveille l'attention du policier, qui décide d'aller interroger le compte. Il s'empresse vers la rue Saint-Jacques, mais Hubert de Rhuys, prévoyant le danger, fuit en compagnie de Simone, par les catacombes qui communiquent avec les caves de sa maison. Il va demander asile au supérieur d'un couvent de Bretagne. Là, dans le silence et la solitude, il espère enfin trouver le repos. Mais, pour sauver Hervé de Kergroix arrêté, le compte de Rhuys revient, tombe entre les mains de la police et passe devant la cour d'assises. Sa mère le sauve en disant la vérité, son long martyre. Le compte de Rhuys est acquitté, et il y eut un double mariage, celui d'Huguette et d'Hervé, et celui du docteur avec Simone Servat. (Sujet dans Ciné-Miroir N° 150, 17 février 1928).

En savoir plus

Il ne nous a été présenté de ce cinéroman qu'une faible partie qui ne nous permet pas d'en juger l'action. Nous avons pu cependant apprécier une belle photographie et de jolis décors.René Navarre interprète un double rôle, ce qui permet à Desfontaines de réaliser plusieurs doubles expositions très réussies. Simone Mareuil est charmante, Suzanne Delmas très émouvante, avec beaucoup de semplicité. Georges Paulais fait une curieuse composition, Genica Missirio, Mme Jreanne Brindeau, Albert Mayer, Jean Payrière, Ernest Maupain complètent heureusement la distribution.

Présentation corporative : Présentation corporative à l'Empire - 41, Avenue de Wagram - le 18 janvier 1928 à 14h30.
Date de la publication électronique : 10 mars 2010
Sources :
  • Cinéa-Ciné, Revue de l'Art Cinématographique, Année 1928.
- Cinémagazine N° 4, 27 janvier 1928.
- Ciné-Miroir N° 150, 17/02/1928).