La Maison du Maltais  –  Henri Fescourt  –  1929

Fiche générale

Affiche
  • Production :Société des Cinéromans - Films de France
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma
  • Réalisateur :Henri Fescourt
  • Interprètes : Tina Meller
    Jane Marnier
    Silvio de Pedrelli
    Nicolle Vonelly
    Ventura Ibanez
    Franceschi...
  • Adaptation :d'après le roman exotique de Jean Vignaud

Production

  • Production :Société des Cinéromans - Films de France
  • Distribution : Pathé Consortium Cinéma

Fiche artistique

  • Réalisateur :Henri Fescourt
  • Adaptation :d'après le roman exotique de Jean Vignaud
  • Interprètes :Tina Meller Jane Marnier
    Silvio de Pedrelli Nicolle Vonelly
    Ventura Ibanez Franceschi
    Lydia Zarena

Fiche technique

Résumé et notes

RÉSUMÉ

Un jeune Tunisien épris d'une danseuse indigène vole son père, ancien pêcheur de perles, pour satisfaire aux caprices de celle qu'il aime. Mais celle-ci, le larcin accompli, s'enfuit à Paris avec un étranger. L'amoureux, devenu riche après avoir vendu les perles restantes, ce qui le permit de négocier des affiares fructueuses, vient à Paris pour se venger de la rencontre. (Sujet dans Cinémagazine N° 3, 18/01/1929).

En savoir plus

Note 1: Jolies vues de la Tunisie aux moeurs pittoresques, belle réalisation autant que très bonne interprétation par Tina Meller et Silvio de Pedrelli. (Dans Cinémagazine N° 3, 18/01/1929).

Note 2: Pour quelles raisons j'ai choisi la Maison du Maltais, que vient d'éditer la Société des Cinéromans-Films de France? Mais parce que le roman de Jean Vignaud m'a paru présenter une très bonne matière cinématographique. On n'ignore pas les connaissances profondes qu'a de notre art Jean Vignaud, est aisé se se rendre compte, à la lecture, de tout ce que le romancier doit au cinématographiste. Pour que un roman se prête à l'adaptation à l'écran, il lui faut non seulement une action extérieure très marquée, un développement psychologique, mais aussi un cadre particulier. La Maison du Maltais présentait toutes ces qualités. L'action y est très serrée, dramatique, pleine de pittoresque et de rebondissement. Le lecteur, comme les spectateur, sont sans cesse enchaînés à son développement et ils ne se libèrent de son emprise qu'avec la fin. Le découpage a été fait par l'auteur et par moi-même, et nous nous sommes constamment trouvés en parfait accord. Le cinéma avant tout c'est là son sens propre, "visualise", tout doit donc être fait dans le but de cette visualisation, et rien de ce qui l'améliore ne peut être négligé. Le roman; d'ailleurs, possède cette qualité d'une façon remarquable. C'est l'histoire d'un maltais du port de Sfax, qui, soudainement, sous la révélation brutale de l'amour, est complètement transformé. Pour donner à la femme qu'il aime tout ce qu'elle peut désirer, l'indolent devient un travailleur acharné. Le jour où la femme disparaît, sans qu'il sache ce qu'elle devient, cette transformation il la fera servir à l'assouvissement de sa vengeance. Pour retrouver la femme qu'il aime, Matteo devient un des plus grands marchands de perles de Paris. C'est pour réaliser la première partie et la fin de ce scénario que j'ai dû me rendre à Sfax. L'accueil que nous avons reçu là-bas dépasse tout ce que vous pouvez imaginer, et même, dans ce pays lointain, le cinéma possède des amis ardents et chaleureux, qui ne demandent qu'à le servir et le répandre. Les autorités françaises et tunisiennes nous ont accordé leur plus large concours et, grâce à elles, bien des difficultés ont été levées de notre route et sur place nous avons rencontré des collaborations très précieuses. Au point de vue cinématographique, e pays offre, d'ailleurs, des ressources inépuisables. Nous ne les soupçonnons pas et combien différentes suivant les régions! En chemin de fer ou en auto, nous avons parcouru la plus grande partie de la Tunisie. Je ne me souviens pas être passé indifférent en un point quelconque. Partout l'oeil et l'esprit sont sollicités par des paysages typiques, pittoresques, que l'on voudrait enregister. Lorsque je me suis trouvé à Sfax et dans sa région, je n'ai été gêné que par l'embarras du choix. Mais je me suis efforcé de mantenir ce choix dans le cadre décrit par l'auteur et qu'il connaît si bien. La Maison du Maltais? je n'ai pas eu de peine à la découvrir, et son aspect curieux et inquiétant à la fois m'a séduit en arrivant. Les quartiers de Sfax dont parle le romancier, mais si je les ai retrouvés sans guide, et je me suis efforcé de traduire par l'image animée leur caractère si personnel, toute leur atmosphère et leur vie. Quant au port, ce fut pour nous toute une révélation. Certes, nous avons tous dans le champ de notre souvenir des impressions diverses de ports: ports bretons, si différents des ports méditerranéens ao de ceux de la côte africaine, mais jamais je n'ai subi l'impression qui m'assaillit, lorsqu'un matin, sous un soleilo éclatant et écrasant, je me trouvais devant cette chose nouvelle pour moi qu'est le port de Sfax. Quelle magie de lumère et de^pittoresque! C'était bien là que devait vivre mon Matteo, il était bien le fils de ce milieu disparate, carrefour du monde oriental et occidental où se rencontrent, en un mélange indescriptible, les races les plus diverses. Il ne restait plus qu'à travailler activement, ce que nous fîmes, grâce à l'appui des autorités at aussi grâce à une nombreuse figuration indigène que je recrutais chaque matin. (Pourquoi et comment j'ai réalisé La Maison du Maltais, dans Ciné-Miroir N° 160 du 27 avril 1928.)

Autre version de La Maison du Maltais celle tournée par Pierre Chenal en 1938.


  • Sortie : 18/01/1928
Date de la publication électronique :22 March 2010
Sources :
  • Cinémagazine N° 3, 18/01/1929.
- Cinéa-Ciné pour tous, 15/02/1929.
- Ciné-Miroir N° 160, 27/04/1928.