Paris-Girls  –  Henry Roussell  –  1929

Fiche générale

  • Production :Société des Cinéromans - Films de France
  • Distribution : Paris-Cinéma
  • Réalisateur :Henry Roussell
  • Interprètes : Suzy Vernon
    Jeanne Marie-Laurent Danièle Parola
    Esther Kiss Jeanne Brindeau
    De CastilloFernand Fabre ...
  • Scénario :Henry Roussell

Production

  • Production :Société des Cinéromans - Films de France
  • Distribution : Paris-Cinéma

Fiche artistique

  • Réalisateur :Henry Roussell
  • Scénario :Henry Roussell
  • Interprètes :Suzy Vernon
    Jeanne Marie-Laurent Danièle Parola
    Esther Kiss Jeanne Brindeau
    De CastilloFernand Fabre
    Cyril de Ramsay Norman Selby
    ValbretRaymond Narlay

Fiche technique

Résumé et notes

RÉSUMÉ

Mai 1914. Dans son hôtel du faubourg Saint-Germain, l'ancienne cantatrice Violetta fête son soixante-dixième anniversaire, ses enfants: le baron et la baronne de Ryons, ses petits-enfants: Gisèle et Robert, une nièce: Marguerite Rodriguez, l'entourent pour recevoir sa vieille amie l'impératrice Eugénie, qui vient lui apporter ses voeux. Pendant la réception, la jeune Marguerite emmène ses amis dans la salle de billard et danse devant eux un cancan échevelé. Mais, voici que l'impératrice et les invités, visitant l'hôtel, surprennent cette chorégraphie! Scandale! Quelques instants plus tard, la baronne de Ryons découvre, dans le parc, Marguerite et son fils! Nouveau scandale! Et Marguerite s'enfuit du trop aristocratique hôtel... 1928. L'Île-de-France amène en France les "Paris Girls", dont le "captain" Peggy n'est autre que Marguerite Rodriguez. Elle a beaucoup de succès, ce qui rend fort jalouse une des girls, la blonde Edith . Robert de Ryons, qui est à bord, retrouve sa cousine... Flirt, passionnette, qui deviendra passion à Paris et finira par un mariage. Et voici Peggy mariée, revenue dans le vieil hôtel du faubourg Saint-Germain. Gisele, mariée, elle, à Jacques de Montclard, a complètement transformé le lieu. Le modernisme y sévit: on y danse le charleston et on y boit des cocktails. Un jeune Américain, Billy Wood, flirte avec Gisèle et Edith complote de prendre le mari de Gisèle, d'aller à bord d'un yacht où toute la famille est installée et de s'y montrer audacieux... Après maints coups de théâtre et imbroglios, au cours desquels Billy, pris pour un voleur, est blessée et que Peggy a fait croire à son mari que ce même Billy était son amant, tout s'arrangera fort à propos et ma méchante Edith sera châtiée comme le méritait sa traîtrise...

En savoir plus

Henry-Roussell nous a donné Paris Girl une suite de Violette Impériales, où nous avons retrouvé Violetta et l'impératrice Eugénie, bien vieillies certes, puisque l'action du film commence en 1914! Ce rappel d'un souvenir donne au début de Paris Girl un charme vieillot dont l'émotion n'est pas bannie. ...

Paris Girls est un excellent film dont l'action, bien menée, captive. Henry-Roussell, qui, avant d'être metteur es scène, fut un de nos plus brillants acteurs de théâtre, a un sur métier qui lui permet d'user de toutes les "ficelles" avec une élégante désinvolture. Le scénario dont il est l'auteur aurait pu être une comédie larmoyante - comme on disait au XVIIIe siècle - mais Henry-Roussell l'a mise au goût du jour avec un rare bonheur. L'interprétation est excellente. Suzy Vernon, dont on sait le talent, incarne parfaitement la "captain" Peggy, Danièle Parola, généreusement blonde, Jeanne Brindeau, Mme de Castillo, Cyril de Ramsay, Norman Selby, Valbret et Raymond Narlay animent avec naturel les marionnettes d'Henry-Roussell. Mais il est juste de signaler la magnifique création de Jeanne Marie-Laurent, qui a campé une marquise de Saint-Affremont, ancienne cantatrice, tout à fait remarquable. Fernand Fabre a joué avec distinction et sincérité le rôle de Jacques de Montclard. Enfin, Esther Kiss, blonde Edith, s'est définitivement révélée comme une interprète de talent qui sait être "vamp" tout en demeurant infiniment touchante. (Jean Marguet dans Cinémagazine N° 23, 7 juin 1929).

Ayant parfois montré quelque sévérité pour les films des Ciéromans, qui ne nous le pardonnent pas, nous sommes, aujourd'hui, mieux à notre aise pour signaler - et avec quel plaisir - la complète réussite de leurs dernières productions. Non pas que Paris-Girls soit un pur chef-d'oeuvre. Il n'en a pas l'audacieuse prétention. Mais ce qu'il nous plaît de remarquer plus particulièrement dans le film d'Henry Roussell, c'est qu'il profite intelligemment des méthodes les plus nouvelles. Henry Roussell a réussi à composer, sur une histoire très simple quant au fond, mais captivante, un film plaisant, aux interprètes sympathiques, à la photographie douce et lumineuse, aux détails finement observés. Atouts qui, à des très rares exceptions près, semblaient être éternellement l'apanage des réalisateurs d'outre-Atlantique. Henry Roussell fut, il y a quelques années, un de nos plus brillants artistes de théâtre. Cela lui permet d'utiliser de toutes les "ficelles" du métier avec une sûre maîtrise. C'est ainsi que Paris-Girls nous apparaît comme une suite à Violettes impériales. ... Nous avons dit plus haut d'Henry Roussell était avant tout un homme de théâtre. Comme Jacques Feyder; il apporte tous ses soins à l'interprétation. Jamais Suzy Vernon ne fut mieux employée. Elle demeure l'une des meilleures - sinon la meilleure - de nos jeunes premières. Danièle Parola est exquisement blonde et Esther Kiss une "vamp" sans convention. Il nous faut signaler également la création de Jeanne Marie-Laurent, émouvante en marquise de Saint-Affremond, l'ex-cantatrice Violetta, et de Mme de Castillo, qu'on aimerait voir plus souvent sur les écrans français. La distribution masculine ne lui est pas inférieure. Fernand Fabre, Cyril de Ramsay, Valbret et Raymond Narlay animent avec naturel les pantins qu'imagina Henry Roussell. Enfin un débutant, Norman Selby, est un jeune premier à qui les plus beaux espoirs sont permis. Paris-Girls? Un exemple que non metteurs en scène se devraient de suivre. (Dans Cinémagazine N° 34, 23/08/1929).

  • Sortie : 01/11/1929
Date de la publication électronique :23 March 2010
Sources :
  • Cinémagazine N° 23, 07/06/1929.
  • Cinémagazine N° 34, 23/08/1929.
  • Cinéa Pour Tous, 1 septembre 1929.