Fille du diable  –  Henri Decoin  –  1946

Fiche générale

Affiche
  • Titre original : Fille du Diable
  • Titre de travail : La Vie d'un autre
  • Pays de production :France
  • Genre : Drame
  • Durée : 105 mn
  • Production :Société Nouvelle Pathé Cinéma (SNPC)
    Safia
  • Distribution : Warner Bros
    Pathé Consortium Cinéma
  • Réalisateur :Henri Decoin
  • Interprètes : Pierre Fresnay (Saget)
    Fernand Ledoux (Le Docteur)
    Andrée Clement (Isabelle)
    Thérèse Dorny (Tante Hortense)
    Albert Remy (Clément)
    Serge Andreguy (N'a-qu'un-sou)...
  • Scénario :Alex Joffe
    Jean Lévitte
  • Adaptation :Marc-Gilbert Sauvageon
    Alex Joffé
  • Dialogues :Marc-Gilbert Sauvageon
  • Directeur de production :Jean Gehret
  • Chef opérateur : Armand Thirard
  • Compositeur de la musique : Henri Dutilleux
  • Monteur : Charles Bretoneiche (image)
  • Chef décorateur : Raymond Nègre

Production

  • Titre original : Fille du Diable
  • Titre de travail : La Vie d'un autre
  • Pays de production :France
  • Production :Société Nouvelle Pathé Cinéma (SNPC)
    Safia
  • Distribution : Warner Bros
    Pathé Consortium Cinéma
  • Directeur de production :Jean Gehret

Fiche artistique

  • Réalisateur :Henri Decoin
  • Scénario :Alex Joffe
    Jean Lévitte
  • Adaptation :Marc-Gilbert Sauvageon
    Alex Joffé
  • Dialogues :Marc-Gilbert Sauvageon
  • Interprètes :Pierre Fresnay (Saget)
    Fernand Ledoux (Le Docteur)
    Andrée Clement (Isabelle)
    Thérèse Dorny (Tante Hortense)
    Albert Remy (Clément)
    Serge Andreguy (N'a-qu'un-sou)
    Albert Glado (Le Tétard)
    Patrice François (Georges)
    Félix Claude (Saint-Jean)
    Robert Seller (Le Maire)
    Pierre Juvenet (Le Curé)
    Paul Frankeur (Le Cafetier)
    André Wasley (Le Garde-chasse)
    Amato (Le Brigadier)
    Henry Charrett (Ludovic Mercier)
    Huguette Charpenay (Mlle de Perthus)
    Lucy Lancy (l'infirmière)
    Mike Charpenay
    Germaine Stainval
    Paul Barge
    Jacques Salle

Fiche technique

  • Chef opérateur :Armand Thirard
  • Compositeur de la musique :Henri Dutilleux
  • Ingénieur du son :Carrouet
  • Monteur :Charles Bretoneiche (image)
  • Chef décorateur :Raymond Nègre

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Durée : 105 mn

RÉSUMÉ

Saget, adroit et redoutable bandit, vient de piller une grande banque ; traqué par la police, il s'enfuit par les toits, non sans avoir reçu plusieurs blessures dont une à l'épaule gauche. Recueilli sur une route de banlieue par un automobiliste ivre, Saget roule vers une destination inconnue ; l'ivrogne, croyant le bandit encore plus ivre que lui, lui fait entre deux hoquets, ses confidences: Il se nomme Ludovic Mercier et revient d'Amérique après une absence de trente ans ; maintenant qu'il est millionnaire, il va leur montrer, aux gens de son patelin, de Chatenay-la-Rivière, si "l'idiot", comme l'appelait sa tante Hortense, s'est bien "dé...brouillé". Epuisé et silencieux, Saget regarde alternativement la route où zigzague dangereusement la voiture, et le visage hilare de son singulier compagnon. L'auto dévore des kilomètres ; peu avant d'atteindre Chatenay, elle dérape des quatre roues, heurte un arbre et s'écrase contre l'arche d'un petit pont qui enjambe une rivière étroite. Saget émerge, vivant, des débris de la voiture: Ludovic est tué. Saget prend ses papiers d'identité, son portefeuille, jette son corps dans la rivière et, épuisé, s'évanouit. Il est recueilli et soigné par le Docteur de Chatenay dans la petite clinique du pays. Le Docteur, singulier personnage de 75 ans, identifie rapidement Saget ; mais il garde sa découverte exclusivement pour lui, et aide même le bandit à endosser convenablement la personnalité de Ludovic Mercier ; négligemment, le Docteur réveille les "souvenirs" de Ludovic, alias Saget qui après une absence de trente années pourrait ne pas reconnaître sa tante Hortense ou son vieux maître d'école, ou Michel le fermier... Saget écoute et enregistre, inquiet malgré tout de l'incroyable bonasserie du vieux docteur ; inquiétude assez vague d'ailleurs qui se transformerait en angoisse si le bandit savait que le docteur conserve soigneusement une balle de revolver de 7 m/m 5, calibre habituellement employé par la police, qu'il a extraite de l'épaule de Saget, fait étrange, puisque Saget alias Ludovic a été blessé dans un accident de voiture. Naturellement, la tante Hortense reconnaît son neveu, l'accable de gentillesse, et voilà Saget installé chez la vieille fille qui tient un magasin d'articles pour la pêche. Des gens du pays accueillent Saget à bras ouverts ; ils sont heureux et flattés de voir revenir d'Amérique un des leurs, ayant fait fortune. Mais un ramassis de jeune voyous demeure farouchement, hostile à Saget. Ces petites gouapes, dont l'aîné à 15 ans et le dernier 10 ans ont pour chef de bande une fille, Isabelle, atteinte de tuberculose, aigrie, haineuse, arrogante ; instinctivement, elle s'est dressée contre le nouveau venu, "l'homme riche" et elle déchaîne les voyous contre lui. Refusant les soins du docteur, elle n'a qu'une joie: saccager, piétiner, détruire, qu'il s'agisse d'une toilette, d'une voiture, d'une maison ou d'un amour. Elle et sa bande sont la plaie du pays. Le Docteur ne quitte guère son rescapé ; il l'oblige à offrir une cloche neuve au curé et se fait donner une installation de la radiothérapie pour sa clinique. Lorsque Saget trouve que le docteur exagère, le toubib, sans quitter son air souriant et bonasse, joue négligemment avec la balle de revolver qu'il a extraite et ce geste signifie: je te tiens ; fais ce que je veux sinon... Saget, impuissant écume et cède ; il subit les embrassades de sa tante Hortense, et l'estime de ses compatriotes. Le nom de Ludovic Mercier qu'il a usurpé, s'étale partout: sur la plaque de la place de la mairie au fronton du Dispensaire municipale, sur la cloche neuve de l'Eglise. Isabelle, sarcastique, fait esquinter la voiture de Saget par sa bande. Pourtant Saget vient de la tirer d'un mauvais pas, le soir où, avec ces voyous, elle crevait les pneus d'une vingtaine d'autos qui avaient amené des invités au château voisin ; poursuivi par le garde, elle s'était réfugiée chez elle où elle avait eu la surprise de retrouver Saget ; il avait affirmé au garde qu'Isabelle ne pouvait pas être là coupable puisqu'il ne l'avait pas quittée de la soirée. Et il avait bien fallu que la garde croit en la parole du citoyen le plus considéré du pays. Les méfaits répétés de la bande d'Isabelle finissent par lasser les autorités de Chatenay ; les élections approchant ces messieurs hésitent à créer un scandale ; ils demandent à Saget d'intervenir personnellement. Saget refuse, il veut bien construire un stade, un lavoir, une horloge municipale ou une maternité, mais pour le reste rien à faire. Au même moment, la bande met à sac le magasin de tante Hortense et terrifie la vieille demoiselle. Cette fois, le maire est décidé à faire appel à la police... "la police ? dit le Docteur, c'est embêtant, la police ; elle fourre son nez partout!" Saget a compris :que tous ces messieurs se calment ; il va s'occuper d'Isabelle et de sa bande. Isabelle, toujours agressive et arrogante, tient tête à Saget. Leur entrevue est orageuse. Tout à coup et par hasard, Saget tombe des journaux collectionnés par Isabelle et qui tous, relatent les exploits du bandit qu'il fut autrefois. Brusquement, il comprend: Isabelle l'aime et l'admire sans le connaître. A ses yeux, il était un héros insaisissable que traquent toutes les polices d'Europe. En quelques mots cinglants, Saget démolit l'idole de la malheureuse fille. Cela lui est si facile! Alors, Isabelle d'un geste inattendu, retrousse la branche du veston de Saget, voit une cicatrice révélatrice et l'identifie. Quelle atroce déception pour cet être dévoyé est romanesque de réaliser que l'homme qu'elle admirait parce qu'il était fort et brave, et comme elle de la race des éperviers, vend maintenant des cannes à pêche et offres des cloches au curées... "Ce n'est pas possible lui dit-elle, vous aller reprendre votre vie, et moi je veux guérir pour la vivre avec vous!" Mais Saget à 40 ans, l'aventure ne le tente plus et il s'accommodera très bien de finir ses jours, honoré, à Chatenay-la-Rivière. Isabelle, alors, croit tellement le haïr qu'elle le dénonce, On vient arrêter Saget au moment où il préside l'inauguration du stade qui porte son nom et où la jeune fille peut voir ces anciens complices jouer avec adresse au football. Mais Saget ne voulant pas de détruire l'oeuvre qu'il a édifiée, finira en beauté: le docteur ayant obtenu du commissaire que le scandale soit évité, Saget quitte le stade au milieu des applaudissements du public qui ignore tout et monte en voiture avec les policiers. Lorsque l'auto passe devant ma maison d'Isabelle et qu'elle voit Saget les menottes aux mains, elle se tue. D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

  • Sortie : 01/01/1945
Date de la publication électronique :25 June 2010
Sources :

Synopsis publicitaire du film: fonds André Bernard, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Bessy, Maurice ; Chirat, Raymond, Histoire du cinéma français, encyclopédie des films, Pygmalion ; Gérard Watelet, 1940 - 1950

Kermabon, Jacques (dir.), Pathé Premier Empire du cinéma, Filmographie, Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1994