Jean de Florette  –  Claude Berri  –  1986

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France/Italie
  • Genre : Drame
  • Durée : 120 minutes
  • Producteur :Claude Berri
  • Production :Renn Productions
    Films A2...
  • Numéro de visa : 59 498
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Claude Berri
  • Interprètes : Yves Montand (le Papet)
    Daniel Auteuil (Ugolin)
    Gérard Depardieu (Jean de Florette)
    Elisabeth Depardieu (Aimée)
    Ernestine Mazurowna (Manon)
    Marcel Champel (Pique-Bouffigue)...
  • Adaptation :Claude Berri
    Gérard Brach
  • Dialogues :D'après l'œuvre "L'eau des collines" de Marcel Pagnol parue aux Editions de la Cité de l'Académie Française
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Colette Sunder (administrateur)
    Setton Tamara (administrateur adjoint)...
  • Directeur de la photographie : Bruno Nuytten
  • Chef opérateur : Pierre Gamet
    Pierre / Delhomme Novion (1ers assistants opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Jean-Claude Petit (avec la participation de l'orchestre de Paris)
  • Monteur : Noëlle Boisson
    Arlette Lagmann ...
  • Chef décorateur : Bernard Vezat
    Françoise / Cognard Doré (assitants)
  • Costumier : Sylvie Gautrelet (créatrice de costumes)
    exécutés par Annamode 68 - Rome...

Production

  • Pays de production :France/Italie
  • Producteur :Claude Berri
  • Production :Renn Productions
    Films A2
    RAI2
    Antenne 2
    DD Productions
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Colette Sunder (administrateur)
    Setton Tamara (administrateur adjoint)
    Denise Henry (secrétaire de production)
  • Assistant de production :Denise Henri
    Jacqueline Tolianker

Fiche artistique

  • Réalisateur :Claude Berri
  • Adaptation :Claude Berri
    Gérard Brach
  • Dialogues :D'après l'œuvre "L'eau des collines" de Marcel Pagnol parue aux Editions de la Cité de l'Académie Française
  • Scripte :Hélène Sebillote
  • Interprètes :Yves Montand (le Papet)
    Daniel Auteuil (Ugolin)
    Gérard Depardieu (Jean de Florette)
    Elisabeth Depardieu (Aimée)
    Ernestine Mazurowna (Manon)
    Marcel Champel (Pique-Bouffigue)
    Armand Meffre (Philoxène)
    André Dupon (Pamphile)
    Pierre Nougaro (Casimir)
    Marc Betton (Martial)
    Jean Maurel (Anglade)
    Roger Souza (Ange)
    Bertino Benedetto (Giuseppe)
    Margarita Lozano (Baptistine)
    Pierre Jean Rippert (Pascal)
    Didier Pain (Eliacin)
    Fransined (le fleuriste)
    Christian Tamisier (le docteur)
    Marcel Berbert (le notaire)
    Jo Doumerg (le muletier)
    Chantal Liennel (Amandine, servante du Papet)

Fiche technique

  • Photographie :Bruno Nuytten
  • Chef opérateur :Pierre Gamet
    Pierre / Delhomme Novion (1ers assistants opérateur)
    Franck / Chevrin Landro (2emes assistants opérateur)
  • Compositeur de la musique :Jean-Claude Petit (avec la participation de l'orchestre de Paris)
  • Directeur musical :Jean-Claude Petit
  • Ingénieur du son :Bernard Chaumeil (perchiste)
  • Effets spéciaux :Jean-Marc Mouligne
    Paul Trielli
  • Monteur :Noëlle Boisson
    Arlette Lagmann
    Hervé de Luze
    Jeanne Kef (assistante)
    Corine Lazare (assistante)
    Catherine Serris (stagiaire)
  • Chef décorateur :Bernard Vezat
    Françoise / Cognard Doré (assitants)
  • Costumier :Sylvie Gautrelet (créatrice de costumes)
    exécutés par Annamode 68 - Rome
    Michèle Richer (costumière)
    Catherine Fontaine Taisson (costumière)
    Simone Leroy (habilleuse)
    Gil Noir (habilleur)
    Paule Mangenot (couturière)
  • Son :Stéréo Dolby
  • Monteur son :Dominique Hennequin (mixage)
  • Décors :Christian Tamisier (horticulteur)
  • Maquilleur :Michèle Deruelle (chef maquilleuse)
    Jean-Pierre Eychenne (chef maquilleur)
    Jean-Pierre Berroyer (chef coiffeur)
    Pierre Bellis (assistant)
  • Casting :Marie-Christine Lafosse
  • Photographe de plateau :Etienne George
    Bernard Pim
    George Pierre
  • Régisseur :Roland Thenot (régisseur général)
    Janou Shammas (régisseur adjoint)
    Jacky Lapointe
    Jacques Allaire
    Gilles Loutfi (régisseur d'extérieur)
    Jean-Paul Eugene Camail (régisseur d'extérieur)
    Alain Olivieri (stagiaire régie)
    Frédéric Auburtin (stagiaire régie)
    Pascal Klein (stagiaire régie)
    Philippe Savournin (stagiaire régie)
    Olivier Austen (stagiaire régie)
  • Chef machiniste :Bernard Bregier
    Gérard Buffard (machiniste)
    Gérard Rival (machiniste)
    Jean-Luc Bezeau (machiniste)
    Louis Bihi (chef électricien)
    Christian Weyers (électricien)
    Gilles Lienard (électricien)
  • Dresseur animalier :Bernard Bruna (régie animaux)
    Michel André (régie animaux)
    André Pavon (régie animaux)
  • Assistant réalisateur :Xavier Castano
    Pascal Baeumler
    Isabelle Henry (stagiaire)
    Emmanuel Touraille (stagiaire)
  • Procédé image :Technovision

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Métrage : Pellicule : 186 700 métres
  • Durée : 120 minutes

RÉSUMÉ

En province, au milieu des années 20. Près du village des Bastides Blanches, dans les collines vivent le Papet et Ugolin, son neveu. Ugolin a un grand projet : la culture des oeillets. Pour réaliser son rêve, il convoite d'acquérir un mas dont la seule richesse est une source indispensable à ses cultures. Mais le mas en question échoit en héritage à un homme de la ville, Jean de Florette qui s'y installe avec sa femme et leur fille Manon alors âgée de huit ans. Le Papet échafaude un plan : boucher la source et obliger ainsi Jean de Florette à aller chercher à des kilomètres l'eau nécessaire pour arroser ses cultures. Jean de Florette mourra d'épuisement. Ugolin pourra ainsi racheter à bas prix la ferme, rétablir la source et réussir sa plantation d'oeillets. Tout le village était au courant de ce crime, mais personne n'a rien dit. Tout le village a regardé en silence Jean de Florette mourir parce qu'il n'avait pas « d'eau ». Manon a cessé d'être une petite fille. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

NOTE CRITIQUE:

D'après l'oeuvre "L'Eau des collines" de Marcel Pagnol. Catalogué à l'époque comme « le film le plus cher du cinéma français », selon le journal "Paris Poissy". Le tournage a eu lieu à Mirabeau et à Sommières dans le Gard, avec un décor qui reconstituait le vrai décor naturel de l'époque. Après un an de repérage, le premier tour de manivelle a été donné en avril 1985. Neuf mois de tournage, dont six en pleine nature.

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  • Jacqueline Pagnol : Il y a quelques années, Claude Berri m'a demandé les droits d'adaptation de "L'eau des collines". Il était le premier à le faire. J'ai longtemps hésité. Je ne doutais pas de son talent mais je ne voulais pas m'engager sans connaître la distribution. Un jour, mon ami, le producteur Alain Poiré, m'a demandé d'assister à la projection d'essais. Il me promettait une surprise. Ce fut, en effet, un choc. J'ai tout simplement découvert, ce jour là, le Papet idéal : c'était Yves Montand. Dans ces courts essais, il était si authentique, si fort, que je sus instantanément qu'il fallait dire oui au projet de Claude Berri. Je fus définitivement emballée quand il m'annonça que Gérard Depardieu, cet acteur que j'admire, serait Jean de Florette. Je n'oublie pas non plus l'extraordinaire Daniel Auteuil, Ugolin, et la pathétique Manon, Emmanuelle Béart. J'ai assisté au tournage de quelques scènes parce que j'étais curieuse de retrouver, sur place, dans ces collines si chères à Marcel, l'atmosphère de ce roman qui, pour moi, reste son chef-d'oeuvre. J'ai pu constater alors que Claude Berri avait joué la carte de la fidélité à Marcel Pagnol. Marcel m'avait dit : "Un jour, on portera ce livre à l'écran". Aujourd'hui, c'est fait. Et bien fait.

INTERVIEW AVEC CLAUDE BERRI (portant sur Jean de Florette et sa deuxième partie, Manon des sources):

Est-ce qu'il y a des thèmes propres à chacun des deux films ?

Le cadre est le même. C'est la Provence des années 20 et 30, une région dure, âpre, sauvage. Dans les collines, la survie dépend de l'eau. La moindre source constitue une richesse pour laquelle les gens sont prêts à se battre. La première époque épouse la trajectoire d'un personnage hors du commun, Jean de Florette. Ce bossu qui vient de la ville rêve d'un retour à la nature. En débarquant là, il gêne les plans du Papet et de son neveu, Ugolin. Pour s'en débarrasser, ils décident froidement de le priver d'eau. Jean de Florette va s'entêter à réaliser son rêve. Il en mourra. Cet intellectuel idéaliste est un homme pur, confronté à la cupidité qu'on prête à certains paysans. Son originalité, son obstination naïve et cette espèce de folie douce dans la souffrance, tout ça donne une dimension très lyrique à la première partie.


Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour l'adaptation?

Tout en étant obligé de faire des coupes sombres - l'intégralité du roman aurait représenté dix à douze heures de projection - je devais donner l'impression au lecteur-spectateur qu'il avait vu l'ensemble de l'oeuvre. J'ai dû élaguer et, pour conserver un certain rythme, me concentrer sur l'histoire et les personnages, en donnant l'illusion de la chronique. A mon grand regret, j'ai dû renoncer à l'aspect "Louisiana Story", ce film de Flaherty que j'admire énormément. En effet, quand on lit le livre, la nature joue un rôle considérable. On voît naître et mourir les cultures, et moi, toute cette nature, je n'ai pu que la suggérer et seulement la faire vivre à travers les émotions éprouvées par les personnages.


Comment s'est fait le choix des personnages ?

Le hasard et la chance ont joué un grand rôle. Je rêvais de Montand dans le rôle du Papet mais je craignais qu'il refuse de jouer un homme âgé. J'ai eu la chance qu'il accepte de donner la réplique - dans des essais que j'ai fait pour le rôle d'Ugolin - à Coluche que j'envisageais dans ce personnage. Le résultat a été l'inverse du but recherché : il s'est avéré qu'il n'était pas vraisemblable, vue la personnalité, que Coluche joue avec un accent méridional. Par contre, Montand, avec simplement une moustache, se confirmait le Papet idéal. Il n'était plus Montand mais le portrait craché de son grand-père, un paysan de Toscane. Je n'avais toujours pas d'Ugolin mais j'avais Montand dans le Papet. Après beaucoup de louvoiements, j'ai pensé à Daniel Auteuil qui a vécu toute sa jeunesse à Avignon. Il a retrouvé très vite cet accent qu'il s'était efforcé de perdre quand il était monté à Paris. Il a lu le livre et, tout de suite il s'est accroché au rôle. Nous avons fait des essais. Ugolin c'était lui. (...) Plus nous avancions dans la préparation du film, plus le devis augmentait, plus il apparaissait évident que, pour l'harmonie de l'entreprise, il fallait des stars - dans la tradition des films de Pagnol. Par chance, Gérard Depardieu était lui aussi l'acteur idéal pour Jean de Florette.


Certains jours, en vous voyant sur le plateau, on avait l'impression que vous attendiez les propositions des autres...

Il y a les metteurs en scène qui imposent et les metteurs en scène qui choisissent. J'appartiens plutôt à la seconde catégorie. Je suis à l'affût de toutes les suggestions de mes collaborateurs et des acteurs, et je fais mon choix. Je suis prêt à changer d'idée si, à la dernière minute, sur le plateau, on me propose une solution plus séduisante. On ne fait pas un film tout seul.


En dehors de la lumière, quel parti-pris de mise en scène aviez-vous pour "Jean de Florette"?

La plus simple et la plus évidente possible. Je préfère filmer un visage en plan fixe plutôt qu'un grand mouvement d'appareil. L'important, pour moi, c'est l'émotion et la lumière qui contribuent à créer cette émotion.

INTERVIEW AVEC BRUNO NUYTTEN (directeur de la photographie):

Une grande partie de "Jean de Florette" se passe dans les collines. Comment êtes-vous arrivé à faire "vivre" différemment d'une séquence à l'autre ce décor grandiose mais immuable ?

Le gros problème, c'était de faire sentir le passage des saisons. C'était indispensable au propos du film. Or, dans cette région, à l'exception de quelques rares arbres qui roussissent vaguement à l'automne, la végétation est verte de janvier à décembre. Heureusement, la qualité de l'atmosphère, elle, change. Le bleu azur en Provence, on s'en approche à l'automne, ou au printemps, mais surtout pas l'été. Au moment des fortes chaleurs, il y a un voile atmosphérique blanchâtre considérable et qui ne fait que s'épaissir avec la température. A l'image, ça noie l'infini et ça anéantit tout effet de profondeur ; de celle qui donne le vertige à la vue d'un paysage. Un effet d'obscurité en pleine lumière tout à fait effrayant. Et cela dure jusqu'aux grands coups de Mistral qui lavent l'infini, transforment les caméras en girouettes et les hommes en fous. Mais au fond, le tragique chez Pagnol ne s'occupe ni des décors, ni des paysages, et encore moins de la lumière. C'est une tragédie sans princes, sans rois, sans guerriers, et sans dieux ; elle se joue à la dimension humaine, l'éternité du dérisoire... Dans ces conditions, on doit oublier l'image au profit des personnages et c'est ce que j'ai tenté de faire pour le bien du film et pour le mien malgré des ersatzs de spectaculaire comme le scope ou la couleur. Oublier l'image, c'est se laisser prendre au plaisir de ce qui se passe devant la caméra, plutôt que de penser toujours à l'importance de ce qu'il y a derrière.

INTERVIEW AVEC SYLVIE GAUTRELET (les costumes):

Pour ce film, il fallait habiller, d'une part, les rôles principaux, et, d'autre part, une figuration importante. Ce n'est pas le même travail...

Dans l'esprit, je ne fais pas de différence. Jusqu'au moindre figurant, rien ne doit être laissé au hasard. Dans une foule, le détail qui cloche peut toujours se voir.


A la lecture du scénario, vous avez "visualisé" tout de suite les costumes?

J'ai fait un premier choix de principe : chacun des personnages principaux devait avoir une dominante de couleur. Jean de Florette serait dans les tons gris, avec une touche de couleur donnée par les gilets, chatoyants. Le Papet serait plutôt dans les bruns et le noir, à la fin. Quand à Ugolin, je le voyais dans les tons de vert et de kaki. La figuration, elle, serait dans les noirs, bruns et gris, avec une touche de rose apportée par les fichus et les tabliers.(...) J'ai toujours pensé que Jean de Florette devait avoir trois costumes qui s'usent au fil de l'histoire. C'est un petit bourgeois qui vient de la ville. Je ne le voyais pas s'habiller en paysan. Il travaille la terre avec les vêtements qu'il a. Et même, j'ai imaginé qu'il garde son chapeau et ses gants. Cela a surpris au début du tournage, mais j'ai tenu bon et je crois que j'ai eu raison. Je pense que ce choix ajoute au côté "décalé" du personnage.

INTERVIEW AVEC BERNARD VEZAT (le décor) :

Quel était votre postulat de départ?

Eviter le pittoresque. Et puis, je tenais à ne pas trop faire "de la décoration". C'est l'histoire qui prime, le discours du film, pas les idées qu'on peut se faire, dans l'abstrait, d'un décor. Il y a cette source que le Papet et Ugolin étouffent, et qui va provoquer des drames, petits et grands. Il est question de famille, d'honneur et de survie dans cette histoire. Il fallait exprimer tout cela, par la déco aussi. Prenez les intérieurs. Les gens qui vivent là n'ont pas eu la vie facile : il fallait faire sentir le difficile, le rugueux de l'existence. Notre hangar d'accessoires a fini par ressembler d'avantage à un dépotoir qu'à un magasin de la S.F.P. Quand on a prospecté la région pour rassembler ces accessoires, on n'a pas visité les antiquaires, on a fait de la récupération, comme les brocanteurs.


Par exemple ?

Par exemple, nous nous étions fait une certaine idée d'un des personnages du début de l'histoire, Pique-Bouffigue. Pour nous, ce solitaire bizarre devait être un peu sorcier à ses heures. Alors, chez lui, nous avons mis des rats momifiés, des objets étranges faits de bric et de broc, comme des amulettes. Ils n'étaient pas forcément en évidence, certains étaient cachés derrière des étagères. Pourquoi? Parce qu'il suffit que l'acteur sache qu'ils sont là, ces objets, pour que ça l'aide à jouer.


Dans le cas du village, vous avez vraiment "réinventé " le lieu existant. C'était la partie "lourde" de votre travail.

Oui. Il a fallu "rhabiller" le village actuel, Mirabeau. C'est-à-dire fabriquer cent mètres de façades (du polystyrène modelé, taillé dans l'épaisseur et fixé sur une ossature de contreplaqué). Au-delà de l'aspect purement artistique, il fallait prendre en compte la réalité : pendant le tournage, la vie des habitants continuait... Nous avons même déménagé le bistrot du village - l'emplacement était idéal pour le bistrot du film - et nous l'avons réinstallé ailleurs, dans un local aménagé par nos soins pour le temps du tournage...


  • Sortie : 08/1986
Date de la publication électronique :29 June 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Liste des dialogues du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Fiches du cinéma, Tous les films 1986, Editions Chrétiens-Médias, 1987, p.210