La Petite voleuse  –  Claude Miller  –  1988

Fiche générale

  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 110 minutes
  • Production :Orly Films
    Renn Productions...
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Claude Miller
  • Interprètes : Charlotte Gainsbourg (Janine Castang)
    Didier Bezace (Michel Davenne)
    Simon de la Brosse (Raoul)
    Raoul Billerey (André Rouleau)
    Chantal Banlier (tante Léa)
    Nathalie Cardone (Mauricette)
    Clotilde de Bayser (Séverine Longuet)
    Marion Grimault (Kebadian)...
  • Scénario :François Truffaut
    Claude de Givray
  • Adaptation :Claude Miller
    Luc Béraud ...
  • Dialogues :Claude Miller
    Luc Béraud ...
  • Producteur exécutif :Jean-José Richer
  • Directeur de production :Daniel Chevalier
  • Directeur de la photographie : Dominique Chapuis
  • Chef opérateur : Thierry Jault (cadreur)
    Eric Wiser (1er assistant opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Alain Jomy (Editions Le lièvre de mars)
  • Monteur : Albert Jurgenson (chef monteur)
    Jean-Pierre Besnard (monteur adjoint)...
  • Chef décorateur : Jean-Pierre Kohut-Svelko (chef décorateur)
    Alain Veissier (1er assistant décorateur)...
  • Costumier : Jacqueline Bouchard (chef costumière)
    Catherine Bouchard (assistante costumes)

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Orly Films
    Renn Productions
    Cine Cinq
    Les films du Carrosse
    Sedif (co-production)
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif :Jean-José Richer
  • Directeur de production :Daniel Chevalier
  • Participation financière :C.N.C.
  • Assistant de production :Jacqueline Oblin (adminitratrice de production)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Claude Miller
  • Scénario :François Truffaut
    Claude de Givray
  • Adaptation :Claude Miller
    Luc Béraud
    Annie Miller
  • Dialogues :Claude Miller
    Luc Béraud
    Annie Miller
  • Scripte :Annie Miller
  • Interprètes :Charlotte Gainsbourg (Janine Castang)
    Didier Bezace (Michel Davenne)
    Simon de la Brosse (Raoul)
    Raoul Billerey (André Rouleau)
    Chantal Banlier (tante Léa)
    Nathalie Cardone (Mauricette)
    Clotilde de Bayser (Séverine Longuet)
    Marion Grimault (Kebadian)
    Erick Deshors (Raymond)
    Rémy Kirch (Pascouette)
    Renée Faure (mère Busato)
    Claude Guyonnet (jeune curé)
    Jacques Herlin (sacristain)
    Gilbert Bahon (brigadier)
    Catherine Arditi (directrice école)
    Pierre Maguelon (monsieur Fauvel)
    Marie-Thérèse Orain (directrice Pigier)
    Shérif Scouri (Cohen)
    Joelle Bruyas (Sœur Marie-Odile)
    Clothilde Baudon (Bonnin)
    Jacky Nercessian (directeur Folies)
    Annie Legrand (réceptionniste hôtel)
    Chantal Neuwirth (fermière)
    Denise Chiabaut (Doctoresse)
    Florent Gibassier (menuisier)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Dominique Chapuis
  • Chef opérateur :Thierry Jault (cadreur)
    Eric Wiser (1er assistant opérateur)
    Guillaume Schiffman
    Jean-Luc Rigaut (1ers assistants opérateur - 2ème équipe)
  • Compositeur de la musique :Alain Jomy (Editions Le lièvre de mars)
  • Ingénieur du son :Paul Laine (ingénieur du son)
    Michel Villain
    Gérard Manneveau (assistants son)
    Gérard Lamps (ingénieur du son mixage)
    Jean-Pierre Lelong (bruiteur)
  • Effets spéciaux :Jean-François Cousson
    Guy Trielli
  • Monteur :Albert Jurgenson (chef monteur)
    Jean-Pierre Besnard (monteur adjoint)
    Camille Bordes-Resnais (monteuse stagiaire)
  • Chef décorateur :Jean-Pierre Kohut-Svelko (chef décorateur)
    Alain Veissier (1er assistant décorateur)
    Vicente Mateu-Ferrer
    Jimmy Vansteenkiste (ensembliers)
  • Costumier :Jacqueline Bouchard (chef costumière)
    Catherine Bouchard (assistante costumes)
  • Monteur son :Nadine Muse (chef monteuse son)
    Martine Fleury (assistante monteuse son)
  • Maquilleur :Joel Lavau (chef maquilleur)
    Susan Robertson (chef coiffeuse)
  • Photographe de plateau :Valérie Blier (Sygma)
  • Régisseur :Jean-Michel Hullaert (régisseur général)
    Jany Munoz (régisseur adjoint Paris)
    Yves Hersen (régisseur adjoint Province)
    Valérie Reux
    Gérard Noyer (régisseurs figuration)
  • Chef machiniste :Patrick Christin (chef machiniste)
    Franck Bonomi
    Vincent Gourlat (machinistes)
    Pierre Coquet (chef électricien)
    Serge-Antoine Croisy
    Jean-Pierre Voisin
    Philippe Deneau (électriciens)
    Serge Croisy (groupman)
  • Assistant réalisateur :Valérie Othnin-Girard (1ère assistante réalisateur)
    Nathan Miller (2ème assistant réalisateur)
    Nathalie Serrault
    Shérif Scouri (stagiaires mise en scène)

Résumé et notes

  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 110 minutes

RÉSUMÉ

1950 : dans l'école d'une petite ville du centre de la France, une adolescente est soupçonnée de divers vols. Janine Castang, à l'extérieur, se comporte en jeune femme, attirée par le cinéma et les choses de l'amour. Elle vit avec son oncle et sa tante, depuis que sa mère l'a abandonnée. De nombreux vols, de la lingerie féminine à l'argent du curé, l'amènent chez les gendarmes. Pour gagner sa vie, elle trouve un emploi de bonne dans les beaux quartiers. Au cinéma, elle fait la connaissance d'un homme marié, Michel. Celui-ci hésitant à devenir son amant en raison de sa virginité, Janine lève l'obstacle avec un ouvrier de passage. Michel tente de l'élever socialement en lui prêtant des livres et en lui faisant prendre des cours de dactylo. Mais Janine rencontre Raoul, un garçon de son âge, aussi peu respectueux de la propriété. Pour lui, elle vole les invités de ses patrons. Le couple connaît quelques moments de liberté au bord de la mer, mais Janine est prise par les gendarmes. Dans une sévère maison de correction, elle se lie à Mauricette, avec qui, à l'aide de son ami Raymond, elle s'évade. Mais Janine est enceinte et elle quitte ses amis. Au village, on l'accueille froidement. Aux actualités, Janine voit Raoul partir pour l'Indochine. La nuit, elle renonce à faire appel à la "faiseuse d'anges" et part... Le médecin lui annonce la naissance prochaine d'un "petit agité". D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Entretien issu du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC CLAUDE MILLER, propos recueillis en novembre 1988 par François Guérif.

Connaissiez-vous le synopsis de François Truffaut et Claude de Givray à l’époque où vous travailliez sur les films de François ?

J’en entendais beaucoup parler, mais je ne le connaissais pas. Pendant les dix ans de ma collaboration avec François, j’ai entendu parler de «La petite voleuse» par l’intermédiaire de Claude de Givray, Suzanne Schiffman, ou d’autres. Je savais donc que c’était en projet, mais je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait. Et puis un jour – c’était juste après « Jean de Florette » - , Claude Berri me dit que François, avant de mourir, lui avait confié les deux scénarios qu’il n’avait pas eu le temps de tourner : «La petite voleuse» et « L’Agence Magic », en le chargeant ou bien de les mettre en scène lui-même ou bien de trouver des metteurs en scène pour le faire… Voilà comment Claude Berri m’a proposé «La petite voleuse». Il m’a donné à lire ces fameuses trente pages… Et j’ai tout de suite eu envie de faire le film, d’adapter le synopsis pour en faire un scénario. Pourquoi ? Parce que tous les thèmes brassés dans ces trente pages, et il y en avait beaucoup, me séduisaient et qu’ils me semblaient faire partie de ma famille de thèmes : l’enfance, le passage de l’adolescence à l’âge adulte… Il y avait aussi l’époque et le milieu, qui correspondaient à ma jeunesse et à la classe sociale à laquelle j’appartenais quand j’avais l’âge de Janine. Et puis il y avait une autre raison, fondamentale : je cherchais à faire un autre film avec Charlotte. Nous étions en 85, Charlotte avait quinze ans. Le temps que le film se monte et que le scénario soit prêt, elle aurait eu l’âge du rôle.


L’épisode de la maison de redressement est moins important dans le synopsis. Vous l’avez beaucoup développé.

Pour deux raisons. D’abord parce que c’est un univers qui m’inspire. J’avais envie, par goût personnel, de filmer, pendant une semaine, un groupe de filles délinquantes, violentes, dures. J’aime ces ambiances-là. Et puis, il y avait une chose qui me tenait à cœur : je voulais qu’il y ait, à la fin du film, une ouverture sur un espoir, une passion. De façon à ce que, métaphoriquement, Janine parte avec une sorte de bagage. J’ai choisi la photographie. Comme je voulais que ce soit Mauricette, sa copine de la maison de redressement, qui fasse son éducation, j’ai été obligé de gonfler quantitativement et dramatiquement l’épisode des « Bons pasteurs », la maison de redressement en question.


Dans le film, les adultes ne sont pas très brillants ?

Pas brillants, c’est sûr. Mais je crois que François détestait les héros, les machos, les fiers à bras. Et moi aussi. Il se trouve que je n’aime pas beaucoup les personnages qui ne font que des choses positives. J’aime bien ceux qui ont des faiblesses, même des lâchetés et des veuleries, et ça me paraît bien naturel et humain. Par exemple, je crois que n’importe quel homme marié dans une situation d’adultère réagirait de la même façon piteuse que mon personnage de « La petite voleuse ». Pour moi, ça ne le descend pas ; ça lui donne plutôt un surcroît d’humanité.


Et ça rend d’autant plus forte la révolte de Janine ?

Bien sûr, parce que les adolescents ne font pas de quartiers, eux… C’est toujours intéressant de confronter des gens qui ont vécu et sont prêts à faire des compromis avec l’existence, à ceux qui n’en font pas du tout, c’est-à-dire les jeunes. C’est un grand sujet qui me plaira toujours.


  • Sortie : 21/12/1988
Date de la publication électronique :06 July 2011
Sources :

Fiches du cinéma, Tous les films 1988, Editions Chrétiens-Médias, 1989, p.314 ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé