A gauche en sortant de l'ascenseur  –  Edouard Molinaro  –  1988

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie sentimentale
  • Durée : 83 minutes
  • Producteur : Claude Berri
  • Production : Renn Productions
    Fideline...
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur : Edouard Molinaro
  • Interprètes : Pierre Richard (Yan)
    Richard Bohringer (Boris)
    Emmanuelle Béart (Eva)
    Fanny Cottençon (Florence Arnaud)
    Pierre Vernier (André Arnaud)
    Jean-Michel Dupuis (Jean-Yves)...
  • Scénario : Tiré de la pièce "L'amuse gueule" de Gérard Lauzier
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Michel Choquet
  • Directeur de la photographie : Robert Fraisse
    Bernard Noisette (cadreur)...
  • Chef opérateur : Robert Fraisse
    Michel Amathieu (1er assistant opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Murray Head
    Editions Musicales Renn Music et Keep on Trucking
  • Monteur : Nicole Gauduchon (chef monteuse)
    Jean-François et Boissel Gallaud (assistants monteurs)
  • Chef décorateur : Jacques Bufnoir
    Jean Poinot (1er assistant décorateur)...
  • Costumier : Catherine Gorne (chef costumière)
    Fanny Verselinovic (habilleuse)...

Production

  • Producteur : Claude Berri
  • Production : Renn Productions
    Fideline
    Orly Films
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Michel Choquet
  • Assistant de production : Odette Darrigol (secrétaire de production)
  • Administratrices de production : Colette Suder
    Arlette Gendrot

 

Fiche artistique

  • Réalisateur : Edouard Molinaro
  • Scénario : Tiré de la pièce "L'amuse gueule" de Gérard Lauzier
  • Scripte : Bénedicte Kermadec
    Isabelle Delage (stagiaire scripte)
  • Interprètes : Pierre Richard (Yan)
    Richard Bohringer (Boris)
    Emmanuelle Béart (Eva)
    Fanny Cottençon (Florence Arnaud)
    Pierre Vernier (André Arnaud)
    Jean-Michel Dupuis (Jean-Yves)
    Martine Maximin (Marilda)
    Albert Simono (l'automobiliste)
    Aïna Walle (Natacha)
    Michel Creton (premier agent de police)
    Eric Blanc (deuxième agent de police)
    Mireille Audibert (la femme de la galerie)

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Robert Fraisse
    Bernard Noisette (cadreur)
    Noël Very (cadreur steadicam)
  • Chef opérateur : Robert Fraisse
    Michel Amathieu (1er assistant opérateur)
    Isabelle Czajka (2ème assistante opérateur)
    Daniel Brisseau (chef opérateur son)
  • Directeur artistique : Marc Balzarelli
  • Compositeur de la musique : Murray Head
    Editions Musicales Renn Music et Keep on Trucking
  • Ingénieur du son : Olivier Burgaud (perchiste)
  • Monteur : Nicole Gauduchon (chef monteuse)
    Jean-François et Boissel Gallaud (assistants monteurs)
  • Chef décorateur : Jacques Bufnoir
    Jean Poinot (1er assistant décorateur)
    Marc Balzarelli (ensemblier)
    Jacques Kazandjian (tapissier)
    Dominique Hue (chauffeur - ripeur décoration)
    Claudine et Lauzier-Parent Théodore (stagiaires décoration)
  • Costumier : Catherine Gorne (chef costumière)
    Fanny Verselinovic (habilleuse)
    Frédérique Santerre (habilleuse)
  • Maquilleur : Phuong et Baurens Maittret (chef maquilleuses)
    Patrick Archambault (chef coiffeur)
  • Casting : Sylvie Mineo (casting figuration)
  • Photographe de plateau : Georges Pierre
  • Régisseur : Jacques Schaeffer (régisseur général)
    Claude Guymont (régisseur adjoint)
    Sylvain Bobane et Bouladoux (régie/chauffeurs)
    Pascal Morin (régisseur d'extérieur)
  • Chef machiniste : André Bouladoux
    Jean et Guerif Onno (machinistes)
  • Assistant réalisateur : Catherine Molinaro
    Sadry Adhamy (2ème assistant réalisateur)
    Fabrice Laffont (stagiaire mise en scène)
  • Procédé image : Eastmancolor Cinemascope Pellicule Kodak
  • Laboratoire : Eclair
    S.I.S. (auditorium)

Résumé et notes

  • Genre : Comédie sentimentale
  • Durée : 83 minutes

RÉSUMÉ

Yan, un peintre à la mode, est amoureux de Florence Arnaud, séduisante mais mariée. Dans l’atelier voisin vit un couple orageux : Boris, un peintre pas du tout à la mode, et sa femme Eva. L’histoire commence le matin où Yan attend nerveusement Florence pour leur première rencontre d’amoureux tandis qu’en face Boris part précipitamment pour un rendez-vous d’affaires important. Dans sa hâte Boris oublie son press-book chez lui, Eva sortant de sa douche se précipite presque nue sur le palier pour le lui donner. Un courant d’air, la porte claque… D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé:

Edouard Molinaro (réalisateur)

J'ai vu Gérard Lauzier le soir de la générale de L'Amuse Gueule, et Daniel Auteuil, qui jouait dans la pièce et qui est un ami avec qui j'ai tourné trois films. Tout de suite on a vu que cela ferait un bon film. Cela faisait longtemps que je voulais travailler avec Gérard Lauzier et j'ai pensé que cette histoire marcherait encore mieux au cinéma où l'on verrait l'humeur des gens, le pourquoi des choses, l'histoire en deviendrait moins mécanique. Ainsi je me suis porté candidat pour la réalisation, tandis que Lauzier proposait d'en écrire l'adaptation. Daniel Auteuil qui jouait dans la pièce depuis plus d'un an s'est désisté car il avait envie de grands rôles dramatiques (...) Il n'y a que Pierre Richard qui ait un petit pied dans le comique, pour les autres, tout repose surtout sur la situation (...) Quand vous tournez un vaudeville vous ne vous appuyez pas sur votre sensibilité ni sur vos sentiments. Vous ne vous appuyez sur rien. Vous cherchez l'efficacité, qui passe parfois par l'accélération du rythme, parfois par le contraire, parfois par l'authenticité, ou le temps...

Gérard Lauzier (écrivain)

Vous êtes l’auteur de « L’Amuse gueule » qui a eu un certain succès au théâtre. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en écrire l’adaptation pour le cinéma ? Ce qui m’amusait c’était de replonger dans une pièce pour en faire une adaptation par rapport aux comédiens. Daniel Auteuil (au théâtre) et Pierre Richard (à l’écran) sont très différents, ils n’ont ni le même âge, ni la même nature. Le rôle de Daniel Auteuil était plutôt celui d’un séducteur, alors que Pierre Richard est un homme véritablement amoureux. On a changé la fin dans la mesure où dans la pièce l’aventure est amusante mais elle devient plus sentimentale dans le film. Ce qui m’a excité encore plus c’était d’avoir une situation idéale de comédie faisant se rencontrer deux personnes qui ne devaient pas se rencontrer : Pierre Richard et Richard Bohringer, et plus ces personnes sont éloignées par leurs univers et leurs caractères plus la rencontre est amusante comme dans la vie (…) Le vaudeville est un exercice de virtuosité de la caméra et de la mise en scène (…) C’est une succession de situations extrêmement rapides qui s’enchaînent de façon apparemment logique et qui fait que les personnages sont comme des billes de billard électriques, rebondissant constamment dans d’autres situations qu’ils ne contrôlent pas et donnent la folie comique. Quatre-vingt-dix pour cent des situations dramatiques ou comiques sont basées sur le quiproquo d’une rencontre fortuite entre gens qui ne devaient pas se rencontrer, après cela le comique de vaudeville fonctionne sur la mécanique qui s’affole. Cela demande un énorme travail de précision et beaucoup d’heures où l’on tourne en rond avant de trouver la solution.

Pierre Richard (dans le rôle de Yan)

Le personnage de Yan est pris dans les tenailles d’un engrenage implacable et il essaie de s’en sortir. J’avais envie que mon personnage (contrairement à la pièce) ait un vrai sentiment pour le personnage de Florence, afin que les problèmes deviennent un vrai drame. Cela ne m’aurait pas amusé d’entrer comme cela dans les chaussons de Daniel Auteuil, j’avais besoin qu’il y ait des nuances sensibles dans sa façon d’interpréter Yan et la mienne. Richard Bohringer est par rapport à ce que je fais un mur comique énorme. Il n’y a pas d’acteur comique ou dramatique, il suffit de jouer une situation, si elle est drôle et que vous la jouez gravement c’est mieux. Plus le mur est grave et sérieux, plus je m’y cogne et plus l’obstacle est solide et plus la situation est drôle et savoureuse (…) Le comique correspond à une mécanique, il y a une gymnastique et une discipline à observer : si vous allez trop vite, c’est foutu, trop lentement, c’est râpé. C’est très précis et finalement vous pouvez rater l’effet comique très facilement. C’est très important d’avoir un metteur en scène avec qui l’on s’entend bien. Arriver à neuf heures du matin et faire du comique ce n’est pas toujours gai, le dramatique est parfois plus simple à jouer.

Emmanuelle Béart (dans le rôle d'Eva)

Il est vrai que jusqu'ici j'ai plutôt tourné dans des drames que dans des comédies légères, parce que physiquement je représente la jeune première. Les gens, et moi aussi jusqu'à un certain point, ont toujours cru que je ne pouvais pas jouer dans des comédies et je veux apporter la preuve que je peux le faire et que j'ai un tempérament. Je ne suis pas forcément quelqu'un de drôle, mais je suis énergique et j'ai la pêche et je crois que c'est ce qui compte dans une comédie (...) Il n'y a pas de différence de jeu dans le drame et la comédie, simplement des situations à jouer étant les plus vraissemblables possibles, car c'est ça qui fait rire. Ce n'est pas parce que l'on pleure que le public pleure ou parce que l'on rit que le public rit. Au contraire, il arrive que parce que l'on pleure, les gens soient morts de rire. C'est toute la cruauté de ce film, car en fait ces quatre personnages vivent un drame qui fait rire (...) Je n'aurai pas pu jouer dans cette comédie avant d'avoir fait du théâtre, et je sais que mon jeu au cinéma sera totalement différent après cette expérience (...) C'est plus facile pour moi d'être sur une scène de théâtre que devant une caméra. Au théâtre les rapports avec le public sont francs et immédiats, cela dépend de ce que vous avez donné ou pas. Au cinéma c'est plus inconscient, la caméra vous vole des instants, des regards, des sourires dont vous n'êtes pas toujours conscient. Les gens qui vous regardent ont chacun une fonction, l'un vous coiffe, l'autre règle la lumière... on n'a pas ce contact direct avec le public (...) Mais l'important pour moi est de continuer à progresser et avec A gauche en sortant de l'ascenseur j'ai découvert à quel point cela peut être un plaisir de faire une comédie.


  • Sortie : Août 1988
Date de la publication électronique : 07 juillet 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la fondation Jérôme Seydoux - Pathé