Trois places pour le 26  –  Jacques Démy  –  1988

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Film musical
  • Durée : 106 minutes
  • Producteur : Claude Berri
    Jacques Tronel (producteur associé)
  • Production : Renn Production
  • Réalisateur : Jacques Démy
  • Interprètes : Yves Montand (Yves Montand)
    Mathilda May (Marion)
    Françoise Fabian (Mylène)
    Patrick Fierry (Toni Fontaine)
    Catriona Macoll (Betty Miller)
    Paul Guers (Max Leehman)...
  • Scénario : Jacques Démy
  • Dialogues : Jacques Démy
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Michel Choquet
  • Directeur de la photographie : Jean Penzer
    Yves Agostini (Cadreur)
  • Compositeur de la musique : Michel Legrand
    Jacques Démy (chansons)
  • Monteur : Sabine Mamou
  • Chef décorateur : Bernard Evein
  • Costumier : Rosalie Varda

Production

  • Producteur : Claude Berri
    Jacques Tronel (producteur associé)
  • Production : Renn Production
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Michel Choquet

Fiche artistique

  • Réalisateur : Jacques Démy
  • Scénario : Jacques Démy
  • Dialogues : Jacques Démy
  • Scripte : Annie Maurel
  • Interprètes : Yves Montand (Yves Montand)
    Mathilda May (Marion)
    Françoise Fabian (Mylène)
    Patrick Fierry (Toni Fontaine)
    Catriona Macoll (Betty Miller)
    Paul Guers (Max Leehman)
    Jeofrey Carey (Michael)
    Jacques Nolot (Marcel Amy)
    Bertrand Lacy (Steve Larsenal)
    Laurent Queval (José)
    Catherine Varda
    Marie-Dominique Aumont (Nicole)
    Pierre Maguelon (Marius Ceredo)
    Christophe Bourseiller (Serge)
    Joelle Vautier (Rosalie)
    Michel Dussarat (Amalfi)
    Jean-Claude Bouillot (Le capitaine)
    Carlo Nell (Berlingot)
    Christiane Minazzoli (Mme Simonot)
    Hélène Surgere (1ère libraire)
    Dominique Varda (2ème libraire)
    Antoine Bourseiller (Fonteneau)
    Jean-Louis Rolland (Audifred)
    Danièle Durou (Mlle Destain)

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Jean Penzer
    Yves Agostini (Cadreur)
  • Compositeur de la musique : Michel Legrand
    Jacques Démy (chansons)
  • Ingénieur du son : André Hervée
  • Monteur : Sabine Mamou
  • Chef décorateur : Bernard Evein
  • Costumier : Rosalie Varda
  • Son : Hi-fi stéréo
  • Chorégraphie : Michael Peters
    David Robertson (Assistant-chorégraphe)
  • Maquilleur : Eliane Marcus
  • Régisseur : Bernard Vaillant (Régisseur général)
  • Assistant réalisateur : Denis Epstein (Premier assistant)
    Patrice Martineau (Co-premier assistant)

Résumé et notes

  • Genre : Film musical
  • Durée : 106 minutes

RÉSUMÉ

Revenu à Marseille, la ville de son adolescence, pour préparer le show de sa prochaine tournée internationale, Yves Montand met en émoi ses nombreux fans. Parmi eux, Marion, la petite parfumeuse qui ne rêve que des feux de la rampe. Sur la scène de l’Opéra de Marseille, Montand se consacre à la mise en place de la revue qui retrace les principaux épisodes de sa carrière. En coulisses, il songe souvent à Mylène, son amour de jeunesse, qu’il a laissé pour monter à Paris. Mais entre la scène, les coulisses et le Vieux port, c’est le destin qui tient le carnet de rendez-vous d’Yves Montand… D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

  
                  

Jacques Demy (réalisateur)

Dans quelle mesure Yves Montand, que cette histoire concerne directement, a-t-il participé à l’élaboration du scénario ?

Il a insisté pour porter son vrai nom dans le film. C’est moi qui ai choisi les épisodes de sa vie qui figurent dans le film, ils constituent la légende de Montand aux yeux du groupie que je suis, que j’étais déjà quand j’allais l’écouter chanter au Théâtre de l’Etoile dans les années 50.

  
                  

Quels aspects du film présentaient le plus de difficultés au tournage ?

Essentiellement le fait d’avoir deux mises en scènes imbriquées l’une dans l’autre : celle du show que répète Montand et celle du film lui-même. Nous avions choisi comme point de départ que le spectacle de Montand aurait une vraie scène, autonome, susceptible d’être jouée sur une vraie scène pour qu’elle soit en même temps compatible avec la réalisation du film, c’est assez compliqué. D’autre part, filmer les ballets est un travail complexe. En la matière, Genne Kelly m’avait beaucoup appris sur la façon de mettre en valeur les chorégraphies, à l’époque où nous tournions « Les Demoiselles de Rochefort ».

  
                  

Yves Montand (1er rôle)

Il y a des épisodes de votre vie qui ne sont pas évoqués dans le film.

Mêler ma carrière de comédien à cette histoire aurait risqué de créer une certaine confusion. Ce qui est amusant, c’est que c’est la partie sur scène qui est historiquement exacte, qui correspond aux évènements réels de ma vie, alors que la partie « réelle » du film, hors scène, est , elle, une pure fiction. Mais évidemment il y avait le problème délicat concernant la façon d’évoquer Simone. C’était impossible de n’en pas parler mais il fallait absolument éviter de s’appesantir. Jacques Demy l’a d’ailleurs parfaitement bien compris, il a trouvé un moyen suprêmement tendre et élégant pour la scène de La Colombe d’or.

  
                  

Votre spectacle « Trois places pour le 26 » est une revue à grand spectacle. C’est amusant de la part de celui qui incarne la formule du One-man-show.

J’ai adoré faire ce type de spectacle, c’était un tel plaisir que nous avons joué avec l’idée d’en faire une vraie revue que je jouerais sur scène. Mais jouer un show sur sa propre vie pose des problèmes, correspond à une situation dont on mesure mal soi même les données. Simone disait très justement que ce sont les autres qui vous font réaliser votre propre célébrité, moi, très sincèrement, j’ai souvent l’impression que c’est à un autre que tout cela est arrivé.

  
                  

Mathilda May (dans le rôle de Marion)

En ce qui concerne la comédie et la danse vous aviez déjà fait vos preuves mais ce n’était pas le cas pour le chant.

Dès le premier jour, Michel Legrand m’a emmenée chez un de ses amis qui habitait à côté et qui possédait un piano. Il m’a joué l’accompagnement des « Feuilles Mortes » et m’a demandé de chanter la chanson. C’est comme cela que j’ai été engagée.

  
                  

Vous êtes-vous sentie proche du personnage de Marion, lorsque vous avez lu le scénario ?

Marion est un personnage très complet, il y a de nombreuses facettes à mettre en valeur. C’est une jeune fille extrêmement gaie, et qui extériorise sa gaité. Je ne me vois pas tout à fait comme ça, de même que ce ne serait pas mon genre d’aller voir une vedette pour lui dire à quel point je l’admire. Donc , c’est dans une large mesure un rôle de composition, ce qui est très agréable, très stimulant et par certains aspects plus facile aussi, on n’est pas bloqué par la pudeur.

  
                  

Comment se comporte Jacques Démy sur le plateau ?

Il est extrêmement précis, il a tout le film en tête, et il possède un grand sens du rythme, un talent particulier pour filmer les numéros musicaux. Sa mise en escène est elle-même une chorégraphie. Sa caméra danse à l’unisson du corps de ballet, et sait saisir à la fois les mouvements d’ensemble et les détails, les visages, ou les expressions importantes.

Françoise Fabian (dans le rôle de Mylène)

Que vous a inspiré le personnage que vous alliez interpréter?

C’est un personnage superbe! D’abord, c’est le rôle d’une mère, et les mères sont toujours très bien mises en valeur dans les films de Jacques Demy. Ensuite, c’est un personnage émouvant, une femme qui lutte, qui a été trompée et porte un masque pour sauvegardée sa fierté.

  
                  

Finalement, dans ce film consacré aux gens du spectacle, celle qui joue la comédie, c’est Mylène, la seule qui ne monte pas sur scène.

Elle, elle joue dans la vie, elle a d’ailleurs deux noms, Mylène son nom de baptême et Marie-Hélène qui est le nom du personnage qu’elle s’est composé. Tout le film est construit de mélange de réalité et de fiction, où le vrai Montand raconte sur scène sa vie réelle, alors que la Mylène de fiction interprète à la ville un personnage imaginaire. C’est ce jeu que résume la phrase de Jacques Demy à la fin du film : « Le cinéma et la vie, c’est pareil .»

Michel Legrand (compositeur)

Toute la musique est écrite avant le début du tournage ?

Oui. En fait il y a relativement peu de musique d’ambiance, il ne fallait pas noyer les chansons et les numéros musicaux dans un flot continu. Mais il ya donc onze numéros musicaux, j’y ai travaillé un an.

Comment définiriez-vous la couleur musicale de « Trois places pour le 26 »?

Je ne la définirai pas. J’essaie de travailler en évitant les références, les citations, les rappels, d’une période historique. Quand je compose, je n’écoute aucune autre musique, chez moi, j’interdis qu’on mette la radio ou des disques pour éviter les interférences.


  • Sortie : 23 Novembre 1988
Date de la publication électronique : 11 juillet 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé