L'Ours   –  Jean-Jacques Annaud  –  1988

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production : France
  • Genre : Aventures
  • Durée : 96 minutes
  • Producteur : Claude Berri
  • Production : Renn Productions
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
  • Interprètes : La Douce (l'ourson Youk)
    Ben
    Bunny
    Gogol
    Cadix
    Cadence (doublures de Youk)...
  • Scénario : Gérard Brach d'après la nouvelle "The Grizzly King" de James Olivier Curwood publiée en 1916
  • Adaptation : John Brownjohn (Adaptation anglaise)
  • Dialogues : Sandy Whitelaw (dialogues additionnels)
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Léonard Gmuer
  • Directeur de la photographie : Philippe Rousselot
    Michele Picciaredda (Cadreur caméra principale)
  • Chef opérateur : Arnaud du Boisberranger (2ème équipe et raccords)
    Rino Bernardini (1er assistant opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Philippe Sarde (compositeur et arrangeur)
    Eric Lipmann (Conseiller musical)...
  • Monteur : Noëlle Boisson (Chef Monteuse)
    Anne Lafarge (Montage image 2ème équipe)...
  • Chef décorateur : Norbert Preuss (recherche des décors naturels)
    Heidi Ludi (Décoratrice de plateau)...
  • Costumier : Corinne Jorry (Créatrice des costumes)
    Françoise Disle (Costumière)...

Production

  • Pays de production : France
  • Producteur : Claude Berri
  • Production : Renn Productions
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Léonard Gmuer
  • Assistant de production : Sonja Beutura (Secrétaire de production)
    Jacqueline Tolianker (Secrétaire de production)
    Irene Gross (Secrétaire de production)
    Helga Patry-Ploiner (Administratrice générale)
    Colette Suder (Administratrice générale)
    Hannes Patry (Administratrice)
    Trixi Waizenauer (Administratrice)
    Claire Denis (Assistante pré-production)
    Virginie Petit (Assistante secrétaire de production)
    Urs "Bimbo" Boss (Cantine)
    Bruno Honegger (Cantine)
    Bruno Bauman (Cantine)
    Hans Wagenhofer (Chauffeur)
    Raoul Leindecker (Chauffeur)
    Patrice Gladel (Chauffeur)
    Pierre Tremouille (Direction financière)
    Diamond Monty (Conseiller U.S.A.)
    Pierre Andrieux (Conseiller U.S.A.)

Fiche artistique

  • Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
  • Scénario : Gérard Brach d'après la nouvelle "The Grizzly King" de James Olivier Curwood publiée en 1916
  • Adaptation : John Brownjohn (Adaptation anglaise)
  • Dialogues : Sandy Whitelaw (dialogues additionnels)
  • Interprètes : La Douce (l'ourson Youk)
    Ben
    Bunny
    Gogol
    Cadix
    Cadence (doublures de Youk)
    Les frères Bart et Doc (le grand kodiak Kaar)
    Griz (Iskwao, la fiancée de Kaar)
    Bianca (la mère de Youk)
    Check-up (le puma)
    Tchéky Karyo (le chasseur de Tom)
    Jack Wallace (le chasseur Bill)
    André Lacombe (l'homme aux chiens)

Fiche technique

  • Photographie : Philippe Rousselot
    Michele Picciaredda (Cadreur caméra principale)
  • Chef opérateur : Arnaud du Boisberranger (2ème équipe et raccords)
    Rino Bernardini (1er assistant opérateur)
    Myriam Touze (1er assistant opérateur)
    Jérôme Peyrebrune (1er assistant opérateur)
    Andréas Gerbl (2ème assistant opérateur)
    Barthélémy Bogaert (2ème assistant opérateur)
  • Directeur artistique : Toni Ludi
  • Compositeur de la musique : Philippe Sarde (compositeur et arrangeur)
    Eric Lipmann (Conseiller musical)
    Bill Byers (Orchestration)
    Alexander Courage (Orchestration)
    London Symphony Orchestra (Orchestre)
    CTS Studio Wemblay (Enregistrement musique)
    Nat eck Peck
  • Directeur musical : Carlo Savina
    Laurent Quaglio (Directeur du son)
  • Ingénieur du son : Claude Villand
    Bernard Leroux (Mixage)
    Gérard Le Dû (Doublage)
    Jean-François Auger (Doublage)
    Denis Carquin (Doublage)
    Jean-Pierre Lelong (Bruitages)
    Mario Melchiori (Bruitages)
    François Musy (son témoin tournage)
    Ma Beldent
  • Trucages : Eurotitres (Générique et trucages) - Sous la direction de Frédéric Moreau
  • Monteur : Noëlle Boisson (Chef Monteuse)
    Anne Lafarge (Montage image 2ème équipe)
    Michèle Hollander (Assistante monteuse)
    Anne Manigand (Assistante monteuse)
    Danièle Fillios (Assistante monteuse)
    Dominique Nambotin (Assistante monteuse)
    Sels
  • Chef décorateur : Norbert Preuss (recherche des décors naturels)
    Heidi Ludi (Décoratrice de plateau)
    Anthony Greengow (Aménagement décor)
    Georg Dietz (Aménagement décor)
    Bernhard Henrich (Ensemblier)
    Franz Baumgartner (Construction)
    Jiri Juda (Accessoiriste)
  • Costumier : Corinne Jorry (Créatrice des costumes)
    Françoise Disle (Costumière)
    Les armes des chasseurs proviennent de la collection de Jean-Charles Maratier
  • Son : Stereo Dolby
  • Monteur son : Eric Mauer
    Fabienne Alvarez (montage voix des ours)
    Roberto Garzelli (Assistant montage son)
    Corinne Rosenberg (Assistant montage son)
  • Décors : Thomas Gressel (Constructeur camps d'altitude)
    Kurt Fritsche (Constructeur camps d'altitude)
    Unseld Karl-Heinz (Constructeur camps d'altitude)
    Léo Baumgartner (Guide de montagne)
    Max Mutschleschner (Guide de montagne)
  • Maquilleur : Hans Jurgen Schmelzle (Chef maquilleur)
    Alfred Rasche (Assistant maquilleur)
  • Casting : Marie Jo Slater
    Elisabeth Leustig
    Susan Willet (U.S.A.)
    Valérie Marcou (France)
  • Photographe de plateau : Marianne Rosenstiehl
    Benoît Barbier
  • Régisseur : Janou Shammas (Régisseur général)
    Marleen Vanthuyne (Régisseur adjoint)
    Kurt Von Vietinghoff (Régisseur adjoint)
    Jacques Allaire (Régisseur animalier France)
    Albrecht Von Bethmann (Régisseur animalier Allemagne)
    Walker Pucker (Régisseur animalier adjoint Allemagne)
    Claudio Margraf (Régisseur extérieur Italie)
    Alfred Deutsch (Régisseur extérieur Autriche)
  • Chef machiniste : Bernard Bregier (Chef machiniste)
    Jean-Luc Bezeau (Machiniste)
    Gérard Buffard (Machiniste)
    Idislawe Kielar (Machiniste)
    Jean Elze (Chef électricien)
    Kurt Jancik (Electricien)
    Willy Fleischacker (Electricien)
    Thomas ogner Bogner
  • Assistant réalisateur : Xavier Castano (Réalisation 2ème équipe et 1er assistant)
    Isabelle Henry (2ème assistante)
    Philippe Raths (3ème assistant)
    Florian Nilson (3ème assistant)
    François et Gmuer Tajan (Stagiaires réalisateur)
  • Procédé image : 70mm Technicolor Londres
    Panavision
  • Laboratoire : Eclair
    Paris Studio Cinéma-SIS (Synchro)
  • Laboratoire de mixage : Auditorium Joinville

    Effets spéciaux

    • Effets spéciaux tournage : Willy Neuner
      Uli Nefzer
      Johann Fickel
    • Traitement visuel pour les séquences de rêves : Frédéric et Beau Moreau
    • Animatroniques : crées par Jim Henson Creature Shop
    • Régisseurs ateliers effet spéciaux : John et Carr Stephenson
    • Coordination comportement : Ailsa Berk
    • Mouvements corporels : Baldwyn
      Roman Stefanski
      Dave Forman
      Blair Michael
    • Manipulateurs : Robert Tygner
      Mark Wilson
      Simon Buckley
      Phillip Eason
      Don Austen
      Clint Youngreen
    • Mécaniciens : Ray Scott
      Verner Gresty
      Neal Scanlan
      Mavis Taylor
      Simon Donaldson
      Ian Rolph
    • Coiffeurs pelage : Jean Bolte
      Fiona Cazaly

    Mise en scène

    • Rêves réalisés par : Bretislavv avec le Studio Kratky Film Pojar (Prague)
      Filmexport Tchécoslovaquie
    • Storyboard : Laurence Duval-Annaud (mise en images)
      Norbert Iborra (dessins)

    Industries techniques et matériel

    • Mixage : Auditorium Joinville
    • Repiquage : Audio 24.25
    • Pellicule image : Kodak Eastmancolor
    • Pellicule son : Pyral
    • Caméra : Samuelson Alga
    • Location production : Service Company
      Unicorn Film Munich
    • Matériel électrique : Helmut Ehringer
    • Groupe électrogène : Arnold
      Richter KG
    • Véhicules et chauffeurs : Detlef Krejci Gesmbh

    Régie animaux

    • Conseiller animalier : Jean-Philippe Varin (Jacana Wildlife Studios)
    • Conseillers scientifiques : François Docteur Hugues
      Maryvonne Docteur Leclerc-Cassan (Parc zoologique de Paris)
    • Dresseurs des oursons : Jean-Philippe Varin (La Douce)
      Christiane d' Hotel
      Carlo do Couto
      Noël Vandendries-Lestienne
      Sonia Vandendries-Lestienne
      Danilo Gobber
      Claude Charat
      Didier Bongibault
    • Puéricultrices oursons : Marie-France Gaboret
      Maguy Fernandez
      Nathalie Laforge
    • Dresseur et propriétaire du kodiak Bart : Doug Seus (Wasatch Rocky Mountain - Utah)
    • Entraînement des oursons Ben et Bunny : Clint Youngreen
      Linda Seus
    • Dresseur du kodiak Doc et du grizzly Griz : Mark Wiener
      Keith Bauer
      Madeleine Klein (assistants)
    • Propriétaire du kodiak Doc et du grizzly Griz : Steve Martin (Working Wildlife - California)
    • Dresseurs de la mère de l'ourson_ : Dieter Kraml
      Alfons Spindler
    • Dresseur du puma : Thierry Leportier
      Monique Angeon
      Gilbert Weiser (assistants)
    • Dresseur de la meute des chiens : Noël, André ; Pittavino, Patrick ; Kerfriden, Jean-Alain ; Pouillart, Michel (assistants)
    • Propriétaires chevaux : Nemitz, Andréa
    • Dresseurs chevaux : Bushell, Sue ; Heinrich, Bernhard
    • Cascades chevaux : Luraschi, Mario ; Henning, Christian
    • Fauconnier : Hiebeler, Joseph
    • Entomologiste : Bleuzen, Patrick

    Avec la participation du parc zoologique de Vincennes

     

    Résumé et notes

    • Genre : Aventures
    • Durée : 96 minutes

    RÉSUMÉ

    L’ourson Youk vivait heureux avec sa maman ours. Mais un jour où elle se délectait du miel d’un essaim, elle ne vit pas la roche se détacher au-dessus d’elle… Le cœur brisé, Youk se retrouve seul. Heureusement, le grand ours Kodiac Kaar le prend sous sa protection et entreprend son apprentissage. Il lui enseigne la pêche, la chasse, comment séduire une belle ourse en dansant, et surtout comment se défendre contre toutes sortes de dangers. Le moindre n’est pas l’homme et son fusil, tel le chasseur Tom, bientôt flanqué du vieux trappeur Bill. Devant leur incompréhensible cruauté, les ours commencent par se défendre, contre les chiens lancés contre eux, par exemple, puis se font attaquants, dépeçant les chevaux de leurs poursuivants. Kaar a beau mettre en fuite le puma qui menace Youk, permettant à celui-ci de croire ses propres grognements dissuasifs, les hommes s’emparent de l’ourson et le mettent en cage. Mais lorsque Tom, désarmé face à Kaar, se met à genoux et le supplie, le grand ours sauvage l’épargne. Comprenant le message de bonté et de compassion, Tom relâche Youk. D’après le synopsis publicitaire du film

    En savoir plus

    Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    Jean-Jacques Annaud (le réalisateur) :

    Vous avez la réputation de préparer très méticuleusement vos tournages. En quoi était-ce nécessaire dans le cas particulier de "L'ours"?

    ''Lorsqu'on travaille avec des animaux, c'est plus qu'indispensable. C'est incontournable! J'ai commencé par la réalisation d'un storyboard complet. Sa première fonction a été de convaincre dresseurs et financiers que le film était faisable. Chacun des mille sept cent plans du film y était dessiné et commenté.

      
                        

    Aviez-vous défini des principes de mise en scène?

    Pour "L'ours" j'ai voulu un cinéma classique, très mis en scène, pour me situer aux antipodes du documentaire animalier. J'ai trouvé intéressant de travailler avec mes fauves comme l'aurait fait un cinéaste des années cinquante avec ses acteurs, en utilisant les moyens lourds du travelling, de la grue, des champs-contre-champs, avec ou sans amorce, bref toute la grammaire du cinéma de studio. Bien sûr, le plan de séquence était impossible : quand un animal fait une scène de quinze à vingt secondes, on explose de joie. Pour être "dans" les regards de nos stars, tout en ne me privant pas des décors, j'ai employé des focales très courtes, qui donnent de la présence et de la profondeur. Mais évidemment, être sous le nez de l'ours avec un grand angulaire, exige une mise en scène plus compliquée, et présente un plus grand danger.

      
                        

    Il fallait également prendre des mesures pour assurer la sécurité de l'équipe.

    Avant le tournage, j'ai réuni mon équipe, j'ai expliqué les dangers et les bases du comportement à adopter : ne pas empiéter sur le territoire de l'ours, ne jamais bouger face à lui, ne jamais lui tourner le dos, ne jamais s'enfuir devant lui. Quand l'ours était sur le plateau, l'équipe était statufiée sur place. Inutile de demander un accessoire à un machiniste.

    Gérad Brach (le scénario)

    Quels problèmes particuliers pose le fait d'écrire un film pratiquement sans dialogue?

    C'est très stimulant d'avoir à trouver des comportements qui expriment, d'une manière claire et si possible émouvante ou amusante, les sentiments de personnages privés de la parole. Je crois que ce qui m'a aidé, c'est que, pour moi, il n'y a pas de différence fondamentale entre les hommes et les animaux. L'homme est un animal particulier. Pour écrire ce film, il fallait se sentir ours soi-même, et pendant que j'y travaillais, j'aurai pu dire en imitant Flaubert à propos de Madame de Bovary : "L'ours, c'est moi!"

    Philippe Rousselot (l’image)

    Comment se traduisait la volonté de Jean-Jacques Annaud de montrer la vision de l'ourson?

    '' Montrer la vision de l'ourson ne signifie pas caméra subjective, procédé rapidement lassant. La vision de l'ourson signifie que l'identification du spectateur est sur lui : résultat, nous avons travaillé à plat ventre pendant cinq mois, et avec un prisme énorme, qui faisait que nous étions à quatre pattes, mais l'optique était vraiment au ras des cailloux. On s'est vite aperçu que l'ourson était notre héros puisque nous étions toujours à son niveau. Par contre, le grand ours était généralement filmé en contre-plongée, ce qui a nécessité, une fois de plus, de creuser pour installer la caméra en contrebas.

      
                        

    Tourner en scope posait aussi des problèmes?

    Avec raison, Jean-Jacques Annaud tenait au format scope, qui donne une ampleur, un souffle bien supérieurs. Mais qui complique tout. Les dresseurs devaient être loin de leurs animaux pour être hors-champ, eux qui sont habitués à travailler pour la télévision, donc pour un petit cadre. Se placer deux mètres plus loin alors que les ours voient très mal, signifie que tout prend beaucoup plus de temps, et qu'il faut un énorme travail de décoration.

    Noëlle Boisson (le montage)

    "300.000 mètres de pellicule, 3.000 mètres montés, un film de 98 minute - 16 mois de tournage"

      
                        

    Quand a commencé votre collaboration à "L'ours"?

    Jean-Jacques Annaud m'a appelée trois mois avant le début du tournage, et nous avons mis au point la façon de travailler. Ce film comportait plusieurs particularités. Il était tourné à trois caméras, pendant une durée très longue, donc une énorme quantité de pellicule. Monté, le film représentait 1% de ce qui a été tourné. Il était réalisé entièrement en extérieurs, avec des lumières qui ne raccorderaient pas nécessairement. Il utilisait beaucoup de trucages. Il était entièrement tourné muet donc sans référence de dialogues pour enchaîner les plans, et il s'agissait d'un film très découpé, avec mille sept cent plans, ce qui est gigantesque.

    Claude Berri (la production)

    "L'important, ce n'est pas ce qu'un film coûte, mais ce qu'il rapporte."

      
                        

    Comment l'argent est-il dépensé dans un film comme "L'ours"?

    Un tel film coûte très cher en préparation, c'est une horreur! Dans le cas de "L'ours", l'entraînement des animaux a pris quatre ans. Pendant quatre ans, on paye les gens. Et il fallait donner un sentiment de totale liberté, dans des paysages vierges. Il y a donc eu un énorme travail de repérage, qui coûte très cher : tout l'ouest du Canada, quatre états des USA, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Hongrie, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, l'Espagne... Jean-Jacques a finalement choisi les Alpes parce qu'il y a trouvé tous les décors clés. Mais sur chaque lieu il a fallu réparer un pont, ou prolonger une route, ou construire un parking ou masquer une station de périphérique, etc. Si on ne le fait pas, on réduit l'ambition visuelle du film, il devient "petit", mesquin.

    Laurent Quaglio (le son)

      
                        

    "22 personnes – 12.960 heures de travail"

    Son travail consiste à traiter l’ensemble des sons d’un film afin de construire un univers sonore totalement maîtrisé (…) Laurent Quaglio avait comme tâche de construire entièrement la bande son : non seulement les ambiances, comme il en a l’habitude, mais le "dialogue" des animaux. Il lui fallait rendre expressifs, interprétables aux oreilles humaines les sons émis par les ours. Il a donc commencé par enregistrer toute une gamme de cris et de grognements, une sorte de catalogue d’une trentaine de sonorités spécifiques, correspondant aux différentes situations (…) Jean-Jacques Annaud, donnant libre cours à ses talents d’imitateur, a joué les « répliques » des ours afin de mieux expliquer ce qu’il souhaitait.

    Philippe Sarde (la musique): "Composer est comme écrire un second scénario."

    Comment définiriez-vous la musique de "L’ours" ?

    Nous avons choisi un type de musique qui lui donne de l’ampleur, à l’unisson des paysages immenses dans laquelle elle se déroule. C’est pour cela qu’après avoir envisagé diverses formules, notamment un sextet à cordes, nous nous sommes décidés pour la forme symphonique, interprétée par un grand orchestre (…) Il fallait un thème simple, qui soit enraciné dans la tradition. Celui que nous avons utilisé est issu du folklore juif de l’Europe de l’est, à qui Tchaïkovski l’avait emprunté.

      
                        

    Avez-vous utilisé des instruments particuliers ?

    Pour renforcer la réalité sauvage, nous avons utilisé le didgeridou australien, sorte de trompe jouée par les aborigènes, et le balafon, xylophone rustique d’Afrique Centrale.

    Bretislav Pojar (les rêves)

    Sous les directives de J.J.Annaud, Pojar a crée des marionnettes d’une quarantaine de centimètres, taille qui permet une très grande finesse de détail. Désireux d’échapper à toutes références connues, Annaud a ensuite confié la pellicule tournée par Pojar à Frédéric Moreau, le responsable de la société Eurotitres qui s’était déjà chargée des trucages pour les prises de vue réelles. Moreau s’est occupé de retravailler les images en modifiant les couleurs et les contrastes, et d’ajouter des mouvements de caméra aux plans fixes tournés à Prague.


    • Sortie : 19 Octobre 1988
    Date de la publication électronique : 11 juillet 2011
    Sources :

    Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Fiches du cinéma, Tous les films 1988, Editions Chrétiens-Médias, 1989, p.300