Kafka  –  Steven Soderbergh  –  1992

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :Etats-Unis / France
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 100 minutes
  • Producteur :Stuart Cornfeld
    Harry Benn
  • Production :Baltimore Pictures
    Pricel (coproduction)...
  • Distribution : AMLF
    Life International...
  • Réalisateur :Steven Soderbergh
  • Interprètes : Jeremy Irons (Kafka)
    Theresa Russell (Gabriela)
    Joel Grey (Burgel)
    Ian Holm (Docteur Murnau)
    Jeroen Krabbe (Bizzlebek)
    Armin Mueller-Stahl (Inspecteur Grubach)...
  • Scénario :Lem Dobds
  • Producteur exécutif :Paul Rassam
    Mark Johnson
  • Directeur de production :Gail Samuelson (coordinateur de la production)
  • Directeur de la photographie : Walt Lloyd
  • Chef opérateur : Eddie Collins (opérateur)
    Adam Samuelson (opérateur de la Louma)
  • Compositeur de la musique : Cliff Martinez
  • Chef décorateur : Gavin Bocquet
    Joanne Woollard ...
  • Costumier : Michael Jeffrey
    Lindsay Pugh (assistant)...

Production

  • Pays de production :Etats-Unis / France
  • Producteur :Stuart Cornfeld
    Harry Benn
  • Production :Baltimore Pictures
    Pricel (coproduction)
    Renn Productions (coproduction)
  • Distribution : AMLF
    Life International
    Miramax Films
  • Producteur exécutif :Paul Rassam
    Mark Johnson
  • Directeur de production :Gail Samuelson (coordinateur de la production)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Steven Soderbergh
  • Scénario :Lem Dobds
  • Scripte :Jean Bourne
  • Interprètes :Jeremy Irons (Kafka)
    Theresa Russell (Gabriela)
    Joel Grey (Burgel)
    Ian Holm (Docteur Murnau)
    Jeroen Krabbe (Bizzlebek)
    Armin Mueller-Stahl (Inspecteur Grubach)
    Alec Guinness (Le chef du personnel)
    Brian Glover (Homme de confiance du château)
    Keith Allen (Assistant Ludwig)
    Simon Mcburney (Assistant Oscar)
    Robert Flemyng (Gardien des fichiers)
    Matyelok Gibbs (Concierge)
    Ion Caramitru (Anarchiste solemnel)
    Hilde Vanmeighem (Femme anarchiste)
    Jan Nemejovsky (Anarchiste moustachu)
    Toon Agterberg (Anarchiste juvénile)
    Maria Miles (Anna)
    Vladimir Gut (Edouard)
    Emil Wolk (Homme sous le microscope)
    Josef Abrham
    Guy Fithen
    Zuzana Halustokova
    Ondrej Havelka
    Lenka Korinkova
    Petr Lepsa
    Leon Silver
    Debora Weston (Amis de Kafka)
    Jan Slovak (homme au bar)
    David Shaw Parker (surveillant posant des questions)
    Jerome Flynn
    Ewan Stewart
    James McPhe (surveillants du Château)
    Lubos Richvalsky (vagabond Kidnappé)
    Pavel Myslik
    Frantisek Stufka (vagabonds)
    Petr Jakl (ouvrier dans la carrière)
    Karel Belohradsky
    Josef Sebek (assistants de l'inspecteur)
    Robert Krejcik (diabolique conducteur de charrette)
    Vitezsalv Bouchner (nettoyeur de la lentille)
    David Jensen (homme qui rit)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Walt Lloyd
  • Chef opérateur :Eddie Collins (opérateur)
    Adam Samuelson (opérateur de la Louma)
  • Compositeur de la musique :Cliff Martinez
  • Ingénieur du son :Mark Mangini
    Tomas Cervenka (assistant)
  • Trucages :Marc Boyle (cascades)
  • Effets spéciaux :Ian Wingrove (superviseur)
    Philip Elton
    Terry Glass (technicien)
  • Chef décorateur :Gavin Bocquet
    Joanne Woollard
    Ian Giladjian (assistant)
  • Costumier :Michael Jeffrey
    Lindsay Pugh (assistant)
    Iva Bartova
  • Son :Dolby stereo
  • Monteur son :Greg / Snelling Orloff (mixage)
  • Décors :Iver Filmé en décors naturels et aux Filmove Studios Barrandov de Prague. Photographie additionelle aux Studios Pinewood
  • Maquilleur :Allen Weisinger
    Paula Gillepsie (chef coiffure)
    Zdenek Klika
    Alena Sedova (maquillage-coiffure)
  • Casting :Susie Figgis
    Eva Kadankova (Prague casting)
    Abby Cohen (assistant casting UK)
  • Photographe de plateau :Jaromir Komarek
  • Régisseur :Bill Keenan
    Stephen Sansom
  • Assistant réalisateur :Guy Travers
    Jiri Ostry
  • Procédé image :Panavision

Résumé et notes

  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 100 minutes

RÉSUMÉ

Prague, 1919. D'étroites rues pavées et des tours médiévales projettent des ombres effrayantes à chaque coin de rue. Surplombant la ville, le Château, monolithique et imposant, inspire autorité et frayeur. C'est le monde de Kafka (Jeremy Irons), un homme dont la vie est divisée en deux. Le jour, il est simple employé dans les bureaux immenses et impersonnels de l'importante Association d'Assurance pour l'Indemnisation des Accidents. Mais la nuit il est écrivain, inlassablement en quête de vérité, il invente des histoires et écrit des lettres à son père, dans sa petite mansarde. C'est un homme qui aime la solitude, qui a peu d'amis, un homme dont chaque journée ressemble à la précédente, jusqu'au jour où son collègue et meilleur ami, Edouard Raban, disparaît mystérieusement. Lorsque Kafka entreprend de découvrir ce que cache la disparition de son ami, il entre dans un monde dangereux et mystérieux, en marge de la surface bien ordonnée de la société. Il rencontre la séduisante amie de Raban, Gabriela Rossman (Theresa Russell) qui l'attire au sein de son cercle d'amis anarchistes. Et lorsque le corps noyé d'Edouard est retrouvé, Kafka comprend qu'il est lui-même surveillé par l'impénétrable Inspecteur Grubach (Armin Mueller-Stahl). A présent Kafka n'est plus un reclus solitaire mais un homme traqué, qui bientôt· devine que la piste des meurtriers passe par les murs impénétrables du Château. Aidé par le tailleur de pierres tombales Bizzlebek (Jeroen Krabbe), Kafka réussit à s'introduire dans le Château. Mais ce qu'il y trouvera est bien pire que tout ce qu'il avait pu imaginer : une réalité plus horrible que ses cauchemars, une histoire digne de ses futurs écrits ... D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Il aura fallu dix ans au scénario de « Kafka » pour passer du stade de l'écriture à celui du tournage, cela grâce à une série de coïncidences et de circonstances fortuites. Le scénariste Lem Dobbs écrit « Kafka » en 1980. Mais sur les conseils de son agent, il met ce projet de côté et décide d'écrire un sujet plus facile, pour se faire connaître. Il écrit alors « Marvel of the Haunted Castle», qui est acheté par la Fox, et grâce auquel il obtient un contrat de deux ans auprès du studio, ce qui lancera sa carrière. Pendant ce temps, le scénario de Kafka fait le tour des professionnels et certains l'apprécient beaucoup. Parmi eux, le producteur Stuart Cornfeld, un ami de Dobbs. En 1985, Steven Soderberg arrive à Hollywood, dans l'espoir de réaliser un film et prend un agent qui lui fait lire ce qu'elle considère comme étant des scénarios bien écrits, à titre d'exemple. Parmi eux se trouve celui de « Kafka ». Soderbergh le trouve passionnant. Trois ans plus tard, lorsque le succès de « Sexe, Mensonges et vidéo » lui ouvrira toutes les portes, il se souviendra de ce scénario. Le film a été tourné à Prague. Les principales scènes ont été tournées dans les lieux suivants :

  • Le vieux cimentière juif de Josefov qui date du 15 ème siècle, où Kafka découvre le passage secret qui le conduira au Château.
  • Le Obesne Dum, une des plus anciennes salles de concert de la ville, et surtout son grenier qui sert de lieu de réunion à Gabriela et ses amies anarchistes.
  • Les Invalidades, un vieil immeuble du constructivisme russe, qui sert de monument aux vétérans de la guerre, et dont les couloirs interminables représentent, dans le film, ceux du Château.
  • L'hôtel Europa, situé square Wencelas, un des plus vieux et des plus baroques de la ville, un monument d'élégance victorienne, dont la salle à manger a servi de décor pour la scène du dîner interrompu par un attentat à la bombe.
  • L'hôtel de ville, dont l'extérieur sert de façade à la compagnie d'assurance où Kafka travaille.
  • Un immeuble qui fut le siège de la police secrète, dans les bas quartiers de la Vieille Ville, où fut construit l'appartement de Kafka.
  • Diverses rues et allées de la Vieille Ville et de ses bas quartiers.
  • Le Château et ses environs, notamment la rue Golden Lane, qui abrite la maison où Kafka vécu.
  • L'autre moitié du film a été tourné dans les Studios Barrandov, célèbres notamment du temps de Goebbels, lorsque Leni Reifenstahl y tournait ses films. C'est là qu'ont été construits les bureaux de la compagnie d'assurance, le bureau de Murnau et la lentille du microscope.

LE TOURNAGE VU PAR STEVEN SODERBERGH

"Bien sûr, il y a des films qui ont été plus compliqués à tourner que celui là. ‘’Lawrence d’Arabie’’ par exemple. Un an à bivouaquer dans le désert… Mais ‘’Kafka’’ a été un film vraiment difficile à faire. Chaque jour était difficile. Passionnant, stimulant, mais aussi épuisant. C’était des semaines de six jours, on a tourné de nuit durant quatre semaines, et il faisait atrocement froid. De toute façon, filmer à l’étranger avec une équipe étrangère est difficile. On perd au moins 40 minutes par jour dans des problèmes de traduction. Ajoutez à cela les tracasseries administratives permanentes (…) En revanche, la coopération au niveau de la ville a été formidable (.. .) A l’arrivée, rien ne m’avait préparé à un tournage à Prague, mais de toute façon, je n’étais prêt à rien, vu que mon expérience ne m’avait formé qu’à filmer deux personnes dans une chambre…"

L’HISTOIRE ET L’ESPRIT DU FILM, VUS PAR STEVEN SODERBERGH

"Le film montre que la vie n’est jamais comme on l’imagine. De cette distorsion entre notre vision et la réalité naissent confusion, désillusion, et humour, puisque la façon qu’ont nos idées reçues de s’effondrer est souvent absurde, donc comique. Ce qui m’a attiré dans cette histoire, c’est ce héros qui voit la vie d’une certaine façon, alors qu’elle n’est jamais comme il croit. C’est une chose à laquelle je me sens souvent confronté. Je suis constamment désarçonné par les comportements des gens, ou bien par des situations qui se renversent sans qu’on comprenne pourquoi. Je m’aperçois qu’on ne peut, ni comprendre, ni ignorer comment le monde fonctionne. La vie suit ses propres règles qu’on ne connaît pas toujours. C’est un film qui parle de la frustration, de l’exaspération qu’on ressent en découvrant que rien ne veut rien dire, rien n’a de sens, rien n’est logique."


  • Sortie : 25/03/1992
Date de la publication électronique :19 July 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Fiches du cinéma, L'annuel, Tous les films 1992, Editions Chrétiens-Médias, 1993, p.199