Waati  –  Souleymane Cissé  –  1995

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France / Mali / Burkina Faso
  • Genre : Drame
  • Durée : 140 minutes
  • Producteur :Souleymane Cissé
  • Production :Sisé Filimu Filimu
    Erato Films...
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Réalisateur :Souleymane Cissé
  • Interprètes : Linéo Tsolo (Nandi)
    Sidi Yaya Cissé (Solofa)
    Aïcha A.M. Dicko (la petite Touareg)
    Mariame A.M. Dicko (Nandi 6 ans)
    Siradje Cissé (la nièce de Solofa)
    Wassa Samake (la grand-mère de Solofa)...
  • Scénario :Souleymane Cissé
  • Dialogues :Souleymane Cissé
  • Producteur exécutif :Xavier Castano
    Emmanuel Toko
    Marie-France Tremege
    Barry Coetzee (SCY)
    Atriascop
  • Producteur délégué :Sisé Filimu - Les Films Cissé
    Youssouf Coulibaly (délégué à la Production)
  • Directeur de la photographie : Vincenzo Marano
    Jean-Jacques Bouhon ...
  • Compositeur de la musique : Bruno Coulais
    Dave Pollecutt ...
  • Monteur : Andrée Davanture (chef monteuse)
  • Chef décorateur : Joseph Kpobly
    Angela Halle

Production

  • Pays de production :France / Mali / Burkina Faso
  • Producteur :Souleymane Cissé
  • Production :Sisé Filimu Filimu
    Erato Films
    La Sept
    Renn Productions
    Cartago Films
    Diproci
    M.I.N.
  • Distribution : A.M.L.F.
  • Producteur délégué :Sisé Filimu - Les Films Cissé
    Youssouf Coulibaly (délégué à la Production)
  • Producteur exécutif :Xavier Castano
    Emmanuel Toko
    Marie-France Tremege
    Barry Coetzee (SCY)
    Atriascop
  • Assistant de production :Lalïa Sakiliba (secrétaire de production)
  • Avec la participation de :Canal +
    Channel 4
    WDR
    Sofiarp
    Ministère de la Culture du Mali
    Ministère de la Coopération et du Développement
    Ministère de la Culture et de la Francophonie
    Ministère de l'Information de Namibie
    Union Européenne pour le Développement
    Centre National de la Cinématographie
    Ecrans du Sud
    Collaboration de Claude Abeille

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Souleymane Cissé
  • Scénario :Souleymane Cissé
  • Dialogues :Souleymane Cissé
  • Scripte :Stella D'Onofrio
    Pilar Billiet
  • Interprètes :Linéo Tsolo (Nandi)
    Sidi Yaya Cissé (Solofa)
    Aïcha A.M. Dicko (la petite Touareg)
    Mariame A.M. Dicko (Nandi 6 ans)
    Siradje Cissé (la nièce de Solofa)
    Wassa Samake (la grand-mère de Solofa)
    Saloum Samoura (le père de Solofa)
    Niamanto Sanogo (le prophète des Rastas)
    Balla Moussa Keita (le professeur)
    Mary Twala (la grand-mère de Nandi)
    Eric Meyeni (le père de Nandi)
    Nakedi Ribane (la mère de Nandi)
    Martin Le Maitre (le fermier)
    Peter Gardener (l'ami du fermier)
    Zane Mees (le chauffeur de la citerne)
    Brenda Radlof (la policière de l'aéroport)
    willie Jansen (le chef de la Police de l'aéroport)
    Ellis Pearson (le prêtre)
    Michelle Burger (Magda et Mariekie)
    Vusi Kunene (l'instituteur et le passeur)
    Charles Mbutho (le vieux passeur)
    Sylvie Chantal Kalet (l'amie de Nandie)
    Ali Ag Mohamed (l'interprète touareg)

Fiche technique

  • Photographie :Vincenzo Marano
    Jean-Jacques Bouhon
    Gheorghy Rerberg
    Alexi Radionov
  • Compositeur de la musique :Bruno Coulais
    Dave Pollecutt
    Groupe KI-YI
    Kalory Sory
    Ladysmith Black Mambazo
    Nayanka Bell
  • Ingénieur du son :Bill Jacques
    Daniel Ollivier
    Patrice Mendez
    Gérard Lamps (mixage)
    Nicolas Becker (bruitage)
  • Monteur :Andrée Davanture (chef monteuse)
  • Chef décorateur :Joseph Kpobly
    Angela Halle
  • Décors :Afrique du Sud - Maritzburg - Côte d'Ivoire - Abidjan - Yamoussoukro - Mali - Tombouctou - Namibie - Le désert Namib
  • Maquilleur :Adrienne Cohen
    Emmanuelle Fevre
    Fanta Kanny Cherif
  • Régisseur :salif Traore
    Jaco Du Plessis
    Mamadou Cissé
  • Assistant réalisateur :Patrick Halpine
    Seipati Bulane-Hopa
    Nathalie Bezon

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Durée : 140 minutes

RÉSUMÉ

WAATI est l'histoire de Nandi, une enfant noire d'Afrique du Sud à l'heure encore triomphante de l'apartheid. Violences et énergies du désespoir, désir fou de connaissance et de libération par le savoir, rencontres d'amour et de compassion. Tout le présent convulsif de l'Afrique, tout son passé de misère et de magie, tout son futur "inéluctablement meilleur", passe par l'itinéraire de Nandi. On la suit de l'enfance à l'âge adulte parmi les paysages et les personnages de sa vie, parcourant l'Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, le Mali et la Namibie, "où la terre semble avoir commencé". D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

  • Les langues originales sont : le zoulou, le sotho, l'anglais, l'afrikaner, le français, le bambara, le tamachek
  • Le film est en version originale sous-titrée en français et sous titrée en anglais.

Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC SOULEYMANE CISSE (réalisateur):


Waati était un projet ambitieux.


Oui, je tenais particulièrement à le mener à bien parce que je me sens profondément concerné par tous ces bouleversements, non seulement en Afrique du Sud, mais un peu partout dans le monde. Par conséquent, je voulais sortir des frontières du Mali.


Précisez-nous votre volonté de situer votre film en Afrique du Sud, puis de vous déplacer sur le continent africain.


En Afrique du Sud, la situation avait dépassé le stade du fascisme. Quand l’humiliation atteint un tel degré, il n’y a plus de repère. Il faut chercher à comprendre pourquoi cette humiliation est si profondément enracinée, pas seulement en Afrique du Sud, mais aussi sous différentes formes dans d’autres parties du monde. Je pense qu’il est notre devoir de faire la lumière sur ces problèmes, nous sommes tous concernés. On a toujours tendance à intervenir quand il y a eu déjà des milliers de morts au lieu de prévenir le danger et de porter secours aux vivants.


Comment avez-vous souhaité charpenter votre scénario ?


Je ne souhaitais pas traiter uniquement d’un problème de violence à travers l’apartheid, mais trouver une matière suffisamment évocatrice pour raconter une histoire que mes enfants et mes petits-enfants peuvent écouter, regarder et essayer de comprendre malgré leur jeune âge. Pas seulement mes enfants, mais aussi les enfants d’Europe, d’Amérique ou d’Asie : La première partie traite de la crise d’une société dans ses aspects de violence morale et physique. J’ai voulu utiliser une narration classique dans un rythme enlevé, quasi haletant et des scènes violentes. La deuxième partie se déroule en Côte d’Ivoire et raconte la quête de connaissance d’une jeune fille qui n’avait dans son enfance pour environnement que la haine et la violence et qui découvre un nouvel univers social, culturel et politique. Nandi apprend à s’approprier cette autre dimension de l’Afrique. Et le rythme du film suit alors le rythme de l’apprentissage : il est plus doux, plus serein et surtout plus lent, car il marche au pas de l’acquisition de la connaissance et de la sagesse. La troisième étape est celle de la maturité. Nandi a appris à transcender sa condition individuelle pour élargir son combat à celui des autres peuples africains. Ainsi, partir pour secourir les déshérités qui meurent dans les sables du Sahara, revêt la même signification « politique » que sa lutte en Afrique du Sud. Nandi est alors mûre pour assumer son destin. Ce faisant, elle boucle de manière symbolique le cercle de la vie et de la connaissance.


On trouve la présence symbolique du Lion qui revient en leimotiv à travers tout le film.

Dans notre pays, chaque famille s’identifie par un symbole ou un animal totémique. La famille de Nandi est liée au lion. Le père de Nandi a sculpté le petit lion pour le donner à sa fille, qui l’offrira à son tour à Aïcha, le petit touareg dans le désert.

ENTRETIEN AVEC LINEO TSOLO (dans le rôle de Nandi):


Linéo Tsolo est-elle Nandi ? En quoi ressemblez-vous à l’héroïne de Waati, en quoi êtes-vous différente ?


Je ne suis pas tout à fait Nandi, mais je ne suis pas étrangère à Nandi. Il est vrai que je n’ai pas personnellement connu les persécutions subies par l’héroïne de Waati mais tout enfant noir en Afrique du Sud a eu sa part d’angoisses, d’affres, de malheurs et sa part de participation au combat pour la liberté.


Comment avez-vous perçu et surtout assimilé le rôle de Nandi ?


A travers les souvenirs de mes parents, je connaissais certains aspects de la réalité quotidienne des noirs d’Afrique du Sud et parfois j’avais peine à croire que de telles horreurs aient pu se produire. J’ai donc assimilé la vie de Nandi en Afrique du Sud, et comme je connaissais la vie en Afrique de l’Ouest, cette partie de mon rôle m’était plus facile à comprendre sauf l’épisode du Sahara où je ne m’étais jamais rendue auparavant. Cela a été une révélation pour moi.


Vous n’êtes pas comédienne professionnelle. Quels ont été les écueils que vous avez rencontrés pour donner vie au personnage de Nandi ?


Mon premier sentiment, c’est vrai, a été la peur : une peur panique qui me paralysait totalement (…) A force de patience, d’éducation et même de conditionnement psychologique, je suis entrée peu à peu dans la peau de Nandi. Pour le reste, il a suffi de me convaincre que je pouvais toujours mieux faire, c’est ce que j’ai essayé.


  • Sortie : 07/06/1995
Date de la publication électronique :21 July 2011
Sources :

Matériel publiciatire du film, Collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé (dossier de presse)