Lucie Aubrac  –  Claude Berri  –  1997

Fiche générale

  • Pays de production : France
  • Genre : Drame
  • Durée : 115 minutes
  • Production : Renn Production
    TF1 Films Production...
  • Numéro de visa : 88 084
  • Distribution : AMLF
    Lauren Films...
  • Réalisateur : Claude Berri
  • Interprètes : Carole Bouquet (Lucie)
    Daniel Auteuil (Raymond)
    Jean-Roger Milo (Maurice)
    Eric Boucher (Serge)
    Patrice Chéreau (Max)
    Heino Ferch (Barbie)
    Bernard Verley (Charles-Henri)
    Jean Martin (Paul Lardanchet)...
  • Scénario : Arlette Langmann (collaboration au scénario)
    tiré du roman "Ils partiront dans l'ivresse"
    Editions du Seuil
    Paris.
  • Adaptation : Claude Berri
    Arlette Langmann
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Patrick Bordier
  • Directeur de la photographie : Vincenzo Marano
  • Chef opérateur : Marc Koninckx (cadreur/opérateur steadicam)
    Claude Debroux (1er assistant opérateur)...
  • Compositeur de la musique : Philippe Sarde
  • Monteur : Hervé de Luze (chef monteur)
    Rose-Marie Lausson ...
  • Chef décorateur : Olivier Radot
    Frédéric Benard (1er assistant)...
  • Costumier : Sylvie Gautrelet (créatrice de costumes)
    Christine Guégan (chef costumière)...

Production

  • Pays de production : France
  • Production : Renn Production
    TF1 Films Production
    Rhône-Alpes Cinéma
    D.A. Films
    Pricel
    du CNC et de Canal + Avec la participation de la Région de Rhône-Alpes
  • Distribution : AMLF
    Lauren Films
    USA Fims
    CFP
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Patrick Bordier
  • Participation financière : Pierre Trémouille (directeur financier)
  • Assistant de production : Jackline Tolianker (assistante de production)
    Elizabeth Boorn
    Michèle Ben Hassen
    Bernardette Marquis (secrétaires de production)

Fiche artistique

  • Réalisateur : Claude Berri
  • Scénario : Arlette Langmann (collaboration au scénario)
    tiré du roman "Ils partiront dans l'ivresse"
    Editions du Seuil
    Paris.
  • Adaptation : Claude Berri
    Arlette Langmann
  • Scripte : Hélène Sebillotte
    Maxime Rebière (Storyboard)
  • Interprètes : Carole Bouquet (Lucie)
    Daniel Auteuil (Raymond)
    Jean-Roger Milo (Maurice)
    Eric Boucher (Serge)
    Patrice Chéreau (Max)
    Heino Ferch (Barbie)
    Bernard Verley (Charles-Henri)
    Jean Martin (Paul Lardanchet)
    Marie Pillet (Marie)
    Maxime Henry (Boubou)
    Alain Maratrat (Lassagne)
    Franck De La Personne (Aubry)
    Pascal Greggory (Hardy)
    Jean-Louis Richard (M. Henry)
    Hans Wyprachtiger (Colonel Allemand)
    Andrezj Seweryn (Lt Schlondorff)
    Grégoire Oestermann (Pierrot le faussaire)
    Olga Grumberg (Judith)
    Jacques Marchand (officier état civil)
    Rémy Darcy (colonel Schwartzfeld)
    Hubert Saint Macary (Dr. Dugoujon)
    Jean-Claude Bourbault (Colonel Lacaze)
    Yves Neff (Bruno)
    Jacques Bonnaffé (Pascal)
    Alain Sachs (Claude B.)
    Roland Amstutz (avocat)
    Jean-Claude Grumberg (père de Raymond)
    Danièle Goldmann (mère de Raymond)

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Vincenzo Marano
  • Chef opérateur : Marc Koninckx (cadreur/opérateur steadicam)
    Claude Debroux (1er assistant opérateur)
    Rémy / Maillard Fourneron (2emes assistants opérateur)
    Rajan Thavendrarajah (opérateur vidéo)
  • Compositeur de la musique : Philippe Sarde
  • Ingénieur du son : Pierre Gamet
    Harald Maury (ingénieur du son prétournage)
    Gérard Lamps
    Michel Klochendler
    Bernard Chaumeil (assistant)
    Jean-Louis Lebras (perchman prétournage)
    Laurent Lévy
    Pascal Mazière (bruitage)
    Gérard Lamps (mixage)
  • Trucages : Frédéric Moreau
    Animal Vision
  • Effets spéciaux : George Demétrau
    Grégoire Delage
    Olivier Zenenski
  • Monteur : Hervé de Luze (chef monteur)
    Rose-Marie Lausson
    Isabelle Tat
    Raphael Peaud
    Valentine Traclet (assistants montage image)
    Dominique Petrot (assistant montage virtuel)
  • Chef décorateur : Olivier Radot
    Frédéric Benard (1er assistant)
    Gérard Drolon
    Anne-Michèle Tillieux
    Ariane Audouard (2e assistants)
    Alain Cohen (assistant)
    Anne-Marie Duval
    Laurent Galzin
    Christophe Offret
    Vincent Rohart (stagiaires)
    Frédéric Pesquer
    Janie Ryckmans (tapissiers)
    Alain Frentzel
    Christian Giambiasi (chefs peintres)
    Yvon Moreno (peintre plateau)
  • Costumier : Sylvie Gautrelet (créatrice de costumes)
    Christine Guégan (chef costumière)
    Michèle Pezzin
    Annie Thiellement
    Nathalie Chesnais
    Christophe Giraud
    Tess Hamammi
    Germaine Ribel
    Frédérique Santerre
    Eric Perron
    Laurence Glentzlin
    Claude Nanteau
    Lydia Bernardi (habilleurs et habilleuses)
  • Son : Pellicule Pyral Dolby (procédé sonore)
  • Monteur son : Michel Klochendler (chef monteur son)
    Olivier Laurent (assistant montage son)
    Jacqueline Mariani (montage paroles)
  • Maquilleur : Michel Deruelle
    Jacques Clemente (chefs maquilleurs)
    Sophie Landry (maquilleuse)
    Jean-Pierre Berroyer (chef coiffeur)
    Catherine Leblanc
    Christine Vizier
    Isabelle Luzet
    Lucio Inzerillo (coiffeuses et coiffeur)
  • Casting : Gérard Moulévrier (directeur de casting)
    Pascale Béraud (casting figuration)
    Christine Antonelli
    Marion Tenet (assistantes figuration Lyon)
    Stéphane Bernoux (stagiaire Lyon)
  • Photographe de plateau : Etienne George
  • Régisseur : Francis Barrois
    Alain Mougenot
    Christophe Anzoli
    Thierry Cretagne
    Jean-Paul Braud (régie générale)
    Jean-René Coulon
    Mathieu Menut
    Marie Antoinette Briand
    Véronique Robinson (régie extérieur)
    Martin régie voitures époque) Grangé
    Sophie Martel (ensemblière)
    Françoise Ploviet
    Catherine Leclou
    Nicolas Borowsky
    Natalie Louichon
    Eric Moreau
    Christian Paire
    Christian Peyron
    Christophe Masson
    Christophe Henry
    Daniel Bouloux (stagiaires)
  • Chef machiniste : Bernard Bregier
    Gérard Buffard (sous-chef machiniste)
    Gérard Rival
    Pascal Delaunay (machinistes)
    Jean-Pierre Baronsky (chef électricien)
    Eric Baraillon
    Philippe Barillet
    Richard Vidal (électriciens)
  • Dresseur animalier : Pierre Cadeac
  • Assistant réalisateur : Frédéric Auburtin (1er assistant)
    Natalie Engelstein
    Thierry Mauvoisin (2emes assistants)
    Pascal Roy
    Vincent Guillerminet (stagiares)
    Philippe Tourret (repérages)
  • Atelier photographique : Laboratoire Champagne
  • Procédé image : Format Super 35 mm - Pellicule Kodak -Scope
  • Laboratoire : Eclair

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Durée : 115 minutes

RÉSUMÉ

Lyon, Mars 1943. Raymond Samuel (Aubrac dans la clandestinité) et Lucie, sa femme, sont engagés dans la résistance à l'occupant Nazi.Le 21 juin, Raymond est arrêté à Caluire avec Jean Moulin.La passion amoureuse de Lucie l'oblige à tout tenter, à tout entreprendre, pour arracher son mari des griffes de la Gestapo. Elle s'engage alors dans des actions, mêlant le romanesque à la violence, qui semblent sortir de l'imagination du plus fertile des romanciers. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Tourné entre le 23 octobre 1995 et le 13 novembre 1996.

Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Claude Berri :

« Ce livre n’est ni un roman, ni un journal intime, c’est une suite de souvenirs, d’évènements vécus par les Aubrac, à Lyon, en 1943 (…). Lucie Aubrac a écrit ce livre au moment du procès de Klaus Barbie à Lyon pour contrer la stratégie de l’avocat de Barbie, mettant en cause l’attitude de certains résistants, dans l’affaire de l’arrestation de Jean Moulin. Ce livre de vérité m’a beaucoup ému. J’y ai vu un sujet, non pas sur des héros embaumés par l’Histoire, mais sur des gens courageux qui ont suivi leurs propres chemins, dans une vie quotidienne sous la Résistance (…). Pour l’adaptation j’ai pris certaines libertés, par rapport à l’action réelle, et aux personnages, pour des raisons de rythme et de structure (…). Mon souci était de faire une fiction, tout en respectant, au mieux, la véracité des faits, dans ce cadre historique (…). Dans la mesure où il y a souvent du danger dans le film, on peut le voir comme un « suspense », à la rigueur même, comme un « polar » historique. De toute façon, je m’efforce toujours d’intéresser dès la première page et, si possible, jusqu’à la dernière. Je ne suis pas complaisant au montage. Si une scène n’est pas nécessaire au récit, ou s’en éloigne, et surtout si elle le ralentit, je la coupe (…). Ce qui m’a intéressé, c’est l’exemplarité de cette histoire d’amour. L’audace et le courage de cette femme qui agit, pour sauver l’homme qu’elle aime. J’ai eu sûrement envie de faire ce film, pour le serment qu’ils se sont fait « d’être toujours ensemble tous les 14 mai de leur vie ». Peut-être aussi, en sachant, que ce serment ils le tiennent, depuis cinquante sept ans. »

Daniel Auteuil :

« En jouant, je me transforme, je ressens toutes les sensations de mon personnage, je suis comme en transe. S’il fait froid, j’ai froid ; si on me frappe, j’ai mal. Nous avons passé beaucoup de temps à tourner à Lyon dans une vraie prison. La souffrance, l’humiliation étaient vraies, les figurants les ressentaient comme moi, lorsque nous descendions des cellules dans la cour pour vider les seaux qui servaient de toilettes. Dans de telles circonstances, chacun éprouve sa propre angoisse, physique, morale. En cellule, il y avait l’atmosphère confinée, la faim, les punaises, la saleté corporelle et la puanteur, l’inquiétude permanente. Lors des interrogatoires, il y avait la brutalité, la torture, Ce qui m’a aidé à jouer c’est le fait de savoir que Raymond Aubrac s’évanouissait chaque fois qu’on le torturait. Interpréter son rôle, c’était comme découvrir un secret. En jouant Raymond Aubrac et tout en connaissant, évidement, le scénario et les faits réels, je suis parti du principe que je ne savais pas – en tant qu’Aubrac – ce qui allait arriver dans les heures suivantes. Lorsque je quitte Lucie pour aller au rendez-vous de Jean Moulin, je n’en sais pas plus sur l’itinéraire qu’ils vont suivre ce jour-là que Raymond le 21 juin 1943. Raymond et Lucie étaient unis par un amour exceptionnel. Leur parcours, à travers leur vie et leur lutte quotidiennes, a un caractère exemplaire. Le livre de Lucie, le film, et nos différentes rencontres, montrent que leurs actes de résistance étaient l’expression d’une formidable envie de vivre et que leur amour n’était pas un amour égoïste. Leur histoire est tellement extraordinaire que, si elle n’avait pas été vraie, et que l’on m’ait apporté un scénario relatant les mêmes faits, purement fictionnels, j’aurai dit : « Ce n’est pas possible ». Mais c’était vrai et le film existe. »


  • Sortie : 26 Février 1997
Date de la publication électronique : 22 juillet 2011
Sources :

Liste repère de dialogues, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; Bible de tournage du film