Le Roi des Aulnes  –  Volker Schlöndorff  –  1996

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
    Allemagne
    Grande-Bretagne
  • Genre : Conte philosophique
  • Durée : 118 minutes
  • Production :Renn Production
    France 2 Cinéma...
  • Distribution : AMLF
  • Réalisateur :Volker Schlöndorff
  • Interprètes : John Malkovich (Abel)
    Caspar Salmon (Abel enfant)
    Armin Mueller-Stahl (Comte de Kalterborn)
    Gottfried John (Garde forestier)
    Marianne Sägebrecht (Madame Netta)
    Volker Spengler (Maréchal Goering)...
  • Scénario :Jean-Claude Carrière
    Volker. D'après le roman "Le Roi des Aulnes" de Michel Tournier Schlöndorff (Editions Galimard)
  • Dialogues :Jean-Claude Carrière
  • Producteur exécutif :Ingrid Windisch
  • Producteur délégué :Claude Berri
    Jeremy Thomas
    Lew Rywin (producteurs délégués)
    Pierre Couveinhes
    Chris Auty (producteurs associés)
  • Directeur de production :Dorothea Hildebrandt
    Michal Szczerbic ...
  • Directeur de la photographie : Bruno de Keyser
  • Chef opérateur : Martin Kenzie
    Daniel Leterrier (cadreurs)...
  • Compositeur de la musique : Michael Nyman
  • Monteur : Nicolas Gaster
    Peter Przygodda (conseiller artistique au montage)
  • Chef décorateur : Didier Naert (chef décorateur)
    Ezio Frigerio (créateur de décors)...
  • Costumier : Anna Sheppard

Production

  • Pays de production :France
    Allemagne
    Grande-Bretagne
  • Production :Renn Production
    France 2 Cinéma
    Heritage Films
    Le Studio Canal +
    Varsovie et Ufa Babelsberg
    Recorded Picture Company
    WDR
    Studio Babelsberg
  • Distribution : AMLF
  • Producteur délégué :Claude Berri
    Jeremy Thomas
    Lew Rywin (producteurs délégués)
    Pierre Couveinhes
    Chris Auty (producteurs associés)
  • Producteur exécutif :Ingrid Windisch
  • Directeur de production :Dorothea Hildebrandt
    Michal Szczerbic
    Arlette Danis
    Andreas Grosch (coordinateur de la production)
  • Participation financière :le Ministère de l'Intérieur et Filmstiftung NRW-Filmboard Berlin - Brandenburg Soutenu par le Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe Filmoförderungsanstalt Berlin

Fiche artistique

  • Réalisateur :Volker Schlöndorff
  • Scénario :Jean-Claude Carrière
    Volker. D'après le roman "Le Roi des Aulnes" de Michel Tournier Schlöndorff (Editions Galimard)
  • Dialogues :Jean-Claude Carrière
  • Scripte :Thomas Hezel
    Karl-Heinz Uebelmann (storyboard)
  • Interprètes :John Malkovich (Abel)
    Caspar Salmon (Abel enfant)
    Armin Mueller-Stahl (Comte de Kalterborn)
    Gottfried John (Garde forestier)
    Marianne Sägebrecht (Madame Netta)
    Volker Spengler (Maréchal Goering)
    Heino Ferch (Adjudant SS Raufeisen)
    Dieter Laser (Professeur Blättchen)
    Agnès Soral (Rachel)
    Sasha Hanau (Martine)
    Daniel Smith (Nestor)
    Ilja Smoljanski (Ephraim)
    Marc Duret
    Luc Florian
    Laurent Spielvogel
    Philippe Sturbelle (Prisonniers de guerre)
    Patrice Floersheim (Commissaire de Police)
    Simon Mc Burney (Gendarme)
    Vernon Dobtcheff (Avocat)
    Jacques Ciron (Procureur)
    Eric Deshors (Hervé)
    Lyece Boukhitine (Ahmed)
    Jérôme Keen (Client d'Abel)
    Sylvie Huguel (Mère de Martine)
    Ryan O'Leary (Clément)
    Thierry Monfray (Professeur)
    Claude Degen (Prêtre)
    Christine Paolini (Mère de Nestor)
    Jacques Brunet (Principal du Collège)
    Lars Albiez (Lothar)
    Maximilian Haas
    Robert Beyer
    Norman Daugs (trois écoliers "Napola")

Fiche technique

  • Photographie :Bruno de Keyser
  • Chef opérateur :Martin Kenzie
    Daniel Leterrier (cadreurs)
    Michael Sutor
    Thorsten Johanningmeier (caméramen scènes animalières)
    Dieter Welsch (caméraman deuxième équipe)
  • Compositeur de la musique :Michael Nyman
  • Ingénieur du son :Karl-Heinz Laabs
  • Effets spéciaux :Effets Spéciaux et Armes pour Cinéma "Die Nefzers"
  • Monteur :Nicolas Gaster
    Peter Przygodda (conseiller artistique au montage)
  • Chef décorateur :Didier Naert (chef décorateur)
    Ezio Frigerio (créateur de décors)
    Clerq-Roques
    Bertrand
    Heinz Röske
    Bernhard Henrich
    Suzanne Hein
    Eliane Huss (décorateurs et décoratrices)
  • Costumier :Anna Sheppard
  • Son :Dolby SRD
  • Monteur son :Manfred Arbter (mixage)
  • Décors :en Pologne et en Norvège Extérieurs à Paris
  • Maquilleur :Axel Zornow
    Waldemar Pokromski
  • Casting :Karim Beewen
  • Régisseur :Andi Lang
  • Assistant réalisateur :Marek Brodzki
    Marcel Just
    Béatrice Banfi
    Roland Dhardiville
  • Procédé image :1.85

Résumé et notes

  • Genre : Conte philosophique
  • Durée : 118 minutes

RÉSUMÉ

Il était une fois un homme qui aimait les enfants parce qu'il était un enfant. La vie semblait l'ignorer, et même le rejeter, mais cela ne l'attristait pas. Il sentait en lui un pouvoir secret sur les choses. Il savait qu'un jour son heure viendrait. Quand la guerre éclata, il fut fait prisonnier. Mais au lieu de trouver dans la captivité des raisons de désespérer, des prétextes à évasion, il y découvrit la liberté, les grands espaces, des forêts profondes, des animaux sauvages qui mangeaient dans sa main. Il pénétrait dans un monde magique, habité par les fées, les gnomes et les génies. Il rencontra même un ogre extraordinaire, qui semblait commander à la nature entière. Enfin, il retrouva des enfants. Ils vivaient au milieu des bois dans une haute forteresse, où on leur apprenait la santé et la force. Et il devait s'occuper d'eux. Il devait même, dans la campagne aux alentours, recruter d'autres enfants, le plus d'enfants possibles, pour les emmener dans la citadelle et les soumettre aux instructeurs. Cette vie l'enchantait. Il n'y voyait que des images d'harmonie et de vrai bonheur, des chants, de la musique, un peuple jeune et fier, son propre destin semblait accompli. Un jour, il s'aperçut que les gens des campagnes cachaient leurs enfants quand il arrivait. Il apprit même qu'on l'appelait un ogre. Alors il essaya de comprendre ce qu'il faisait, il vit que les enfants n'étaient entraînés que pour la guerre, et que la guerre approchait à grands pas. Il essaya de les sauver, de les emmener loin de là. Les enfants refusèrent de le suivre, et même ils l'assommèrent. L'armée ennemie cernait déjà la forteresse. Il s'ensuivit un terrible carnage. L'homme qui s'appelait Abel réussit à s'échapper, grâce à un enfant qu'il emportait sur son dos. Ils gagnèrent la région des marais. Le monde tout entier semblait s'être englouti, le monde des hommes et celui des fées. L'homme et l'enfant paraissaient être seuls dans la boue, comme au commencement des choses. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : Sélection au Festival de Venise 1996

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES DE PRODUCTION :

En 1970 Michel Tournier se voit remettre le prix Goncourt pour "Le Roi des Aulnes". Depuis, des millions de lecteurs à travers le monde ont découvert les tribulations d'Abel Tiffauges, un jeune français fait prisonnier dans une Allemagne secouée par le nazisme et la Seconde Guerre mondiale. L'un d'eux n'est autre que Volker Schlöndorff. Mais le cinéaste décide d'aller plus loin en adaptant le célèbre roman. "Le livre de Michel Tournier, explique-t-il, m'a fasciné et effrayé. C'est une vue très française sur l'Allemagne, une sorte de conte de fées réaliste. On pense aux châteaux sur le Rhin de Victor Hugo, à Céline. Abel, tout comme les jeunes allemands, est dupe de la mise en scène nazie qui joue habilement de tous les mythes de légendes. Tout ce qui lui arrive semble avoir une prédestination secrète. C'est un merveilleux personnage ludique, un fou assez illuminé." Un personnage que son géniteur littéraire définit comme : " un ogre, un sorcier et un bandit. Tiffauges n'est pas un adulte, il est cractérisé par une immaturité profonde et irrémédiable. Sa magie, déclare l'auteur, réside dans la connivence qu'il croit en son destin personnel, ses propres désirs multiples et nostalgiques et le cours de l'Histoire, ou plus exactement dans les preuves de cette connivence que lui apportent les faits."

Le personnage principal vu par le réalisateur :

« Abel aime les enfants parce qu’ils sont plein de fantaisie. Il aime cet âge où la vie n’est pas encore dirigée vers un but, mais où elle peut exploser tous azimuts. Et voilà qu’Abel arrivant chez le nazis, il voit comment ils exaltent la jeunesse et laissent se déchaîner son énergie en toute impunité, sans aucune restriction « bourgeoise ». C’est pourquoi il accepte de ramasser des enfants. Mais il ne voit pas qu’il les prépare à un massacre, que ce culte fasciste de la jeunesse est un culte de la mort. Est-il bon ou méchant, je l’ignore. Abel se prend pour un être féerique alors qu’il est simplement un marginal assez mal adapté à la bourgeoisie. Sa captivité est vécue comme une libération. Maintenant qu’il est en Prusse Orientale, il s’invente un destin hors du commun. Il va du pavillon de chasse de Goering au château-fort ; il a un cheval, il parcourt la campagne pour ravitailler, et jouer avec ces quatre cents enfants. Tout est merveilleux. Son monde est égocentrique comme chez les enfants, et il finit par se croire tout puissant et doté d’un destin à part. En cela, il se trouve en parfait accord avec les nazis. Mais s'il est légitime qu’un enfant fasse de tels rêves, c’est dangereux et infantile quand un peuple entier se met à faire les mêmes. Lorsqu’Abel se rend compte de son erreur, il est trop tard. Définir Abel psychologiquement ne m’intéresse pas. Son origine est ésotérique. Abel traverse le monde, entêté, comme il est né sans jamais changer. Il est imperméable aux idées et aux idéologies, c’est pourquoi il n’est jamais nazi ni antinazi. Il ne suit que sa passion de porteur d’enfant et c’est elle qui le fait s’égarer et c’est elle qui le sauvera en dernier lieu. » Volker Schlöndorff

Coulisses :

Le film représente plus de trois années de travail. Michel Tournier a collaboré à toutes les phases du scénario. Le roman se situant en grande partie dans des paysages oniriques et des châteaux-forts de la Prusse Orientale, les premiers repérages se sont tout naturellement portés sur l’un des plus imposants monuments de l’Ordre des Chevaliers allemands : Mariendburg. L’endroit a donc été transformé en la citadelle Kaltenborn sous la direction du chef décorateur Ezio Frigerio et de Didier Naert, avant d’être éclairé comme le souhaitait Bruno de Keyzer, le directeur de la photographie. Pendant trois mois ce château a servi de « terrain de jeux » à 400 jeunes allemands et polonais de 12 à 16 ans. Les effets spéciaux qui constituent la fin du film ont été tournés à proximité de Marienburg dans les ruines de Schönberg. L’équipe de Volker Schlöndorff s’est d’autre part déplacée en Pologne, en France et en Norvège, et a séjourné dans les studios Babelsberg.


  • Sortie : 02/10/1996
Date de la publication électronique :25 July 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé