Tout sur ma mère  –  Pedro Almodovar  –  1999

Fiche générale

Affiche
  • Titre original : Todo sobre mi madre
  • Pays de production : France / Espagne
  • Genre : Drame
  • Durée : 100 minutes
  • Production : Renn Productions
    El deseo S.A....
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur : Pedro Almodovar
  • Interprètes : Cécilia Roth (Manuela)
    Candela Pena (Nina)
    Marisa Paredes (Huma)
    Antonia San Juan (Agrado)
    Pénélope Cruz (Rosa)
    Rosa Maria Sarda (la mère de Rosa)...
  • Scénario : Pedro Almodovar
  • Producteur exécutif : Agustin Almodovar
  • Producteur délégué : Claude Berri
    Agustin Almodovar
    Michel Ruben (producteur associé)
  • Directeur de production : Esther Garcia
  • Directeur de la photographie : Affonso Beato
  • Compositeur de la musique : Alberto Iglesias
  • Monteur : José Salcedo
  • Costumier : Jose Maria De Cossio
    Bina Daigeler

Production

  • Titre original : Todo sobre mi madre
  • Pays de production : France / Espagne
  • Production : Renn Productions
    El deseo S.A.
    France 2 Cinéma
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué : Claude Berri
    Agustin Almodovar
    Michel Ruben (producteur associé)
  • Producteur exécutif : Agustin Almodovar
  • Directeur de production : Esther Garcia
  • Participation financière : avec la participation de Canal +

Fiche artistique

  • Réalisateur : Pedro Almodovar
  • Scénario : Pedro Almodovar
  • Interprètes : Cécilia Roth (Manuela)
    Candela Pena (Nina)
    Marisa Paredes (Huma)
    Antonia San Juan (Agrado)
    Pénélope Cruz (Rosa)
    Rosa Maria Sarda (la mère de Rosa)
    Eloy Azorin (Esteban)
    Toni Canto (Lola)
    Fernando Fernan Gomez (le père de Rosa)
    Carlos Lozano (Mario)

Fiche technique

  • Photographie : Affonso Beato
  • Directeur artistique : Antxon Gomez
  • Compositeur de la musique : Alberto Iglesias
  • Directeur musical : Mario. Musique enregistrée par Recording Studio Smecky et Red Led Madrid Klemens (Praga)
    José Luis enregistrée et mixée par Crespo
  • Ingénieur du son : Miguel Rejas
  • Monteur : José Salcedo
  • Costumier : Jose Maria De Cossio
    Bina Daigeler
  • Son : Dolby SRD
  • Maquilleur : Juan Pedro Hernandez
    Jean-Jacques Puchu (coiffure)
  • Assistant réalisateur : Pedro Lazaja
  • Procédé image : Scope
  • Musique interprétée par : Enrique The city of Prague Philharmonic" : Pérez (clarinette)
    Patxi Urtegui (trompette)
    Fernando Egozcue (guitare)
    Patrick Goraguer (batterie)
    Paco Bastante (basse électrique)
    Alfredo Anaya (vibraphone)
    Alberto Iglesias (piano)
    Manuel Tobar (flûte)

 

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Durée : 100 minutes

RÉSUMÉ

Manuela vit seule avec Esteban, son fils adolescent. Ils n’ont que dix-huit ans de différence et sont très unis. La mère est coordinatrice à l’Organisation Nationale des transplantations de l’hôpital Ramon y Cajal, à Madrid. Le fils, passionné de littérature, veut devenir écrivain et vient de commencer une nouvelle dont le titre, « Tout sur ma mère », est directement inspiré de « All About Eve » de Mankiewicz. Pour le dix-septième anniversaire d’Esteban, Manuela lui offre le livre de Truman Capote « Musique pour caméléons », et une soirée au théâtre où ils vont voir « Un tramway nommé désir ». Mère et fils partagent la même admiration pour Huma Rojo, l’actrice qui joue le rôle de Blanche Dubois. A la sortie du théâtre, il pleut à verse mais Esteban tient à demander un autographe à Huma. Sous le porche, en face de l’entrée des artistes, Manuela et Esteban attendent l’actrice tout en évoquant l’émotion que leur a procuré la pièce. A la surprise d’Esteban, sa mère lui raconte qu’il y a vingt ans, elle avait interprété Stella face au père d’Esteban dans le rôle de Kowalsky. Il est bouleversé que Manuela lui parle enfin de son père. Depuis longtemps, il souhaitait tout savoir de cet inconnu. Manuela lui promet qu’une fois rentrés à la maison, elle lui dira tout. C’est alors que sortent Huma et Nina Cruz, sa partenaire et compagne. Elles se disputent violemment tout en arrêtant un taxi. Quand la voiture démarre, Esteban court à sa poursuite mais se fait renverser par un autre véhicule. Alors que la voiture s’enfuit, Esteban gît sans vie, sourd aux cris de sa mère. Désespérée, folle de douleur, Manuela fuit Madrid pour Barcelone. Décidée à exaucer le dernier vœu de son fils, elle part à la recherche de l’homme qu’elle a aimé et quitté, il y a dix-huit ans, le père de son fils dont le nom était aussi Esteban, avant qu’il ne devienne Lola la pionnière. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Prix et distinctions : 52ème Festival de Cannes, Sélection Officielle, en compétition

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

A propos de Tout sur ma mère :

Après le tournage de La fleur de mon secret, j’avais pris des notes sur le personnage de Manuela, l'infirmière qui apparaît au début. Une femme normale qui, dans les scènes de simulation (au cours desquelles les médecins annoncent à une mère hypothétique la mort de son fils) se transformait en une véritable actrice, bien meilleure que ses partenaires médecins. Au départ, je pensais faire un film sur la capacité qu'ont certains non acteurs à jouer la comédie. Quand j'étais enfant, je me souviens avoir noté cette faculté chez les femmes de ma famille. Elles simulaient plus et mieux que les hommes. Et à force de mensonges, elles parvenaient à éviter plus d'une tragédie. Il y a quarante ans, la Mancha était une région aride et machiste, où l'homme régnait dans son fauteuil à oreilles tapissé de skaï luisant, pendant que les femmes résolvaient réellement les problèmes, en silence, à coups de mensonges. (Est-ce pour cette raison que Garcia Lorca disait de l'Espagne qu'elle avait toujours été un pays d'actrices nées?) Contre ce machisme de la Mancha dont je me souviens (peut-être en l'exagérant) dès ma petite enfance, les femmes faisaient semblant, mentaient, dissimulaient, permettant ainsi à la vie de couler et de suivre son cours à l'insu de leurs hommes. Ce fût pour moi une révélation : le spectacle de ces femmes bavardant dans le patio a marqué ma vie. Je ne le savais pas, mais ça allait devenir un des thèmes de mon treizième film, la capacité à mentir. Et la maternité blessée. Et la solidarité spontanée entre femmes. « J’ai toujours eu foi dans la bonté des inconnus » faisait dire Tennessee Williams à Blanche Dubois. Dans Tout sur ma mère, la bonté est celle des inconnues.

Actrices et femmes :

Elles sont non seulement le sujet de Tout sur ma mère, mais plus encore le film leur est dédié. En particulier les actrices qui, à un moment donné, ont joué des actrices. Les films qui reflètent le monde du cinéma m’ont toujours intéressé. Je pense plus précisément à ceux qui racontent des histoires d’acteurs, de réalisateurs, d’écrivains, de producteurs, de stylistes, de maquilleurs, de figurants, d’imitateurs, de stars, etc. Les films dont le sujet est le cinéma en soi et les personnes qui le font. Dans ce genre, les films qui m’attirent le plus sont ceux dont les rôles principaux sont tenus par des femmes. Dans la dédicace finale, je cite trois de celles qui m’ont produit les émotions les plus fortes : la Gena Rowlands de Opening Night, la Bette Davis de All about Eve et la Romy Schneider de L’important c’est d’aimer. L’esprit de toutes les trois imprègne de fumée, alcool, désespoir, folie, désir, abandon, frustration, solitude, vitalité et compréhension les personnages de Tout sur ma mère.


  • Sortie : 19 Mai 1999
Date de la publication électronique : 28 juillet 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé