La Maladie de Sachs  –  Michel Deville  –  1999

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Drame réaliste et psychologique
  • Durée : 107 minutes
  • Production :Elefilm
    Renn Productions...
  • Numéro de visa : 95951
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Michel Deville
  • Interprètes : Albert Par ordre d'apparition à l'écran : Dupontel (docteur Sachs)
    Marie-France Santon (Mme Borgès)
    Marianne Groves (la voisine d’en face)
    Bernard Waver (M. Deshoulières)
    Philippe Lehembre (M. Guilloux)
    Dominique Reymond (Mme Leblanc)...
  • Adaptation :Michel Deville
    Rosalinde. D'après "La maladie de Sachs" de Martin Winckler Deville
  • Dialogues :Michel Deville
    Rosalinde Deville
  • Producteur délégué :Rosalinde Deville
  • Directeur de production :Franz-Albert Damamme
  • Directeur de la photographie : André Diot (lumière)
  • Chef opérateur : Laurent Dhainaut (cadre)
  • Compositeur de la musique : Jean-Féry interprétation des "Elémens" : Musica Antiqua Köln Rebel
  • Monteur : Andrea Sedlackova (montage image)
  • Chef décorateur : Isabelle Arnal
    Denis Seiglan
  • Costumier : Catherine Boisgontier

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Elefilm
    Renn Productions
    Katharina
    France 2 Cinéma
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Rosalinde Deville
  • Directeur de production :Franz-Albert Damamme
  • Participation financière :Canal +

Fiche artistique

  • Réalisateur :Michel Deville
  • Adaptation :Michel Deville
    Rosalinde. D'après "La maladie de Sachs" de Martin Winckler Deville
  • Dialogues :Michel Deville
    Rosalinde Deville
  • Scripte :Anne Wermelinger
  • Interprètes :Albert Par ordre d'apparition à l'écran : Dupontel (docteur Sachs)
    Marie-France Santon (Mme Borgès)
    Marianne Groves (la voisine d’en face)
    Bernard Waver (M. Deshoulières)
    Philippe Lehembre (M. Guilloux)
    Dominique Reymond (Mme Leblanc)
    Etienne Bierry (M. Renard)
    Maria Verdi (Mme Renard)
    Jean-François Derec (l’homme qui va chez le kiné)
    Béatrice Bruno (Angèle Pujade)
    Valérie Dréville (Pauline Kasser)
    Claire Hammond (la fille qui ne peut pas prendre rendez-vous)
    Martine Sarcey (Mme Destouches)
    François Clavier (docteur Boulle)
    Lucienne Hamon (Mme Sachs)
    Sylvie Jobert (la femme avortée par Sachs)
    Benoît Muracciole (Diego le libraire)
    Anne Fassio (la femme constipée)
    André Thorent (M. Guenot)
    Amanda Langlet (la femme de la brasserie)
    Nathalie Boutefeu (Viviane la serveuse)
    Denis Chérer (le serveur muet de la brasserie)
    Albert Delpy (le client de la pharmacie)
    Sylvie Ferro (la standardiste médicale)
    Serge Riaboukine (l’ivrogne, la nuit)
    Sophie Gourdin (la femme qui a une fille métisse)
    Pierre Diot (l’homme au gel anesthésique)
    Catherine Boisgontier (la femme qui a perdu son frère)
    Sandra Chéres (Mme Calvino)
    Christine Gagneux (Mme Benoît)
    Delphine Brimboeuf (la jeune fille enceinte)
    Jeanne Victor (Annie)
    Christine Brücher (la mère d’Annie)
    Michelle Brûlé (la femme à l’hygiène irréprochable)
    Jean-Claude Bourbault (l’homme à l’infarctus)
    Nicolas Marié (le capitaine des pompiers)

Fiche technique

  • Directeur de la photo :André Diot (lumière)
  • Chef opérateur :Laurent Dhainaut (cadre)
  • Compositeur de la musique :Jean-Féry interprétation des "Elémens" : Musica Antiqua Köln Rebel
  • Directeur musical :Reinhard Goebel
  • Ingénieur du son :Jean Minondo (son direct)
    Thierry Delor (son auditorium)
  • Monteur :Andrea Sedlackova (montage image)
  • Chef décorateur :Isabelle Arnal
    Denis Seiglan
  • Costumier :Catherine Boisgontier
  • Son :Dolby SRD
  • Monteur son :Reine Wekstein (montage son)
  • Décors :Le film a été tourné à Vendôme et Selommes (Loir et Cher) ainsi que dans quelques communes voisines.
  • Maquilleur :Laurence Azouvy
  • Casting :Michel Deville
  • Procédé image :Super 35
    Scope
  • Laboratoire :Eclair
    Jackson (auditorium)

Résumé et notes

  • Genre : Drame réaliste et psychologique
  • Durée : 107 minutes

RÉSUMÉ

La Maladie de Sachs raconte le quotidien d’un médecin de campagne confronté à la souffrance, à l’angoisse, à la violence des rapports humains, à tout ce qui rend malade. La perméabilité à cette souffrance, qu’on pourrait appeler la compassion, la révolte contre l’arrogance du savoir médical, le sentiment de son insuffisance rendent secrètement le docteur Sachs malade lui-même. C’est la maladie de Sachs. Par petites touches, par petites phrases, les patients font le portrait du médecin. Le docteur Sachs existe d’abord par le regard d’autrui, le docteur Sachs n’affirme rien. Le docteur Sachs écoute. Et par un effet miroir, la multitude des voix forme la trame du récit. Une mosaïque d’éclats de vie s’organise autour du cabinet médical. Le docteur Sachs écrit. L’écriture est une thérapie, en tous cas un analgésique. Le docteur Sachs rencontre Pauline. Le docteur Sachs apprend à ne plus avoir peur de la souffrance, car elle est inévitable, ni du bonheur, car il est possible. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

LE SON, déclaration de Jean Minondo

"Les ingénieurs du son n’aiment pas beaucoup que l’on assimile le son d’un film aux seuls dialogues, au seul enregistrement des paroles. La bande sonore de La maladie de Sachs y trouve là, cependant, l’essentiel de sa matière. Cette matière, c’est le corps des patients, leurs vibrations, leurs mots simples, le son de leurs voix, leurs timbres, les « chats » dans la gorge, les toux, les souffles courts, les phrasés heurtés, les ponctuations de Sachs, les silences, les mots qui racontent les maux. Il n’y a plus de jeu, plus de métaphore. Sous le micro, Sachs écoute les patients se livrer à un numéro d’expression corporelle. Martin Winckler en convenait sur le tournage, cette maladie est une « malle à dits ». Le micro fait sur le patient un travail tant radiophonique que radiologique. Ici, sans effets spéciaux, la prise de son fait une prise de sens."

L’ADAPTATION, déclaration de Martin Winckler

"Le 14 Avril 1998, un coup de fil des Editions P.O.L. m’annonce que Michel Deville a lu La Maladie de Sachs et envisage d’en faire un film. A ce moment-là, le livre n’était pas un succès en librairie et le Livre Inter ne lui avait pas été discerné. J’étais loin de m’attendre à ce que quiconque veuille adapter mon « pavé » à l’écran. Cette annonce m’apparut alors comme un évènement inespéré dans l’existence d’un bouquin qui, pensais-je, n’aurait qu’un succès d’estime. Dans ma mémoire de cinéphile, le nom de Michel Deville est associé à des films très personnels, et par-dessus tout à l’adaptation d’un bouquin formidable Le dossier 51. Le roman de Gilles Perrault partage avec le mien un point commun essentiel : il décrit un individu au travers de ce que les autres savent, disent, et découvrent de lui. Transposer ce livre à l’écran était une gageure, mais Deville en avait fait un film magistral sans sacrifier l’esprit du livre. Je ne pouvais pas attendre moins de lui (…) On m’a souvent demandé si je ne me sentais pas dépossédé à l’idée de voir mon livre devenir un film. J’aime autant le cinéma que la littérature et je ne les ai jamais confondus. Avec ou sans succès, un livre existe quoi qu’il arrive. Les meilleurs cinéastes ont tourné des films géniaux à partir de livres confidentiels mais personne n’a jamais desservi un livre, bon ou mauvais, en tournant un film. Au cinéma, celui qui prend les risques c’est le cinéaste, non l’écrivain. Pour ma part, je suis un écrivain comblé : le film de Michel Deville est si dense que je défie quiconque de lui reprocher d’avoir « coupé » dans le roman. Avec une sobriété et une maîtrise impressionnantes, il a porté le livre à l’écran en respectant sa construction, sa « polyphonie » et son sens profond. Avec ses outils et son expérience de cinéaste, il a fait siens mes personnages et mes histoires et leur a donné une dimension, une vie nouvelles. Il n’a pas « adapté » la Maladie de Sachs, il l’a adoptée."

ENTRETIEN AVEC ALBERT DUPONTEL (dans le rôle du docteur Sachs)


"La Maladie de Sachs" a été pour vous l’occasion de travailler avec Michel Deville.


Le scénario du film était fort bien écrit, Michel avait fait un découpage très minutieux et précis. Sur le tournage, Michel ne se « couvre » pas, il fait de longs plans-séquences qui correspondent exactement à son découpage et au montage qu’il a en tête. Il tourne de manière fluide et audacieuse, avec une grande maîtrise. Si je compare son travail de mise en scène au mien, c’est l’exacte antithèse : moi, je tourne beaucoup de plans différents par scène.


Avant le tournage, avez-vous discuté de la manière dont vous alliez interpréter le rôle ?


Non, presque pas. L’intellectualisation dans le travail d’acteur me semble toujours dangereuse. Je n’aime pas qu’un acteur donne l’impression de chercher quelque chose devant la caméra. Michel était d’accord avec moi. Ce film est un film naturaliste avec une mise en scène naturaliste. Je me suis laissé porter par Michel comme Sachs se laisse porter par ses patients. (...) J’ai tenté d’être sincère et de laisser naître mon docteur Sachs avec infiniment de nuances


La Maladie de Sachs est le portrait d’un médecin. On pourrait faire une distinction entre le médecin-technicien qui se réfugie derrière un discours froid et glacé et le médecin attentif à la douleur qui n’oublie pas que le patient souffre.


Il en va des médecins comme des hommes, il y a des gens qui ont un peu de compassion, de générosité en eux, et d’autres qui n’en n’ont pas. Je pense que les médecins sont confrontés à des choses si terribles qu’ils se créent des mécanismes d’évacuation et de défense contre l’angoisse. Ce peut être le cynisme, la froideur ou le matérialisme qui est pour eux une façon de se venger de l’absurdité de l’existence. Ce n’est pas le cas du docteur Sachs.


  • Sortie : 22/09/1999
Date de la publication électronique :03 August 2011
Sources :

Fiches du cinéma, L'annuel du cinéma 2000, Tous les films 1999, Editions Les Fiches du Cinéma (CMC), 2000, p.356