Ma femme est une actrice  –  Yvan Attal  –  2001

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie
  • Durée : 100 minutes
  • Production :Katharina
    Renn Productions...
  • Numéro de visa : 100 809
  • Réalisateur :Yvan Attal
  • Interprètes : Charlotte Gainsbourg (Charlotte)
    Yvan Attal (Yvan)
    Terence Stamp (John)
    Noémie Lvovsky (Nathalie)
    Laurent Bateau (Vincent)
    Ludivine Sagnier (Géraldine)...
  • Scénario :Yvan Attal
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Producteur délégué :Claude Berri
  • Directeur de production :Nicole Firn
  • Directeur de la photographie : Rémy Chevrin
  • Chef opérateur : Florent Bazin
    Sophie Bosquet ...
  • Compositeur de la musique : Brad Mahldau (Editions Renn Productions)
  • Monteur : Jennifer Augé (chef monteuse)
    Cyrille Soukhotine (assistante monteuse)...
  • Chef décorateur : Katia Wyszkop (chef décorateur)
    Nicolas Desmarest ...
  • Costumier : Jacqueline Bouchard (chef costumière)
    Marine Orfino ...

Production

  • Production :Katharina
    Renn Productions
    TF1 Films Production (coproduction)
  • Producteur délégué :Claude Berri
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Nicole Firn
  • Participation financière :Canal +
    Claude Fenioux (directeur financier)
  • Assistant de production :Sylvie Coen
    Valérie Bel (service juridique)
    Tamara Setton (administration de production)
    Lucie Meunier (assistante d'administratrice de production)
    Donatienne Desmarestz (secrétaire de production)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Yvan Attal
  • Scénario :Yvan Attal
  • Scripte :Nathalie Vierny
    Aruna Villiers
  • Interprètes :Charlotte Gainsbourg (Charlotte)
    Yvan Attal (Yvan)
    Terence Stamp (John)
    Noémie Lvovsky (Nathalie)
    Laurent Bateau (Vincent)
    Ludivine Sagnier (Géraldine)
    Lionel Abelanski (Georges)
    Keith Allen (David)
    Jo McInnes (L'assistante)
    Valérie Leboutte (la jeune femme sexy)
    Annette Hazanavicius (la mère d’Yvan)
    Jean Abelanski (le père d’Yvan)
    Marie Denarnaud (Colette)
    Jean Rachid (Blaise)
    Cécile Cuignet (Lisette)
    Pascal Reneric (Merlin)
    Edith Perret (le professeur de théâtre)
    Aurélie Babled (fille grimaces)
    Raphaële Moussafir (fille qui crie)
    Gilles Lellouche (le policier)
    Emmanuelle Lepoutre (la journaliste 1)
    Martial Courcier (la journaliste 2)
    Stéphane Auvray-Nauroy (la journaliste 3)
    Laurent Debesse (le journaliste 4)
    Jérémy Nedjar (le journaliste 5)
    Eriq Ebouaney (le videur de la boîte)
    Ophélie Winter (la vedette sexy)
    Roshdy Zem (le mec de la vedette)
    Nagui (V.I.P.)
    Catherine Lara (V.I.P.)
    Marc Lavoine (V.I.P.)
    Jean-Jérôme Esposito (le jeune homme photo)
    Julie Lucazeau (copine du jeune homme photo)
    Lucy Harrison (la maquilleuse)
    Patrick Albenque (le 1er assistant)
    Helen Later (le coach)
    Gary Cowan (le régisseur)
    Eddy Crew (l'électricien 1)
    Bruno Mary (l'électricien 2)
    Benoît Ricolage-Lessard (l'électricien 3)
    Rachel Williams (l'habilleuse)
    Gilbert Zind (le machiniste 1)
    Alexis Bonnet (le machiniste 2)
    Carine Comes (la scripte)
    Elisabeth Ingham (stagiaire1)
    Craig Cremin (le stagiaire 2)
    Jean-Pierre Dubois (le coiffeur)
    Calum Fraser (le chef opérateur)
    Joëlle Edwards (l’assistante opérateur)
    Robert Getter (l’ingénieur du son)
    Diomitri Michelsen (le perchman)
    Phillip Schurer (l’accessoiriste)
    Ben Attal (petit homme)
    Faustine Chevrin (une petite fille)
    Florent Bigot de Nesles (l’homme au catogan)
    Harry Boujenah (le gynécologue)
    Jean-Yves Bouvier (les responsable de la boite)
    Jean-Michel Guérin (le type du restau)
    Michel Hazanavicius (le cameraman info sport)
    Lionel Le Corre (le chauffeur de taxi)
    Thierry Nzeutem (le footballer nu)
    Emilie Ohana (la femme de Georges)
    Kelly Williams (la réceptionniste de l’hôtel)
    Christel Garat (une joggeuse)
    Virginie Aubeux (une autre joggeuse)
    Fatoumata Diallo (une baby sitter)
    Madougo Traore (une autre baby sitter)
    Liliane Follain (la femme en jaune)
    Rachel Queyrichon (Rachel)
    Françoise Queyrichon (la mère de Rachel)
    Virginie Van Den Noort (la femme du joueur)
    Stéphanie Verrupen (fille sourire)
    Laurent Mouton (doublure Yvan)
    andra Valentini (doublure Charlotte Gainsbourg)
    Alain Leheutre (doublure Terence Stamp)
    Max Day (doublure d'Yvan)
    Andrea O'Donnel (doublure de Charlotte)

Fiche technique

  • Photographie :Rémy Chevrin
  • Chef opérateur :Florent Bazin
    Sophie Bosquet
    Arnaud Delannoy
    Samuel Renollet
    Sébastien Leclerc
    Vincent Plaiday
    Olivier Bouana (assistants opérateurs)
    Eric Catelan
    Michel Rodas (steadycam)
  • Compositeur de la musique :Brad Mahldau (Editions Renn Productions)
  • Ingénieur du son :Didier Saïm
    Jean-Paul Hurier
    Jean Goudier (ingénieurs du son)
    Vincent Goujon (assistant son)
    pascal Maziere (bruiteur)
    Dominique Maziere (assistante bruiteuse)
    Eric Ferret (enregistrement bruitages)
    Michel Filippi
    Isabel Filippi
  • Trucages :Frédéric Moreau
  • Monteur :Jennifer Augé (chef monteuse)
    Cyrille Soukhotine (assistante monteuse)
    Nathalie Letrosne (montage direct)
  • Chef décorateur :Katia Wyszkop (chef décorateur)
    Nicolas Desmarest
    Alexandra Lassen (assistants décorateur)
    Gérard Marcireau (ensemblier)
    Philippe Vermeille (chef constructeur)
    Daniel Borgnon (chef menuisier)
    Michel Borgnon
    Eric Berthet (menuisiers traceurs)
    Christophe Moreau (menuisier)
    Xavier Morange (chef peintre)
    Benoît Magny (peintre décorateur)
    Jo Béranger
    Régis Lebourg (peintres)
  • Costumier :Jacqueline Bouchard (chef costumière)
    Marine Orfino
    Marine Chauveau (habilleuses)
  • Son :Dolby SR/SRD/DTS
  • Maquilleur :Isabelle de Araujo (chef maquilleuse)
    Ghislaine Tortereau (chef coiffeuse)
  • Casting :Gérard Moulevrier (directeur de casting)
    Catherine Deserbais
    Geneviève Acien (casting figuration)
  • Photographe de plateau :Nathalie Eno
  • Régisseur :Aimeric Bonello
    Michaël Ermogeni
    Christian-Paul Peyron
    Olivier Lagny
    Jérôme Pinot (régisseurs)
    Christian Dubray (régisseur d'extérieur)
  • Chef machiniste :Philippe Lapicque (chef machiniste)
    eric Gallar
    Frédéric Bentkowski (machinistes)
    Olivier Rodriguez (chef électricien)
    Nicolas Juge
    Tom Mitaux (électriciens)
    Eric Dupressoir (groupman)
    Sébastien Danos
    Thomas Serre (rippers)
  • Assistant réalisateur :Pascal Roy (assistant réalisateur)
    Matthieu de la Mortière
    Maïa Etcheverry (assistants mise en scène)
  • Supervision post-production :Jackline Tolianker
  • Procédé image :35mm 1.85 Kodak
  • Laboratoire :Eclair
    Champagne
  • Assistants personnels :Laurent Goldztejn
    Laurent (Yvan Attal)
    Pierre Marie Dru (Terence Stamp)

Équipe anglaise

  • Producteur exécutif :Timothy Burrill
  • Directeur de production :Jo Farr
  • Casting director :Jina Jay
  • Assistante :Shaheen
  • Assistante de production :Emma Holland
  • Coursier de production :Christina Mavron
  • Administratrice de production :Rachel James
  • 2ème assistante réalisation :Rebecca Sutton
  • 3ème assistante réalisation :Lorna Whittaker
  • Coursier de plateau :Alex Parent
  • Assistant opérateur vidéo :Garie Wetherill
  • Régisseuse d’extérieurs :Amanda Stevens
  • Régisseur :Nick Girvan
  • Chauffeurs de régie :Ron Narduzzo
    Mike Smith
  • Chauffeurs de minibus :Jim Atkins
    Lewis Wakefield
    Mark Clancy
  • Chauffeurs :Townley Knott
    D.J. Mederma
    Steve Rush
    Marc Kelly
  • 1ère infirmière :Nicky Jarvis
  • 2ème infirmière :Karen Fayerty
  • Agent de sécurité :David Deane
  • Chef cuisinier :Pascal Bossu
  • Accessoiriste :Sarah Comish
  • Groupman :Billy Tracey
  • Electriciens :John Donoghue
    John Burnes
  • Groupman de réserve :Thomas Wood
  • Menuisier de réserve :Dave Creed

 

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 100 minutes

RÉSUMÉ

Il m´est arrivé dans ma courte carrière d´acteur d´avoir à tourner quelques scènes d´amour. Quand on passe sa journée au lit, nu, avec une actrice, à l´embrasser, la caresser, c´est toujours un peu bizarre de rentrer à la maison le soir et de dîner normalement avec sa propre femme. Même si tout est pour de faux, tout, ou à peu près tout est quand même pour de vrai. Ma femme est une actrice est donc l´histoire de Yvan un journaliste sportif un peu jaloux certes, mais pas si dupe qui partage sa vie avec Charlotte une actrice. D'après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC YVAN ATTAL, REALISATEUR

Ma femme est une actrice, multiplie les clins d’œil à ce qu’on imagine être votre vie personnelle, mais c’est surtout une comédie romanesque extrêmement rythmée et mise en scène. Entre l’autobiographie et la fiction, où est ce que vous vous situez? Je n’ai jamais eu l’objectif de raconter ma vie de couple. Le film n’a rien d’un journal intime ou d’un documentaire sur Charlotte Gainsbourg. En même temps, brouiller les pistes me plaisait. Quand on fait un film on fait tout pour faire croire aux spectateurs que l’histoire qu’on leur raconte est vrai. J’ai donc utilisé tous les moyens que je pouvais pour rendre cette histoire la plus crédible possible. Qu’est ce qui est vrai et qu’est ce qui est faux au cinéma est d’ailleurs l’un des sujets abordé par le film. C’était plutôt jubilatoire de pouvoir répondre à cette question concrètement. Garder nos prénoms par exemple et même aller jusqu’à cacher le nom de famille de Charlotte en utilisant au mixage toutes sortes de sons qui nous empêcherait de l’entendre et du coup de « sous entendre » le vrai. C’est le travail de beaucoup de metteur en scène que d’utiliser la vérité pour la mettre au service de la fiction, de donner l’illusion de la vérité. Certaines anecdotes font partie de notre quotidien, elles sont le point de départ de cette comédie. Malgré ces incursions dans la réalité, le film ne dévoile en rien notre intimité et ne décrit pas la vie d’un couple d’acteurs. Il reste une fiction, un film de genre, une comédie romantique, même si pour « jouer » j’étais tenter d’écrire au générique: « Toute ressemblance avec des personnes existantes réellement serait fortuite et imaginaire » Le film révèle une Charlotte rieuse, pétillante, extravertie. Est ce qu’être aussi joyeuse devant une caméra a exigé d’elle un vrai travail ? Il est sûr que j’avais envie de filmer Charlotte comme on la voit rarement à l’écran. Son énergie, son dynamisme sont très peu utilisés dans les films. J’avais envie qu’on entende son rire. Mais c’est aussi son personnage d’actrice épanouie et le rythme de la comédie qui a exigé ce travail. Nous avons répété dans les bureaux de Renn Productions et j’ai demandé à Charlotte de dire ses dialogues en chantant, en hurlant, debout sur le bureau ou encore en simulant un orgasme. Il y avait des gens qui travaillaient autour de nous, c’était assez rigolo. Mais il s’agissait de se désinhiber, de trouver un rythme plus proche de la comédie musicale, une certaine légèreté et supprimer justement, le reste de croyance qu’on allait tourner platement un film sur nous. Il y a à peu près deux manières de faire l’acteur. Se fabriquer un masque ou au contraire le faire tomber. Ce qui fait la particularité de Charlotte c’est cet art qu’elle possède de faire tomber le masque et de le ramasser quand il faut, au bon moment. Un autre conflit se greffe sur la crise amoureuse que traversent Charlotte et Yvan. Celui de Nathalie et Vincent son mari qui s’étripent au sujet de l’éventuelle circoncision de leur fils. Comment est venue l’idée de tisser une autre intrigue? Du fait que « j’adaptais mon court-métrage » et que l’idée de faire 90 minutes à partir de six, m’avait effrayé. J’avais cette seconde histoire dans ma tête et déjà quelques scènes écrites pour un autre film. Je trouvais que ce conflit était aussi un formidable ressort de comédie. En les mélangeant je me suis rendu compte qu’elles me permettaient de former une famille, d’enraciner le personnage principale et de dire d’autres choses autour du sujet. Par exemple sur la fascination qu’ont les gens sur le cinéma quand ils n’en font pas. Ces deux histoires se répercutent parfaitement. Et puis quand un jour j’ai lu une interview de Woody Allen qui expliquait qu’il avait un tas d’idées pour des films et que souvent il suffisait de les regrouper pour n’en faire qu’un alors là je n’ai plus hésité! On perçoit effectivement son influence... Quand on fait un film, on regarde et on revoit les films des gens qu’on admire. C’est évident que les Woody Allen, Billy Wilder, Cuckor, Spencer Tracy et Catherine Hepburn étaient des références immédiates mais Pialat et Altman m’ont nourri aussi sur ce film. On a souvent tendance à vouloir toujours tout éclairer dans une comédie à vouloir aller directement au gag. J’espère que Katya Wyszcop à la déco, Rémy Chevrin à la lumière et Brad Mehldau le compositeur m’ont aidé à donner une certaine élégance au film. Le style permet justement cette mise à distance, sans empêcher les images volées et les improvisations. Vous jouez durant tout le film. Comment vous êtes vous dirigé? Ce n’était pas si compliqué. J’avais le plaisir pour une fois d’être totalement au service du metteur en scène, sans jamais être en conflit avec lui. Je savais tout de mon personnage! Je pouvais me permettre d’être audacieux, oser des improvisations que j’aurai sans doute réfréné ailleurs. Le vrai problème a été de travailler sur soi au montage. Jennifer Augé, la monteuse du film m’a beaucoup aidé en établissant un premier montage que j’ai pu voir dès la fin du tournage. Grâce à ce premier travail, j’avais la distance nécessaire pour contredire ses choix, préférer d’autres prises. Yvan devient jaloux parce qu’il est convaincu que les acteurs ressentent réellement les émotions qu’ils font semblant d’éprouver. Est-ce une question que vous vous posez? A la fin de la scène de Marivaux que les jeunes acteurs jouent devant Yvan, Blaise un personnage de la pièce dit en parlant des acteurs: « ... malgrè la comédie, tout ça est vrai... car ils font semblant de faire semblant!... » Je crois que la meilleure manière de mentir c’est de s’arranger pour ne pas avoir à mentir. Chacun se débrouille. Acteurs ou pas acteurs d’ailleurs. Vous portiez cette comédie depuis longtemps? J’ai fais ce court métrage il y a à peu près 5 ans et c’est Claude Berri qui m’a persuadé d’en faire un long. J’étais braqué à l’époque sur une autre histoire mais il a fini un soir par me convaincre. Je suis rentré chez moi, je me suis mis à écrire et je me suis rendu compte que ça sortait très facilement. Pourquoi alors résister à l’évidence? Ce film contient tout de même un élément indéniable: C’est une déclaration d’amour à Charlotte Gainsbourg... Exactement, une déclaration qui coûte quelques millions de francs. Merci Claude!

  • Sortie : 14/11/2001
Date de la publication électronique :09 September 2011
Sources :

Spotting list, Collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2002, Tous les films 2001, Editions les fiches du cinéma 2002, p.342 ; Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé