Samouraïs  –  Giordano Gederlini  –  2002

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France / Allemagne / Espagne
  • Genre : Comédie d'action
  • Durée : 90 minutes
  • Production :Fidélité Productions (production)
    Pathé Image Production...
  • Numéro de visa : 100976
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Giordano Gederlini
  • Interprètes : Cyril Mourali (Marco)
    Maï Anh Le (Akemi)
    Yasuaki Kurata (Morio)
    Saïd Serrari (Nadir)
    Dara-Indo Oum (Nakatomi)
    Pascal Gentil (Nabil)...
  • Scénario :Matthieu Le Naour
    Alexandre Coquelle (Matt Alexander)
    Giordano Gederlini
  • Producteur délégué :Marc Missonnier
    Olivier Delbosc
  • Directeur de production :Pierre Wallon
    Marc Olla
  • Directeur de la photographie : Pierre Aïm
    Tony Cheung
  • Chef opérateur : Sophie Cadet (chef cadreur)
    Tony Cheung (cadreur Hong-Kong)
  • Compositeur de la musique : Kenji Kawaï
  • Chef décorateur : Philippe Chiffre
  • Costumier : Eve Marie Arnault (créatrice de costumes)
    Claire Gérard-Hirne (costumière)

Production

  • Pays de production :France / Allemagne / Espagne
  • Production :Fidélité Productions (production)
    Pathé Image Production
    M6 Films
    CP Médien
    Telecinco (coproduction)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Marc Missonnier
    Olivier Delbosc
  • Directeur de production :Pierre Wallon
    Marc Olla

Fiche artistique

  • Réalisateur :Giordano Gederlini
  • Scénario :Matthieu Le Naour
    Alexandre Coquelle (Matt Alexander)
    Giordano Gederlini
  • Scripte :Valérie Pecheur
  • Interprètes :Cyril Mourali (Marco)
    Maï Anh Le (Akemi)
    Yasuaki Kurata (Morio)
    Saïd Serrari (Nadir)
    Dara-Indo Oum (Nakatomi)
    Pascal Gentil (Nabil)
    Santi Sudaros (Kodeni)
    Yusuke Hirayama (Katezo)
    Hidetoshi Nakahashi (Higa)
    Onochi Seietsu (Flic labo)
    Ravindra Ngo (Kenji-X)
    Yousef Baghdary (Moktar)

Fiche technique

  • Photographie :Pierre Aïm
    Tony Cheung
  • Chef opérateur :Sophie Cadet (chef cadreur)
    Tony Cheung (cadreur Hong-Kong)
  • Compositeur de la musique :Kenji Kawaï
  • Ingénieur du son :Eric Devulder
  • Effets spéciaux :Philippe Hubin (technicien SFX)
    Bruno (supervision effets visuels) Maillard (La maison)
  • Chef décorateur :Philippe Chiffre
  • Costumier :Eve Marie Arnault (créatrice de costumes)
    Claire Gérard-Hirne (costumière)
  • Son :Dolby SR / SRD / DTS
  • Chorégraphie :Philip Kwok (chorégraphie des combats)
    Tak Ngai
    Jackie Yeung
    Hak Shing Keung (assistants)
  • Maquilleur :Sophie Benaïche
    Valérie Arditty (chef maquilleuses)
    Denis Gastou
    Jean-Christophe Spadaccini (effets spéciaux maquillage)
    Sylvie Mathevet (chef coiffeuse)
  • Photographe de plateau :Thibault Grabherr
  • Assistant réalisateur :James Canal (1er assitant réalisateur)
    Stéphanie Seilhan (2ème assistante)
    Thierry Le Roch (2ème assistant combat)
  • Procédé image :Scope

Résumé et notes

  • Genre : Comédie d'action
  • Durée : 90 minutes

RÉSUMÉ

Japon. Ere féodale. Au coeur d'une forêt de bambous, éclate un combat entre un groupe de moines guerriers, venus secourir une jeune femme enceinte, et son père, un général déchu, décidé à mettre fin à la vie de sa fille et de sa dangereuse progéniture. Tué au combat, il ne pourra empêcher la venue au monde du démon Kodeni... De nos jours. L'histoire se réitère. Kenji X, un jeune programmateur de jeux vidéo, se donne la mort sous les yeux de tueurs lancés à ses trousses. Il emporte avec lui le secret d'un mystérieux micro-processeur que convoite Kodeni, maintenant vieux de 500 ans, et maître d'une puissante secte spécialisée dans la vente de jeux vidéo de combat. Enquêtant sur la mort du jeune Kenji X, le commissaire Morio Fujiwara se retrouve à son tour plongé dans cette spirale meurtrière lorsque Kodeni met son commissariat à feu et à sang au cours d'un banal interrogatoire. Ce dernier délaisse alors son enveloppe charnelle pour renaître dans le corps d'Akemi, la fille unique du commissaire Morio, qui vit à Paris. Apprenant, lors d'un entretien mystique avec l'esprit du général, la malédiction qui pèse sur elle, Morio décide de se rendre en France. Banlieue parisienne. Marco et Nadir sont potes pour la vie. Si Marco passe son temps dans les salles de sport, Nadir collectionne les embrouilles. Pourtant ces deux-là vont réussir à arracher Akemi des griffes des hommes de Kodemi lors d'une tentative de kidnapping. Malgré eux, Marco et Nadir, toujours aussi gaffeurs, devront lutter contre les forces de Kodenui et faire équipe avec Mario avant qu'il ne soit trop tard... D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

NOTES DE PRODUCTION, extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Samouraïs est la première comédie d’action autour des arts martiaux à voir le jour dans le paysage cinématographique français. A l’initiative du projet, Giordano Gederlini, jeune réalisateur passionné de cinéma asiatique et d’arts martiaux, raconte comment l’aventure « Samouraïs » a pris forme progressivement.

Giordano Gederlini, réalisateur :

« L’idée d’un film d’arts martiaux tourné en France est un rêve qui a germé dans mon esprit il y a longtemps. Tout a commencé lorsque j’ai fait part de mon envie à François Gognard de Canal + écriture, qui s’est montré enthousiaste à l’idée de monter un film trouvant ses racines en Asie pour être ensuite transporté en France. Un pays où les arts martiaux tiennent une place importante dans notre société avec ses nombreux champions, et où le judo est devenu le premier sport en salle français avec plus d’un million de licenciés. » Ala recherche de jeunes talents, Marc Missonnier et Olivier Delbosc, fondateurs du label Bee Movies, spécialisé dans la production de films de ce genre à petit budget, se sont très vite intéressés à l’idée matrice de Giordano Gederlini et ont décidé de développe le projet sous l’égide de leur société de production.

Marc Missonier et Olivier Delbosc, producteurs :

« Bien avant notre rencontre, nous étions déjà très tentés de faire un film d’arts martiaux en France. Giordano nous a vite paru comme étant la personne indispensable à la bonne marche d’une entreprise de ce genre. » Ainsi, petit à petit, le projet prend forme lors de l’écriture, où Giordano Gederlini rédige un premier jet avec les scénaristes Matthieu Le Naour et Alexandre Coquelle (Matt Alexander).

Giordano Gederlini :

« L’objectif était de faire un film original qui rendrait grâce et hommage au genre ; mais on voulait aller bien au-delà du simple film d’arts martiaux et réaliser une vraie comédie d’action. Je voulais rallier le classicisme des films de combats asiatiques de l’époque à l’esthétique visuelle du manga d’aujourd’hui. »

Matthieu Le Naour et Alexandre Coquelle (Matt Alexander), scénaristes :

« Giordano avait en tête de brasser tout un pan de la culture populaire par le biais d’une histoire qui impliquerait la venue sur terre d’un démon, et de sa lutte acharnée avec un personnage fort, courageux et vertueux, au mode de pensée et de vie similaire à celui d’un samouraï de l’ère féodale. De fil en aiguille, « Samouraïs » est devenu une sorte d’amalgame entre le manga, le fantastique, le film de kung-fu et le chambara (film de sabre japonais), tout cela avec un zeste de comédie. » Gederlini et Matt Alexander ont rendu un scénario fidèle à leurs ambitions artistiques, mais dont le coût paraissait un peu excessif pour une modeste production.

Matt Alexander :

« Lors de l’écriture, on s’est vite rendus compte que le budget exploserait un B. Movie ! L’histoire se passait sur deux continents et impliquait des effets spéciaux, des combats et des cascades. Un film comme « Samouraïs » avait besoin d’un budget maîtrisé mais conséquent. » Maintenant fort de son étiquette « film de kung-fu à la française », « Samouraïs » avait tout du pari risqué, mais passionnant pour un premier long-métrage. Et à Giordano Gederlini de former une équipe soudée et efficace. En mettant l’accent sur de multiples combats, Giordano Gederlini décide, dès l’écriture du scénario, de confier la chorégraphie des scènes d’action à un maître d’armes chinois pour qui les arts martiaux n’ont aucun secret. Vétéran de plus d’une soixantaine de films à Hong-Kong et véritable trésor national chinois, Sifu Philip Kwok constituera l’un des maillons clés de l’entreprise « Samouraïs ».

Philip Kwok :

« Giordano respecte beaucoup mon travail. Sur certaines scènes, il me laisse diriger complètement la caméra. Avec une telle liberté artistique, j’ai pu laisser libre cours à mes compétences afin d’exploiter au maximum le potentiel de chaque scène d’action. »

Giordano Gederlini :

« L’apport de Philip Kwok pour les scènes de combats est inestimable. Il a su apporter au film cette touche d’authenticité dont seuls les Chinois ont le secret.»

Marc Missonier et Olivier Delbosc :

« Les combats occupent une place importante dans le film, il fallait qu’ils soient à la fois beaux et crédibles. Avec son savoir-faire, Kwok représentait la garantie de réaliser des combats très visuels et authentiques dans « Samouraïs ». Nous n’aurions pas pu nous passer de lui. » Accompagné de son équipe de cascadeurs, Kwok a également suggéré à la production d’engager Tony Cheung, cadreur chinois de renom, qui, selon lui, était le plus qualifié à suivre les mouvements éclairs de ses combattants lors des scènes d’action. Pour accentuer son aspect manga et fantastique, « Samouraïs » bénéficiera des services de « La Maison » (une compagnie française d’effets spéciaux) chargée des effets visuels pour les différentes apparitions du démon Kodeni à l’écran. Sur un autre plan créatif, cette compagnie s’occupera également de la création et de l’utilisation du jeu vidéo « Dark Bushido » qui est au centre des passages interactifs du film. Afin d’alimenter son esthétisme emprunté aux dessins-animés japonais, Gederlini fait appel aux services du chef opérateur Pierre Aïm, qui s’occupera des éclairages bariolés de « Samouraïs ».

Pierre Aïm, chef opérateur :

« Le défi du film est de mélanger, tout en gardant l’harmonie, le Japon et la banlieue parisienne. Le ton et les couleurs du film se réfèrent à l’univers manga. Lorsque l’on regarde l’une de ces planches, on y voit des cases qui ont chacune des couleurs différentes. Ce que j’ai essayé de faire avec « Samouraïs », c’est d’aborder chaque séquence avec des dominantes de couleurs différentes… des gros blocs rouges, des gros blocs bleus. Tout un patchwork de couleurs qui aboutirait à l’esthétique d’une page manga.» Pour capter les ambiances sonores inhérentes au genre, Giordano Gederlini demandera à kenji Kawaï de composer la musique de son film. Spécialiste en la matière, Kenji Kawaï a écrit les partitions de « Patlabor » et « Ghost in the shell », deux pièces maîtresses du manga.

Kenji Kawaï, compositeur :

« L’histoire et les images m’ont très fortement influencé. Pour la musique de « Samouraïs », j’ai voulu marquer les différentes époques. Par exemple, Giordano voulait pour les époques féodales que j’utilise les tambours japonais Wdaïko, ce qui confère au film une dimension particulière. Pour le reste, je n’ai volontairement pas distingué les couleurs musicales françaises et japonaises. En fait, sur le film, j’ai eu l’impression que les frontières ont peu à peu disparu. »

LES COMEDIENS :

Autre vétéran du film d’action asiatique venant porter sa pierre à l’édifice de « Samouraïs », Yasuaki Kurata endosse la défroque du commissaire Morio Fujiwara, un policier implacable aux allures de shogun.

Giordano Gederlini :

« Naturellement, j’avais d’abord pensé à Takeshi Kitano (rires). Mais mon choix s’est rapidement porté sur Yasuaki Kurata qui, en plus d’être un acteur très charismatique, est un maître en karaté Goju-Ryu, dont les prouesses physiques m’avaient impressionné face à Jet Li dans le film « Fist of legend » de Gordon Chan. »

Yasuaki Kurata, commissaire Morio :

« Sur chaque film, j’aime me plonger dans un univers inconnu, multiplier les expériences cinématographiques à travers le monde. Après plus de trente ans de carrière dans plusieurs pays d’Asie, je me suis dit que cet inconnu était désormais le cinéma français. » Face au personnage de Morio, Kodeni est un démon ancestral venu régner sur terre. Gederlini a auditionné plusieurs acteurs et artistes martiaux avant de porter son choix sur Santi Sudaros, mannequin français d’origine asiatique, à la stature immense et au regard inquiétant.

Giordano Gederlini :

« Santi s’est impliqué à fond et est un Kodeni vraiment crédible. Malgré son allure détendue, il évoque un personnage menaçant et machiavélique.» Pour les rôles de marco, le héros « français », un jeune banlieusard de 20 ans et combattant émérite, et celui de Akemi, la fille ensorcelée du commissaire Morio, la tâche du directeur de casting s’est révélée très importante. Gederlini fait la rencontre de Cyril Mourali et de Maï Anh Le qui sont également tous les deux mannequins. Pour le rôle de Nadir, le pote de Marco, le réalisateur a tout de suite pensé à Saïd Serrari, découvert dans « Total western » de Eric Rochant et qui avait déjà tenu le rôle principal dans son court-métrage « Camping sauvage ». Après une longue préparation technique et physique, les premières prises de vues de « Samouraïs » ont démarré en France et se sont terminées au Japon. Le tournage intense a duré plus de 90 jours, dans de bonnes conditions.

Giordano Gederlini :

« Tout s’est bien passé. Malgré l’ampleur du projet, il n’y a pas eu trop de stress et de pression. Il y avait une bonne entente entre les différentes équipes, et pas moins de quatre langues différentes parlées sur le plateau. L’équipe était en béton, à l’épreuve de tout. »


  • Sortie : 19/06/2002
Date de la publication électronique :13 September 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2003, Tous les films 2002, Editions les fiches du cinéma 2003, p.460