Broceliande  –  Doug Headline  –  2003

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Epouvante - Fantastique
  • Durée : 95 minutes
  • Production :La Chauve Souris (produit par)
    Pathé Renn Productions...
  • Numéro de visa : 103142
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Doug Headline
  • Interprètes : Elsa Kikoïne (Chloé)
    Cylia Malki (Iris)
    Alice Taglioni (Léa)
    Mathieu Simonet (Erwann)
    Cédric Chevalme (Gilles)
    Alexis Loret (Thomas)...
  • Scénario :Doug Headline
    Benoît Lestang
  • Directeur de production :Nora Salhi
  • Directeur de la photographie : Guillaume Schiffman
  • Compositeur de la musique : Sarry Long
  • Monteur : Sébastien Prangère
  • Chef décorateur : Franck Benezech (chef décorateur)
    Jean-Marie Vives (Matt Paintings)
  • Costumier : Anne David

Production

  • Pays de production :France
  • Production :La Chauve Souris (produit par)
    Pathé Renn Productions
    TF1 films Production
    Gimages Développement (en coproduction avec). Avec le soutien de la région île-de-France
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Directeur de production :Nora Salhi
  • Participation financière :Canal +
    Gimages 6
    Natexis Banques Populaires Images 3 (en association avec)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Doug Headline
  • Scénario :Doug Headline
    Benoît Lestang
  • Scripte :Isabelle Ribis
  • Interprètes :Elsa Kikoïne (Chloé)
    Cylia Malki (Iris)
    Alice Taglioni (Léa)
    Mathieu Simonet (Erwann)
    Cédric Chevalme (Gilles)
    Alexis Loret (Thomas)
    André Wilms (Vernet)
    Vernon Dobtcheff (Brennos)
    Eric Névé (le gardien de nuit)
    Thierry Nzeutem (Morregane, la Bête)
    Pierre Porquet (l’universitaire Irlandais)
    Ludovic Schoendoerffer (le flic silencieux)

Fiche technique

  • Photographie :Guillaume Schiffman
  • Compositeur de la musique :Sarry Long
  • Ingénieur du son :Antoine Deflandre
    Jean Dubreuil (ingénieurs du son)
    Gérard Lamps
    Eric Tisserand (mixage)
  • Effets spéciaux :Mac Guff Ligne (effets spéciaux numériques)
    Jean-Christophe Spadaccini
    Denis Gastou
    Pascal Molina (effets spéciaux créature)
    benoît Lestang (effets spéciaux maquillage)
  • Monteur :Sébastien Prangère
  • Chef décorateur :Franck Benezech (chef décorateur)
    Jean-Marie Vives (Matt Paintings)
  • Costumier :Anne David
  • Son :Dolby SRD
    DTS Digital
  • Casting :Pierre-Jacques Bénichou
  • Photographe de plateau :Antoine de Roux
  • Régisseur :Henri Le Turc
  • Assistant réalisateur :Mathias Honoré (1er assistant mise en scène)
  • Procédé image :Scope

Résumé et notes

  • Genre : Epouvante - Fantastique
  • Durée : 95 minutes

RÉSUMÉ

Chloé, jeune étudiante en archéologie, vient s’inscrire à la faculté de Rennes pour se spécialiser en histoire celte. Dès son arrivée dans cette ville où elle se sent étrangère, son parcours est jalonné par une série de meurtres inexpliqués. Tous les indices semblent converger vers la forêt de Brocéliande, creuset des légendes celtiques, où Chloé participe à un chantier de fouilles sur de très anciennes sépultures. Mais, en exhumant ce qui doit rester enfoui, ne risque-t-elle pas de réveiller des forces d’une sauvagerie oubliée ? D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

LES CELTES ET LA FORET DE BROCELIANDE


Les Celtes peuplaient l’Europe à l’époque pré-romaine, occupant un vaste territoire qui s’étendait des Pyrénées au Rhin et de l’Irlande à la Roumanie. C’étaient des barbares dans le sens classique du terme, d’un tempérament sauvage, énergiques et « fous de guerre ». Ces guerriers nomades terrifiaient leurs voisins Grecs et Romains. Ils n’avaient pas d’histoire écrite, pas même d’écriture propre, aucune cité qui dominait suffisamment les autres pour imposer l’ordre et l’unité, aucune frontière clairement tracée. Les croyances des Celtes et de leurs prêtres, les druides, épouvantaient les peuples plus civilisés. Ils adoraient un panthéon incompréhensible et macabre, ils pratiquaient des sacrifices humains au cœur des forêts les plus profondes et vouaient un culte aux têtes coupées. « A leurs ennemis tués au combat, ils coupent la tête et l’attachent au cou de leurs chevaux. Ils donnent à porter à leurs serviteurs ces dépouilles ensanglantées et les emportent comme un butin tandis qu’ils chantent leur hymne de victoire. » (Diodore de Sicile, 1er siècle av. J.-C.) Ce furent ces peuples indomptés que combattaient les armées romaines au cours des premiers siècles avant et après Jésus Christ, ne laissant subsister qu’une étroite frange celte inconquise : l’Ecosse, l’Irlande, le pays de Galles et l’Armorique. Quand, au 5ème siècle après J.-C., le monde romain s’effondra, les Celtes émergèrent une fois encore de l’obscurité de leurs rivages battus par les vents. Des populations émigrèrent d’Irlande en Grande-Bretagne, de Cornouailles en Armorique, pendant que des personnages isolés, des moines surtout, introduisaient les idéaux irlandais au plus profond de l’Europe et de sa nouvelle religion dominante, le Christianisme. L’un des sanctuaires les plus secrets des druides avait été la forêt de Brocéliande, au cœur de la Bretagne, actuelle forêt de Paimpont, non loin de Rennes. Brocéliande est l’une des portes de l’Autre Monde, conception celtique de l’Au-Delà, par lesquelles l’homme peut accéder au surnaturel. Là se pratiquait le "culte sinistre" qui avait terrifié l’historien romain Lucain. Cette forêt intacte depuis les origines, futaie opaque de chênes sans âge, loin de perdre son statut mythique, allait bien vite s’intégrer aux légendes chrétiennes. Rattachée au cycle du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde, Brocéliande devint alors le tombeau de l’enchanteur Merlin, emprisonné dans un roc par amour pour la fée Viviane. Aujourd’hui, Brocéliande recèle encore la fascination d’un monde disparu, le mirage d’un temps où hommes et dieux foulaient côte à côte une terre plus vierge.


INTERVIEW DE DOUG HEADLINE (réalisateur)


Le cinéma de genre implique une mise en scène spécifique : dans « Brocéliande », plans larges, qui installent le décor, et plans serrés, qui traquent l’héroïne en proie à la peur, sont plus nombreux que les plans moyens…


Il y a assurément une écriture spécifique. Au final, si nous avions eu un peu plus de temps, dans l’ensemble, le film aurait probablement été plus découpé. Il y a aussi certains moyens techniques sur lesquels on a été obligés de se restreindre : on n’a par exemple pu travailler à la grue que quatre jours sur quarante-huit. Mais, dès le début, je voulais que le film soit en scope, c’est le format idéal pour ce genre d’histoires et, pour moi, c’est la marque du cinéma de divertissement. Ensuite, le plan large et le très gros plan font partie de la grammaire de ce cinéma, comme chez les géants que sont Leone ou Peckinpah. Il y a une immédiateté de perception quand on regarde un plan très large ou un très gros plan, l’impact est plus fort qu’avec un plan moyen qui servira davantage dans le descriptif. Plus généralement, filmer une scène de repas dans un appartement parisien et chorégraphier des poursuites et des cascades dans une forêt sont des exercices bien différents. Pour ma part, je me sens à l’aise dans les scènes d’action, les scènes d’extérieur. C’est proche de ce que j’ai toujours aimé au cinéma. J’ai sur ce point bénéficié de l’enthousiasme de nos comédiens qui se sont obligeamment pliés à mon exigence quant à la qualité physique de leur performance. Savoir se battre et courir, ce ne sont pas des choses que l’on vous apprend au cours Florent. Nos six héros ont été épatants sur ce plan.


Comment avez-vous choisi la musique qui apporte beaucoup, en mélancolie résignée, en sens de fatum aussi, à « Brocéliande » ?


C’est la première bande originale d’un jeune compositeur, Sarry Long. Avec lui la communication a été facilitée par les références que nous avons en commun. (…) Avec Franck Benezech, le chef décorateur, le processus de création a aussi été très fluide. Nous avons instantanément été sur la même longueur d’ondes et échangé une foule d’images pour faire progresser le travail. Le labyrinthe de cavernes qu’il a conçu est selon moi une réussite totale.


  • Sortie : 08/01/2003
Date de la publication électronique :15 September 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Sedoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2004, Tous les films 2003, Editions les fiches du cinéma 2004