Les Choristes  –  Christophe Barratier  –  2004

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production : France / Suisse
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 95 minutes
  • Production : Pathé Renn Production
    Galatée Films...
  • Numéro de visa : 108037
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur : Christophe Barratier
  • Interprètes : Gérard Jugnot (Clément Mathieu)
    François Berléand (Rachin)
    Kad Merad (Chabert)
    Jean-Paul Bonnaire (le Père Maxence)
    Marie Bunel (Violette Morhange)
    Paul Chariéras (Régent)...
  • Scénario : Christophe Barratier
  • Adaptation : Christophe Barratier
    Philippe. Inspiré par le scénario du film "la Cage aux rossignols" réalisé par Jean Dréville en 1945. Dialogues de Noël-Noël Lopes-Curval
  • Dialogues : Christophe Barratier
    Philippe Lopes-Curval
  • Producteur délégué : Jacques Perrin (producteur délégué)
    Romain Le Grand
    Ruth Waldburger
    Gérard Jugnot (producteurs associés)
  • Directeur de production : Bernard Lorain
  • Directeur de la photographie : Carlo Varini
    Dominique Gentil
  • Chef opérateur : Piotr Stadnicki (1er assistant opérateur)
  • Compositeur de la musique : Bruno Coulais
    Les Petits Chanteurs de Saint-Marc (chorale)...
  • Monteur : Yves Deschamps
  • Chef décorateur : François Chauvaud (chef décorateur)
    Jean-Pierre Gaillot (ensemblier)
  • Costumier : Françoise Guégan

Production

  • Pays de production : France / Suisse
  • Production : Pathé Renn Production
    Galatée Films
    France 2 Cinéma
    Novo Arturo Films
    Véga Film AG (coproduction franco-suisse)
    Banque Populaire Images 4 (en association avec)
    Canal + (avec la participation de)
    Conseil Général du Puy-de-Dôme (aide du
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué : Jacques Perrin (producteur délégué)
    Romain Le Grand
    Ruth Waldburger
    Gérard Jugnot (producteurs associés)
  • Directeur de production : Bernard Lorain
  • Assistant de production : Magali Herbinger (secrétaire de production)
    Stéphanie Auger
    Claude Morice (administratrices)

Fiche artistique

  • Réalisateur : Christophe Barratier
  • Scénario : Christophe Barratier
  • Adaptation : Christophe Barratier
    Philippe. Inspiré par le scénario du film "la Cage aux rossignols" réalisé par Jean Dréville en 1945. Dialogues de Noël-Noël Lopes-Curval
  • Dialogues : Christophe Barratier
    Philippe Lopes-Curval
  • Scripte : Françoise Thouvenot
  • Interprètes : Gérard Jugnot (Clément Mathieu)
    François Berléand (Rachin)
    Kad Merad (Chabert)
    Jean-Paul Bonnaire (le Père Maxence)
    Marie Bunel (Violette Morhange)
    Paul Chariéras (Régent)
    Carole Weiss (la Comtesse)
    Philippe Du Janerand (Monsieur Langlois)
    Erick Desmarestz (le docteur Dervaux)
    Jean-Baptiste Maunier (Pierre Morhange)
    Maxence Perrin (Pépinot)
    Grégory Gatignol (Mondain)
    Thomas Blumenthal (Corbin)
    Cyril Bernicot (Le Querrec)
    Simon Fargeot (Boniface)
    Théodule Carré-Cassaigne (Leclerc)
    Armen Godel (le médecin)
    Monique Ditisheim (la mère)
    Steve Gadler (assistant Pierre Morhange)
    Fabrice Dubusset (Carpentier)
    Marielle Coubaillon (Madame Rachin)
    Violette Barratier (fille Rachin 1)
    Léna Chalvon (fille Rachin 2)
    Colette Dupanloup (la cuisinière)
    Avec la participation de Jacques Perrin et Didier Flamand

Fiche technique

  • Photographie : Carlo Varini
    Dominique Gentil
  • Chef opérateur : Piotr Stadnicki (1er assistant opérateur)
  • Compositeur de la musique : Bruno Coulais
    Les Petits Chanteurs de Saint-Marc (chorale)
    Nicolas Porte (dirigée par)
  • Directeur musical : Bruno Coulais
  • Ingénieur du son : Daniel Sobrino
    Nicolas Cantin
    Niciolas Naegelen
  • Monteur : Yves Deschamps
  • Chef décorateur : François Chauvaud (chef décorateur)
    Jean-Pierre Gaillot (ensemblier)
  • Costumier : Françoise Guégan
  • Son : Dolby SR SRD DTS
  • Maquilleur : Sylvie Duval (maquillage)
    Silvie Leray (coiffure)
  • Casting : Sylvie Brocheré
  • Photographe de plateau : Philippe Quaisse
    Jean-Michel Grad
  • Régisseur : Christophe Anzoli
  • Chef machiniste : Nil Henchoz (chef machiniste)
    Simon Barard (chef électricien)
  • Assistant réalisateur : Marc Baraduc
    Valentine Perrin
  • Procédé image : Scope

Résumé et notes

  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 95 minutes

RÉSUMÉ

En 1949, Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi, est nommé surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs. Particulièrement répressif, le système d’éducation du directeur Rachin peine à maintenir l’autorité sur des élèves difficiles. En familiarisant les pensionnaires à la magie du chant, Mathieu va transformer leur vie…

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

"Les Choristes, Journal de Clément Mathieu" de Yves Prince et Christophe Barratier publié aux Editions du Seuil

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

DECLARATION DE JACQUES PERRIN, PRODUCTEUR

«Nous affectionnons les images liées à l’enfance, aux premières émotions. Plus tard, le souvenir des évènements vécus durant cet apprentissage de la vie prend toute son importance. Rien n’était donc anodin. Joies fugitives, peines inconsolables, tout passe mais rien ne s’efface. Et si une note de musique, un chant, une chorale sont liés à ces plus lointaines évocations, leur empreinte est assurément plus forte. Sans doute est-ce ce qui m’a profondément ému dans le projet de Christophe Barratier « Les Choristes ». Une pension sévère, des enfants rebelles, une chorale qui les rassemble, représentation émouvante d’une enfance symbolique.»

DECLARATION DE CARLO VARINI, DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE

«Pour « Les Choristes » j’ai recherché une image à la lumière austère dont les couleurs rappellent l’époque et le contexte. La froideur de la lumière hivernale devait rendre l’intérieur de la bâtisse encore plus inconfortable. Dans la classe on n’allume pas parce qu’il fait jour, dans le réfectoire les fenêtres ne laissent passer qu’un halo blafard et contraignent à allumer la lumière électrique, le cachot est noir par définition, le dortoir aux veilleuses jaunasses qui empêchent de rêver… Heureusement le printemps arrive avec les couleurs chaudes, la musique, la joie de vivre, l’amour. Le tournage a été une aventure très particulière, surtout pour les comédiens et les enfants qui, emmitouflés, devaient jouer comme si c’était l’hiver, pendant la canicule.»

ENTRETIEN AVEC CHRISTOPHE BARRATIER, REALISATEUR

Pourquoi avoir choisi de vous inspirer du film « La Cage aux rossignols » (Jean Dréville, 1945), pour votre premier long métrage ?

Après mon court-métrage, « Les Tombales », je cherchais un sujet de long-métrage. Je me suis rendu compte que les notes que je prenais étaient plutôt liées à ma petite enfance, aux émotions que j’ai ressenties entre quatre et huit ans. Par ailleurs, j’avais très envie, ayant eu une formation musicale, de traiter une histoire se rapportant à la musique. Ce sont donc ces deux thèmes, l’enfance et la musique, qui m’ont logiquement amené à me souvenir de « La Cage aux rossignols » (…) Je sais que le cinéma ne fait pas changer les choses mais il peut donner envie d’essayer. J’aime sortir d’un film avec l’envie de m’identifier au personnage principal. L’enseignement de Clément Mathieu ne se limite pas à de simples leçons musicales, mais à une leçon de vie. Le film porte en lui trois thèmes : la petite enfance, la musique et la transmission.


              

Avez-vous été tenté de transposer l’histoire à notre époque ?


              

A aucun moment. Et ce pour une raison très simple : adapter aujourd’hui l’histoire d’un homme qui fait chanter des enfants, c’était en premier lieu se demander ce que seraient ces enfants de nos jours. Cela impliquerait d’abord l’univers des cités, de la réinsertion, de l’intégration, de la délinquance, ce qui n’était pas mon propos. Il y a aussi le statut du personnage principal. Aujourd’hui Clément Mathieu serait un éducateur avec d’autres priorités, il n’aurait rien en commun avec un professeur de musique des années cinquante.


              

Pourquoi situer le film en 1949 ?


              

Situer le film cette année-là n’est pas anodin. Après-guerre se sont constitués les fameux centres de réinsertion communément appelés maisons de correction. A la même époque s’est créée le Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), qui a conféré aux enfants un statut juridique différent de celui des adultes. Ce sont aussi les balbutiements d’une sorte de pédopsychiatrie officielle avec tout ce que cela comporte d’errements. On définissait en effet les profils psychologiques d’enfants dans un souci – qui se voulait louable – d’observation. Méthodes que j’évoque dans le film et qui nous apparaissent aujourd’hui consternantes. Enfin, la fin des années quarante est une époque traumatisée. On sort tout juste de la guerre, et, comme dans toutes les périodes de crise, les parents avaient d’autres priorités que l’éducation de leurs enfants.


              

Comment avez-vous trouvé les enfants ?


              

Je tenais d’abord à ce que le rôle du petit chanteur soliste soit tenu par un vrai chanteur. Je savais qu’il serait très difficile à trouver, mais j’ai eu une chance inouïe : en faisant le tour des grandes chorales de France pour choisir celle qui enregistrerait la bande originale du film, nous avons découvert le jeune Jean-Baptiste Maunier, soliste des « Petits chanteurs de Saint-Marc » à Lyon. (…) Pour le reste de la chorale, je ne voulais pas de jeunes comédiens "professionnels" car je tenais à ce que le jeu des enfants échappe au systématisme, au côté "chien savant". Nous avons cherché les enfants sur les lieu-mêmes du tournage en Auvergne.


              

En dehors du casting, quel a été l’autre élément primordial ?


              

Le décor. Je voulais restituer visuellement un endroit qui soit austère et presque menaçant, que l’émotion prévale sur le réalisme. En effet, lorsque l’on voit des documents de l’époque, ce sont assez souvent des bâtiments à la Jules Ferry à l’aspect familier et rassurant. Je voulais au contraire une bâtisse exagérément grande, démesurément lourde, inhospitalière, afin de restituer cette sensation que peut avoir un enfant pour qui tout est plus grand, plus impressionnant que la réalité.


              

Quels ont été vos partis pris avec de tels décors ?


              

D’abord le choix d’utiliser le format scope pour signifier l’isolement et l’écrasement des petites silhouettes d’enfants au cœur de ce décor. Il fallait prévoir une certaine largeur de plan panoramique pour pouvoir filmer le décor principal, la salle de classe, dans son intégralité. On perd un peu de réalité, de vraisemblance, on n’est plus dans une simple salle de classe mais dans un univers peuplé de personnages particuliers. Je suis d’autre part très attaché à un style qui relève du langage musical, le « legato », c’est-à-dire le « lié », le « coulé », plutôt qu’à un style secouant et perturbé. D’où relativement peu de plans mais avec des travellings, des panoramiques, des fondus enchaînés et des fondus au noir. Par ailleurs, je tenais beaucoup à ce que les liaisons entre chaque scène soient élégantes, notamment pour les passages chantés, qui fonctionnent avec des précipités d’images selon un certain rythme musical. Au mixage nous avons travaillé l’évolution des voix de cette chorale en jouant sur la qualité sonore et même la qualité musicale. Il fallait donner au spectateur le sentiment du passage du temps grâce à l’évolution musicale de la chorale.

ENTRETIEN AVEC GERARD JUGNOT, DANS LE ROLE DE CLEMENT MATHIEU


              

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire ce film ?


              

Plusieurs choses. Ce que j’aime dans ce film c’est qu’il ne fait pas « premier film ». Ce que je trouve aussi très surprenant et formidable c’est l’aspect musical. La musique apporte une réelle force à l’histoire d’autant plus que ce sont des enfants qui chantent. On sent que Christophe a autant de passion pour le cinéma que pour la musique, d’ailleurs il a composé avec Bruno Coulais la musique de deux airs chantés. Cela donne un film sans mièvrerie, empreint d’une grande puissance d’émotion et d’évocation ; il a le charme de la craie sur le tableau… le charme du souvenir de ces enfances moisies que nous avons tous vécues.


              

Votre enfance ?


              

Oui, ça me rappelle mon enfance des années soixante - qui n’a pas été aussi dure - mais les sentiments d’ennui et d’abandon étaient là. C’est quelque chose d’assez éternel.


              

Comment définiriez-vous votre personnage ?


              

C’est un personnage à la Chaplin. Un personnage plus perdant que celui de Noël-Noël dans « La Cage aux rossignols » qui se mariait, écrivait un livre sur son expérience et connaissait finalement le succès de façon éclatante ; dans le film de Christophe, Clément Mathieu est un homme qui n’a pas réussi sa vie de musicien mais qui va permettre à d’autres de la réussir ; ce personnage de passeur me touche ; les gens comme lui ont fait un trait sur leur vie personnelle… Cet altruisme est fréquent chez les éducateurs. Cela pose évidemment la question : qu’est-ce que "réussir sa vie" ?


              

En quoi tourner avec des enfants est particulier ?


              

J’ai fait beaucoup de films avec des enfants. Ce sont eux qui vous guident. Les personnages se trouvent par rapport à ceux que l’on a en face. Là je me suis retrouvé dans une classe en pleine canicule face à une quarantaine de mômes très sympathiques mais épuisants car toujours sur l’énergie. (…) Le plateau était un mélange de "déconnade" et de fermeté. (…) Cela m’a donné vis-à-vis d’eux un rapport mêlé d’autorité et de sympathie. Dès que les journées se terminaient, ils venaient me raconter leurs histoires de famille, leurs peines de cœur, ou tout simplement les histoires qui les avaient fait rire. Le dernier jour a été terrible. Tous les gosses étaient en larmes. Je me sentais comme un prof qui quitte ses élèves à la fin de l’année scolaire.


              

Y a-t-il des scènes que vous redoutiez plus que d’autres ?


              

Les scènes de chorale qui, en même temps, se sont révélées absolument magiques parce que les enfants, qui chantaient sur le play-back au début du tournage, pour la plupart très mal, ont, comme dans l’histoire, terminé le film en chantant formidablement bien. J’ai découvert alors la force de la voix chantée.


  • Sortie : 17 Mars 2004
Date de la publication électronique : 16 septembre 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2005, Tous les films 2004, Editions les fiches du cinéma 2005