Les Enfants  –  Christian Vincent  –  2005

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Chronique familiale
  • Durée : 88 minutes
  • Production :Hirsch
    Pathé Renn Production...
  • Numéro de visa : 110459
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Christian Vincent
  • Interprètes : Karin Viard (Jeanne)
    Gérard Lanvin (Pierre)
    Brieuc Quiniou (Victor)
    Nicolas Jouxtel (Tom)
    Phareelle Onoyan (Camille)
    Martin Combes (Paul)...
  • Scénario :Christian Vincent
  • Adaptation :Christian Vincent
  • Dialogues :Christian Vincent
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Producteur délégué :Claude Berri
    Nathalie Rheims (producteur associé)
  • Directeur de production :Eric Hubert
  • Directeur de la photographie : Hélène Louvart
  • Compositeur de la musique : Thomas Dutronc (Editions musicales Pathé Renn Production)
  • Monteur : Guy Lecorne
  • Chef décorateur : Sylvie Olive
  • Costumier : Sylvie Gautrelet

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Hirsch
    Pathé Renn Production
    TF1 Films Production (coproduction)
    Banque Populaire
    Image 5
    Sogecinema 3 (en association avec)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Claude Berri
    Nathalie Rheims (producteur associé)
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Eric Hubert
  • Participation financière :Canal +

Fiche artistique

  • Réalisateur :Christian Vincent
  • Scénario :Christian Vincent
  • Adaptation :Christian Vincent
  • Dialogues :Christian Vincent
  • Scripte :Marianne Fricheau
  • Interprètes :Karin Viard (Jeanne)
    Gérard Lanvin (Pierre)
    Brieuc Quiniou (Victor)
    Nicolas Jouxtel (Tom)
    Phareelle Onoyan (Camille)
    Martin Combes (Paul)
    Nathalie Richard (Hélène)
    Anne Rousselet (Maman de Max)
    Léopold Szabatura (Max)

Fiche technique

  • Photographie :Hélène Louvart
  • Compositeur de la musique :Thomas Dutronc (Editions musicales Pathé Renn Production)
  • Ingénieur du son :Olivier Mauvezin
    Pierre Choukroun
    François Groult
  • Monteur :Guy Lecorne
  • Chef décorateur :Sylvie Olive
  • Costumier :Sylvie Gautrelet
  • Son :Dolby SRD / DTS
  • Casting :Frédérique Moidon
    Bénédicte Guiho
  • Assistant réalisateur :Louna Morard (1ère assistante mise en scène)
  • Procédé image :Format 1.85

Résumé et notes

  • Genre : Chronique familiale
  • Durée : 88 minutes

RÉSUMÉ

Un homme rencontre une femme. Il s'appelle Pierre. Elle s'appelle Jeanne. L'un et l'autre ont en commun d'être divorcés et d'avoir chacun deux enfants. Dans cette histoire, 1+1 = 6. C'est la difficile équation que Pierre et Jeanne vont avoir à résoudre. Pas facile, pour Pierre, de vivre avec les enfants de Jeanne sans vivre avec les siens. Pas facile, pour Jeanne, d'être la mère de deux garçons qui ne sont pas les siens. C'est le roman des familles recomposées. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Entretiens issus du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

CHRISTIAN VINCENT (réalisateur)


Qu’est-ce qui vous a retenu dans le roman « Les enfants » ?


Le livre abordait un phénomène qui, pour les générations qui nous ont précédées, étaient une exception et qui, aujourd’hui, est devenu une règle : le divorce et les familles recomposées qui en découlent. En l’espace d’une ou deux générations, on a vu la famille évoluer, craquer de toutes parts. Les couples se défont, se refont, au gré des séparations, au fur et à mesure des naissances. Des pères, des mères vivent à mi-temps avec leurs enfants, vivent avec les enfants des autres, des enfants qu’ils n’ont pas choisis, qu’ils n’aiment pas forcément. Et personne n’est préparé à cela, tout le monde est désarmé. (…) Le livre parlait de ce chaos, de ce bordel.


« Les enfants », c’est également une histoire d’amour…


Une histoire d’amour singulièrement écornée par l’arrivée des enfants… Mais c’est à ça qu’ils servent, les enfants. Ce sont des empêcheurs de jouir en rond. Ils veulent bien que leurs parents s’aiment, mais pas trop. (…) Imaginer son papa, ou sa maman, dans les bras de quelqu’un d’autre à cet âge-là, entre 8 et 12 ans, c’est le dégoût absolu. Le but des enfants c’est de séparer les adultes, de prendre la place de maman, ou celle de papa.


Pendant la préparation du film, avez-vous eu ces discussions avec Karin Viard et Gérard Lanvin, qui eux aussi sont parents ?


Bien sûr ! Entre parents, on se comprenait. Je n’ai pas eu à leur expliquer tout ça. Ils savaient déjà que les enfants, on les a pour le meilleur et pour le pire. Qu’ils sont, à la fois ce qu’on a de plus cher au monde et ce qui nous pourrit le plus l’existence. Donc, ce que je leur demandais ne leur demandait pas un grand effort. (…) Pour moi, le personnage "dur", c’était le personnage de Karin, alors que le personnage "tendre", celui qui est un peu "largué", c’était le personnage de Gérard.


Et les enfants du film ?


C’était l’inconnu. Je n’avais jamais fait travailler d’enfants. Je m’en méfiais. Les enfants, au cinéma, ou bien c’est la grâce absolue (voir les films de Doillon, Pialat, Truffaut) ou c’est ce qu’on redoute le plus : un texte appris par cœur, mal compris et récité n’importe comment. Avec les enfants, il n’y a pas de secret. Il ne faut pas travailler. Il ne faut pas apprendre de texte, il ne faut pas répéter. (…) Ce qu’il y a de bien avec les enfants, c’est qu’ils se foutent du film qu’ils sont en train de faire. Ils se foutent du personnage qu’ils sont en train d’incarner, de son parcours, de ce qu’il a dans la tête. Ils sont dans l’instant présent. (…) Quand on tourne avec les enfants, les imprévus sont multipliés par 10. C’est ce risque qui rend les acteurs si présents. (…) A présent, pour les films à venir, je crois que je m’arrangerai pour toujours glisser un gamin par ci par là. Avec un enfant sur le plateau, grâce à la concentration de l’équipe, sur une journée de tournage, on gagne au moins deux heures.

KARIN VIARD (dans le rôle de Jeanne)


Heureuse de retrouver pour la troisième fois Christian Vincent ?


Et comment ! Il fait partie de ces réalisateurs à qui je dis oui les yeux fermés. J’aime bien sa façon de filmer, son intelligence. Il me met en position de liberté et c’est assez jouissif, m’offrant des rôles qui ne me ressemblent pas. Et puis c’est un metteur en scène qui est dans la vérité, pas dans la performance. Il traque la maladresse, l’imprévu… du coup, on a le droit de tout faire, dès lors que ça sert le propos. En fait le crédo de Christian, c’est la sincérité.


Et comment avez-vous travaillé avec les enfants ?


Je n’ai jamais eu l’impression de travailler avec des enfants. Et ils ne m’ont jamais vu comme une copine, mais comme une partenaire. On était une troupe.


Il y a aussi Gérard Lanvin…


Je trouve qu’on le voit comme jamais il n’a été à l’écran : fragile, drôle, maladroit, désarmant et alimentant un peu plus le fantasme féminin qu’il génère depuis toujours ! Je savais qu’il serait comme ça. Lui, ne le voyait pas, pendant le tournage. Il doutait.


Christian Vincent considère votre personnage comme "l’homme" du couple, celle qui est le plus dur en quelque sorte. Vous êtes d’accord ?


Peut-être. Ce n’est pas ainsi que je la vois. Elle rétablit juste l’équilibre du couple. C’est plus facile pour elle : elle vit avec ses enfants, peut les engueuler au quotidien, alors que lui est dans une position plus délicate. Il les voit un week-end sur deux, a peur qu’ils ne veuillent pas revenir s’il est trop sévère… Elle serait avec un type rigide, sans doute serait-elle moins tranchée. Encore une fois, c’est une question d’équilibre.

GERARD LANVIN (dans le rôle de Pierre)


Comment avez-vous perçu « Les enfants » à la lecture du scénario ?


Comme une étude de mœurs de cette société dans laquelle les couples en rupture ou divorcés sont plus nombreux qu’avant (l’échelle des valeurs perd se barreaux !) Je me suis donc mis à la place d’un homme déçu, surpris, culpabilisé par ce sentiment d’échec qu’est la rupture. Le divorce dans une famille où il y a des enfants, constitue d’autant plus un échec qu’il provoque l’explosion du noyau familial si important à mes yeux. Mais l’intérêt de ce scénario est que le sentiment d’échec, cet homme croit l’assumer seul. Ici, la rencontre de cet homme avec une femme dans la même situation devient quelque chose de fort, plein de grâce et d’espoir. Il fallait donc travailler sur le ton de la comédie pour arriver à en tirer le meilleur (pour ne pas être moraliste, ni chiant).


Quels rapports avez-vous entretenu avec les enfants sur le tournage ?


Des rapports très professionnels. Avec les "miens", je n’avais pas du tout une attitude paternelle. On jouait, on faisait semblant, et ils ne confondaient pas le travail avec le personnel. Le petit Karin faisait même mine de me détester, me balançant entre les scènes que je ne pourrai pas être son père, etc. En fait, il se motivait à fond pour le rôle. Pour finir, au bout de deux mois, il venait me faire des câlins ! Ils étaient tous d’une concentration parfaite, vaquant à leurs occupations entre les prises : l’un jouait avec sa Nintendo, l’autre se plongeait dans un bouquin… En règle générale, les enfants sont dotés de bon sens dans les rapports humains.


  • Sortie : 06 Avril 2005
Date de la publication électronique :20 septembre 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2006, Tous les films 2005, Editions les fiches du cinéma