L'Un reste, l'autre part   –  Claude Berri  –  2005

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 98 minutes
  • Production :Hirsch
    Pathé Renn Production (production)...
  • Numéro de visa : 110006
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Claude Berri
  • Interprètes : Charlotte Gainsbourg (Judith)
    Daniel Auteuil (Daniel)
    Nathalie Baye (Fanny)
    Pierre Arditi (Alain)
    Miou-Miou (Anne-Marie)
    Laure Duthilleul (Isabelle)...
  • Scénario :Claude Berri
    Philippe Ratton (avec la participation de)
  • Dialogues :Claude Berri
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Producteur délégué :Nathalie Rheims (productrice associée)
  • Directeur de production :Nicole Firn
  • Directeur de la photographie : Eric Gautier (images et collaboration artistique)
  • Compositeur de la musique : Frédéric Botton (compositeur)
    Nathalie Rheims (chanson "L'un reste, l'autre part")
  • Monteur : François Gédigier
  • Chef décorateur : Hoang Thanh At
  • Costumier : Jacqueline Bouchard

Production

  • Pays de production :France
  • Production :Hirsch
    Pathé Renn Production (production)
    TF1 Films Production (coproduction)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Nathalie Rheims (productrice associée)
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Nicole Firn

Fiche artistique

  • Réalisateur :Claude Berri
  • Scénario :Claude Berri
    Philippe Ratton (avec la participation de)
  • Dialogues :Claude Berri
  • Interprètes :Charlotte Gainsbourg (Judith)
    Daniel Auteuil (Daniel)
    Nathalie Baye (Fanny)
    Pierre Arditi (Alain)
    Miou-Miou (Anne-Marie)
    Laure Duthilleul (Isabelle)
    Maïga Aïssa (Farida)
    Noémie Lvovsky (Nicole)
    Nicolas Lebovici (Julien)
    Nicolas Choyé (Cédric)
    Laurent Spielvogel (Hubert)
    Michaël Youn (lui-même)
    Mélanie Adam Sitbon (Emilie)
    Jean-Claude Bolle-Reddat (l’agent immobilier)
    Sylvie Herbert (la mère de Valérie)
    Magalie Madison (Nathalie)
    Juliette Arnaud
    François Borysse
    Bass Dhem
    Sylvie Huguel

Fiche technique

  • Photographie :Eric Gautier (images et collaboration artistique)
  • Compositeur de la musique :Frédéric Botton (compositeur)
    Nathalie Rheims (chanson "L'un reste, l'autre part")
  • Ingénieur du son :Christian Monheim
    Nadine Muse
    Gérard Lamps
  • Monteur :François Gédigier
  • Chef décorateur :Hoang Thanh At
  • Costumier :Jacqueline Bouchard
  • Son :Dolby SR /SRD
  • Photographe de plateau :Etienne George
  • Procédé image :Scope

Résumé et notes

  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 98 minutes

RÉSUMÉ

Deux amis de longue date, Daniel et Alain, la cinquantaine, mariés tous deux depuis une quinzaine d'années, vont rencontrer l'amour. Pour Daniel, ce sera Judith, au moment où le fils qu'il a eu de sa première femme Anne-Marie, devient tétraplégique à la suite d'un accident de moto. Alain, lui, rencontre Farida, une jeune Sénégalaise, qu'il a engagée comme vendeuse dans sa boutique d'art africain.

Daniel finira par quitter sa femme Isabelle, malgré le problème que soulève cette séparation pour leur fils de 13 ans. Alain, lui, renoncera à la belle Farida pour rester avec sa femme Fanny, malgré les efforts désespérés et le comportement destructeur de sa belle-soeur Nicole pour les séparer.

A travers Daniel et Alain, s'expriment les doutes et les illusions que provoquent l'amour, la passion et la culpabilité lorsqu'ils arrivent à un moment où l'on hésite à changer de vie. Ce sont les deux facettes d'un même personnage : celui qui reste, celui qui part...

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC CLAUDE BERRI, REALISATEUR


Avez-vous fait, un film sur la détresse ? Et plus précisément sur la détresse masculine ?


Masculine et féminine. Le déchirement est le même pour un homme que pour une femme, lorsqu’il s’agit de rupture. C’est un film sur le temps qui passe, sur l’usure du couple, sur la difficulté et la culpabilité que l’on éprouve à vouloir changer sa vie. Mais c’est aussi l’exaltation d’une rencontre qui vous régénère. J’avais abordé ce thème dans « Je vous aime » : Catherine Deneuve nous faisait vivre successivement le bonheur des séparations. Partir ? Rester ? Là est le dilemme de mes deux personnages masculins. L’un va rester, l’autre va partir, d’où le titre du film. En fait ils sont les deux facettes d’un même personnage.


Commençons par celui qui va rester.


Pierre Arditi. Il mène une double vie, jusqu’au jour où il devra choisir. Comme beaucoup d’hommes, il voudrait garder et sa femme et sa maîtresse. Des deux, il reçoit l’ultimatum : tu restes ou tu pars. Après un séjour dans un hôpital psychiatrique, il restera.


Et Daniel Auteuil, celui qui part ?


Daniel exprime toute la culpabilité que l’on éprouve à vouloir quitter sa femme, après quinze ans de vie commune, le déchirement devant la souffrance d’un fils, encore adolescent. La décision de partir ne se fait pas sans douleur, sans remords. Malgré cela, il choisit son nouvel amour. L’histoire de Daniel est inspirée de ma propre vie. Mais où commence, mais où s’arrête l’autobiographie ? Dans le film, je fais revivre la mère de mes enfants et mon fils aîné, tous deux disparus.


Depuis combien de temps pensiez-vous à ce film ?


Depuis plusieurs années, au moment où moi-même j’ai vécu cette situation. J’ai attendu d’avoir suffisamment de recul pour pouvoir l’écrire. J’ai eu la chance qu’un ami me raconte, avec beaucoup d’humour, ce que lui-même avait vécu, avec une fin à l’inverse de la mienne. Ce qu’il m’a raconté, j’aurais eu du mal à l’inventer. Je tenais mes deux histoires, j’ai pu alors écrire le scénario. A la lecture, les acteurs se sont montrés très motivés. Au tournage, je me suis contenté de les regarder jouer, avec beaucoup de plaisir.


Justement pourquoi avez-vous choisi Charlotte Gainsbourg pour être celle qui débarque dans la vie de Daniel Auteuil?


J’ai tout de suite pensé à elle, avant même que le scénario soit écrit. C’est d’abord une comédienne formidable, elle a le romantisme et la folie nécessaire pour jouer une femme qui change sa vie en 24 heures, en s’amourachant d’un homme marié. Elle le rencontre au moment où son fils vient d’avoir un accident très grave, il est au plus bas, elle est d’autant plus bouleversée par sa douleur.


Et Nathalie Baye dans le rôle de la femme trompée par Pierre Arditi ?


Par admiration de la comédienne. Dans l’ordre de mes certitudes, elle est venue immédiatement après Charlotte Gainsbourg et Miou-Miou.


Comment Miou-Miou s’est-elle imposée dans la peau d’Anne-Marie ?


Bien qu’il soit court, le rôle est très important. Pour moi Miou-Miou incarne parfaitement la mère de mes enfants. Ceux qui la connaissaient en seront vite convaincus. J’aurais été très ennuyé si elle n’avait pas voulu le jouer.


Le rôle le plus difficile à pourvoir fut sans doute celui de Julien votre fils ?


Je connaissais très bien Gérard Lebovici, et je suis resté très lié à ses enfants. Un jour Nicolas, l’un d’eux, est venu me voir au bureau. Nous avons parlé de choses intimes. J’étais très ému de l’entendre, et je me suis rapidement dit qu’il pouvait jouer le personnage de Julien. Comme il est pianiste, j’ai modifié le scénario. Le film s’ouvre sur un récital qu’il donne devant ses parents réunis pour l’occasion.


Votre film mêle le drame à la comédie. Avez-eu peur que ce mélange ne prenne pas ?


Je me suis sans cesse posé la question de savoir si cela allait fonctionner. Généralement le mélange des genres ne réussit pas. Tout l’enjeu du film repose sur un pari : peut-on raconter deux histoires, l’une à la limite du tragique et de l’émotion et l’autre qui s’apparente presque au vaudeville. J’espère que j’ai bien structuré les deux récits et qu’ils peuvent se mélanger.


Lorsque vous êtes à la fois producteur et metteur en scène d’un film, quelle est la casquette qui est la plus importante ?


Le producteur intervient au départ pour le financement. Puis il laisse sa place au réalisateur et n’intervient plus.


Depuis dix ans, qu’avez-vous appris en tant que réalisateur ?


J’ai longtemps eu une insatisfaction sur le plan formel. Je n’ai vraiment réussi à résoudre ce problème qu’en choisissant de grands chefs opérateurs. Ce fût Bruno Nuytten pour « Tchao Pantin », « Jean de Florette » et « Manon des sources », et maintenant Eric Gautier, avec qui j’ai fait « Une femme de ménage ». Au générique, il n’est pas seulement opérateur du film, mais « collaborateur à la mise en scène ». Nous avons une grande complicité. Un autre collaborateur précieux, mon monteur François Gédigier.


Qu’aimeriez-vous que les gens disent à la sortie de la salle de cinéma ?


J’aimerais qu’ils soient émus et que cela leur donne l’occasion de parler entre eux. C’est toujours ce que je recherche : l’émotion d’abord, la réflexion ensuite.


Avez-vous encore des rêves ?


Un en particulier : réaliser un film qui pourrait s’appeler « Madeleine ». François Truffaut est allé mourir chez Madeleine sa première femme. Tout comme Jacques Demy qui a fini ses jours chez Agnès Varda. Comme Serge aurait pu finir chez Jane. Je pourrais imaginer que je retourne chez Anne-Marie, avant de mourir.


  • Sortie : 12 Janvier 2005
Date de la publication électronique :22 September 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ; L'annuel du cinéma 2006, Tous les films 2005, Editions Les fiches du cinéma, p.565