Le Démon de midi  –  Marie Paule Osterrieth  –  2005

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie/Romance
  • Durée : 90 minutes
  • Producteur :Claude Berri (producteur)
    Nathalie Reims (productrice associée)
  • Production :Pathé Renn Productions (production)
    Hirsch (coproduction)...
  • Numéro de visa : 102188
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Marie Paule Osterrieth
  • Interprètes : Michèle Bernier (Anne)
    Simon Abkarian (Julien)
    Mathis Arguillère (Pierre)
    Hiam Abbas (Rim)
    Alexandra Pandev (Alex)
    Florence Viala (Maude)...
  • Scénario :Marie Paule Osterrieth
    Michèle Bernier (d'après l'album Le Démon de midi de Florence Cestac - 1997)
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Eric Hubert
  • Directeur de la photographie : Charlies Van Damme (images)
  • Compositeur de la musique : Jacques Davidovici
  • Monteur : Guy Lecorne
  • Chef décorateur : Olivier Jacquet
  • Costumier : Sylvie Gautrelet

Production

  • Pays de production :France
  • Producteur :Claude Berri (producteur)
    Nathalie Reims (productrice associée)
  • Production :Pathé Renn Productions (production)
    Hirsch (coproduction)
    TF1 Films Productions (coproduction)
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Pierre Grunstein
  • Directeur de production :Eric Hubert

Fiche artistique

  • Réalisateur :Marie Paule Osterrieth
  • Scénario :Marie Paule Osterrieth
    Michèle Bernier (d'après l'album Le Démon de midi de Florence Cestac - 1997)
  • Interprètes :Michèle Bernier (Anne)
    Simon Abkarian (Julien)
    Mathis Arguillère (Pierre)
    Hiam Abbas (Rim)
    Alexandra Pandev (Alex)
    Florence Viala (Maude)
    Julie-Anne Roth (Claire)
    Zinedine Soualem (Samir)
    Toni Garrani (Nino)
    Jean-Marc Bihour (Tristan)
    Stéphane Hillel (Gabby)
    Jean-Luc Lemoine (Raphaël)
    Jérôme Pouly (Didier)
    Aylin Yay (la mère d'Anne)
    Jean-Louis Foulquier (le père d'Anne)
    Xing-xing Cheng (Li)
    Gabrielle Lopes Benites
    Mehdi Djéroudi
    Annie Mercier
    Olivia Brunaux
    Riton Liebman
    Souria Adèle
    Aude Thirion
    Isabelle Thomas
    Marie-Lorna Vaconsin
    Claudia Cardinale

Fiche technique

  • Directeur de la photo :Charlies Van Damme (images)
  • Compositeur de la musique :Jacques Davidovici
  • Ingénieur du son :Henri Morelle (son)
    Christian Fontaine (son)
  • Monteur :Guy Lecorne
  • Chef décorateur :Olivier Jacquet
  • Costumier :Sylvie Gautrelet
  • Son :Dolby SR SRD DTS
  • Assistant réalisateur :Sébastien Deux (1er assistant réalisateur)
  • Procédé image :format 1.85

Résumé et notes

  • Genre : Comédie/Romance
  • Durée : 90 minutes

RÉSUMÉ

Vers la quarantaine, le mâle humain a coutume de quitter son épouse « usagée » pour aller cavaler dans les pâturages plus verts. On délaisse rarement une femme de quarante ans pour une de quatre-vingt, ou alors très riche.

Mais que se passe-t-il quand la passion qui saisit cet homme l’entraîne à mettre le feu à sa vie et, accessoirement, à y jeter tout ce qui faisait son quotidien jusqu’alors ? Y compris et en priorité femme et enfant.

Après quinze ans de vie commune avec Julien et un adorable petit garçon, Anne va vire ce cyclone que nos grands-parents nommaient, avec un respect craintif « le démon de midi ».

Ainsi donc Julien, l’homme de sa vie, la quarantaine frétillante, est tombé « en amour ». D’abord, comme beaucoup de femmes, Anne ne se doute de rien. Puis elle fait le dos rond, se révolte, essaie d’oublier dans la recherche d’amants improbables, espère encore… Mais heureusement entourée de sa bande de copains, elle apprendra finalement à vivre avec une réalité qu’elle n’a voulue ni pour elle, ni pour son enfant : la séparation d’avec l’homme qu’elle aime et qui ne l’aime plus. Et comme dans toutes les grandes crises de la vie, sa douleur fait écho à d’autres, plus enfouies, de l’enfance.

Dans tout ce joyeux chaos, Anne finit par se découvrir une force qu’elle ne connaissait pas : la capacité d’en rire. Ne disait-on pas dans nos campagnes en ces temps lointains où les vaches mangeaient encore de l’herbe : « Changement d’herbage réjouit les veaux » ?

Tout le film est le cri de rage et d’humour totalement subjectif de cette femme dans laquelle beaucoup se retrouveront. (Si, si ! même des hommes…)

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIENS CROISES : MARIE PASCALE OSTERRIETH, REALISATRICE ; MICHELE BERNIER, ACTRICE ET SIMON ABKARIAN, ACTEUR


Michèle Bernier : Il y a quelques année, (…), Etienne Dhaene m’a proposé de participer à l’écriture d’un scénario. Son projet était chez TF1 et Marie-Pascale Osterrieth s’en occupait. J’ai préparé quelques idées, mais après notre premier rendez-vous, j’étais persuadée qu’elle ne me rappellerait pas. (…). Trois jours plus tard pourtant, elle me contact et me demandent de continuer. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées trois fois par semaine dans son bureau pour travailler ensemble. Le film ne s’est jamais monté, mais nous sommes devenues les meilleures amies du monde !


Marie Pascale Osterreith : Et on se prenait de fameux fous rires… En fait, ce qui m’a d’abord frappée chez Michèle Bernier, c’est ce mélange d’énergie et de sensibilité. (…). A cette époque, Michèle cherchait un projet qui la motive vraiment pour oser monter seule en scène. Elle n’avait pas envie de faire un spectacle de sketches. Moi, je l’imaginais dans quelque chose de plus profond, de plus émouvant qu’une simple comédie. C’est à ce moment-là que l’on m’a parlé de la bande dessinée de Florence Cestac, « Le Démon de Midi ». C’était un album hilarant qui avait pour particularité d’être autobiographique, comme écrit à la première personne. Il était très juste dans son observation, et Michèle et moi avions plein de choses à dire sur le sujet. Je l’ai fait lire à Michèle et me suis mise à écrire pour lui montrer que c’était adaptable.


Michèle Bernier : a l’époque, le thème de cette B.D. trouvait un écho troublant dans ma vie privée. (…) L’enjeu, pour moi, n’était pas de me soigner à travers un spectacle, mais d’aborder un thème réel, profond, qui ne touchait pas que moi. Marie Pascale m’a donné confiance, elle a été un vrai catalyseur artistique.


Marie Pascale Osterreith : C’était un spectacle de copines. Nous l’avons écrit ensemble, Michèle jouait, je la dirigeais. Nous ne savions pas si cela marcherait, mais au moins nous étions sincères, et nous nous amusions beaucoup. Et, à notre grande surprise, cela a duré quatre ans…

( …) Evidemment, face au succès, nous avons évoqué l’idée d’en faire un film. Mais c’est devenu beaucoup plus concret dans nos têtes lorsque Claude Berri est venu nous voir après une représentation et nous a dit qu’il était intéressé par le projet.

(…) Pour l’adaptation, la difficulté était de rester fidèle à la pièce, sans faire du théâtre filmé, d’autant que j’avais déjà réalisé la captation. Dans le spectacle, tout le monde pouvait se projeter. Chaque spectateur pouvait se faire son film. On ne voyait pas le mari. On ignorait son métier. On ne voyait aucun des autres personnages puisque Michèle était seule en scène. (…). Le cinéma, lui, oblige à tout préciser. Tout a un sens, tout doit être choisi. Comment est sa chambre ? Comment sont les papiers peints au mur, les rideaux ? En fixant ses détails, on dit déjà beaucoup du personnage ! (…)


Michèle Bernier : Pour moi passer du spectacle au film a commencé par une frustration. Imaginer quelqu’un d’autre disant mes répliques était assez déstabilisant. ( …) Marie Paule a fait un véritable travail de construction. Nous nous sommes d’abord écartées des textes du spectacle, partant dans des directions aussi variées que possible, et puis, peu à peu, des bribes de texte sont revenues s’imposer.


Marie Pascale Osterreith : Michèle et moi ne voulions pas être pessimistes sur le couple. Nous avons donc ajouté les copains, un peu à la manière des comédies anglaises. (…) Pour Michèle, toutes les cènes du film dont les dialogues sont très proches de la pièce ont été un enfer. Elle devait lutter contre les automatismes acquis lors des six cents représentations. Alors je la « piégeais » en modifiant un peu le texte pour l’aider à s’en sortir.

Ma grande angoisse dans ce projet c’était le personnage de Julien. Quel acteur aurait la finesse et la générosité pour accepter de jouer ce personnage ? J’avais remarqué Simon Abkarian depuis longtemps. Je me souviens en particulier de lui dans « Ni pour ni contre » de Cédric Klapisch. Il incarnait plutôt un salaud tout au long du film, puis à la fin, juste avant d’être tué, dans son dernier regard, on découvrait soudain une humanité, tellement de choses, qu’il en devenait bouleversant.


Simon Abkarian : Ce qui m’a d’abord touché, c’est de les voir toutes les deux ensemble. C’était leur projet, un film de femmes avec un point de vue très particulier, très personnel. Leur complicité, et surtout leur sincérité m’ont donné envie d’avancer avec elles. (…) Elles avaient besoin d’un partenaire, quelqu’un qui puisse jouer mais aussi un homme qui n’essaierait pas d’influer leur vision. Il n’était pas question de se sentir jugé en tant que « mâle », il fallait juste se mettre au service du rôle dans cette histoire. Julien existait dans des scènes fortes mais pour les jouer, j’avais besoin d’accroches entre celles-ci, de liens, de cohérence. Julien fait un chemin très rapide du bonheur idéal à la catastrophe, pour retomber dans la normalité. Il fallait qu’on puisse le suivre. Nous avons beaucoup parlé avec Marie Pascale. Pour trouver les accroches infimes dont j’avais besoin pour mieux dessiner le personnage à l’intérieur d’une situation donnée.

(…) « Le Démon de Midi » raconte une histoire précise d’un point de vue particulier. On ne peut pas amalgamer l’image des hommes à cette seule représentation. En tant qu’acteur, l’obstacle était de ne pas tomber dans la caricature. (…) C’est un type normal qui se bat avec lui-même, avec ses limites. Son histoire est, à mon sens, assez emblématique de ce qui se passe à notre époque. (…) Une des forces de ce film est d’aborder le mystère du couple. Qu’est-ce qui fait que ça marche ou pas ? Pourquoi on reste ensemble et pourquoi on se quitte ? Ce film a le mérite de faire parler les uns et les autres de ce qu’ils vivent, de la façon dont ils envisagent les relations hommes-femmes.


Michèle Bernier : Le spectacle et le film ne sont pas contre les hommes. Il n’y a aucun esprit de revanche. C’est l’histoire d’une femme qui souffre, qui raconte ce qu’elle traverse avec esprit et humour. Il n’était pas question d’installer les femmes en victime et les hommes en immondes salauds. Dans le spectacle comme dans le film, mon personnage dit qu’il s’est laissé aller et ses copines sont des portraits de femmes absolument épouvantables !


Marie Pascale Osterreith : Je crois en fait que c’est un film sur l’aveuglement que provoque l’amour. Anne est amoureuse de son mari et ne voit pas l’inévitable. Julien est aveuglé par son nouvel amour et ne voit pas le mal qu’il fait. Le père d’Anne s’aveugle sur son passé conjugal, etc. Les copains croient aider et ne réalisent pas qu’ils balancent des choses terribles. Tous sont dans leur bulle comme souvent dans la vie.


Michèle Bernier : L’une des belles surprises du film, c’est la présence de Claudia Cardinale. Elle est chaleureuse, pétillante et d’une merveilleuse simplicité.

(…) C’est vrai que tout était différent sur un plateau, mais j’avais le bonheur de jouer avec des gens après avoir joué toute seule. Pour moi, un plateau, c’est un univers, un concentré de monde avec ses émotions, ses rencontres. J’aime l’esprit de troupe qui y règne. Quand on se donne totalement à ce que l’on fait, on emmène les autres avec soi dans le projet et le résultat s’en ressent toujours. J’ai appris cela de mon père.


Marie Pascale Osterreith : L’équipe était formidable, très soudée. Pour l’image, le son et la scripte, je me suis entourée de mes trois « piliers » : Charlie Van Damme, Henri Morelle et Zoé Zurstrassen. (…) puis par l’intermédiaire de Pathé j’ai rencontré Olivier Jacquet et Sylvie Gautrelet pour les décors et costumes. Je leur dois beaucoup à tous ainsi qu’à Guy Lecorne, le monteur. Dans le grand doute qui suit un tournage, il a su être mon « réanimateur » de film comme il dit.

J’aime les films dans lesquels la musique est travaillée par thème, à l’image près. Avec Jacques Davidovici, nous avons choisi de partir sur des thèmes dansants (chacha, bossa, valse, etc.). La musique devait être celle du personnage d’Anne, mettre en valeur sa douceur, et puis par moments être subtilement drôle. En contrepoint, Jacques a composé presque toutes les musiques en situation (bistrot, restaurant…) ou réarrangées certaines comme son étonnante version de « Lady Marmelade » pour la scène des chippendales.


  • Sortie : 22 juin 2005
Date de la publication électronique :29 September 2011
Sources :

Matériel publicitaire du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé