The Queen  –  Stephen Frears  –  2006

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Biographique ; Drame historique
  • Durée : 99 minutes
  • Producteur : Andy Harries
    Christine Langan
    Tracey Seaward
    Granada Screen (UK)
  • Production : Pathé Renn Production (France)
    BIM Distribuzione (Italie)...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur : Stephen Frears
  • Interprètes : Helen Mirren (La reine)
    James Cromwell (Le prince Philip)
    Alex Jennings (Le prince Charles)
    Roger Allam (Sir Robin Janvrin)
    Sylvia Syms (La reine-mère)
    Tim McMullan (Stephen Lamport)...
  • Scénario : Peter Morgan
  • Producteur exécutif : François Ivernel
    Cameron McCracken
    Scott Rudin
  • Directeur de la photographie : Affonso Beato (image)
  • Compositeur de la musique : Alexandre Desplat
  • Monteur : Lucia Zucchetti
  • Chef décorateur : Alan Macdonald
  • Costumier : Consolata Boyle

Production

  • Producteur : Andy Harries
    Christine Langan
    Tracey Seaward
    Granada Screen (UK)
  • Production : Pathé Renn Production (France)
    BIM Distribuzione (Italie)
    France 3 Cinéma
    Canal+ pour Pathé Productions
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif : François Ivernel
    Cameron McCracken
    Scott Rudin

Fiche artistique

  • Réalisateur : Stephen Frears
  • Scénario : Peter Morgan
  • Interprètes : Helen Mirren (La reine)
    James Cromwell (Le prince Philip)
    Alex Jennings (Le prince Charles)
    Roger Allam (Sir Robin Janvrin)
    Sylvia Syms (La reine-mère)
    Tim McMullan (Stephen Lamport)
    Robin Soans (L'écuyer)
    Lola Peploe (La secrétaire de Sir Robin)
    Douglas Reith (Lord Airlie)
    Joyce Herderson (La femme de chambre)
    Amanda Hadingue (L'habilleuse de la reine)
    Gray O'Brien (Le valet du prince Charles)
    Dolina Maclennan (La standardiste de Balmoral)
    Jake Taylor Shantos (Le prince William)
    Dash Barber (Le prince Harry)
    Michael Sheen (Tony Blair)
    Helen McCrory (Cherie Blair)
    Mark Bazeley (Alastair Campbell)
    Kananu Kirimi (L'assistante de Blair)
    Susan Hitch (La secrétaire de Blair)
    Harry Alexander Coath (Ewan Blair)
    Earl Cameron (Le portraitiste)
    Elliot Levey (Le réalisateur TV)
    Anthony Debaeck (Le père catholique)
    Emmy Lou Harries (La petite fille)
    Laurence Burg (Princesse Diana)
    Michel Gay (Dodi Fayed)
    wolfgang Pissors (Le journaliste allemand)
    Malou Beauvoir (Le journaliste américain)
    Paul Barrett (Le garde du corps français)
    Xavier Castano (Le journaliste français)

Fiche technique

  • Photographie : Affonso Beato (image)
  • Compositeur de la musique : Alexandre Desplat
  • Ingénieur du son : Peter Lindsay (son)
  • Monteur : Lucia Zucchetti
  • Chef décorateur : Alan Macdonald
  • Costumier : Consolata Boyle
  • Maquilleur : Daniel Phillips (coiffure et maquillage)
  • Casting : Leo Davis
  • Photographe de plateau : Laurie Sparham

Résumé et notes

  • Genre : Biographique ; Drame historique
  • Durée : 99 minutes

RÉSUMÉ

Un portrait intime et saisissant d’Elizabeth II et de la famille royale au lendemain de la mort de Diana.

Dimanche 31 août 1997 : Diana, princesse de Galles, ex-épouse de l’héritier de la Couronne britannique, meurt des suites d’un accident de voiture survenu sous le pont de l’Alma à Paris.

Si la disparition de la femme la plus célèbre du monde plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent.

Alors qu’une vague d’émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une sœur, une mère ou une fille.

Au château de Balmoral en Ecosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente.

Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l’onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés.

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES DE PRODUCTION

Quand la princesse de Galles meurt dans un accident de voiture à Paris en août 1997, peu de gens devinent les conséquences immédiates de cette tragédie pour le gouvernement britannique et la famille royale. Pourtant, lors de sa séparation avec le prince Charles, Diana fait savoir haut et fort qu’elle ne se retirerait pas tranquillement de la vie publique… La disparition, brutale et prématurée de la femme la plus célèbre et la plus photographiée au monde provoque une violente émotion chez les Britanniques et bouleverse en profondeur leur rapport à la monarchie. La mort de la princesse possédait toute la dramaturgie nécessaire à un film : une terrible poursuite en voiture par d’impitoyables paparazzi se soldant par le décès d’une jeune femme dans la fleur de l’âge, une histoire d’amour sujette à caution et stoppée net avant même qu’elle puisse s’épanouir, une population anéantie par la nouvelle de sa mort, et des journaux qui, jugés responsables du décès de la princesse, cherchent à tout prix à détourner l’attention.

Mais c’est un tout autre aspect du drame qui a encouragé la productrice Christine Langan et Andy Harries (…) à entreprendre le film. Tous deux avaient déjà produit ensemble « The Deal ». Ce film de télévision écrit par Peter Morgan et réalisé par Stephen Frears retraçait la naissance du « New Labour » et évoquait les rapports entre Tony Blair et Gordon Brown. L’expérience fut si concluante que les deux producteurs souhaitaient faire de nouveau équipe avec Morgan et Frears sur un autre projet évoquant la société britannique d’aujourd’hui. Il s’agissait cette fois d’un projet plus ambitieux destiné au cinéma. « The Queen » oppose en effet l’univers traditionnel de la famille royale (…) à la modernité et à la simplicité du nouveau Premier ministre Tony Blair et de son aréopage de conseillers en charge de son image.

Pour Harries, c’est le souvenir de la réaction de la reine et de la famille royale à la mort de Diana qui le décida à s’engager dans l’aventure : l’image d’une famille royale incapable de la moindre entorse au protocole à l’occasion de cette grave crise l’intéressait. (…)

Mais la famille royale n’était pas un thème suffisamment fort en soi : il y manquait la tension dramatique qui fait les grands films. Grâce aux recherches menées par Christine Langan et son équipe, Morgan a pu se renseigner sur le rôle qu’a joué Tony Blair, le nouveau Premier ministre travailliste, pendant la semaine qui a suivi la mort de Diana. Très vite, le scénario de « The Queen » insista sur le contraste entre l’ordre ancestral du pouvoir héréditaire et le monde moderne du pouvoir acquis par élection démocratique. (…) Stephen Frears n’a pas eu besoin de se faire prier pour s’engager dans l’aventure. '' Il est très difficile de trouver de vraies bonnes histoires qui ne soient pas usées jusqu’à la corde' ' déclare le réalisateur. Le regard aiguisé de Frears était déterminant dans la réussite de « The Queen ».

Un des éléments importants de « The Queen » est le souci quasi clinique du détail. Etant donné le sujet abordé par le film, celui-ci serait sans doute tombé sous la coupe de la censure s’il n’avait pas été d’un réalisme absolu – qu’il s’agisse de la représentation du petit déjeuner de la reine ou de ses rapports intimes avec ses proches. Tout au long de l’écriture du scénario, plusieurs documentalistes se sont activés à dénicher des informations, à recouper des sources proches de la famille royale, à lire des coupures de presse et à visionner des images d’archives de la télévision. Spécialistes de la famille royale, Robert Lacey et Ingrid Seward ont servi de consultants à la production. (…) S’il a été assez simple de recueillir des informations fiables sur le fonctionnement du protocole – les témoignages sur la manière dont les domestiques s’adressent à la reine se recoupant tous – Morgan a dû se montrer plus prudent dès qu’il s’est agi d’imaginer les propos de ses personnages dans un cadre privé.

LE CHOIX DES INTERPRETES

A l’époque où il réfléchissait au projet de « The Queen », Harries supervisait la production de la sixième saison de la série « Prime Suspect », avec Helen Mirren. Lors d’une lecture avec les comédiens, il s’est dit en regardant Helen qu’elle ferait une formidable reine Elizabeth II. Pour l’actrice, qui a campé plusieurs personnages inoubliables au théâtre, au cinéma et à la télévision, il s’agissait d’une proposition qu’on ne refuse pas. (…) Malgré son expérience, la comédienne n’a pas hésité à demander conseil à son partenaire Michael Sheen qu’elle avait admiré dans « The Deal ». Il lui recommanda de travailler dès que possible en étroite collaboration avec la répétitrice Penny Dyer, afin de posséder au plus vite la voix et les tics de langage de son personnage. Comme ses partenaires, Helen Mirren était parfaitement consciente des écueils qu’il y avait à jouer un personnage réel, surtout lorsqu’il s’agit d’une protagoniste aussi célèbre que l’actuelle souveraine. La difficulté consistait à trouver le juste équilibre entre une interprétation très réaliste et un portrait à la limite de la caricature. (…) C’est aussi la perspective d’être dirigée par Stephen Frears qui a poussé Helen Mirren à tourner le film.

Comptant parmi les jeunes comédiens britanniques les plus doués de sa génération, Michael Sheen a été salué par la critique pour sa prestation de futur chef du gouvernement travailliste dans « The Deal ». Pourtant, s’il s’est agi d’incarner le même personnage, l’intrigue de « The Queen » se déroule quatre ans plus tard et Blair n’est plus le même homme. Il a non seulement remporté la bataille pour la direction du Parti travailliste, mais il vient d’être élu Premier ministre avec une écrasante majorité.

Parmi les autres interprètes, citons Helen McCrory (Cherie Blair), Sylvia Syms (la reine mère) ainsi qu’Alex Jennings (le prince Charles), Roger Allam (Sir Robin Janvrin, secrétaire particulier adjoint de la reine) et Tim McMullan (Alastair Campbell). De façon plus surprenante, Stephen Frears a souhaité confier le rôle du prince Philip à James Cromwell. Surtout connu pour ses prestations dans « Babe » et « L.A. Confidential ». (…)

Pour Helen McCrory, son rôle permettait de clarifier les choses sur Cherie Blair. Bien que l’épouse du Premier ministre ait fait l’objet d’une abondante littérature – la plupart des ouvrages sont critiques et univoques – on trouver très peu d’archives où on l’entend s’exprimer. C’est sans doute étonnant, mais il existe également très peu d’images d’archives de Cherie Blair.

STYLE VISUEL ET DECORS

L’un des thèmes les plus importants du film concerne l’opposition entre le monde de la monarchie, nourri de traditions et d’obligations protocolaires, et un monde plus moderne, à la fois riche d’émotions et de simplicité. C’est la tension entre les deux univers qui a inspiré le style visuel du film, qu’il s’agisse des éclairages, des mouvements d’appareils, des décors ou des costumes. (…)

Le contraste entre l’atmosphère guindée de la famille royale et l’ambiance détendue et conviviale des Blair est plus manifeste encore dans les décors et les lieux de tournage. Le chef décorateur Alan Macdonald, qui a conçu les décors de « The Queen », estime que un décor est réussi lorsqu’il ne se voit presque pas. Le film se déroule dans un univers qu’on a l’impression de bien connaître . Il s’est servi de biographies et d’images d’archives de la famille royale et des Blair dans son travail.

Une partie importante du film se déroule à Balmoral, en Ecosse, au sein des appartements les plus privés de la reine. Construit sous le règne de Victoria et conçu comme un lieu permettant d’échapper à la sévérité du protocole royal, Balmoral est l’un des deux domaines appartenant à la reine, et non à l’Etat. Imaginé par la reine Victoria elle-même et son époux le prince Albert dans le plus pur style baronnial écossais, le château mêle des influences néo-gothiques et Tudor – sans oublier une forte influence liée aux origines allemandes du prince Albert. Le domaine n’est pas sans évoquer certains pavillons de chasse du roi Louis II de Bavière. Pour Macdonald, les repérages ont été d’autant plus difficiles que plusieurs châtelains refusaient d’accorder la moindre autorisation de tournage en apprenant le sujet du film. Macdonald dut réduire sa liste d’une trentaine de châteaux et demeures écossais aux trois propriétés qui ont finalement été retenues pour évoquer Balmoral : le château de Cluny dans l’Aberdeenshire, le domaine de Glenfeshie dans l’Invernesshire et le château de Blairquhan dans l’Ayrshire. C’est la première fois qu’on les verra dans un film.

La production a tourné dans d’autres sites encore, comme le Goldsmith Hall de Londres pour évoquer la Salle Chinoise de Buckingham, Brocket Hall dans l’Hertfordshire pour la chambre et le salon de la reine, les bâtiments de la Royal Air Force à Halton, dans le Buckinghamshire, pour les différentes salles de réception du palais de Buckingham et l’aéroport de Southend pour la base militaire de Northolt.

LES COSTUMES

Pour la chef costumière Consolata Boyle, la difficulté a été de concevoir les costumes de la famille sans doute la plus photographiée au monde : Je me suis dit qu’il était risqué de tenter de reproduire leurs costumes à l’identique (…). J’ai souhaité créer un monde qui semble juste sur le plan émotionnel et spirituel, j’ai donc gardé certains éléments de la garde-robe de la reine… mais certains éléments seulement ! (…)

Tandis que la plupart des costumes de la reine ont été créés pour les besoins du film, les autres membres de la famille royale portent des tenues dont certaines ont été louées, comme les vêtements en tweed du prince Philip et de Charles, les robes féminines aux couleurs chatoyantes de la reine mère et les costumes du personnel de la reine.

Quant à la garde-robe du couple Blair, Consolata Boyle s’est inspirée des images d’archives. Ils sont aujourd’hui beaucoup plus élégants et apprécient les vêtements de grands couturiers , précise la chef costumière. Mais auparavant ils s’en moquaient complètement et n’avaient pas beaucoup de style. C’est avec ce type de costumes qu’on peut facilement se tromper, et il a donc fallu que je sois très vigilante.

LES ARCHIVES

A plusieurs reprises, Consolata Boyle, Alan Macdonald et Affonso Beato ont dû se conformer à la stricte réalité historique : la production a alors utilisé de nombreuses images d’archives. Comme pour « The Deal », Frears n’a pas hésité à monter plusieurs plans d’archives dans « The Queen ». Documentariste réputé pour son audace, Adam Curtis s’est avéré un précieux allié dans cette démarche.

Harries et le reste de l’équipe sont parfaitement conscients que le film risque de susciter des réactions de rejet et une vaste polémique. Cependant, le réalisateur, le scénariste et lui insistent sur le fait qu’ils n’ont pas cherché à être subversifs. Nous avons fait en sorte de ne rien cacher note Harries. Nous n’avons rien fait de manière souterraine. Nous n’avions aucunement l’intention d’être anti-royalistes. C’est l’audace même du projet qui rend le film aussi fort. Car il s’agit bien d’un film autour d’un monarque encore en vie.


  • Sortie : 18 octobre 2006
Date de la publication électronique : 11 octobre 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé