Contre enquête  –  Franck Mancuso  –  2007

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Policier
  • Durée : 85 minutes
  • Producteur :Romain Le Grand
    Patrick Gimenez
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Franck Mancuso
  • Interprètes : Jean Dujardin (Richard Malinowski)
    Laurent Lucas (Daniel Eckmann)
    Agnès Blanchot (Claire Malinowski)
    Aurélien Recoing (Stéphane Josse)
    Alexandra Goncalvez (Emilie Malinowski)
    Thierry Bosc (Directeur PJ)...
  • Scénario :Franck Mancuso
  • Producteur exécutif :Eric Hubert
  • Directeur de production :Francis Barrois
  • Directeur de la photographie : Jérôme Almeras
  • Compositeur de la musique : Krishna Levy
  • Monteur : Andrea Sedlackova (chef monteuse)
    Eric Tellene (making of)
  • Chef décorateur : Max Legardeur (chef décorateur)
    Claire Delannoy (ensemblière)
  • Costumier : Jean-Daniel Vuillermoz

Production

  • Pays de production :France
  • Producteur :Romain Le Grand
    Patrick Gimenez
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif :Eric Hubert
  • Directeur de production :Francis Barrois
  • Assistant de production :Virginia Anderson (coordinatrice de production)

Fiche artistique

  • Réalisateur :Franck Mancuso
  • Scénario :Franck Mancuso
  • Scripte :Josiane Morand
  • Interprètes :Jean Dujardin (Richard Malinowski)
    Laurent Lucas (Daniel Eckmann)
    Agnès Blanchot (Claire Malinowski)
    Aurélien Recoing (Stéphane Josse)
    Alexandra Goncalvez (Emilie Malinowski)
    Thierry Bosc (Directeur PJ)
    Jacques Frantz (Michel Arnalde)
    Jean-Pierre Germain (Jean-François Perrin)
    Luc Lavandier (Mertens)
    Jean-Pierre Rochette (Gino Battista)
    Jean-François Garreaud (Armand Salinas)
    Françoise Pinkwasser (Anette Salinas)
    Sophie Barjac (Juge Florence Arcaro)
    Jean-Pierre Cassel (Docteur Delmas)
    Virginie Ledieu (Charlène Kraus)
    Emmanuel Guttierez (Antoine Valdes)

Fiche technique

  • Photographie :Jérôme Almeras
  • Compositeur de la musique :Krishna Levy
  • Ingénieur du son :Laurent Poirier
  • Monteur :Andrea Sedlackova (chef monteuse)
    Eric Tellene (making of)
  • Chef décorateur :Max Legardeur (chef décorateur)
    Claire Delannoy (ensemblière)
  • Costumier :Jean-Daniel Vuillermoz
  • Maquilleur :Kathia Ruiz (chef maquilleuse)
    Jose Luis Casas (chef coiffeur)
  • Casting :Virginie Ogouz (directeur de casting)
    Nathalie Garcia (casting figuration)
  • Régisseur :Bruno Morin
  • Assistant réalisateur :Olivier Bouffard (1er assistant réalisateur)

Résumé et notes

  • Genre : Policier
  • Durée : 85 minutes

RÉSUMÉ

Malinowski, Capitaine à la Crim a l’habitude d’être confronté aux faits divers les plus durs. Mais lorsque sa propre fille est assassinée, tout bascule. Bouleversés par sa détresse, ses collègues mènent l’enquête au pas de charge et un suspect est bientôt arrêté, puis condamné.

Du fond de sa cellule, celui que tout semble accuser clame son innocence et décide d’écrire à Malinowski. Et s’il était innocent ? Face à la douleur du père qui a obtenu justice, le doute du flic s’installe peu à peu. Pour Malinowski, une contre-enquête solitaire commence. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC FRANCK MANCUSO, SCENARISTE ET REALISATEUR

J’ai été flic pendant vingt ans à la Police Judiciaire – Brigade des Stupéfiants, Division Nationale Anti-Terroriste et Office Central de Répression du Banditisme. Après deux décennies de bons et loyaux services, j’ai quitté la police avec quelques histoires en magasin.

Je suis venu au cinéma par hasard. En 1990, alors que je travaillais au Quai des Orfèvres, l’équipe de « Commissaire Moulin » tournait dans nos locaux. De rencontres en suggestions, je suis devenu consultant. Au fil des mois, mon implication était de plus en plus grande, et on m’a proposé d’aller plus loin en travaillant directement sur la création des histoires. (…)

En 2000, après plusieurs de ces expériences très formatrices, on m’a proposé d’écrire un épisode tout seul. Je venais d’avoir 40 ans, j’allais avoir un enfant, je sentais le virage venir et j’ai vu cela comme un signe. (…) J’ai eu la chance que cet épisode fasse un très bon score d’audience et entraîne d’autres commandes. J’ai donc prolongé ma disponibilité et les choses se sont enchaînées, jusqu’à ma participation au scénario de « 36, quai des Orfèvres. »

20 ANS POUR UNE EMOTION

Durant vingt ans, j’ai été confronté à beaucoup d’affaires comme celle qui m’a servi de base pour écrire CONTRE-ENQUETE. En ce qui me concerne, les homicides d’enfants sont les plus horribles (…). L’histoire de Malinowski est une projection de ce que j’ai imaginé, de ce que j’ai redouté et de tout ce que j’ai vécu. C’est une fiction au confluent de bien des réalités humaines, et j’ai eu vingt ans pour en mesurer la réalité et l’intensité. Cette histoire est née à la croisée d’une expérience de flic, d’une affection de père et d’une envie de raconter les histoires. Comme le dit le personnage de Malinowski : « Pour ne pas devenir fou, on oublie, on pardonne ». Mais lui est écartelé entre sa douleur de père et son professionnalisme de flic. (…)

L’écriture a été la partie la plus impliquante d’un point de vue émotionnel. Je me suis projeté dans le personnage de Malinowski. Seul devant mon ordinateur, je me suis remémoré toutes les expériences vécues, les visages, les faits qui venaient de tellement d’affaires, et tous les sentiments dont je n’avais parfois même pas pris conscience sur l’instant. Quand on a été flic pendant vingt ans, que l’on écrit, que l’on va réaliser, et qu’on est soi-même père d’un enfant de six ans, on s’implique évidemment énormément.

JEAN DUJARDIN

Jean Dujardin était l’un des rares acteurs à qui j’avais vraiment envie de proposer le rôle. Au tout début du projet, j’avais imaginé Malinowski un peu plus âgé, plus proche de moi et en avançant, je me suis dit que prendre un homme plus jeune serait intéressant. J’ai eu envie d’aller vers quelqu’un capable de véhiculer suffisamment d’émotion, mais qu’on n’ait jamais vu dans ce type de rôle. (…) Sur bien des points, humainement, je me suis reconnu en lui. Je crois qu’il aurait fait un bon flic.

Jean a fait un stage au 36 et a rencontré mes anciens collègues. Il s’est même entraîné avec le Service de Protection des Hautes Personnalités. On sent tout de suite qu’il est à l’aise dans ce milieu. Il a suivi un entraînement très physique, même si ce n’était pas indispensable au film. (…)

Le plan de travail a voulu que la première scène tournée avec Jean soit celle où Malinowski découvre le corps de sa petite fille. Nous nous sommes demandé si s’attaquer d’abord à cette scène n’était pas trop dur, mais j’ai préféré entrer directement dans le vif du sujet. Puisque nous devions nous rencontrer sur ce film, autant y aller franchement et commencer par l’une des scènes les plus difficiles. Jean a été impressionnant ; aller si loin le premier jour nous a permis d’établir des rapports encore plus proches qui nous ont servi tout au long du tournage.

AU PLUS PRES DU DRAME

Le sujet est suffisamment porteur d’émotions pour que les comédiens jouent la sobriété. Je voulais absolument éviter le pathos. L’histoire devait primer. Pendant la préparation, j’ai demandé à tous les acteurs de me faire part de leurs réflexions sur les textes, sur la façon dont les mots leur venaient en bouche. (…)

Pour le rôle d’Eckmann, j’ai eu très tôt l’idée de Laurent Lucas. Il a la particularité d’être au fil de ses rôles naturellement ambigu. Il peut, à sa guise, paraître inquiétant ou attachant. J’avais besoin de ce talent-là. Je n’en connais pas d’autres qui, sur un seul regard, peuvent faire pencher la balance vers le positif ou le négatif.

Même si ce n’était pas un rôle facile, Agnès Blanchot, ma compagne à la ville, a tout de suite accepté d’interpréter la compagne du Capitaine Malinowski. Elle a été un soutien aussi bien devant que derrière la caméra.

Le suivant à avoir rejoint le projet a été Jacques Frantz. J’en ai toujours été fan. Aurélien Recoing est arrivé le dernier. Je ne voyais personne d’autre que lui face à Jean Dujardin. Pour la scène où Malinowski découvre sa petite fille, il me fallait la confrontation de deux puissances.

Je suis aussi très heureux d’avoir pu avoir Jean-François Garreaud, à qui j’ai demandé de se laisser pousser les cheveux, pour le rôle de Salinas, et Jean-Pierre Cassel, qui apporte tout son vécu au rôle du docteur. Il faut aussi noter la performance de la petite Alexandra Goncalvez, dont c’est la première apparition au cinéma.

UNE EQUIPE POUR MONTER AU FEU

A tous les postes, tous m’ont aidé à concrétiser ce que j’avais imaginé à l’écriture. Le chef opérateur, la scripte, mon assistant, et tous les autres ont été des références, des appuis, de vrais coéquipiers. La similitude avec une opération de police est finalement assez juste. (…) Plus l’opération a été préparée en amont, plus on est capable de répondre à l’imprévu. Cette opération était aussi risquée pour l’équipe car ils acceptaient de travailler avec quelqu’un d’inconnu, qui n’avait encore rien fait. Pour une première expérience, j’ai bénéficié de conditions idylliques.

Je suis viscéralement imprégné du monde policier. Pour l’instant, je ne me pose pas la question d’écrire ou réaliser autre chose qu’un polar. Au dernier jour de tournage, j’ai eu le sentiment d’avoir accompli une étape. J’aime écrire et j’ai aimé mettre en scène. Particulièrement sur cette histoire, avec tout ce qu’elle réserve de suspense et d’émotion.


  • Sortie : 07 mars 2007
Date de la publication électronique :12 October 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé