Astérix aux Jeux Olympiques  –  Frédéric Forestier / Thomas Langmann  –  2008

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production : France
    Espagne
  • Genre : Peplum ; comédie
  • Durée : 113 minutes
  • Producteur : Jérôme Seydoux
    Thomas Langmann
  • Production : Pathé Renn Production
    La Petite Reine...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur : Frédéric Forestier
    Thomas Langmann
  • Interprètes : Clovis Cornillac (Astérix)
    Gérard Depardieu (Obélix)
    Benoît Poelvoorde (Brutus)
    Alain Delon (Jules César)
    Stéphane Rousseau (Alafolix)
    Vanessa Hessler (Princesse Irina)...
  • Scénario : Alexandre Charlot
    Franck Magnier
    Olivier Dazat
    Thomas Langmann
  • Adaptation : Tiré de l'oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo
  • Producteur exécutif : Jean-Lou Monthieux
    Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Jean-Marc Deschamps
    Yousaf Bokhari
  • Directeur de la photographie : Thierry Arbogast (image)
  • Compositeur de la musique : Frédéric Talgorn (aux éditions musicales Pathé Renn Production et Reine Publishing)
  • Monteur : Yannick Kergoat
  • Chef décorateur : Aline Bonetto
  • Costumier : Madeline Fontaine

Production

  • Pays de production : France
    Espagne
  • Producteur : Jérôme Seydoux
    Thomas Langmann
  • Production : Pathé Renn Production
    La Petite Reine
    TF1 Films Production
    Tri Pictures S.A.
    Sorolla Films
    Constantin Film
    Novo RPI
    Canal+ (avec la participation de)
    Canal+ Espagne (avec la participation de)
    Banque Populaire Images 7
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur exécutif : Jean-Lou Monthieux
    Pierre Grunstein
  • Directeur de production : Jean-Marc Deschamps
    Yousaf Bokhari
  • Producteur associé : Emmanuel Montanat (Les éditions Albert René)

Fiche artistique

  • Réalisateur : Frédéric Forestier
    Thomas Langmann
  • Scénario : Alexandre Charlot
    Franck Magnier
    Olivier Dazat
    Thomas Langmann
  • Adaptation : Tiré de l'oeuvre de René Goscinny et Albert Uderzo
  • Interprètes : Clovis Cornillac (Astérix)
    Gérard Depardieu (Obélix)
    Benoît Poelvoorde (Brutus)
    Alain Delon (Jules César)
    Stéphane Rousseau (Alafolix)
    Vanessa Hessler (Princesse Irina)
    Michael Bully Herbig (Pasunmotdeplus)
    Santiago egura (Docteurmabus)
    José Garcia (Couverdepus)
    Jérôme Le Banner (Cornedurus)
    Franck Dubosc (Assurancetourix)
    Jean-pierre Cassel (Panoramix)
    Alexandre Astier (Mordicus)
    Luca Bizzarri (Alpha)
    Elie Semoun (Omega)
    Paolo Kessisoglu (Beta)
    Bouli Lanners (Samagas)
    Nathan Jones (Humungus)
    Sim (Agécanonix)
    Adriana Karembeu (Adriana)
    Francis Lalanne (Lalanix)
    avec la participation exceptionnelle de Michaël Schumacher et Jean Todt en faveur de ICM (l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière).

Fiche technique

  • Directeur de la photo : Thierry Arbogast (image)
  • Compositeur de la musique : Frédéric Talgorn (aux éditions musicales Pathé Renn Production et Reine Publishing)
  • Ingénieur du son : Michel Kharat
    Jean Goudier
    Jean-Philippe Hurier
    Marc Doisne
  • Monteur : Yannick Kergoat
  • Chef décorateur : Aline Bonetto
  • Costumier : Madeline Fontaine
  • Photographe de plateau : Bruno Calvo

Résumé et notes

  • Genre : Peplum ; comédie
  • Durée : 113 minutes

RÉSUMÉ

Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade. D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

NOTES DE PRODUCTION

  
                  

Ça commence comme un rêve d’enfant. Il y a longtemps en effet que Thomas Langmann rêvait de porter lui-même « Astérix » à l’écran. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de la transposition au cinéma des aventures du petit Gaulois. (…) On connaît la suite : « Astérix et Obélix contre César », réalisé par Claude Zidi en 1999, 9 millions d’entrées France. « Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre », réalisé par Alain Chabat en 2002, quasiment 15 millions de spectateurs français. Et c’est lorsqu’a capoté le troisième projet, « Astérix en Hispanie », que Thomas Langmann, a décidé, avec sa société, La Petite Reine, et toujours le soutien de Pathé, de se lancer lui-même à l’assaut du monument Astérix.

  
                  

Très vite, il choisit l’album qu’il veut adapter : « Astérix aux Jeux Olympiques ». « Parce que, dit-il, c’est l’aventure d’Astérix la plus visuelle, la plus spectaculaire, donc la plus cinématographique, et qu’elle donnait la possibilité, par son sujet même, d’engager des acteurs de nationalités diverses, ce qui facilitait la recherche de partenaires étrangers, et notamment européens ». Il y voit aussi la matière idéale pour faire un film qui soit tout à la fois une comédie, un péplum à grand spectacle dans la tradition des « Ben Hur » et autres « Spartacus », et un film d’action et d’aventure. Mais avant d’entamer toute démarche officielle auprès d’Albert Uderzo, il préfère d’abord travailler sur le scénario. Tout naturellement, il s’implique dans l’écriture avec une équipe de scénaristes - Olivier Dazat, Alexandre Charlot et Franck Magnier - auxquels il donne deux lignes directrices pour compléter l’histoire originale : un duo-duel entre César et Brutus, son fils adoptif, lequel n’aura qu’une idée en tête : devenir César à la place de César ; et une histoire d’amour entre un jeune Gaulois et la princesse grecque que convoite aussi Brutus, mais dont la main sera accordée au vainqueur des Jeux Olympiques – c’est là que vont intervenir Astérix et Obélix pour que leur beau compatriote l’emporte et que l’amour triomphe.

  
                  

Parallèlement à l’écriture, Thomas Langmann commence à rêver au casting. « Il y a quinze ans, je rêvais à la toute première adaptation d’Astérix, à l’époque j’avais déjà en tête le duo César - Brutus ». Première idée : Alain Delon en Jules César. Deuxième idée : Benoît Poelvoorde en Brutus. Il se délecte d’avance des situations que les scénaristes vont pouvoir inventer pour opposer le père et le fils, la star mythique et l’acteur belge qui ne connaît aucune limite(…). Troisième idée : chercher un Astérix nouveau car il veut renouveler le duo Astérix et Obélix. Quelques mois plus tard, Clovis Cornillac acceptera de relever le défi. Quatrième idée : trouver pour les rôles secondaires des acteurs européens, la plupart du temps des comiques d’une nouvelle génération très populaires dans leur pays (notamment Michael Bully Herbig et Santiago Segura). Cinquième idée enfin : à l’image des clins d’œil de la bande dessinée, faire appel, le temps d’une courte scène, à des sportifs de légende qui viendront renforcer la séduction et le prestige de l’aventure.

  
                  

Pour la réalisation, il choisit Frédéric Forestier, à qui il avait déjà confié la mise en scène du « Boulet » (…). Mais il décide aussi de coréaliser le film, passant ainsi pour la première fois derrière la caméra. « J’étais trop impliqué dans tout le projet, et dans tout le processus de création, pour m’arrêter en chemin ! » Ce n’est qu’une fois la première version du scénario terminée, qui mélange fidélité à l’humour de la B.D., deuxième degré (notamment dans les scènes d’Alain Delon qui jouent sur la légende et l’image de la star), situations inattendues et dialogues cocasses, qu’il va convaincre Albert Uderzo (qui participera d’ailleurs à quelques séances de travail sur le script), puis Alain Delon et Benoît Poelvoorde, en s’engageant à mettre dans cette nouvelle adaptation tous les moyens nécessaires pour que le film soit spectaculaire. Tous disent oui immédiatement. L’ambition du producteur est telle que très vite, le budget est estimé entre 75 et 80 millions d’euros ce qui en fait le film en langue française le plus cher de l’histoire du cinéma.

  
                  

La préparation

Après la visite de plusieurs sites en Europe et en Afrique du Nord, ce sont les tout nouveaux studios d’Alicante, « La Ciudad de la luz », en Espagne qui sont choisis. 95 % du tournage se déroulera là. En dehors d’apports financiers non négligeables, d’une situation climatique idéale, d’une infrastructure flambant neuve, ces studios disposent aussi d’immenses « backlots », vastes terrains vierges dominant la mer sur lesquels va pouvoir être installé l’un des décors phares du film – et l’un des plus spectaculaires jamais construits pour un film français : le stade olympique. La conception en est confiée à Aline Bonetto, la fidèle décoratrice de Jean-Pierre Jeunet, qui travaille avec lui depuis « Délicatessen » et pour qui elle a créé les décors impressionnants des tranchées d’ « Un long dimanche de fiançailles » (qui lui a valu son deuxième César et sa première nomination aux Oscars).

  
                  

La créatrice des décors ne sera d’ailleurs pas la seule complice de Jeunet sur le plateau, puisque c’est Madeline Fontaine (nomination aux César pour « Amélie Poulain » et César pour « Un long dimanche de fiançailles ») qui a été choisie pour les costumes. « Quand on se lance dans une telle aventure, dit Thomas Langmann, il faut prendre les meilleurs à tous les postes. » L’image du film est ainsi confiée au directeur de la photo de Luc Besson et Jean-Paul Rappeneau : Thierry Arbogast. Idem pour le maquillage (T. Follvick et C. Maillard), la coiffure (Ghislaine Torterau), etc. Et bien évidemment pour les effets spéciaux, très importants à la fois pour recréer tous les excès de la bande dessinée et pour donner plus d’ampleur encore aux décors construits pour l’occasion et inhabituels pour un film français…

  
                  

Pendant plus de cinq mois, de décembre 2005 à juin 2006, la préparation bat son plein sur tous les fronts. (…) Pour Aline Bonetto et Madeline Fontaine, créatrices respectivement des décors et des costumes, tout commence par un énorme travail de documentation. Elles plongent dans les livres d’histoire, les ouvrages d’art et les albums de la B.D. s’apercevant au passage de la précision et de la fidélité des dessins d’Uderzo. Pour elles, comme d’ailleurs pour les responsables des coiffures et des maquillages, la difficulté est de trouver le ton juste : ne pas trahir la B.D. tout en étant réaliste, rester dans la comédie sans tomber dans la caricature. (…)

  
                  

Sa fantaisie, Aline Bonetto l’exercera surtout dans la conception des chars qui vont participer à la course et qui sont loin de ceux qu’on a l’habitude de voir… II y en a même un, rouge étincelant, que conduira Michael Schumacher qui ressemble plus à une Formule 1 sortie d’une célèbre écurie italienne qu’à un char antique ! Ces chars sont d’ailleurs conçus en relation avec l’équipe des effets spéciaux directs, Yves Domenjoud, Olivier Gleyze et Jean-Baptiste Bonetto, dits les Versaillais (…), car ces chars doivent non seulement être conduis en toute sécurité par un cascadeur caché au pied de l’acteur, mais aussi pouvoir rouler sur une roue, ou en perdre une autre, etc.

  
                  

Mais évidemment, le grand défi pour la décoratrice, c’est le stade olympique. « On a d’abord réfléchi à deux décors différents : un stade pour les épreuves d’athlétisme et un hippodrome pour la course de chars. Et puis, j’ai eu l’idée d’un seul lieu qui serait tout simplement modulable. » Dès qu’elle a l’idée d’un seul stade, elle fait réaliser une maquette qui lui permet de discuter avec les réalisateurs des besoins, exigences et problèmes de la mise en scène. Elle trouvera ainsi une astuce pour diviser le stade en deux lorsqu’il s’agira de filmer la course à pied ou le lancer de javelots. En revanche, lorsque se déroulera la course de chars, la piste de 265 m de long sera utilisée à plein. Cela permet de limiter les coûts et d’avoir pourtant un décor grandiose. Si l’équipe déco française compte à cette étape-là de la préparation une vingtaine de personnes, plus de cent cinquante seront recrutées par le chef constructeur espagnol en charge de la réalisation du stade. Les studios d’Alicante étant neufs, la plupart des artisans, menuisiers, peintres, staffeurs viennent de Madrid ou de Barcelone. Trois mois seront nécessaires à sa construction. « Pour un tel décor, dit Aline Bonetto, ce n’est pas beaucoup. Il a fallu absolument réussir à travailler ensemble très vite pour être efficace. » D’autant qu’elle a dû anticiper tous les problèmes : le stade est un décor en extérieur qui doit faire vrai, mais qui ne peut pas être construit en dur, et qui doit pourtant tenir les six mois du tournage face aux grandes rafales de vent venant de la mer, à l’air chargé d’humidité, à la chaleur écrasante qui règne à Alicante en plein mois d’août… « Il n’était pas question qu’il se détériore en cours de tournage, ou qu’il pose des problèmes de sécurité. » Le résultat est saisissant. Même si seulement une partie des gradins a été construite – le reste sera rajouté en images numériques à la postproduction – l’ensemble est beau, spectaculaire et digne d’Hollywood ! Lorsqu’il le voit terminé, le chef constructeur ne peut s’empêcher d’avoir les larmes aux yeux.

  
                  

Tous - stars, techniciens ou simples visiteurs – lui réservent leur première visite lorsqu’ils débarquent sur le tournage. « J’ai vu arriver Delon qui pourtant en a vu d’autres, dit Christophe Vassort, le premier assistant, il s’est mis à la tribune, a regardé le stade en silence, littéralement bluffé. Depardieu, quand il est arrivé, a fait exactement pareil. » Benoît Poelvoorde dira simplement : « Quand on joue dans un décor pareil, on est aussi heureux que les gens qui vont le voir au cinéma ».En plus du stade, il y a une vingtaine de décors à construire. « En soi, ce n’est pas exceptionnel. C’est leur taille qui l’est ! » Dans le palais du roi grec Samagas, trône ainsi une statue de Zeus de plus de 8 m de haut et la baignoire royale aux allures de piscine ! « Et ce sera plus spectaculaire encore à l’écran, dit Aline Bonetto, la créatrice des décors, puisque, au moment de la post-production, on va rajouter en numérique de la hauteur et de la profondeur : des étages, des terrasses, des jardins, des colonnades, des perspectives supplémentaires ! » En même temps, dans ce monde plus grand que nature, tout est soigné jusqu’au moindre détail, à la moindre poignée de porte, le moindre accessoire, la moindre frise sur les murs… Dans le stade, dans les palais, les statues – créées à Paris mais agrandies à la taille indispensable en Espagne – sont nombreuses et variées. Des copies classiques aux plus singulières. De celles des athlètes ou des griffons, jusqu’à celles de Delon en César dans toutes les poses possibles, en passant par cette statue délirante de Poelvoorde en Brutus enlaçant Irina avec un lion tué à leurs pieds ! Parmi les autres décors marquants du film, le village gaulois n’est pas le moindre. C’est pour le coup un vrai décor de comédie pour lequel Aline Bonetto s’amuse à retrouver très fidèlement l’esprit de la B.D. avec ses maisons soignées et fleuries…

  
                  

Pour les costumes, la tâche n’est pas plus simple. Il y a la même exigence, le même souci d’excellence, la même volonté de fidélité historique et, de temps en temps, de réelle fantaisie. Pendant plusieurs mois, Madeline Fontaine fait et fait faire des recherches de textiles, de teintures et de matériaux, ainsi que d’artisans spécialisés. Si beaucoup de séries (plus de mille costumes seront nécessaires) – les tenues des athlètes, les toges des spectateurs, les costumes de militaires – sont fabriquées au Maroc, les costumes des rôles principaux – dix robes pour la princesse Irina, plusieurs toges et cuirasses pour Jules César et pour Brutus – sont confectionnés à Paris. Il lui faut aussi faire fabriquer les armes, les épées, les cuirasses, les boucliers, les casques, et aménager ceux qu’elle trouve en location. Sur place à Alicante, un atelier sera installé pour travailler les patines, faire les retouches, fignoler les teintures…

  
                  

Côté coiffure, plus de 300 perruques, sans parler des centaines de postiches de nattes, de moustaches, de barbes, seront réalisées à partir de vrais cheveux en France, en Belgique, et en Angleterre. D’autres seront achetées ou louées et, pour ça aussi, un atelier sera installé dans les studios à Alicante pour répondre aux besoins immédiats. Les responsables des maquillages, eux, cherchent les meilleurs produits capables de résister à la chaleur torride de l’été espagnol!

  
                  

Frédéric Forestier et Thomas Langmann travaillent étroitement avec l’équipe des effets spéciaux, placée sous la direction de Christian Gillon, à la prévisualisation des scènes d’action ou des séquences les plus complexes, telles la course de char ou celles qui nécessitent de nombreux figurants. Il s’agit, dans un environnement sommaire en 3D, de filmer des personnages virtuels selon les vœux des metteurs en scène en respectant valeurs de plan et mouvements de caméra pour vérifier le réalisme et anticiper le plan de travail et les difficultés éventuelles. Avec Thierry Arbogast, le chef opérateur, la décision a été prise de tourner directement en numérique : à la fois pour des problèmes d’économie – on peut tourner beaucoup plus sans se soucier des coûts de la pellicule, du développement, du laboratoire… - et pour simplifier la réalisation des effets visuels numériques en post production.

  
                  

Le casting

Chemin faisant, Thomas Langmann et Frédéric Forestier composent le casting. Et peu à peu, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon et Benoît Poelvoorde sont rejoints par Stéphane Rousseau, le comique québécois, qui sera Alafolix, le jeune premier gaulois, Vanessa Hessler, sublime jeune fille italo-américaine qui jouera la princesse Irina et dont les Français connaissent le visage depuis la publicité Alice, Franck Dubosc, qui ressemble comme un clone au barde Assurancetourix, Jean-Pierre Cassel, qui a pris les traits du druide Panoramix (…), mais aussi José Garcia, âme damnée de Brutus, Alexandre Astier, créateur et héros de « Kaamelott », lieutenant de Brutus, Elie Semoun, et Bouli Lanners, complice belge de Poelvoorde, méconnaissable sous la perruque, la barbe et la toge du roi grec Samagas, Francis Lalanne (…). Les rejoindront aussi Jérôme Le Banner, champion du monde de K1, boxe pieds-poings, qu’on dirait dessiné par Uderzo, sous les traits d’un centurion, Nathan Jones, le géant découvert dans « Troie » aux cotés de Brad Pitt.

  
                  

Thomas Langmann et Frédéric Forestier ont aussi repéré et engagé des acteurs étrangers dont le comique et la réussite en font des valeurs sûres dans leurs pays : l’Espagnol Santiago Segura (auteur-réalisateur- acteur de la série des « Torrente » ) qui jouera l’autre âme damnée de Brutus, l’Allemand Michael Bully Herbig, son autre lieutenant, Pasunmotdeplus, muet depuis qu’il lui a fait couper la langue, les Italiens Luca Bizzarri et Paolo Kessisoglu (les Ienes), qui triomphent dans la version transalpine de « Caméra Café » et seront, au côté d’Elie Semoun, les juges très corruptibles des épreuves olympiques… Et il y aura bien sûr aussi tous ces guests V.I.P. dont on ne saura pas, pendant longtemps, si leur participation au film est de l’info ou de l’intox : Jamel Debbouze, Adriana Karembeu, Dany Brillant, Amélie Mauresmo, Tony Parker, Jean Todt, Michael Schumacher, Zinedine Zidane… Quant au chien Idefix, ce sera le(s) même(s) que dans « Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre ».

  
                  

Le tournage

Le 19 juin 2006, le tournage débute pour quelques jours dans la forêt de Fontainebleau où Uderzo, accompagné de sa fille et de son gendre, (…) associés à la production du film, viennent découvrir Clovis Cornillac en Astérix et retrouver Gérard Depardieu en Obélix. Mais très vite, l’équipe se retrouve à Alicante dans les studios dominés par le stade olympique. Elle va y rester jusqu’aux premiers jours de novembre… Pendant tous ces longs mois, « La Ciudad de la luz » va ressembler à une ville en chantier, au Q.G. d’une armée en campagne, à une véritable usine tout entière dédiée à Astérix, avec d’immenses entrepôts où l’on va de l’un à l’autre grâce à de petites voitures électriques. Ateliers de construction, de finition, de peinture, de couture, de coiffure, rayonnages interminables de costumes, d’accessoires, d’armes et boucliers, de postiches…

  
                  

L’équipe est composée moitié de Français moitié d’Espagnols. Il y a entre 80 et 100 personnes tous les jours sur le plateau, auxquels il faut parfois ajouter une centaine de figurants, voire 150… Sont également régulièrement convoquées une deuxième équipe d’une vingtaine de personnes, une troisième d’une dizaine, et parfois même une quatrième de deux ou trois ! Certains jours, il y aura jusqu’à 600 repas servis à la cantine ! On tourne à deux, trois ou quatre caméras, sur pied, sur travelling, sur grue, à l’épaule, au steadycam, et même sur… char ! Tout cela nécessite une logistique et une organisation impeccable comme une vraie machine de guerre, d’autant que, vu le nombre de stars sur le plateau (…) et vu leur planning serré, il n’est pas question de trop bousculer le plan de travail.

  
                  

Et, en même temps, il faut que les réalisateurs puissent avoir une assez grande liberté de manœuvre pour inventer, modifier, improviser… Malgré la préparation, les dessins du storyboard ou la prévisualisation de certaines séquences, il leur faut pouvoir être très réactif. Au jour le jour, des dialogues sont rajoutés ou modifiés, des situations nouvelles inventées, des mouvements de caméra affinés. De l’avis général, les deux metteurs en scène se complètent très bien sur le plateau, l’un mettant tout son savoir-faire au service des idées de l’autre. Tous les deux, ensemble ou à tour de rôle, travaillent avec les comédiens. Car malgré le gigantisme de l’aventure, personne ne perd jamais de vue ce qui est, ce qui va faire le cœur du film : la comédie. Certains jours, il y a plus de six acteurs de renom ensemble sur le plateau. « Il y a quelques feuilles de service, dit Frédéric Forestier, que j’ai gardées en souvenir ! On ne peut pas ne pas avoir une petite angoisse lorsqu’on arrive ce matin-là sur le plateau et qu’on les retrouve tous au maquillage ! En même temps, comme on est dans le feu de l’action, cela devient finalement presque normal. Et puis, il y avait tant de fortes personnalités rassemblées que c’était comme si les egos s’annulaient pour, au contraire, céder la place à quelque chose de très convivial. Chacun était content de croiser les autres, chacun faisait ce qu’il avait à faire sans tirer la couverture à soi… »

  
                  

Un des moments forts du tournage, qui doit être aussi un des moments forts du film, c’est bien sûr la course de chars. Spectaculaire et impressionnante. Cascades et chevaux ont été confiés à un grand spécialiste, l’Espagnol Ricardo Cruz qui a notamment travaillé sur « Le Dernier Samouraï » avec Tom Cruise et sur « Alexandre » d’Oliver Stone. Une soixantaine de chevaux ont été mobilisés pour l’occasion et entraînés à la course de char pendant huit semaines – quatre à Madrid et quatre à Alicante. Afin de parer à tout souci, il y a deux exemplaires de chaque char, et pour chaque char qui court un équipage de quatre chevaux plus quatre autres prêts à prendre la relève… Le tournage de la course de chars nécessitera cinq semaines en première équipe, et deux en deuxième équipe. Sans parler du travail de coordination des deux équipes d’effets spéciaux, celle qui s’occupe des effets filmés en direct – un char qui se renverse ou perd sa roue - et celle des effets visuels qui, en accomplissant un véritable travail de géomètre, anticipe le travail sur ordinateur qui sera fait en post-production – et notamment Brutus - Poelvoorde s’envolant accroché à ses rênes !

  
                  

La post-production

A côté du montage, qui a d’ailleurs déjà débuté parallèlement au tournage, et de la musique, dont Frédéric Talgorn, le compositeur d’ « Anthony Zimmer » et de « Nos jours heureux », a déjà écrit l’essentiel, la partie la plus lourde et la plus longue de la post-production, qui durera de décembre 2006 à octobre 2007, est bien sûr la réalisation des effets spéciaux puisqu’il y aura dans le film plus de mille plans truqués… Pour répondre au volume de travail par rapport aux délais dont il dispose, le superviseur des effets visuels, Christian Guillon de E.S.T. a réparti la charge entre trois sociétés. De 150 à 200 personnes peuvent ainsi travailler en même temps sur le film. Pour leur simplifier la tâche, il a préféré limiter les allers-retours entre les différentes sociétés et a confié des séquences entières à chacune.

  
                  

« Buf » s’occupe du rêve de Brutus lorsqu’il se voit à la tête d’une armée innombrable, et du stade où il faut rajouter les gradins et y faire vivre la foule des spectateurs. « Dubois » a en charge l’extension numérique des décors, rajoutant ces éléments qui vont donner une dimension supplémentaire aux palais de Samagas et de César, et créant les extérieurs du palais de César, de Rome ou d’Olympie. Ainsi que les effets « bourre pif », liés à la prise de potion magique et à ses conséquences : effets d’illumination, de vitesse, de surnaturel, etc. A « Microsimage » reviennent les cascades, et notamment celles de la course de chars… Tout cela est assez complexe parce que le résultat doit être parfait en termes de mouvement de caméras, de rendu de l’image, de couleur. On ne doit pas voir la différence entre le vrai et le faux, entre ce qui a été tourné « en vrai » et souvent en extérieurs, ce qui a été filmé sur fond bleu en studio et ce qui est rajouté virtuellement…

  
                  

La sortie

La sortie est programmée en France le 30 janvier. Vendu dans plus de 60 pays dans le monde, « Astérix aux Jeux Olympiques » sortira quasiment en même temps dans tous les pays d’Europe, porté par les meilleurs distributeurs qui ont prévu d’investir plus de 20 millions d’euros de marketing…


  • Sortie : 30 janvier 2008


    Date de la publication électronique : 19 octobre 2011
    Sources :

    Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé