Miral  –  Julian Schnabel  –  2010

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
    Israël
    Italie
    Inde
  • Genre : Drame
  • Durée : 112 minutes
  • Producteur :Jon Kilik
  • Production :Pathé
    ER Productions...
  • Réalisateur :Julian Schnabel
  • Interprètes : Hiam Abbass (Hind Husseini)
    Freida Pinto (Miral)
    Yasmine Al Masri (Nadia)
    Ruba Blal (Fatima)
    Alexander Siddig (Jamal)
    Omar Metwally (Hani)...
  • Scénario :Rula Jebreal d'après son livre "Miral" aux éditions Oh Editions
  • Producteur exécutif :Uzi Karin
    Eyal Sadan
  • Producteur délégué :François-Xavier Decraene
  • Directeur de production :Saar Datner
  • Directeur de la photographie : Eric Gautier
  • Monteur : Juliette Welfling
  • Chef décorateur : Yoel Herzberg
  • Costumier : Walid Mawed

Production

  • Pays de production :France
    Israël
    Italie
    Inde
  • Producteur :Jon Kilik
  • Production :Pathé
    ER Productions
    Eagle Pictures
    India Take One Productions
  • Producteur délégué :François-Xavier Decraene
  • Producteur exécutif :Uzi Karin
    Eyal Sadan
  • Directeur de production :Saar Datner
  • Avec la participation de :Canal + et de Cinécinéma
  • Co-producteur :Eran Riklis
  • Conseiller spécial à la production :Hamoudi Boqai
  • Coordinateurs de productions :Dorit Perel
    Naama Azoulay
  • Coordinatrice de production France :Marie Uzelac

 

Fiche artistique

  • Réalisateur :Julian Schnabel
  • Scénario :Rula Jebreal d'après son livre "Miral" aux éditions Oh Editions
  • Scripte :Georgina Asfour
  • Interprètes :Hiam Abbass (Hind Husseini)
    Freida Pinto (Miral)
    Yasmine Al Masri (Nadia)
    Ruba Blal (Fatima)
    Alexander Siddig (Jamal)
    Omar Metwally (Hani)
    Willem Dafoe (Eddie)
    Vanessa Redgrave (Bertha Spafford)
    Stella Schnabel (Lisa)
    Makram J Khoury (Le Gouverneur Khatib)
    Najwa Mubarki (Nawal)
    Lana Zreik (Sara)
    Doraid Liddawi (Samir)
    Adham Aqel (Samir enfant)
    Yolanda El-Karam (Miral enfant)
    Juliano Mer Khamis (Sheik Saabah)
    Rozeen Bisharat (Yasmin)
    Wadeea Khoury (Mère de Hind)
    Shredy Jabarin (Ali)
    Sanaa Ali (Hawwa)
    Jawhara Baker (Samar Hilal)
    Dov Navon (Yossi)
    Hassan Taha (Khaldoun)
    Shmil Ben Ari (Beau-père)
    Salwa Nakkara (Mère de Nadia)
    Mahmoud Abu Jazi (Mustafa)
    Majd Hajjaj Rimawi (Jeune boursière)
    Faten Khoury (Secrétaire d'école)
    Milad Mattar (Conseiller)
    Ruth Cats (Femme tortionnaire)
    Uri Gabriel (Officier interrogateur)
    Rana Al Quwasmi (Leila)
    Samar Quwasmi (Leila enfant)
    Frida Elraheb (Hadil)
    Sama Boullata (Hadil enfant)
    Sama Abu Khdair (Rania enfant)
    Adnan Tarabshi (Oncle de Hadil)
    Hala Kurd (Aziza enfant)
    Fatma Yahia (Tamam enfant)
    Lana Abd Elhadi (Tamam adolescente)
    Rawda (Tamam adulte)
    Zohar Strauss (Policier)
    Loai Noufi (Abdallah)
    Uri Avrahami (Officier d'adoption)
    Adel Abou-Raya (Responsable de l'hôpital)
    Jude Amous (Zeina)
    Abdallah El Ackel (Enfant de Deir Yassin)
    Miral Hasna (Enfant de Deir Yassin)

Fiche technique

  • Photographie :Eric Gautier
  • Monteur :Juliette Welfling
  • Chef décorateur :Yoel Herzberg
  • Costumier :Walid Mawed
  • Maquilleur :Zik Katanov
    Shiran Yamen
  • Casting :Yael Aviv
  • Photographe de plateau :Jose Haro
  • Chef machiniste :Roy Mano
  • Assistant réalisateur :Sebastian Silva
    Li-hat Heller (2e assistant)
    Enas Al-Muthaffar (2e assistant)
    Joaquin Silva Beard Silva Beard (2e assistant)
    Maxim Konoplov (2e assistant)
    Ehab Bahous (3e assistant)
    Roy Ettinger (3 assistant)
  • Chef éclairagiste :Avi Dasberg
  • Preneur de son :Ashi Milo
  • Chef coiffeur :Sigalit Grau
    Eli Almani
  • Aer Assistant opérateur :Gaby Weismann
  • 2e Assistant caméra :Doron Peled
  • 2e Assistant opérateur :Adva Shoua
  • 3e Assistant caméra :Iftach Dror

 

Résumé et notes

  • Genre : Drame
  • Durée : 112 minutes

RÉSUMÉ

Julian Schnabel, à qui l'on doit Le Scaphandre et le papillon, Avant la nuit et Basquia, signe Miral, journal intime d'une jeune femme qui vit à Jérusalem Est, où elle subit en permanence les conséquences de l'occupation et de la guerre. A l'instar de ses tableaux composés de tessons de verre, Julian Schnabel rassemble les fragments éphémères du monde de Miral - sa conception, les êtres qui l'ont marquée et les expériences difficiles de ses jeunes années pour dresser le portrait émouvant, poétique, et sans concession, d'une femme dont le parcours personnel est inextricablement mêlé à la grande Histoire qui se déroule autour d'elle.

L'histoire de Miral, qui passe d'une temporalité à l'autre, et d'une émotion à l'autre, commence par la femme qui deviendra son professeur: Hind Husseini (HIAM ABBASS , The Visitor, Amerrika) qui, en 1948, a créé dans la maison de son père l'Institut Dar Al-Tifel, orphelinat et école pour enfants palestiniens. Qu'est-ce que tu ferais si tu trouvais 55 orphelins errant dans les rues, alors que la guerre fait rage? Pour Hind, la réponse à cette question a consisté à les protéger et à les recueillir dans un refuge où personne ne pourrait leur faire de mal, et où ils pourraient s'instruire en toute sécurité pour imaginer un monde plus paisible.

En 1978, trente ans après la création de l'école de Hind, une petite fille de 5 ans débarque à l'Institut suite à la mort tragique de sa mère. Il s'agit de Miral (FREIDA PINTO, Slumdog Millionaire) : le film raconte son histoire. Elle grandit dans l'enceinte protectrice de Dar Al-Tifel, mais à l'âge de 16 ans, alors qu'éclate l'Intifada, Miral est envoyée comme enseignante dans un camp de réfugiés: c'est là qu'elle commence à comprendre la colère et le sentiment de révolte qui animent le peuple dont elle est issue. Lorsqu'elle s'éprend d'un activiste politique, Hani (OMAR METWALLY, Munich, Détention secrète), Miral se retrouve face à un dilemme déchirant: s'engager dans la voie de la violence ou oser croire, avec Marna Hind, que seule l'éducation peut déboucher sur une paix durable ...

En savoir plus

"La question est de savoir si nous pouvons fonder notre vie ici, non pas en nous appuyant sur la force et le pouvoir, mais sur la solidarité humaine et la compréhension mutuelle: certains estiment que nous pouvons établir un foyer juif sur ce territoire, en mettant un terme aux aspirations politiques des Arabes, et donc en imposant l'existence d'un foyer par des violences qui se prolongeront longtemps - et c'est là une politique qui, à mon avis, est vouée à l'échec ... D'autres, au contraire, pensent que nous pouvons établir un foyer ici même à condition que nous recherchions sincèrement un modus vivendi et un terrain d'entente avec nos voisins ... Je ne suis pas prêt à tenter d’obtenir la justice pour les Juifs, si elle implique l'injustice pour les Arabes."

Judah Magnes

Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Julian Schnabel NOTE D'INTENTION DU RÉALISATEUR


Miral parle d'éducation, d'amour, des gens et de l'espoir. Le film adopte le point de vue d'une jeune Palestinienne qui grandit dans un pays en guerre et évoque ses expériences, ses émotions, et ses rapports avec ses professeurs, sa famille et ses amis. En toile de fond de son histoire, on perçoit la complexité politique du Proche-Orient, depuis la naissance de l'Etat d'Israël en 1948 jusqu'aux espoirs suscités par les accords de paix d'Oslo en 1994 ~ mais c'est un récit totalement personnel. Il y a tant de points de vue divergents et contradictoires sur l'histoire de cette région que je me contente d'adopter le regard de Miral. Je ne suis pas un homme politique. Je suis un artiste. Ce n'est pas un pamphlet. Il s'agit d'un poème et d'un appel à la paix.

Le projet du film est né lorsque j'ai rencontré Rula Jebreal à l'occasion d'une exposition de mes tableaux au Palazzo Venizia de Rome, en 2oo7. Elle m'a parlé de son livre, Miral, qui s'inspire de sa vie à Jérusalem-Est et de celles d'autres femmes de générations différentes qu'elle a connues. J'ai été tellement bouleversé par la force émotionnelle et la dimension humaine du livre que, dès que je l'ai fini, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le porte à l'écran.

L'histoire personnelle de Miral est une agrégation de plusieurs histoires qui, une fois réunies, racontent l'histoire complexe de la région. En s'attachant au parcours des femmes du film, on comprend le cheminement du conflit. Hind, Nadia et Fatima sont en quête, chacune à sa manière, de justice et de réconciliation. On trouve en chacune d'elles des fils d'ADN qui, tissés ensemble, nous éclairent sur la femme qu'est devenue Miral.

Pour Miral, le plus important, c'est l'éducation. Comme le lui dit Hind, avec tant de conviction, "la différence entre toi et les jeunes des camps de réfugiés, c'est cette école." Il n'y a que par l'éducation qu'une société peut se reconstruire - surtout si elle choisit de le faire de manière pacifique.


Avant de m'atteler à ce projet, je ne savais presque rien des Palestiniens. Mais je m'intéresse à l'histoire d'Israël depuis toujours. Quand j'étais gamin, je me souviens d'avoir vu Exodus au cinéma Rivoli Theatre, à Manhattan, avec mes parents. Dans la salle, tout le monde s'était levé, la main sur le cœur, en entendant la Hatikvah. Mes parents étaient très, très fiers. Il n'y a pas très longtemps, ma sœur m'a raconté que ma mère était présidente de la Hadassah de Brooklyn ... en 1948, année de la création d’Israël. En tournant ce film à Jérusalem, j'ai découvert un tout autre monde et j'ai été amené à travailler dans des décors naturels que peu de gens ont vus au cinéma. Ce que j'y ai vu, c'est un combat entre humanité et idéologie. C'est le vrai sujet du film. La société civile est prise en otage des deux côtés. Miral grandit dans ce monde chaotique et tourmenté, où elle tente de survivre, de s'instruire, de nouer des liens et, en fin de compte, de s'engager totalement dans la voie de la paix.

Julian Schnabel


  • Sortie : 15/09/2010
Date de la publication électronique :02 November 2011
Sources :