Monsieur Papa  –  Kad Merad  –  2011

Fiche générale

Affiche
  • Genre : Comédie
  • Durée : 100 minutes
  • Producteur :Richard Grandpierre (producteur Eskwad)
  • Production :Pathé
    Arcadia...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Kad Merad
  • Interprètes : Michèle Laroque (Marie Vallois)
    Kad Merad (Robert Pique)
    Gaspard Meier-Chaurand (Marius)
    Judith El Zein (Sonia)
    Vincent Perez (Jean-Laurent)
    Myriam Boyer (Madame Benchetrit)
  • Scénario :Anne Valton
    Luc Chaumar
  • Adaptation :Emmanuelle Cosso-Merad
  • Dialogues :Emmanuelle Cosso-Merad
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Producteur délégué :Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand
    Judith Aubry
  • Directeur de production :Edouard Dupont
  • Chef opérateur : Régis Blondeau
  • Monteur : Christophe Pinel
  • Chef décorateur : Isabelle Delbacq
  • Costumier : Charlotte Betaillole

Production

  • Producteur :Richard Grandpierre (producteur Eskwad)
  • Production :Pathé
    Arcadia
    Eskwad
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Jérôme Seydoux
    Romain Le Grand
    Judith Aubry
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Directeur de production :Edouard Dupont

Fiche artistique

  • Réalisateur :Kad Merad
  • Scénario :Anne Valton
    Luc Chaumar
  • Adaptation :Emmanuelle Cosso-Merad
  • Dialogues :Emmanuelle Cosso-Merad
  • Scripte :Josiane Morand
  • Interprètes :Michèle Laroque (Marie Vallois)
    Kad Merad (Robert Pique)
    Gaspard Meier-Chaurand (Marius)
    Judith El Zein (Sonia)
    Vincent Perez (Jean-Laurent)
    Myriam Boyer (Madame Benchetrit)

Fiche technique

  • Chef opérateur :Régis Blondeau
  • Ingénieur du son :Laurent Zeilig
  • Monteur :Christophe Pinel
  • Chef décorateur :Isabelle Delbacq
  • Costumier :Charlotte Betaillole
  • Monteur son :Pascal Villard
  • Maquilleur :Lisa Schonker
  • Casting :Agathe Hassenforder
  • Photographe de plateau :Jean-Marie Marion
  • Régisseur :Pierre Cordonnier
  • Chef machiniste :Xavier Embry
  • Assistant réalisateur :Thierry Mauvoisin
  • Chef coiffeur :José-Luis Casas
  • Chef électricien :Patrick Contesse

 

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 100 minutes

RÉSUMÉ

Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père. Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une sœur adorée, un cousin compliqué mais aucun père pour Marius. Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois, une voisine qu’il protège et il cherche du boulot.

« Monsieur Papa » est l’histoire du curieux lien qui va se tisser entre ces trois personnages. Un lien qui leur donnera beaucoup de fil à retordre et des attaches pour la vie.

D’après le synopsis publicitaire du film

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Extraits du dossier de presse du film, collection de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

ENTRETIEN AVEC KAD MERAD, REALISATEUR ET ACTEUR

Comment est né Monsieur Papa ?

C’est Richard Pezet qui m’a conseillé de lire un scénario qui n’était pas encore Monsieur Papa mais qui était porteur du germe, en ceci qu’il en avait l’idée principale. Les auteurs avaient écrit autour de l’idée d’une mère qui ment à son fils avec les meilleures intentions et des rencontres inattendues que ce mensonge va provoquer. J’ai aimé leur idée et, surtout, j’ai aimé que le scénario ne soit pas encore abouti. Cela m’ouvrait une perspective nouvelle, celle de m’impliquer, en tant qu’acteur, bien en amont du tournage et de pouvoir orienter le propos comme je pouvais l’entendre. Et donc mon premier désir a été de faire naître de cette idée originale un scénario qui pouvait me correspondre.


Aviez-vous à cœur de passer à la mise en scène ?

Pas spécialement. Mais j’avais envie de raconter des histoires, oui. Ce qui a déclenché véritablement mon désir, c’est la lecture de la première version du scénario remise par Emmanuelle. J’ai pris le scénario pour le lire en tant qu’acteur. Et quand je l’ai reposé après une heure et demie de lecture, j’étais un metteur en scène en puissance ! Entretemps, j’avais eu des flashs précis sur des scènes et déjà quelques idées fixes… La lecture m’avait bouleversé. Le scénario s’était enrichi d’histoires secondaires et par-dessus tout, il avait pris une dimension à laquelle je ne m’attendais pas : il était devenu émouvant. Alors il m’a véritablement intéressé. Je n’en ai pas tout de suite parlé, étant moi-même surpris par l’idée que je venais d’avoir ! Mais quand Richard Pezet et Romain Le Grand ont commencé à évoquer des noms de réalisateurs, mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai aussitôt posé ma candidature !


Vous êtes-vous impliqué dans l’écriture du scénario ?

Oui, bien sûr. En échangeant avec la scénariste qui habite chez moi ! Je lisais et réagissais au fur et à mesure. Le fait d’être au cœur même du processus d’écriture m’a permis de développer toute une série de visions de séquences, d’idées de mise en scène, de parti-pris dans la direction d’acteurs dès les premières versions du scénario. Ce sont ces visions qui ont confirmé mon envie et dirigé mes premiers pas de metteur en scène.


Qui a trouvé le titre Monsieur Papa ?

C’est moi. Je ne connaissais ni le livre de Patrick Cauvin, ni le film de Philippe Monnier. Il se trouve que j’ai eu la même idée et j’y ai été tout de suite attaché. Nous avons alors demandé l’autorisation à Sidonie Dumas chez Gaumont qui nous l’a gentiment accordée.


Quel est, selon vous, le sujet du film ?

C’est un film qui parle d’amour et de solitude. De famille et du délicat rapport mère-enfant. De mensonge et de non-dit. De liberté aussi. Marie Vallois est une femme libre qui cherche à inventer ce qui n’existe pas pour faire plaisir à son fils. Certes, lui inventer un père n’est pas la meilleure idée à avoir mais finalement, c’est grâce à cette liberté de faire autrement qu’elle s’octroie que Marius va rencontrer, contre toute attente, une véritable figure paternelle.


Qui est le héros ?

C’est Marius. Les trois protagonistes principaux ont chacun un problème à régler mais dans l’ombre, c’est Marius qui mène le jeu, sans que les grands n’en sachent rien.


A quel moment avez-vous pensé à Michèle Laroque pour jouer Marie ?

Tout de suite ! Michèle est une comédienne très habile, très vive et parfaitement à son aise dans les comédies. J’avais envie de la voir perdue. Je savais qu’elle serait parfaite en femme dirigeante, elle en a la classe et l’autorité. Je savais qu’elle incarnerait à merveille une femme moderne et libre car elle est ainsi. Mais, dans mes fameuses visions, je la voyais pleurer dans son coin, fragilisée par la détermination d’un petit bonhomme de 12 ans… Je l’imaginais vacillante et en proie aux doutes lorsqu’elle aurait atteint les limites de son périlleux mensonge… J’étais certain que Michèle pouvait faire exister toutes les femmes qui cohabitent en Marie. Et elle le prouve magnifiquement !


Avez-vous tout de suite pensé à vous pour jouer Robert Pique ?

Oui ! Puisque c’était le point de départ.


Quelles ont été vos premières prises de positions de metteur en scène ?

Tout d’abord, je voulais que le film ne soit pas uniquement une histoire franco-française. Je me disais que puisque le sujet était universel, il fallait que le film le soit aussi. Pour cela on ne devait pas se sentir spécialement à Paris. C’est pour cela que j’ai aimé que Robert Pique vive dans le quartier chinois. Beaucoup de grandes villes ont un quartier chinois. Ce n’est pas typiquement parisien. Ma seconde obsession concernait le personnage de Marie. Je voulais que jamais, on ne soit tenté de la juger mais plutôt que l’on soit avec elle et qu’on la comprenne malgré ses horribles mensonges. Enfin, dès le départ, le musicien que je suis savait que la musique serait centrale dans ce film.


Comment s’est passée la relation avec Gaspard Meier-Chaurand qui joue le rôle de Marius ?

J’ai souvent travaillé avec des enfants. Ils se déconcentrent vite et se mettent parfois à jouer alors que l’on voudrait juste qu’ils restent eux-mêmes. Mais Gaspard… Ah Gaspard ! À chaque scène, on sortait tous en se disant que ce môme était incroyable ! Gaspard est un grand acteur. Il nous a bluffés maintes fois. Et ce n’était jamais un hasard mais le fruit de son talent et du travail que l’on faisait ensemble lors des répétitions ou qu’il effectuait avec sa coach, Amour. Il a réussi à garder sa liberté tout en étant connecté à l’histoire et aux autres.


Comment avez-vous construit votre casting ?

J’ai travaillé main dans la main avec Agathe Hassenforder. Et puis j’ai eu encore quelques visions ! Celle de Vincent Perez par exemple. J’étais chez lui, à la campagne, il était si sympathique que j’ai eu envie de le voir dans un registre contraire ! Antipathique et lâche ! Il m’a fait l’amitié d’accepter et le résultat est formidable. Je me souviens aussi que Lucie Laurier est entrée dans mon bureau et que j’ai su immédiatement que c’était elle. Quant à Myriam Boyer, j’avoue que j’ai arrêté de respirer pendant tout le week-end où elle a lu le scénario, jusqu’à ce qu’elle me rappelle en me disant oui. Ouf ! J’avais tellement envie que ce soit elle ! Elle est insensée de justesse et d’émotions.

J’ai rencontré Yujuan Liu, totalement par hasard dans un concert privé de Charlotte Gainsbourg. Elle était mannequin et n’avait jamais joué mais elle a accepté de passer des essais et c’était tout simplement une évidence : elle était Lise. Cela fait partie des cadeaux de la vie. Judith El Zein, Christophe Kourotchine, Jacques Balutin et Jacques Herlin, Florence Maury, Emmanuel Patron et tous les autres… ont été pendant le tournage, et sont à l’image, merveilleux. Ils ont donné au film un peu de leur lumière.


Y a-t-il une scène qui vous a particulièrement marqué durant le tournage ?

La scène du cimetière avec Gaspard et Michèle, lorsque Marius apprend qu’il ne connaîtra jamais son père. J’avais dit à Gaspard que je voulais qu’il ait envie de pleurer… fort… mais qu’il retienne ses larmes. Je voulais qu’il se tienne tout au bord… J’étais conscient de lui demander quelque chose de très difficile. Et il l’a fait ! Il m’avait toujours surpris et ému mais là j’ai vu qu’il avait tout compris. Toute l’équipe était impressionnée et au bord des larmes avec lui !


Qu’attendiez-vous de cette aventure ?

Comprendre pour quelle raison je l’avais tentée. Comprendre pourquoi j’avais voulu absolument mettre en scène cette histoire. Pourquoi je ne l’aurais pas laissée à un autre.


Et alors ? Maintenant qu’elle s’achève ?

Je ne le sais toujours pas ! Et tant mieux !


Qu’en avez-vous retiré ?

Le grand bonheur de réunir autant de gens formidables autour d’une histoire et… l’envie de recommencer…


  • Sortie : 01/06/2011
Date de la publication électronique :08 December 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé