Les Tuche  –  Olivier Baroux  –  2011

Fiche générale

Affiche
  • Pays de production :France
  • Genre : Comédie
  • Durée : 95 minutes
  • Producteur :Jérôme Seydoux
    Richard Grandpierre
  • Production :Pathé
    Eskwad...
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Réalisateur :Olivier Baroux
  • Interprètes : Jean-Paul Rouve (Jeff)
    Isabelle Nanty (Cathy)
    Claire Nadeau (Mamie Suze)
    Théo Fernandez (Donald)
    Sarah Stern (Stéphanie)
    Pierre Lottin (Wilfried)...
  • Scénario :Philippe Wechelen
  • Adaptation :Chantal Lauby
    Philippe Mechelen ...
  • Dialogues :Chantal Lauby
    Philippe Mechelen ...
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Producteur délégué :Richard Grandpierre
  • Directeur de production :Frédéric Doniguian
  • Directeur de la photographie : François Lefebvre
  • Chef opérateur : Arnaud Stefani
    Sébastien Leclercq (1er assistant opérateur)
  • Chef décorateur : Périne Barre
    Philippe Prat (1er assistant décorateur)
  • Costumier : Sandra Gutierrez (chef costumière)
    Aurélie Rogemond (costumière)

Production

  • Pays de production :France
  • Producteur :Jérôme Seydoux
    Richard Grandpierre
  • Production :Pathé
    Eskwad
    Serenity Films
    TF1 Films Production
  • Distribution : Pathé Distribution
  • Producteur délégué :Richard Grandpierre
  • Producteur exécutif :Frédéric Doniguian
  • Directeur de production :Frédéric Doniguian
  • Assistant de production :Joëlle Sabri (administratrice de production)
  • Avec la participation de :Canal+
    TF1

Fiche artistique

  • Réalisateur :Olivier Baroux
  • Scénario :Philippe Wechelen
  • Adaptation :Chantal Lauby
    Philippe Mechelen
    Olivier Baroux
  • Dialogues :Chantal Lauby
    Philippe Mechelen
    Olivier Baroux
  • Scripte :Véronique Garbarini
  • Interprètes :Jean-Paul Rouve (Jeff)
    Isabelle Nanty (Cathy)
    Claire Nadeau (Mamie Suze)
    Théo Fernandez (Donald)
    Sarah Stern (Stéphanie)
    Pierre Lottin (Wilfried)
    Fadila Belkebla (Mouna)
    Avid Kammenos (Omar)
    Sami Outalbali (Jean-Wa)
    Karina Testa (Salma)
    Philippe Lefebvre (Bichard)
    Nick Ralph Amoussou (Georges Diouf)
    Jérôme Commandeur (Hermann)
    Guy Lecluyse (Théo Van Brick)
    Hugo Brunswick (Raphaël)
    Valérie Benguigui (Claudia)
    Florence Maury (Valentina)
    Ariele Séménoff (Mère Bichard)
    Noémie de Lattre (L'agent immobilier)
    Olivier Baroux (Monnier)
    Pierre Ménès (Caissier AS)
    Alain Doutey (Directeur banque)

Fiche technique

  • Photographie :François Lefebvre
  • Chef opérateur :Arnaud Stefani
    Sébastien Leclercq (1er assistant opérateur)
  • Ingénieur du son :Christine Charpail
  • Chef décorateur :Périne Barre
    Philippe Prat (1er assistant décorateur)
  • Costumier :Sandra Gutierrez (chef costumière)
    Aurélie Rogemond (costumière)
  • Maquilleur :Linda Reif
  • Casting :Julien Grossi
  • Régisseur :Jean-Claude Rousset
    Cyril Solinas
  • Chef machiniste :Didier Pouzol
  • Assistant réalisateur :Eric Pierson (1er assistant réalisateur)
    Maryline Nobili (2ème assistante réalisateur)
  • Supervision post-production :Doris Yoba (directrice de post-production)
  • Chef coiffeuse :Nathalie Champigny
  • Chef électricien :Thierry Garcia
  • Chef constructeur :Jean-Claude Giusti

Résumé et notes

  • Genre : Comédie
  • Durée : 95 minutes

RÉSUMÉ

Lorsque les Tuche gagnent 100 millions d’euros à l’Euroloterie, tout change. Ils peuvent maintenant réaliser leurs rêves, et surtout celui de Cathy Tuche, partir vivre à Monaco. Les Tuche vont tout faire pour s’intégrer à cet univers de luxe et d’apparences, mais ils n’en maîtrisent ni les codes, ni l’esprit.

De situations incroyables en gaffes monumentales, ils vont semer la révolution sur le Rocher. Pourtant, à force d’être eux-mêmes, les Tuche vont changer la vie de tous ceux qu’ils rencontrent, et finir par découvrir où est leur vraie richesse… Et selon la devise familiale, «Un pour Tuche, Tuche pour un !»

D’après le synopsis publicitaire du film

En savoir plus

ENTRETIEN AVEC OLIVIER BAROUX, REALISATEUR

Comment est né ce projet ?

C’est Philipe Mechelen, auteur et scénariste de la jeune génération pour les «Guignols de l’info», qui a eu l’idée de cette histoire et en a écrit la première version. Je le connaissais pour avoir travaillé avec lui sur «Burger Quiz» avec Alain Chabat et Kad. Lorsque Pathé a acheté le projet, il m’a été proposé. Je l’ai reçu le matin, lu à quatorze heures et à seize heures j’ai appelé le producteur, Richard Grandpierre, pour lui faire part de mon enthousiasme !


Qu’est-ce qui a vous séduit dans ce scénario?

J’ai d’abord été sensible au côté subversif. Commencer un film avec un personnage fou de joie de se faire virer de son boulot parce qu’il va enfin pouvoir profiter de la vie – même avec peu d’argent – c’est vraiment gonflé. Dès les premières lignes, l’histoire dit que l’on n’est pas forcément obligé de travailler pour être heureux. C’est à l’opposé de tout ce que l’on raconte aux gens, particulièrement en ce moment. Même s’il n’est pas question de glorifier l’oisiveté comme modèle économique, ça fait du bien d’aller à contresens. J’aime cette idée. Et puis, on est dans la fiction, dans une comédie. En poursuivant la lecture, j’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’autres choses dans l’histoire. On se surprend à s’attacher à cette famille de déjantés. J’ai commencé à aimer les Tuche, à trouver que finalement, on leur ressemble plus qu’on ne le croit. Ils m’ont aussi fait penser aux Simpson. Je savais qu’à travers leur aventure, j’allais pouvoir m’exprimer et m’amuser. C’est un humour d’aujourd’hui, avec des personnages hauts en couleur, pas stupides du tout. C’était aussi le portrait d’une famille unie, au sein de laquelle règne un esprit qui gagne à être découvert.


L’équilibre entre valeurs humaines et comédie était-il présent dès le début ?

Le scénario de Philippe était très bien et je n’ai pas eu beaucoup de travail de réécriture. L’essence et l’histoire étaient là. Nous l’avons juste simplifié, retravaillé un peu au niveau des dialogues en ajoutant aussi quelques scènes comme celle en voiture entre Jeff et Will. Philippe a fait un travail formidable, il y a de l’humour, du fond, quelques points de vue révolutionnaires, le tout dans un esprit atypique à la limite anarchiste. L’histoire des Tuche est une fable qui, sans donner de leçon, à travers la comédie, nous ramène à des valeurs simples, vraies et à une certaine idée de la liberté. L’homme a d’abord commencé par la cueillette et la chasse. C’est après qu’on a inventé des tas de choses comme le taylorisme ou le stakhanovisme, qui ont imposé un modèle et un rythme de travail toujours plus lourd. Dans ce schéma économique, l’homme perd souvent l’essentiel de vue et n’a plus vraiment le temps de profiter de ce que nous offre la vie. Le film parle aussi de cela.


Les personnages sont énormes, mais ils dépassent aussi très vite les à priori que l’on pourrait avoir sur eux ?

Toute la difficulté était de rendre cette famille attachante, de faire découvrir leur beauté au-delà de tout ce qui pourrait leur valoir d’être considérés comme des “beaufs” ou des “ploucs” absolus. Il fallait que derrière leur accent, leur mode de vie, leur apparence, on sente autre chose et que l’on n’ait pas envie de s’en moquer, mais de les découvrir. Les Tuche ne correspondent absolument pas aux critères sociaux de notre époque et c’est aussi en cela qu’ils sont rafraîchissants. Leur sincérité est plus forte que le cynisme, leur bon sens plus puissant que les discours formatés. Ils ne se demandent pas pourquoi ils font les choses ou même ce que les autres en penseront. Ils agissent, maladroitement, avec leurs méthodes à eux souvent hilarantes, mais toujours sincèrement. Ils sont vivants ! Pour eux, les sentiments, même non dits, sont bien plus importants que l’image de marque. Ils vont en prendre conscience à Monaco, au milieu de gens auxquels ils voudraient s’intégrer. La découverte de la réalité au-delà des illusions va les faire évoluer et l’effet miroir sera révélateur pour tout le monde.


Comment avez-vous choisi vos comédiens?

Parce que c’est une histoire qui dépasse les clichés, il fallait des comédiens capables de restituer l’humanité de ces personnages atypiques, même dans les situations les plus délirantes. Isabelle Nanty est arrivée tout de suite sur le projet. Nous nous connaissions mais je n’avais jamais travaillé avec elle. J’adore cette comédienne et en lisant le scénario je l’ai tout de suite imaginée dans le rôle de Cathy. Comme le personnage, elle sait aimer les autres. Je savais qu’elle pourrait en plus apporter son remarquable sens de la comédie, arriver à construire ce décalage sans jamais perdre le cœur affectif de son personnage. Elle fait exister Cathy avec encore plus de chaleur et d’humour que ce que nous avions imaginé. Pour le rôle de Jeff, nous avons rapidement pensé à Jean-Paul Rouve. Je le connais bien. Il avait tourné dans mon premier long-métrage. Nous attendions la bonne occasion de retravailler ensemble. Je me souvenais d’un des personnages qu’il jouait avec les Robins des Bois, «Radio bière foot». C’était une sorte de roc, un monolithe qui pensait et parlait d’une seule manière, sans jamais montrer ses émotions. Jean-Paul était parfait pour le rôle de Jeff, dans ses excès comme dans la pudeur de ses sentiments. Je me réjouissais à l’avance de le voir dans le rôle.


Vous les avez adjoint quelques personnages bien frappés…

Mamie Suze est un personnage qui en dit long sur l’esprit de cette famille dingue et tendre. Même si on ne comprend rien à ce qu’elle dit puisqu’elle parle uniquement le «Wochniek», un dialecte slave, elle est pourtant très expressive et tient toute sa place dans le petit clan. Claire Nadeau adore ce genre de challenge et elle a tout de suite accepté. Elle s’en est donnée à coeur joie avec son dialecte. Ce n’était pas évident pour elle parce qu’elle est grimée pour paraître beaucoup plus vieille et qu’elle jouait en même temps au théâtre partout en France. Elle arrivait le matin, parfois après des heures de route. Même quand l’action n’est pas sur elle, elle est là, complètement dans le personnage, hilarante avec son verre à la main. À chaque apparition, son jeu impressionne. Elle fait toujours quelque chose à l’image. Il y a toujours une petite mimique, une intention, qui révèle une grande comédienne. Les enfants des Tuche ont été découverts par casting. Nous avons par exemple vu une trentaine de Donald. Théo Fernandez, qui joue le petit surdoué de la famille, a été très pro. Son personnage n’était pas simple parce que, si au début il incarne la normalité dans la famille, son image évolue et au final, c’est lui qui finit par passer pour l’extraterrestre. Il devait malgré tout rester sympathique et Théo a su rendre ça très bien. Je connais Sarah Stern pour l’avoir faite tourner dans « Ce soir, je dors chez toi ». Elle a été parfaite dans le rôle de cette jeune fille qui a des rêves de midinette, mais qui, sur le fond, fait preuve d’une maturité que ceux qui veulent lui donner des leçons n’ont pas forcément. Pour le rôle de Will, l’aîné, on a remarqué Pierre Lottin dès les essais. Il a lu quelques scènes et il était Will. Il a une carrure, une gueule, il campe parfaitement le grand fils viril, complice du père, qui se cache derrière des blagues pour ne pas dévoiler sa vraie personnalité. La rencontre avec Fadila Belkebla, qui joue Mouna, la voisine monégasque qui va devenir la meilleure amie de Cathy, a été une chance. Française d’origine algérienne, Fadila s’est inventé cet accent libanais un peu hautain. Une vraie découverte pour moi. J’espère que nous retravaillerons ensemble. Pour le rôle de sa fille, nous avons choisi Karina Testa que je connaissais depuis le film de Djamel Bensalah, « Il était une fois dans l’Oued », auquel j’avais participé. Je l’avais dans un coin de ma tête. Elle est super. Sa complicité avec Sarah a été réelle.


Comment avez-vous défini les personnages ?

Nous avons fait quatre lectures avec Isabelle et Jean-Paul, quatre avec la famille de Mouna, quatre avec les enfants et encore quatre autres avec tous les comédiens. La première lecture sert quasiment uniquement à provoquer la rencontre entre les comédiens. Les trois suivantes permettent de rentrer dans le texte et d’écouter toutes les propositions. C’est une phase collaborative où tout le monde peut mettre sa pierre à l’édifice. Une part importante du travail a porté sur les accents. Après, je choisis parmi tout ce qui a été dit et la dernière lecture sert à fixer les choses pour que tout le monde soit d’accord sur le tournage.


Les costumes et le physique sont aussi décisifs pour définir la touche Tuche…

C’est vrai qu’on les voit de loin… Tant qu’ils sont à Bouzolles, nous nous sommes basés sur la réalité, sans chercher à inventer. Sandra Gutierrez, la styliste et chef costumière, a fait le tour des façons de s’habiller lorsqu’on n’a pas d’argent. Le choix est très restreint. Par contre, les couleurs retenues relèvent souvent d’un parti pris de comédie. Lorsque les Tuche arrivent à Monaco, il y a plus de nuance. L’argent n’est plus la limite et leur goût se révèle un peu plus, mais ce n’est pas forcément plus classe pour autant. L’idée était qu’ils s’habillent à Monaco de la même façon qu’à Bouzolles, mais avec plus d’argent. Les mêmes coupes, les mêmes fringues, mais de marque. Trouver des vêtements chers et moches n’a pas été compliqué ! Il n’y a vraiment aucun rapport ente le prix et la beauté des choses… Les autres aspects de la caractérisation des personnages sont venus d’un travail commun. C’est Isabelle qui nous a proposé la démarche typique de son personnage. C’est moi qui ai trouvé la coiffure de Jean-Paul, sur une photo. C’était à la fois improbable et complètement cohérent avec le personnage. J’ai fait un montage Photoshop sur son visage et le lui ai envoyé. Il a tout de suite accepté. Tous les personnages ont ainsi des gestes, des tics, des expressions qui les marquent vraiment.


Le film se déroule dans deux univers différents, où les avez-vous créés?

Bouzolles n’existe pas. Nous avons tourné à Salin-de-Giraud, un village situé près d’Arles. Nous y avons intégralement décoré la maison des Tuche une première fois pour les scènes du début et une autre fois pour les scènes de la fin lorsqu’elle est transformée. À l’origine, nous devions tourner à Monaco, mais les autorités monégasques nous ont refusé leur autorisation parce que le scénario ne correspondait pas à l’image qu’elles veulent donner de Monaco à l’extérieur. Leur refus nous a d’abord posé un problème, mais nous nous sommes très vite rendu compte que représenter notre propre vision de Monaco était finalement un avantage. Nous avons pu aller à l’essentiel sans nous attarder à filmer les vrais décors, sinon pour les vues aériennes réalisées avec un hélicoptère. Ce qui nous intéressait, ce n’était pas tant la réalité de la principauté que l’image que s’en font les gens. Monaco est un peu une carte postale, un rêve people sur papier glacé avec sa famille princière, ses berlines de luxe, ses yachts et ses milliardaires qui dépensent des millions au casino. Une image d’Épinal des riches. Nous avons donc joué avec ces codes. Nous avons tourné à la limite de Monaco, à Roquebrune-Cap-Martin, pour l’hôtel. Puis nous nous sommes promenés un peu partout sur la Côte, de Marseille à Nice.


Comment avez-vous trouvé l’impressionnante villa des Tuche ?

C’est un décor important, un peu une métaphore de ce qui leur arrive. Jeff Tuche la choisit uniquement parce qu’elle offre exactement la vue sur la baie dont Cathy a toujours rêvé. Son but n’est pas de frimer avec une énorme maison mais de faire à sa femme le cadeau dont elle rêvait. En étant si grande, cette maison va finalement séparer la famille. Nous avons trouvé la propriété à Sanary-sur-Mer. C’est l’ancienne résidence d’un ministre de la Mer sous De Gaulle, elle est immense. Grâce à elle, les Tuche passent de 75 m2 à plus de 500 ! Ils peuvent s’y perdre alors qu’à Bouzolles, ils étaient ensemble bien au chaud, sans risque de se rater. Elle nous a semblé extravagante et offrait aussi un bon potentiel technique. Nous avions la place d’organiser tout ce que l’histoire exigeait et d’amener la baraque à confiserie foraine avec vue imprenable… Les trois mois de préparation en amont ont servi à la technique et non à la mise en scène. Plus la préparation est précise, plus on a de liberté pour la mise en scène et du temps pour la discussion avec les comédiens. On peut alors se concentrer sur le jeu, la comédie et l’action.


A quel moment avez-vous vu que cette famille fonctionnait ?

La première scène avec la famille était celle du petit déjeuner à Monaco. Paradoxalement, c’est plus sur les derniers jours de tournage, ceux censés se dérouler à Bouzolles, que j’ai vraiment vu que cette famille dégageait quelque chose. Là, dans leur petite maison, ils étaient unis, cohérents et proches. C’est sans doute dû au fait que les comédiens avaient déjà vécu ensemble toute la période monégasque et qu’ils étaient vraiment complices. C’est donc à la fin, en les voyant tous ensemble autour de la table à réclamer des frites, que j’ai compris que le film fonctionnerait.


Vous tournez au rythme d’un film par an. Cette rapidité est-elle due à votre expérience de la télévision, où tout va plus vite ?

Même si j’ai écrit « Safari » et « L’Italien », j’ai maintenant la chance que l’on me propose des scénarios. Pour « Les Tuche », le scénario était déjà abouti à 80 %, ce qui m’a fait gagner beaucoup de temps en termes d’écriture. Cela n’empêche pas les trois mois de préparation, les deux mois et demi de tournage et les six mois de postproduction, qui eux-mêmes n’empêchent ni de jouer dans d’autres films, ni d’en écrire un nouveau comme je le fais en ce moment avec « Mais qui a re-tué Pamela Rose ? ». Mon travail consiste à proposer des histoires au public et je le fais. Penser que le public vient voir un film d’Olivier Baroux serait très prétentieux ! Il vient voir une histoire après avoir regardé l’affiche, la bande-annonce, le nom des acteurs…


Que voulez-vous proposer au public avec cette histoire ?

Tout en prenant le contre-pied des clichés, ce film reste tendre et dans la continuité de ce que j’ai fait auparavant. Je lui trouve une résonance particulière, surtout en ce moment. Avec la mondialisation, la pression est sur tout le monde. On est dans l’incertitude, l’inquiétude. Peut-être ce film va-t-il faire rire les spectateurs et leur permettre en même temps de réfléchir sur le mode de vie que l’on nous propose. Lorsque nous nous sommes documentés sur ce que les gagnants du Loto font de leur fortune, nous avons découvert que si une infime partie claque tout en quelques mois, l’immense majorité se montre prudente, investissant dans des placements sûrs, comme la pierre, mais aussi généreuse avec leurs proches, avec des associations. Même s’ils se font plaisir avec des voyages, ils cherchent surtout à faire du bien autour d’eux. C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?


Quels souvenirs garderez-vous de cette aventure ?

Le plaisir de voir les comédiens jouer des répliques qui claquent. Il y a beaucoup de situations très fortes dans le film, même dans le rire se joue aussi autre chose. J’adore ça. Mon plus beau souvenir reste peut-être le dernier jour, lorsque dans la cour de la maison de Bouzolles, nous avons tous chanté «Comme un ouragan». C’était un beau moment et les spectateurs pourront le voir au générique de fin.


  • Sortie : 01/07/2011
Date de la publication électronique :15 December 2011
Sources :

Matériel publicitaire de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé